Il y a quelques mois, je dénonçais les rapports opaques entre Xavier Darcos et le groupe Hachette. En effet, la femme de Darcos – Laure Driant – venait d’être nommée Directrice des Relations Institutionnelles du groupe Hachette.
Comme je l’écrivais alors, “on est en droit de se demander s'il n'y a pas un conflit d'intérêts quelque part”. Eh bien, figurez-vous que Xavier Darcos vient de lancer un prix récompensant le meilleur roman d’entreprise. Dans la sélection figurent:
- “Les heures souterraines
” de Delphine de Vigan (éditions Lattès, qui appartiennent au groupe Hachette).
- “Notre part des ténèbres
” de Gérard Mordillat (éditions Calmann-Lévy, qui font également partie de Hachette).
Seul “Jeune professionnel ” de Guillaume Noyelle est édité aux éditions Bartillat, qui (à ma connaissance) sont indépendantes.
Reste un constat un tantinet problématique: sur trois romans sélectionnés, deux ont été publiés par Hachette. Pire, la presse “officielle” n’en souffle pas un mot.
Le Nouvel Obs chronique gentiment les romans de Delphine de Vigan et de Gérard Mordillat, mais n’écrit rien sur le bouquin de Guillaume Noyelle (attends, il n’est même pas publié par Hachette!) Quand on sait que Xavier Darcos et Denis Olivennes (le directeur du Nouvel Obs) ont travaillé ensemble, on se dit que tout ça fleure bon le copinage à grande échelle.
Vous allez me dire que le Nouvel Obs est parfois assez critique vis-à-vis de l’action du gouvernement. Même Gérard Mordillat ne semble pas emballé d’avoir été sélectionné pour le “Prix Darcos”. N’empêche: quand il s’agit de dénoncer les petits arrangements entre gouvernement et édition, il n’y a plus personne (sauf les blogueurs!)


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