Saloon
, le premier roman d’Aude Walker, vient de sortir en poche. A l’époque de sa sortie chez Denoël en Août 2008, le bouquin avait fait pas mal de bruit. Forcément, Aude Walker coche toutes les cases“djeuns cool parisienne branchée pleine-aux-as”. Son éditrice chez Denoël est la fameuse Audrey Diwan, plus connue pour avoir travaillé comme attachée de presse de Joey Starr.
Comment Aude Walker s’est-elle fait publier? Eh bien, elle ne prétend même pas avoir envoyé son manuscrit par la Poste. Dans une interview à BSC, elle affirme: “J’ai écrit une première version en 2004 que je me suis empressé d’enterrer dans un tiroir. Je trouvais sincèrement que c’était mauvais. Et deux ans plus tard, un ami auteur m’a fait sortir au forceps le dit manuscrit et a donné sans me le dire une trentaine de pages à Audrey Diwan, qui est aujourd’hui mon éditrice chez Denoël, et qui a eu la curiosité de se pencher sur la chose.”
Le plus drôle, avec Aude Walker, c’est la façon dont elle présente son milieu de fille-de-riches: “Mon père est américain. Il vient d’une dynastie démocrate d’origine irlandaise, blindée (la fortune vient de l’invention des premiers ponts new-yorkais par un ancêtre débarqué d’Irlande en 1900), peuplée d’alcooliques, de femmes très classes et très folles, de toxicos, de prêtres dégénérés, tous oisifs et persuadés d’être l’épicentre et l’Histoire du pays. Du bon Fitzgerald, quoi.”
Dans son discours, l’argent est associé au traumatisme: “alcooliques”, “folles”, “dégénérés”, “oisifs”. Walker reconnaît elle-même que l’image qu’elle donne de son milieu est plus proche du fantasme que de la réalité. N’empêche, l’argent n’a pas que des inconvénients. Dans le monde de l’édition, être riche et bien connecté peut toujours servir à se faire éditer. La preuve…
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