Pour une fois, je suis d'accord avec Dahlia. Sa critique des "Restes de Jean-Jacques" met le doigt sur ce qui cloche dans ce premier roman: les dialogues sont bancals et l'intrigue inexistante. Pour tout dire, j'ai lu le premier chapitre, et puis j'ai parcouru le deuxième, et au troisième j'ai décroché. Je vous laisse juger:
"_ça pue, repris-je. Si on continue sur cette voie, on va se liquéfier, Micky. Devenir tout mous ou pleins de saloperie dans le cerveau.
_Si Tod était là..., geignit-il.
_Tu vois ce que je veux dire, con de moujik!
Un instant, j'eus peur qu'il me bute. Sans trop réfléchir, qu'il me défenestre ou me fasse engloutir le reste de son remontant abrasif. Profitant de son ahurissement alcoolémique (ou de son accablement réel, je ne savais pas), j'enchainai:
_"Si Todd était là", on dirait une première communiante acceptant la sodomie pour l'honneur de la décoration. Todd ne reviendra pas pour cet amas de toi encore moins bandant que le clébard de Manon. Putain! Regarde-toi! Un bout de trottoir maculé de pisse serait plus attirant.
A son regard de tueur de tsars, je compris que je l'avais captivé."
Faut-il en conclure que le jeune Pierre Stasse, derrière sa façade de Sciences-potiste respectable, se défonce à l'acide pour écrire? Il me semble que c'est la seule explication à ce "style" illisible. Ce qui est sûr, c'est qu'il est incapable d'ouvrir une page Facebook tout seul (son éditeur Guillaume Robert s'en est chargé). Ah, les ravages de la Sciences-po connexion...
"Les restes de Jean-Jacques", Pierre Stasse, Flammarion, août 2009.

C'est Flammarion… Bénédicte Martin, Florian Zeller, Fabrice Priskin, …
Ah, oui, Houellebecq, jadis, mais c'était avant Beigbeder.
Rédigé par : François Martini | 26 août 2009 à 01:16
Utiliser ces dialogues et ces réflexions assez basses du plafond et le passe simple en même temps, ça fait un peu désordre.
Rédigé par : Boisjoli | 26 août 2009 à 08:09
Le choix éditorial du con sans suce.
Rédigé par : Observatore | 26 août 2009 à 09:46
Ne serait-il pas plus judicieux de faire de la vrai pub pour les bons romans, que de la fausse pour les navets? Juste histoire de mettre en valeur le "Survivre", plutot que "Le milieu hostile de l'édition" qu'il y a dans le titre...
...oups, j'ai oublié le "WRATH"...
Rédigé par : Daniel | 27 août 2009 à 16:55
En parlant de pub pour de bons écrits, quand aurons-nous la chance de lire un nouvel écrite "wrathien" de fiction ?
Rédigé par : Lucas | 27 août 2009 à 17:38