Maurice Dantec a eu une carrière impressionnante aujourd’hui sur le déclin. Son heure de gloire remonte à la polémique sur les “nouveaux réactionnaires”. En 2002, Daniel Lindenberg sort un petit livre orange qui fait grand bruit. Lindenberg y dénonce les valeurs conservatrices, voire carrément sexistes et racistes de certains écrivains français. Maurice Dantec, qui est alors surtout connu pour ses polars, se trouve propulsé dans la catégorie “intellectuel” au côté de Michel Houellebecq et de Philippe Muray.
C’est à cette époque que je découvre Dantec. Je suis alors étudiante à Sciences-Po, et le discours gaucho dominant m’insupporte. “Le théâtre des opérations” me fait l’effet d’une bouffée d’air. Dans la foulée, je lis les polars de Dantec, notamment “Les racines du mal”. Du bon travail, bien écrit et “challenging”.
Le problème, c’est que Dantec s’est mis en tête d’écrire des pavés métaphysiques. A partir de Villa Vortex, sa production est devenue illisible. Au début, je claquais mes 25 euros chaque fois qu’il sortait un nouveau roman. Maintenant, je ne lis même plus les versions en poche.
Et visiblement; je ne suis pas la seule à m’être lassée de Dantec. Quelques chiffres pour que vous vous fassiez une idée (Sce: Edistat):
Nombre d’exemplaires vendus, en format poche:
_Dans la catégorie roman:
- La Sirène rouge
(Folio, Oct. 1998): 20 890.
- Villa Vortex
(Folio, Sept. 2004): 17 978.
- Cosmos Incorporated
(Livre de Poche, Jan. 2007): 14 249.
- Grande Jonction
(Livre de Poche, Jan. 2008): 9 125.
_Dans la catégorie essai:
- Le Théâtre des opérations : Journal métaphysique et polémique 1999
(Folio, Jan. 2002): 5 251.
- American Black Box : Le théâtre des Opérations, 2002-2006
(Livre de Poche, Jan. 2009): 3 897.
Bref, les ventes de Maurice Dantec sont sur le déclin. Cela m’étonnerait vraiment que son nouveau roman, Metacortex , fasse un carton. Dommage: c’est toujours un peu triste, un auteur qui laisse tomber ses lecteurs…
P.S. Les commentaires sont modérés pour éviter les débordements de l’entourage de M.D. Ils apparaîtront une fois que je les aurai autorisés.

Dantec écrit une littérature de rage et de fureur. Il n'aurait pas dû quitter la violente Europe pour le doux Québec. Erreur fatale, il s'est libéré de ses racines du mal et a perdu l'inspiration.
Rédigé par : Francois Martini | 03 février 2010 à 11:00
C'est quoi une écriture "challenging"? Une profession de foi d'école de commerce? La communication d'un groupe industriel? Quel rapport avec la choucroute? Et la surtout la littérature?
Rédigé par : Bzzz | 03 février 2010 à 11:45
Question technique : que comprennent les ventes que vous publiez ? Tous les exemplaires vendus en poche depuis la sortie du livre dans tous les canaux de vente (les scores me semblent alors terriblement bas, en effet) ou les ventes sur une période donnée ou dans une série de lieux de vente bien précis ?
Merci de préciser, si vous avez l'info, ça m'intéresse.
Rédigé par : Nicolas Ancion | 03 février 2010 à 14:00
Juger une écriture "Challenging" et considérer son support sous son seul aspect mercantile laisse songeur...
Rédigé par : act | 03 février 2010 à 14:54
Si les romans de Dantec ne font plus de "cartons", pourquoi en 2005 et en 2009, quelques éditeurs nationaux se sont battus et ont fait monter les enchères pour l'avoir dans leur écurie ?
Laissez-moi deviner : les éditeurs français sont des philanthropes.
Rédigé par : ELASTICA | 03 février 2010 à 16:26
Le moins que l'on puisse dire, c'est que vos chiffres sont impressionnants de précision, chaque vente est comptée, à l'unité prêt, ce qui me laisse à penser qu'ils sont bidons, comme si vous étiez incapable d'écrire une ligne concernant Dantec qui soit crédible une seule seconde. Soit vos chiffres sont faux, soit ils datent de quelques années déjà. Avec des ventes comme celles que vous avancez, jamais Dantec n'aurait été maintenu aussi longtemps chez Albin, vous devez savoir cela mieux que moi, puisque comme vous le criez à qui veut l'entendre l'édition est un milieu de maffieux. Évidement, c'est l'entourage de Dantec qui créer des débordements. Un auteur n'a pas à être le pisse-copie de ses lecteurs.
Rédigé par : Flan d'agneau | 03 février 2010 à 17:19
Ohla, l'ami, ohla... "La Sirène Rouge" a dépassé, rien qu'en première édition, les 60 000 ex. vendus dès la fin de la première semaine !!! C'était ce qui a valu à Maurice Dantec qu'on l'appelle best-seller, puis nouveau prince du polar dans les années 90. C'était dans Le Monde, ils en ont parlé sur Canal, etc.
Edistat balance des chiffres basés sur quoi ? L'année écoulée ?
Rédigé par : EB | 03 février 2010 à 17:23
Il faut de plus remettre en question les chiffres car edistat ne prends en compte les ventes que depuis 2004 si mes souvenirs sont bons.
Rédigé par : lle | 03 février 2010 à 17:55
"Je suis alors étudiante à Sciences-Po, et le discours gaucho dominant m’insupporte."
Vous avez réussi à trouver des gaucho à Science-Po? c'est un véritable tour de force, ils sont en voie de disparition.
On attend une critique de MetaCortex, si quelqu'un l'a lu. Mais vu le titre, ça semble se situer dans la même veine que Cosmos inc et compagnie, c'est à dire dans la veine "je suis un prophète, écoutez-moi", c'est à dire la veine illisible. Logique que plus personne ne veuille lire ça...
Rédigé par : Ivanovitch | 03 février 2010 à 18:02
"Les racines du Mal", "La Sirène Rouge" et "Babylon Babies" m'ont vraiment impressionné, comme simple lecteur, et fouetté comme écriveur de romans. "Villa Vortex" m'a plutôt ennuyé et découragé de découvrir la suite - un jour peut-être.
Cependant, je continue à lire ou regarder les interviews données par Dantec, un type assurément dense, à la pensée riche et féconde, qu'on adhère ou pas avec tout ou partie de son discours. Peut-être n'a-t-il pas encore trouvé la forme littéraire à même de retranscrire un tant soit peu intelligiblement son bouillonnement intérieur, toutes les ramifications de son imaginaire.
Et s'il tâtonnait, tout simplement?
[Mais que fait Stalker?...]
Rédigé par : r1 | 03 février 2010 à 19:05
@Ile: exact, les stats commencent en 2004. Disons qu'Edistat apporte une indication sur les ventes. C'est un outil destiné aux professionnels de l'édition, qui l'utilisent d'avantage comme estimation que comme vérité scientifique. Mais c'est mieux que rien pour se faire une idée...
@Nicolas Ancion: d'après leur site, les chiffres proviennent "des ventes de livres à partir des relevés de caisses issus d'un panel de près de 1200 magasins en France métropolitaine (hors Corse). Ce panel est représentatif du poids des différents circuits de distribution dans la vente de livres neufs aux particuliers (hors Club et VPC)." Voir ici:
http://www.edistat.com/methodo.php?ALIS=7e56a9b99b6abb0456d666c3abee5dc9
Rédigé par : wrath | 04 février 2010 à 07:57
@ Wrath:
Sur la forme, il semble difficile d'avancer des chiffres réputés incohérents pour en tirer la moindre indication. Le propre des chiffres est de donner un éclairage au plus près de la réalité.On se fait "une idée" sur une moyenne si l'ensemble des paramètres sont respectés. Ici, ces chiffres désservent votre discours.
Sur le fond, il me semble pour le moins "osé" de découper Anna Gavalda "à la tronçonneuse" il y a deux jours ici-même et d'en faire la "réclame" (J'adore ce mot...) sur la droite de la présente page au profit d'Amazon ! Mais nous y trouvons aussi (en réclame...) "L'art d'avoir toujours raison" de Shoepenhauer, ceci éclairant peut-être ma conclusion
En conclusion: Science Politique a fait son travail au sein de votre jeune cervelle, vous savez, comme-eux (les politiques...) assumer vos contradictions. Vous serez éditée, et par une "grande" maison ! Je suis impatient de vous lire lorsque vous nous expliquerez alors (mais ce blog vous sera-t-il encore utile...?) que cet éditeur,était assis à fumer sa cigarette sur les escaliers extérieurs de l'immeuble et qu'il attendait la camionnette du facteur débordante de manuscrits talentueux.Le votre est tombé d'un colis, juste au bon moment.
Cordialement
Rédigé par : Marc ARCHIPPE | 04 février 2010 à 11:02
Pourquoi Albin Michel garderait Dantec même s'il ne vend pas ? Pour la même raison que Grasset entretenait Weyergans : dans l'attente d'un miracle !
Rédigé par : Philippe | 04 février 2010 à 11:32
Les éditeurs qui passent par de gros diffuseurs disposent de chiffres de vente très précis, en temps réel, et n'ont donc pas besoin d'Edistat.
Rédigé par : Chabossot | 04 février 2010 à 11:59
Dantec a engage son 'agent litteraire', a demenage au Quebec et s'est mis a ecrire des bouquins illisibles, tout ca au meme moment. Il y a surement un lien...
Rédigé par : Chproutz | 04 février 2010 à 14:12
Dantec a engagé son agent littéraire bien après être parti vivre au Quebec. Son premier livre publié du Quebec fût Babylon Babies. Babylon Babies est-il illisible pour vous ?
Il y a un lien, oui :
Sur ce blog, on raconte vraiment n'importe quoi.
Rédigé par : ELASTICA | 04 février 2010 à 18:24
Grande Jonction était vraiment bien et très lisible, en espérant que MetaCortex soit dans la même veine.
Rédigé par : JP Goux | 04 février 2010 à 23:48
Metacortex EST dans la même veine, c'est probablement le roman de Dantec le plus brutal en terme de contenu et le plus gracieux en terme d'écriture.
Rédigé par : ELASTICA | 05 février 2010 à 00:23
Même jugement que Wrath : les trois premiers romans et le premier essai (TO1) m'ont beaucoup plu, ensuite virage théologico-politique sur le fond, bâclage néologisant et logorrhéique sur la forme, donc après trois déceptions même pas achevées (VV, CI, TO2), abandon de Dantec dans la case "talent naufragé". Peu m'importe les causes (exil, drogue, ralentissement cérébral, virus mental, disjonction synaptique etc.) si l'effet est là.
Je pense donc que ses propos illuminés relèvent désormais de la farce inoffensive et lourdingue, mais tous les goûts sont dans la nature et ses fans résiduels ne seront, bien sûr, jamais convaincus par le moindre échange critique. De toute façon, il n'y a pas matière à critique dans ce genre de pose et prose "prophétiques", on marche ou non. Et comme le personnage aimante ses semblables, on est proche de l'esprit de secte.
Il va de soi qu'à mon prochain passage en librairie, je lirai malgré tout une vingtaine de pages du dernier opus, et que si je perçois une évolution notable, je l'achèterai, en bon lecteur de polar et de SF que je suis.
Rédigé par : mon iPhone m'a tuer | 05 février 2010 à 03:51
Si les (vrais) chiffres vous intéressent :
La Sirène rouge - Editions Grand format : 67584. Edition Poche (Folio): 238479.
Les Racines du Mal - Edition Grand format : 95582. Edition Poche (Folio) : 219653.
Babylon Babies Edition Grand format : 82430. Edition Poche (Folio) : 136874.
Théâtre des Opérations I : Grand format 27211 Edition Poche (Folio) : 37140.
Théâtre des Opérations II : Grand format : 18787 Edition Poche (Folio) : 19223.
Théâtre des Opérations III : Grand format : 14236 Edition Poche (Livre de Poche, 2008) : 12472.
Villa Vortex Grand format : 51547. Edition Poche (Folio 2004): 77 978.
Cosmos Incorporated 93407 Edition Poche (Livre de Poche, 2007): 63945.
Grande Jonction Edition Grand format 57508 Edition Poche (Livre de Poche): 37854
Rédigé par : ELASTICA | 05 février 2010 à 04:02
Quelle source pour ces "vrais" chiffres?
Rédigé par : wrath | 05 février 2010 à 06:38
David Kersan, qui se présente comme "l'agent littéraire" de Maurice Dantec, "exige un droit de réponse" à ce billet.
Ci-dessous le message qu'il m'a envoyé le jeudi 4 février 2010:
"Voici les ventes officielles du compte d’auteur droits payés des livres sortis en grand format et format poche à ce jour fournis par les éditions Albin Michel et Gallimard Série Noire en date du 4 février 2010.
Je suis également l’agent de l’écrivain Marc Besse, annoncé à 14000 pour sa biographie d’Alain Bashung sur le site de tendances-statistiques qu’est Edistat (qui ne prend pas en compte, non plus, les ventes pré-2004 ni les ventes clubs et francophones.) Sachez qu’il a dépassé les 50000 ventes à ce jour.
David Kersan
• La Sirène rouge - Editions Grand format : 67584. Edition Poche (Folio): 238479.
• Les Racines du Mal - Edition Grand format : 95582. Edition Poche (Folio) : 219653.
• Babylon Babies Edition Grand format : 82430. Edition Poche (Folio) : 136874.
• Théâtre des Opérations I : Grand format 27211 Edition Poche (Folio) : 37140.
• Théâtre des Opérations II : Grand format : 18787 Edition Poche (Folio) : 19223.
• Théâtre des Opérations III : Grand format : 14236 Edition Poche (Livre de Poche, 2008) : 12472.
• Villa Vortex Grand format : 51547. Edition Poche (Folio 2004): 77 978.
• Cosmos Incorporated 93407 Edition Poche (Livre de Poche, 2007): 63945.
• Grande Jonction Edition Grand format 57508 Edition Poche (Livre de Poche): 37854."
Rédigé par : wrath | 05 février 2010 à 06:41
David Kersan a aussi des prétentions à devenir rock-star (http://wrath.typepad.com/wrath/2008/11/david-kersan-agent-litt%C3%A9raire-et-crooner.html), et acteur à Hollywood (http://www.surlering.fr/article.php/id/5061). C'est dommage qu'il n'essaie pas de se reconvertir en comique plutôt, je pense qu'il aurait de bonnes chances pourtant.
Rédigé par : Boudiou | 05 février 2010 à 11:57
Il faudrait clarifier la source Edistat, ce n'est pas la première fois que je la vois critiquée. Soit elle est valable (sur telle période ou à partir de tel niveau de vente en ordre de grandeur) et on l'emploie. Soit elle est non-valable, et on l'oublie (inutile dans ce cas de créer des polémiques à répétition sur des chiffres incertains, c'est une perte de temps pour tout le monde). Donc ma question : Edistat est-il critiqué uniquement par les éditeurs qui détestent voir publier les chiffres ou existe-t-il un biais réel dans les données (lequel ou lesquels)?
Quant à la source Kersan, on est supposé la croire sur sa bonne foi. En admettant ces chiffres (qui paraissent très élevés), on est malgré tout sur une logique de déclin régulier pour les essais (TO, de moins en moins de vente d'un tome l'autre), pour les romans en poche (mais le facteur temps joue sur l'accumulation des ventes dans la durée).
Pour les romans grand format, c'est indécis. Que Cosmos Inc ait fait un si gros score me paraît vraiment curieux (à la fois atypique dans la série, par rapport aux ventes des précédents romans grand format qui baissent après RM, et étonnant par rapport à la qualité déplorable du livre, dont je n'avais pas dépassé la 30e page de mémoire).
Rédigé par : mon iPhone m'a tuer | 05 février 2010 à 14:27
Wrath : j'ai essayé de trouver une analyse sur Edistat pour Cosmos Inc, mais ils me demandent de payer (rien compris à leurs "analyses gratuites"). Simple question sur un exemple précis : pour votre chiffre sur Cosmos Inc en poche (14.249), s'agit-il du cumul sur la seule dernière année disponible (02-2009/02-2010) ou du cumul total depuis la mise en vente initiale (=2007/2010)?
Je ne vois aucune raison de penser que le panel de 1200 points de vente soit non-représentatif (hors VPC) et au-dessus de quelques milliers de ventes et/ou de quelques mois de mise en place, la marge d'erreur ne doit pas être si énorme (de toute façon, on peut raisonner avec un intervalle de confiance très bas de 70% par exemple, cela nous laisse les ordres de grandeur).
Rédigé par : mon iPhone m'a tuer | 05 février 2010 à 14:45
Les "chiffres officiels" proviennent des bilans des ventes des éditeurs eux-mêmes. Mais BIEN SÛR, ils sont contestables puisque le milieu de l'édition est un milieu véreux.
Rédigé par : ELASTICA | 05 février 2010 à 17:14
ELASTICA : non, je ne pense pas que l'édition soit "véreuse" en soi, c'est juste que des données non sourcées sont sujettes à caution, donc on ne peut pas en inférer grand chose.
Le chiffre de vente d'un auteur étant une information stratégique, on comprend que l'éditeur ne le clame pas sur les toits (un peu comme les réserves de pétrole, dont le pays producteur se garde bien de publier l'estimation). Personnellement, je me contrefous qu'un auteur vende 200 ou 200.000 exemplaires, comme nous l'observions à propos de Gavalda, être populaire n'est pas un gage de qualité d'écriture ou de pensée. Je crois qu'Ainsi parlait Zarathoustra, le livre destiné "à tous et à personne", atteignait difficilement les 600 ex dans son premier tirage en cahiers...
Pour le cas qui nous occupe (Dantec), il s'agit plutôt de savoir si l'impression ressentie par certains lecteurs (déception croissante face ç des livres de plus en plus bâclés et incompréhensibles) se retrouve dans la courbe de vente ou non.
Rédigé par : mon iPhone m'a tuer | 05 février 2010 à 17:52
@Mon Iphone: "pour votre chiffre sur Cosmos Inc en poche (14.249), s'agit-il du cumul sur la seule dernière année disponible (02-2009/02-2010) ou du cumul total depuis la mise en vente initiale (=2007/2010)?"
Il s'agit du cumul depuis la sortie en janvier 2007.
Rédigé par : wrath | 06 février 2010 à 04:22
Meuh non. Vous y êtes pas les gens. C'est la faute du téléchargement illégal !
Bah oui, bêtise pour bêtise, autant y aller à fond :P
Rédigé par : Meraziel | 07 février 2010 à 01:31
"(*) Ces chiffres sont estimés à partir des relevés de caisses issus d’un panel de près de 1200 magasins en France métropolitaine (hors Corse). Ce panel est représentatif du poids des différents circuits de distribution dans la vente de livres neufs aux particuliers (hors Club et VPC). La représentativité de l'échantillon est calculée selon les données du DEP-Ministère de la Culture (TN-Sofres pour l'Observatoire de l'économie du livre)."
Ah oui, effectivement, c'est pertinent.
Rédigé par : enzooo sellers | 07 mars 2010 à 15:58
Je pense que vous omettez les droits perçus pour les adaptations cinéma
de M. G. Dantec, on parle de 600 000 euros pour Babylone babies, je ne connais pas les chiffres pour la sirène rouge. Cela permet de vivre et d'écrire ce qu'on a envie d'écrire, écrire pour ses lecteurs ça parait quand même megasuper con. Par ailleurs je pense qu'il est édité au USA aussi et traduit, ces chiffres prennent-ils en compte les ventes à l'étranger?
Une fille qui met une photo extraite d'un film de Matthew Barney ne peut pas être une conne intégrale. M'est avis. Méfiez-vous, il y du bon chez les bourgeoises de Science-po, la révolution sera globale ou ne sera pas.
Proutt ! Oubliez la lutte des classes les gars. Mes respects à toi Lise-Marie.
Rédigé par : artocamera | 22 juillet 2011 à 16:58