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08 novembre 2009

Commentaires

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Kra

C'est quand même fantastique ce prix littéraire.

Surtout si le lauréat est amoureux !

Bravo Beigbeder !

Kra

Moi j'ai toujours été un fan de Beigbeder !

Je trouve qu'il sait allier la fantaisie au talent !

Ce qu'il lui arrive est mérité. Depuis des années mon chéri le couve ce succès, qui éclate enfin comme un oeuf fécondé.

Kra

L'amour la beauté le succès, l'accès naturel à l'amour et au succès de celui ou celle qui sait, qui admet, qui a transcrit.

C'est beau. bo. On arrive. tout près.de la beauté.

fou

Mabel


On sait qu'en 2007, le prix Renaudot a été attribué à Pennac pour Chagrin d'école alors qu'il ne figurait pas dans la sélection.
Et le chagrin d'école de Pennac c'est d'avoir été un cancre dans une famille de polytechniciens. Ca encourage tous les cancres à devenir artistes.
On a eu raison de lui donner le prix.
Le drame de Beigbeder c'est d'avoir trop de fric et de se payer de la coke, ça vient de son enfance hyper protégée dans un milieu bourgeois.
On a eu raison de lui donner le prix. Ca encourage tous les pauvres qui se saoulent à la bière, ils échappent à la prison.
A quand un prix littéraire qui récompenserait un livre?

AL

Pennac, cancre ?
Jardin aussi s'en vante, parait-il
le premier est devenu prof,
le second est entré à sciences po
drôles de cancres...
des cancres pour de faux ?

Nicole

Il officialise sa fiancée, est-ce la même http://www.purepeople.com/article/frederic-beigbeder-officialise-avec-sa-jolie-fiancee_a23686/1 qu'au mois de janvier? On s'en fout, oui c'est vrai;)
Zemmour disait hier que la prose de FB représentait de la sous culture comparée à Flaubert. Pas faux. Mais qui méritait le Renaudot? Je n'ai lu aucun des romans sélectionnés.

coucou

Moi, j'ai jamais vu un fils de polytechnicien devenir smicard ou ouvrier. Mais c'est vrai que où j'habite, y a pas de polytechniciens! Idem pour A Jardin qui disait dans "chaque femme est un roman" qu'il était cancre à l'école! Un cancre du 16 ième reçu à sciences Po Paris. Moi qui a été un temps prof de maths, j'aurais aimé que tous mes élèves moyens réussissent autant à l'école ensuite qu' A Jardin! Le cas est similaire pour le brave M Drucker dont son autobiographie( qu'il n'avait sûrement pas écrit) s'intitulait " mais que va-t-on bien pouvoir faire de toi". C'est vrai que quand on a un père médecin, un frère énarque et un autre professeur de médecine, le déterminisme fait qu'on risque de se retrouver un jour au RSA!
Je pense plus sérieusement que tous ces gens cités(la liste n'est pas exhaustive et Beigbeder en fait parti) ont en commun de mentir sur leurs dures vies passés justement pour créer de l'émotion, vendre et donner des illusion. Il faut bien qu'ils s'inventent de la misère sociale à défaut de l'avoir vécue...

AL

que voulez vous vendre, cher coucou, hormis des illusions ? de la vérité ? croyez vous que le commun des mortels aime la vérité, la froide et implacable et dure vérité ?

coucou

Je ne sais pas, Al, si le commmun des mortels approuve la vérité et rien que la vérité. Mais ce dont je suis sûr, c'est que beaucoup de gens n'aiment pas qu'on leur mente et trop...

Daniel Fattore

Les prix littéraires ont ceci de bon que pour les obtenir, il faut avoir écrit un roman. Or, Pour obtenir le Prix Nobel de la Paix, il n'est pas nécessaire d'avoir réalisé la paix dans le monde, n'est-ce pas Barack? Rien que pour ça, le Renaudot a mon respect, de même que le Goncourt, etc.

Dès lors, ce genre de billet me paraît nul et non avenu.

Marquise

C'est dommage, car Trois femmes puissantes n'est pas un roman... m'enfin !

L'idée a jauni

Je préfère mille fois ne pas recevoir de prix littéraire que d'être dépendant de la coke. Pauvre petit homme riche...

Mabel

Vous ne trouvez pas bizarre que ce genre d'écrivain ne se remette pas en question?
J'ai une autre interrogation, à quel moment Beigbeder trouve-t-il le temps d'écrire?
Il n'a fait qu'une garde à vue, il n'a pas passé des mois en prison.
Est-ce qu'il n'est pas un peu beaucoup aidé dans son travail d'écriture?

sirius

ouh la la il a 44 ans et elle 22. ET ALORS ? quel intérêt à ton post, Wrath, si ce n'est nous dire que tu es bien loin de tout ça, au Canada... il n'y a pas de petit monde germano-prattin là-bas ? Et si tu revenais à des posts plus intéressants ?

hortensia

Je viens de le terminer... Des fulgurances creuses de publicitaire et de graves amalgames.
Sinon, bonne structure, un semblant de suspense.

laugerie

Pauvre wrathounette avec ses petits billets qui se voudraient méchants et qui sont juste insipides. Même le fiel demande un peu de talent.

wrath

@Sirius: depuis que je tiens ce blog, on me sort que c'était mieux avant. Un réflexe traditionnaliste franchouillard?

Cela dit, je ne fais que tendre un miroir au milieu de l'édition, dans toute sa pipolisation et son manque d'intérêt pour la littérature. Quand on sait que le post que je cite a été écrit par une journaliste littéraire, on peut se faire du souci, non?

bibi

WHRAT, 'connais pas. En fait je voulais lui envoyer un post sur son site myspace. Seulement
pour ce faire il eut fallu que j'eusse crée moi-même un site du genre. Bon.
Où vais-je dire ce qui me brûle la langue?
Allez, ici ou ailleurs.
Voilà c'est que j'ai lu dans un article
sans intérêt que FB était un auteur pudique..
Ahhh ouiiii???!!!!!!!!!!!!!!!!!
Non vraiment, on en apprend tous les jours!!
FB est un auteur pudique..
Mon sentiment était pourtant tout autre.
J'aurais dit narcissique plutôt. Est-ce bien est-ce mal je ne sais pas, est-ce la question?
Mon sentiment, et c'est dans un petit documentaire de Begbeider sur Salinger que je l'ai compris, c'est que Begbeider rêve d'être un personnage de roman. Il rêve d'en être un, mais pour de vrai ! Paradoxe n'est-ce pas? Et c'est peut-être bien pour cela que Salinger s'est retiré du monde; il n'est pas le personnage qu'il a construit. Lui le sait, mais pas Begbeider; enfin peut-être le sait-il quelque part. Begbeider ne veut pas être un écrivain qui s'effacerait devant ses personnages, non. Il veut être son personnage. Héros ou anti-héros, dans un livre et au-delà!
A la lumière de son roman français, je dirais que c'est pour se donner une épaisseur narcissique, chose assez ordinaire d'ailleurs.
Son nouveau personnage? Celui de l’écrivain français.
Et qui fait le personnage de l'écrivain Begbeider? La reconnaissance des pairs/pères? Les lecteurs? Les critiques littéraires? La presse people? Les blogueurs?
J’avoue ne rien avoir lu de remarquable dans ce livre, en terme d’écriture. C’est quand même pas du Céline, du Le Clézio, ni même du Annie Ernaux !
Peut-être bien un peu du FOG par contre..
Non plus sérieusement, j'y ai vu un homme qui cherche à tout prix une filiation. A tout prix !
Donc pas tant une filiation d’écrivain cherchant la reconnaissance de ses pairs, non. Plutôt une filiation et tiens pourquoi pas celle-là, ça le fait, d’ailleurs ne connaissait-on pas personnellement François Mauriac dans ma famille ?
Ce qui m’a touchée dans ce livre, j’ajoute aussitôt qu’il m’est arrivé d’être touchée par les invités de Delarue, malgré le format, malgré Delarue, malgré l’orchestration du récit, donc,
ce qui m’a touchée dans ce livre disais-je, c'est cette histoire de destin individuel au regard de l'histoire familiale; le poids de nos histoires familiales dans nos vies individuelles. Comment nous sommes habités à notre insu par l'histoire qui nous précède. Et comment (j'ai une trentaine d'années), "nous" appartenons à une génération qui doit composer avec le vide. Manque du père. Manque de repères. Des manques qui nous agissent et font de nous des tonneaux vides. C’est là à mon sens que naissent nos quêtes narcissiques. Déficit à être, quête du paraître pour apparaître à nous-mêmes, dans le regard de l'autre. L'autre, ce grand absent, ou celui qui voudra bien jouer le jeu : lecteur, jury, blogueur, critique littéraire bla bla bla..
Alors ? Etre un écrivain? Ou bien en avoir l'air? Etre ou paraître ?
Voilà, il y a quelque chose de l’imposture pour moi chez FB dans sa quête d'être un écrivain français. Sa quête de filiation prend le pas sur la filiation réelle selon moi, et dans le thème et dans le texte. Son écriture est sympa, accessible, et même « pédagogique ». Mais tout se passe comme si nous étions dupes d’une imposture. Begbeider n’est peut-être pas écrivain, il ne veut peut-être même pas être un écrivain reconnu, ce qu’il semble vouloir c’est être reconnu.
Son prétendu talent, talent de la trempe d’un prix s’entend, m’échappe complètement.
Finalement pour moi ce récit est le lieu où Begbeider nous dit sa quête, son déficit à être, son envie d’être reconnu, de se reconnaître, de ne plus être un tonneau vide, d’apparaître à lui-même. Et c’est la fonction du prix qu’il a reçu. A mes yeux le prix Renaudot n’a pas eu une fonction littéraire, celle de nous révéler un talent d’écriture, mais celui de contribuer à la construction du personnage Begbeider. Les vrais auteurs dans l’histoire, ce sont les membres du jury. Bravo, c’est très réussi messieurs les jurés ! Le fils procède des pairs. Si en plus il pouvait avoir du talent, ce serait parfait !
Mais là n’a jamais été la question. Je crois même que Begbeider s’en fou d’avoir du talent ou non. On est de la même génération. Celle du vide, sentiment que tout a été dit, fait, écrit, ça paraîtrait vain de vouloir dépasser le maître. Etre vu avec lui suffira largement. L’avoir imprimé sur son t-shirt suffira largement. S’habiller comme lui suffira largement.
Mais ça n’enlève rien à son écriture sympa, accessible et même « pédagogique ».
Mais là n’est pas la question.
Si j’avais une critique littéraire à faire quand même, c’est que ça m’a
procuré ce sentiment d’identification à ce qui fait toute une époque. Et que c’est quand même
plus sympa de se la procurer en lisant Begbeider qu’en regardant Delarue. Question de code probablement.

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