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01 février 2010

Commentaires

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alma

"Une couverture qui n’a rien à voir avec le contenu"
mais si, wrath, ce sont des petits cornets de riz, et je crois que ce truc parle de gens qui vont à un mariage...

Zorro

Histoires gnangnans et couleurs vives, ou tentative d'explication d'un succès commercial par Wrath...

Nicole

J'ai lu "l'échappée belle" (on me l'a prêté), ce livre m'a encore plus exaspérée que la Consternante, pardon "La consolante". Anna Gavalda est une vraie snob qui joue les humbles et les hippies de luxe. Elle oppose des personnages gentils, faussement simples, cools, immatures, à d'autres qui se battent dans la "vraie vie" (Mme Gavalda ne supporte pas, entre autres, les pharmaciens, les gérants de magasin, les beaufs qui n'ont pas l'heur de faire un métier fun, ceux qui se crèvent pour acheter une maison pour leur proches), et qui vivent une vie de merde, selon ses critères, tout simplement parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Dans son "échappée" elle passe une bonne partie de son temps d'écriture à donner des leçons de vie (la morale du bouquin: "faut pas oublier qu'on est toujours djeune dans sa tête"), tout cela écrit à la va vite en langage parlé, c'est insupportable. Dans "La consolante", le héros architecte découvrait le bonheur en quittant tout pour vivre à la campagne dans une maison ressemblant à celle des nains de Blanche Neige, avec une givrée neuneu qui vivait parmi une dizaine de gosses, et des animaux, déjà la même recette narrative au ras des pâquerettes.
Ca se vend parce que c'est aussi facile à lire qu'un magazine féminin.
Tout cela ne serait pas bien grave si l'équipe du Masque et la Plume ne l'avait pas encensée dernièrement.

Jules

Renseignez-vous mieux Mademoiselle, le patron du Dilettante se nomme Dominique Gaultier. Si le b.a.-ba du travail d'écrivain est de "bien écrire" comme vous le répétez si souvent, le b.a.-ba du travail de blogueuse est tout de même de vérifier ses sources ! Bonjour le professionnalisme !!

Un nouveau lecteur un peu sur le cul

"Un prix de vente raisonnable"
Ohla... 10 euros pour une nouvelle, déjà dans l'absolu mon porte monnaie est loin de trouver ça raisonnable, mais pour *cette* nouvelle... Le texte qui fait quand même basculer Gavalda du cucul frais au cucul (ga)rance... Où on peut bien fustiger le racisme dans sa tête mais jamais ouvrir sa gueule, où les gens qui viennent pas en sari à un mariage catho sont forcément des campagnards gentiment arriérés, que leur éloignement géographique à la Capitale prive évidemment de culture (à l'inverse, les gens un peu sérieux trop ancrés dans la Capitale et pas capable de respirer le bon air sont eux privés d'imagination et de joie de vivre)
Bref cultiver la figure du héros-bohème-toujours-jeune-d'esprit, pourquoi pas, le faire en crachant sur le reste du monde c'est minable et ça donne envie de lui casser méthodiquement la gueule à la Garance.
Je suis de gauche, parisien, heureux propriétaire d'un job ultimement précaire et ultimement fun, bref, j'ai apparemment tout du personnage (et donc du lectorat ?) n°1 de Gavalda, j'ai pourtant exécré ce petit machin suintant de mépris hautain pour tous les gens qui auraient choisi un autre style de vie que le mien... Et ça se permet de nous balancer de la morale à la fin en plus.
Bref faut pas chercher plus loin, Anna vend bien parce qu'elle tend un miroir magique à ses lecteurs qui ne se contente pas de dire qu'ils sont les plus beaux, mais aussi que tous les autres sont des cons.

"Une couverture qui n’a rien à voir avec le contenu, mais qui a probablement été choisie pour l’aspect pimpant et coloré – en accord avec l’image de Gavalda."
Comme dit ci-dessus la couverture a un rapport, lointain mais réel. C'est sa créa ringarde et sa résolution bien méchante pour l'oeil (l'encart titre bleu des mers du sud semi-transparent sur une image qui bave) qui devrait interloquer...

le koala

Oui. Avoir l'idée de lire "mimile" est en soi plus honorable que celle de lire Gavalda. En même temps, je suis un peu confondu. Eprouver le besoin de lire les livres de madame Gavalda pour vérifier que c'est bien de la m... médiocrité, c'est un peu comme se proposer de goûter un étron canin pour vérifier qu'on est bien en présence de ce qu'on imagine. Or, pas besoin: il suffit de mercher dedans (ça glisse, puis ça sent mauvais - deux indices déjà fortement concordants pour qui témoigne d'un brin d'imagination).
En plus, cerise sur le gâteau, tout le monde déboule en disant: "je l'ai lu, jai vérifié, c'est effectivement nul".

Mais, heu, je ne sais pas... hem... ça se sent déjà AVANT, non ? Alors pourquoi ce besoin de le vérifier ? C'est ça la question.

cassiopée

en fait wrath lit gavalda parce qu'elle aimerait saisir sa recette pour vendre plein de livre et l'appliquer à son tour.
Mais à mon avis, ce n'est que peine perdu, Gavalda, Lévy, pourquoi il y a des gens qui achètent leurs livres, parce que beaucoup de gens les trouvent gentils et c'est si rare des gens gentils, alors ils ont besoin de lire ce qu'ils racontent. Tandis que wrath, la gentillesse, c'est pas ce qui l'étouffe :).
wrath, si ton seul but c'est de gagner du pognon, tu ferais mieux de chercher un autre moyen :).

Jarnicoton

" Comment fait Anna Gavalda pour vendre autant de livres ? ".
Je suggère très poliment une variante qui, en France, s'emploie tout aussi couramment :
"Comment Anna Gavalda fait-elle pour vendre autant de livres ? ".
Son avantage, c'est que c'est français.
Je dis cela au cas où certains habitués de ce blog auraient des projets d'écriture, voire d'édition dans cette langue : mieux vaut se donner de bonnes habitudes...

Ivanovitch

Vous chipotée Jarnicoton... kes kon en a a foutre ? z'avez vu "barfly" hier ?

novi

Pour en rire, dans mon domaine,le polar : 90% de la production actuelle d'auteurs amateurs ( et même chez les publiés), c'est du plagiat culturel, ils recopient ce qu'ils ont lu auparavant(des sauciers), suffit de lire les quatrième de couv's pour étre éclairé sur ce qui est inédit ou réchauffé.
Mais bon, c'est pas grave : il y a des lecteurs pour tout.

Gavalda,idem. Littérature alimentaire.

le koala

Très bon Barfly. Mais quand même, je préfère l'adaptation des Contes de la folie ordinaire par Ferreri. 'Faut dire que si je me souviens bien, il y avait Ornella Mutti dans la distribution. Et précisément, je me souviens assez bien des films avec Ornella Mutti (aussi étrangeque ça paraisse).

Pirloui

Question : "Comment fait Anna Gavalda pour vendre autant de livres ?"

Réponse : Elle évite soigneusement de faire de la littérature.

Question : "Mais n’est-ce pas le travail d’un éditeur [d'exploiter la poule aux œufs d’or autant qu’il peut] ?"

Réponse : Non ! Le travail d'un éditeur c'est de promouvoir la littérature, pas de vendre de la soupe. Evidemment c'est difficile pour vous de le comprendre, Wrath, puisque vous amalgamez réussite littéraire et succès de librairie. Mais bien sûr, il suffit seulement d'être équipé d'un demi cerveau en état de fonctionnement pour savoir que vous n'avez pas le plus petit début d'indice sur ce qui fait la valeur esthétique d'une production, quelle qu'elle soit.

LysNoir

J'avais lu son recueil de nouvelles, intéressant. Puis 'Tous ensemble, daube insupportablement mal écrite et tellement sirupeuse que j'en ai eu des caries...

Rien lu d'autre, juste feuilleté la Consolante, suffisamment pour être convaincue que ça risquait de rimer avec Chiante...

Pourquoi elle vend? Et pourquoi Harlequin vend-il? Et Voici? Même besoin de lecture facile pour beaucoup de ménagères...Et tant mieux, ça permet à son éditeur de vivre, d'en éditer d'autres et puis, il n'y a pas que Gavalda à vendre de la purée Mousline.

coucou

Je crois savoir qu'Anna Gavalda a loupé l'entrée à Sciences Po. Comme quoi, comme la Bernadette, la Gavalda n'ambitionnait pas de travailler dans le social( même si Bernadette fait les pièces jaunes)! Je dirais que Gavalda semble une fausse modeste...

Plus sérieusement, Anna Gavalda a dit une fois: qu'elle avait de la facilité pour la facilité. Ces livres en témoignent mais loin de moi de critiquer son style: il plait beaucoup. En décembre, dans une librairie, une centaine d'exemplaire trônait sur une table... Ces livres sont la poule aux oeufs d'or pour son éditeur...

Enfin, franchement, s'il y avait une recette(le pourquoi du comment) pour vendre beaucoup de livres, cela se saurait et il y a bien longtemps que les industriels du livre , du cinéma ou de la musique l'appliqueraient avec délice dans leur quotidien. Heureusement, le "clonage" du succés demeure en partie inconnu aux scientifiques de l'argent.

wrath

@alma: ah, ça y est, j'ai compris le sens de cette couverture. Il m'a fallu du temps :)

@Nicole: oui, j'ai trouvé "L'échappée belle" assez médiocre également. Mais bon, pas pire que tant d'autres productions françaises. La seule différence tient dans les chiffres de vente: comment plus de 373 000 lecteurs ont-ils pu acheter ça?

@coucou: avoir loupé l'entrée à Sciences-Po n'est pas forcément mauvais signe. Vu le nombre de braindeads qu'on rencontre là-bas, passer le concours n'est sûrement pas un signe d'intelligence.

@Autres: les commentaires n'apportant rien d'autre qu'une correction sur l'orthographe seront effacés. Voir la netetiquette:
http://www.albion.com/netiquette/rule10.html

Robert Morlock

Y a pas que ceux qui corrigent l'orthographe que tu effaces, gente Anastasie.

le koala

La vraie question est: pourquoi une majorité de lecteurs ont-ils les goûta là les septuagénaires comptent leurs hémorroïdes et où les poules ont l'oeuf. Peut-être parce qu'ils lisent ordinairement dans les transports et qu'il faut, dans ces conditions détestables, du "léger" qui ne sollicite pas trop les neurones. Peut-être aussi parce qu'une majorité du lectorat est composée de ces "ménagères de moins de cinquante ans" qui se tapent, par ailleurs, Mimy Maty sur TF1. Peut-être parce qu'on n'apprend plus authentiquement à lire, et à aimer lire à l'école. Je ne sais pas.

mon iPhone m'a tuer

Si les bénéfices d'une Gavalda permettent à l'éditeur de financer les pertes de dix vrais (??) littérateurs, où est le problème ?

Sinon pour répondre à la question posée : "les gens" continuent de plébisciter TF1, "les gens" se ruent sur FaceBook, "les gens" lisent télé7jours et Femmes Ac', "les gens" achètent aussi Gavalda (ou Lévy ou Musso) quand ils font l'effort de lire un livre, parce que "les gens" ont en moyenne un goût banal pour des choses banales, des choses qui n'exigent pas un effort soutenu de l'esprit. L'écriture n'a pas de statut particulier dans les activités humaines. Je n'ai hélas pas lu Gavalda.

le koala

Pourquoi 'hélas' ? Parce que ça vous aurait permis d'en parler ?...

Si c'est le cas, y'a sûrement moyen de s'en passer.

Francois Martini

On peut aussi facilement lire Gavalda : elle a beaucoup vendu, on trouve donc ses premiers livres à deux ou trois euros chez les bouquinistes de marchés.

novi

François ! on trouve aussi de bons livres à deux ou trois euros chez les bouquinistes.

le koala

C'est clair que si je me ballade sur les bords de Seine et que je commence à musarder du côté des bouquinistes, c'est pas pour acheter du Gavalda ..
Non, un bon bouquin d'un facho oublié de l'entre-deux-guerre qui s'interroge sur le déclin de la France éternele, ça oui, à la rigueur !

Francois Martini

Non, Koala, pas sur les quais. Sur un marché de banlieue, Gavalda !

Oui, Novi, on trouve aussi de bons livres, mais si on veut lire Gavalda…

mon iPhone m'a tuer

Koala : je dis "hélas" simplement parce que je n'aime pas parler des livres que je n'ai pas lus, donc cela me prive d'une participation entière à la discussion. Il se pourrait par exemple qu'outre mon hypothèse assez générale sur les goûts "moyens" d'une population, certains thèmes spécifiquement exploités par Gavalda soient particulièrement propices à son succès (ou bien sa manière spécifique de parler de certains thèmes universels). Mais cela, je ne puis en juger et en un sens, cela me contrarie (d'où le "hélas") : je pense qu'il existe des "recettes" pour augmenter la probabilité qu'a un livre de devenir best-seller. La question m'indiffère pour son versant économique et "littéraire" (hum), mais elle m'intéresse par pour sa dimension psychologique (les "signaux" ou "mèmes" qui vont se répandre dans 300.000 cerveaux plutôt que 300 ou 3000).

Sinon, ce n'est pas vraiment une question d'argent, plutôt de temps et de capacité à lire un livre qui m'ennuie. Et je crains cela pour l'auteur dont nous parlons, je crains que cet ennui soit plus puissant que le désir de comprendre les éventuelles dimensions psychologiques du succès (surtout que pour être rigoureux, il faudrait prendre mettons 100 best-sellers contemporains et voir leurs éléments communs, mais si en plus de Gavalda, je dois lire Lévy, Musso et compagnie...).

le koala

Alors là, Wrath, je suis navré mais il faut que je fasse un peu ma pub: j'ai traité (ou commencé à traiter) le sujet qu'évoque iPhone ici:

http://lekoala.unblog.fr/tag/litterature-et-bafouilles/
... je m'interrogeais aussi sur cette question des "goûts moyens de la population", et sur la façon dont il est formaté. Pas vraiment de réponse, évidemment. des pistes.

Panthère

Gavalda ? Bof. Jamais compris pourquoi elle avait suscité un tel engouement. Sans doute que les livres qui tiennent le haut du pavé sont représentatif du Q.I. des lecteurs. A bon entendeur.

mon iPhone m'a tuer

(Koala : j'ai essayé de poster une réponse à votre débat, mais elle ne semble pas parue. En cliquant sur mon nom ci-dessous, vous verrez les réflexions que la question de Wrath m'a finalement inspirées – trop long pour être ici, je crois que Wrath n'aime pas les "tartines" dans ses commentaires).

le koala

Lu ! Très intéressant en effet ! je vous ai également répondu sur mon blog, le commentaire est validé. Vaste débat qu'il faudra poursuivre chez vous, chez moi, ici, et un peu partout...

Artémis

Ce genre d'histoires, j'appelle ça les fonds de tiroirs, vous savez, ces fameux tiroirs où les éditeurs vous conseillent de laisser dormir vos manuscrits jusqu'à ce que l'intervention d'un Saint Esprit Littéraire les améliore. Visiblement, l'alchimie n'a pas eu lieu pour l'Echappée Belle!

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