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29 mars 2010

Commentaires

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becdanlo

tsss... quand je pense à ce que Léo Scheer va encore une nouvelle fois "wrather"... et pendant ce temps là, il se la couler douce avec une "panthère" - rire

"Un monde où personne ne lit", je crois que c'est effectivement bien là le problème... les éditeurs délèguent ça à leurs employés laborieux... la preuve : ils sont infichus de parler des livres qu'ils éditent sinon en des termes insignifiants:

"ce livre est un très bon roman et je "sais" qu'il va marcher"

TSF

Euh... ben si c'est pour faire "un site avec des épisodes hebdomadaires mis en ligne", je ne vois pas bien la différence avec votre site actuel...

sirius

LOL. Quel parcours ? Quelle honnêteté ? Quels échanges ? Ceux où vous tentiez de faire avouer au forceps les copinages, ceux que vous appeliez pompeusement podwraths ?

sirius

... je n'avais pas fini ! Encore un post à 58 commentaires en perspective. J'ai hâte de vous lire Wrath, à quand la mise en ligne ?

Columbo

Seul Holden Caulfield peut se permettre d'écrire comme il parle. Vous n'êtes pas Holden Caulfield, et cet avant-propos respire l'aigreur et la vulgarité. De plus, je ne dépenserais pas le moindre centime pour un livre qui inclut les phrases:

"Je n'ai rien ajouté de faux, rien retiré de vrai"

"la faune de Saint Germain des Prés"

"Bienvenue au royaume de l'apparence, un monde où personne ne lit et où tout le monde prétend, un monde où être hype compte plus que d'avoir du talent"

On se croirait dans du sous-Bret Easton Ellis. Félicitations, ce n'est même pas un roman!

Plume de porc

Ahahahahaahahahaaaaaaahahahahahaha !

K

Vous ne répondez pas à la question qui titille de nombreuses personnes: en quoi le fait que VOTRE manuscrit soit refusé prouve qu'il l'est parce que vous n'avez pas le réseau nécessaire et non parce qu'il ne mérite pas de l'être pour des raisons artistiques?
Ce n'est pas toujours mal d'être orgueilleux, mais pourquoi le fait que VOUS ayez été refusée prouve que les éditeurs ne publient que leurs copains? Qui (à part vous) a décrété que votre texte méritait Gallimard et rien d'autres...? Une réponse précise et publique à ces questionnements rendrait votre démarche plus crédible.
PS je ne suis pas germanopratin et je ne doute pas que le milieu de l'édition parisienne soit souvent imbuvable. Mais quand on attaque de front un "ennemi" il faut être plus crédible que lui.

Ivan0vitch

"je créerai un nouveau site avec des épisodes hebdomadaires mis en ligne."
Mais comment allez-vous faire si vous tapez votre texte avec cette continental ??
Sinon, pour les épisodes, on veut du juteux, du croustillant quoi, pas de la branlette à la Angot... Des "vrais" ragots, avec des "vrais" starlettes, des "vrais" vieux cons (ça d'accord c'est facile) et du "vrai" suspens. Et surtout il faut qu'on sente que le milieu est "vraiment" hostile. Donc il faut aussi des trolls, des "vrais" trolls, et puis des "vrais" Dantec, des néo-cons, des nazillons germanopratins, des vieux galleristes pervers, et des menaces de mort virtuelle etc...
Putain mais finalement ça ressemble à un polar cyberpunk hardboiled ce truc... ça fout "vraiment" les jetons !

Nestor Burma

-Disons que ce que j'ai appris, en quelques années de wannabisme, pourrait alimenter plusieurs thèses de sociologie.-

Je pense que si vous aviez tenté le même genre d'aventure dans la boulangerie, vous auriez les mêmes conclusions.
Ce n'est pas le milieu qui est en cause, mais vous-même et votre égocentrisme.

Eathanor

"Si vous suivez la même route que moi, vous ne publierez jamais votre premier roman."
je le pense en effet ^^

Vince

Excellente idée, Wrath! Le début est bon, accrocheur, punchy. Ne vous laissez pas décourager par des gens qui ne savent ni écrire ni penser. Vous continuez à regarder les choses de manière positive, et ce projet très stimulant en est la preuve. Une sortie papier serait évidemment à la fois très difficile et en même temps le pied. J'imagine fort bien dans une librairie de Saint-Germain votre livre avec un bandeau du style : "Le livre interdit par Saint-Germain". Très bien. Si ça ne peut pas se faire, une sortie en téléchargement peut très bien marcher aussi. C'est un livre qui pourra faire référence, sa simple mention suscitera débat, controverses et sans doute gêne parmi les gens que précisément vous dénoncez, c'est pourquoi il faut absolument qu'il existe concrètement en tant qu'ouvrage fini. On peut même imaginer une édition augmentée avec quelques objections et réponses à ces objections. Continuez sur cette voie !

novi

Pour répondre à Colombo parce ça me gonfle les gens qui n'ont pour références que de la littérature anglo-saxonne,ci envoyé un récent coup de gueule à l'encontre de ces pleutres d'éditeurs :

Vous ne le saviez peut-être pas, mais il ne se passe rien en France ! A tel point que pas un jour ne s"écoule sans que l'on doive apprendre qu'une nouvelle maison d'édition nous déclare de façon péremptoire, qu'elle va innover en ne publiant principalement que des romans américains ou nordiques.

Sans compter tous ces auteurs français surfant sur cette vague qui n'a d'égal que leur probable manque d'inspiration et surtout un manque de courage face à nos réalités sociales et politiques, s'affublant de noms à connotation anglo-saxonne, et situant les histoires de leurs livres outre Atlantique.

Je pousse un coup de gueule avant qu'un Zemmour ne finisse par représenter définitivement ce pays en dérive, et surtout je déclare solennellement emmerder tous ces éditeurs, qu'ils ne comptent jamais me publier ..., même en rêve.

Cambyse

C'est pas mal, pas mal du tout même. Ce que Wrath dénonce, c'est la confiscation croissante des moyens de l'édition (donc de la parole citoyenne et publique) par un establishment de plus en plus corrompu. Il faut bien finalement que quelqu'un le dise, peu importe la manière. C'est faire acte de salubrité publique, et ça va bien au-delà des petits soucis d'auteurs en herbe et en mal d'édition. Bravo, Wrath, sur le fond vous avez raison. On ne manquera pas de vous lire.

Jan

Si vous parvenez à être suffisamment sincère et lucide pour parler véritablement de vous-même et du milieu de l'édition, c'est plutôt une bonne idée... Il me semble que ce qui clochait dans CTUC c'était, d'abord, votre immaturité (pardon!) puis le choix du sujet mais pas du tout le style... Et bien, vous avez ici un futur lecteur potentiel, seule manière de rendre hommage à votre persévérance sans faille (ce qui ne m'empêche pas d'être en désaccord avec à peu près tout ce que vous écrivez...).

Panthere

@ Becdanslo

Il se la coule douce avec une Panthere ? ^^

Mon cher, vous rêvez.

Matthieu Dhennin

Et si, tout simplement, vous alliez au salon du livre, pour voir vous-même où elle en est, l'édition française ?

Danny

L'idée en elle-même, je la trouve très bonne.
Mais le ton donne l'impression que vous racontez vos souvenirs lointains, une fois retraitée. Ça manque de légèreté.
Corinne Maier, Alexandre des Isnards ou Zoé Shepard (Fils et filles-de, amants et jolies filles, pros du copinage pour reprendre vos termes se retrouvent également dans l'administration si l'on en croit Absolument dé-bor-dée! Et sans bosser dans l'administration, j'en ai eu suffisamment d'échos pour savoir que c'est la pure vérité) dénoncent également du lourd, mais avec une écriture tellement enlevée (surtout pour la numéro 1 et la numéro 3) que ça se lit comme du petit lait.
Un roman/essai, c'est évidemment du fond (et vous l'avez), mais aussi de la forme!
Courage en tout cas.

Clémentin Mayonnaise

"Disons que ce que j'ai appris"
"Aucun milieu ne suinte l'hypocrisie et le mépris des débutants comme celui de l'édition"

Quelles lourdeurs dans la syntaxe ! Le sujet de ce livre ne dispense pas du travail stylistique nécessaire à toute publication !

Mais le fond est juste.

Il faut une édition papier sinon ce ne sera qu'un verbatim de ce blog, donc un projet redondant.

Sarah

Très bonne idée...
Si j'en avais le pouvoir, je publierais ce livre !

novi

@Matthieu,

Le salon du livre : grand dieu, cette foire aux bestiaux ?

Iba

"Notons qu'il vaut mieux mourir après avoir fait faillite avec les Fleurs du Mal sur sa tombe que disparaître en laissant une fortune tirée de littératures ou médiocres ou indignes."
José Corti, Souvenirs désordonnés

Et pourtant, je gage que José Corti eût refusé sans pitié vos écrits... L'auriez-vous accusé de copinage, d'incompétence, ou que sais-je encore ? Peut-être n'y a-t-il plus de Corti de nos jours, je ne sais... et je m'en fiche un peu.

Vous avez trouvé votre créneau : vous ne serez pas publiée en tant que romancière, vous avez un domaine inexploré pour vous toute seule. Celui de la critique intégrale du système germanopratin. C'est un moyen comme un autre de faire parler de soi.

Enfermée dans cette prison, vous y gagnez une petite notoriété. J'espère que cette perspective vous agrée... Et je vous souhaite fort logiquement, dès aujourd'hui, de savoir vous en contenter car vous n'en sortirez plus. (ce n'est qu'un constat)

Enfin, j'avais bien compris, en lisant vos notes, que vous n'aspiriez pas à devenir Julien Gracq...

Rouletabosse

Personne pour remarquer que cette machine à écrire est mythique (même si elle ne sert plus à rien): bandes d'ignares!

PhJ.

Hum, je suis d'accord avec Iba. C'est évidemment drôle, bien trouvé (mais ce ne serait vraiment intéressant que si c'était vraiment lucide, or vous êtes bien trop extrême et aveuglée par votre frustration pour que ça le soit), et le côté vipère qui se mord la queue ne manque pas de saveur, mais en même temps, c'est assez triste, c'est l'échec absolu.
Bon, eh bien bonne chance, Wrath.

PhJ.

Au fait, juste un petit détail technique. Pour que le livre soit vraiment sinon intéressant du moins attirant, il va falloir que vous poussiez plus loin votre enquête, que vous vous investissiez un peu plus. Comment voulez-vous faire quelque chose de crédible sur l'univers impitoyable de St Germain alors que vous n'avez jamais rencontré personne de chez Gallimard, Grasset, Albin Michel, le Seuil, etc... ? Leo Scheer et GCS, ce n'est pas "le monde de l'édition". Comment vraiment cerner la chose alors que vous n'avez jamais eu de contacts avec, je ne sais pas, Beigbeder, Sollers, Houellebecq... Là, vous pouvez peut-être écrire Comment survivre dans le monde hostile des blogs littéraires, mais plus, ce serait pour l'instant prétentieux, et voué aux moqueries.

Vince

Je ne comprends pas bien la logique de vos remarques PhJ. Si Lise-Marie était super poto avec "Beigbeder, Sollers, Houellebecq...", elle aurait été publiée. C'est justement ce qu'elle dénonce! Son bouquin est une "enquête" amusante et ironique sur comment ne PAS se faire publier. S'il est effectivement réussi et drôle il le sera évidemment par d'autres approches que la recension de toutes les personnes connues et à connaître chez "Gallimard, Grasset, Albin Michel, le Seuil, etc..." et la narration des incontournables soirées copinages germanopratines, ou alors celles-ci ne seront évoquées et détaillées précisément, en creux, que comme ce qu'il faut éviter absolument si l'on veut ne pas se faire publier! Votre remarque revient à peu près à reprocher à un type qui écrit sur une secte qu'il dénonce comme impénétrable et ultrasecrète de ne pas farcir son ouvrage de descriptions minutieuses de ses rencontres avec tous les pontes de la boîte! Aucun sens. Mais j'ai cru comprendre que Lise-Marie aura quand même quelques portraits intéressants à nous brosser. Evitons donc les remarques absurdes et attendons de voir!

wrath

@TSF: Principales différences entre le livre et le blog: 1) je raconte absolument tout, y compris les emails reçus, les conversations, etc. (ce que je ne fais pas forcément sur mon blog) 2) le blog offre une vision fragmentée du milieu de l'édition sous forme de billets, alors que le livre crée une narration.
J'essaie de retracer mon parcours en suivant la chronologie, et en rendant le tout intéressant pour mes lecteurs.

@PhJ: quelle mauvaise fois... Je n'ai jamais prétendu offrir une vision globale de l'édition. Je m'appuie sur mon expérience de wannabe, c'est tout. D'autre part, j'ai suffisamment rencontré d'auteurs publiés chez Flammarion, Albin Michel, et même Grasset pour avoir un bon aperçu de la situation. Sans compter les commentaires sur mon blog, les emails reçus, etc...

Enfin, si seul un pilier de Saint-Germain peut avoir une vision générale de l'édition, on n'est pas prêt de lire un livre-témoignage. Car plus on copine dans le milieu, moins on a envie de dévoiler le linge sale au grand public. Vous êtes bien placé pour le savoir. Ah oui, mais j'oubliais: tout est parfait dans le meilleur des mondes et les wannabes sont des grincheux. Facile comme raisonnement...

Pirloui

@Wrath
"Je n'ai jamais prétendu offrir une vision globale de l'édition.Je m'appuie sur mon expérience de wannabe, c'est tout."

"Aucun milieu ne suinte l'hypocrisie et le mépris des débutants comme celui de l'édition. Aucun milieu n'entretient autant le désir et l'espoir, pour ensuite sélectionner les plus médiocres."


Et vous avez le culot de parler de la mauvaise foi de PhJ? Rien ne vous inquiète, pas vrai?
Soit vous admettez n'avoir qu'une vision partielle, et vous ne pouvez pas généraliser comme vous le faites, soit vous tirez des conclusions sur le milieu de l'édition dans son ensemble et il vous manque, comme PhJ le fait remarquer, de vous frotter à tout une partie de ce monde.
Vous ne pouvez pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.

@Vince
En gros, vous nous dites que plus on s'approche du sujet que l'on souhaite étudier, moins on a de chance de le connaître, c'est ça? C'est assez piquant comme vision des choses.

Panthere

@ Pasdepseudorigolo ;)

C'est quoi un style ? Une écriture ?

Georges F lipo

Vous avez décidé de "répondre à l'hypocrisie et au mensonge germanopratins par la plus parfaite honnêteté" et c'est très bien ; je suis donc certain que mon témoignage aura sa place honnête dans votre livre.
Sans aucun réseau, sans aucun appui, sans avoir fait d'études littéraires, uniquement en passant par la poste (ou en déposant, façon coursier anonyme), j'ai publié :
- mon premier recueil de nouvelles (aux éditions Anne Carrière). En début 2004.
- mon premier roman (aux éditions Le Castor Astral). En fin 2006.
- mon premier roman policier (aux éditions de La Table Ronde). En début 2010.
Dans les trois cas, j'ai eu droit à un bon accueil des grands médias.
Je n'ai eu recours à aucun truc : seulement une bonne lettre d'accompagnement, et un manuscrit proprement présenté. Accessoirement, j'en avais soigné l'écriture, cela peut aider.
Je ne suis pas une exception : d'autres auteurs débutants ont vécu la même expérience, très banale, chez de nombreux éditeurs (dont les trois miens, bien sûr)
J'ai donné toutes les explications à ce sujet sur mon blog, et certains candidats à la publication en ont fait bon usage.
J'ai tenté de le faire ici, mais je n'ai pas de plaisir à me faire insulter : je suis reparti.

P.S. S'il faut tout avouer, j'ai déjà été vu dans UN cocktail germanopratin. C'était cette année, chez mon éditeur (il me publiait déjà).

A votre disposition, chère Wrath, chère future consoeur, pour plus de précisions.

Si les autres veulent m'en parler, qu'ils le fassent chez moi, je ne veux pas squatter ces lieux.

marielle chardonneret

J'ai compris à la troisième lecture du post combien votre projet est ambitieux, ce serait un roman dont tout le monde aurait entendu parler et que vous permettriez de ne PAS publier! Du jamais-vu jusqu'à ce jour. Je subodore une tactique, une astuce, une ficelle apparentée au manuscrit retrouvé dans une malle.

marielle chardonneret

@PhJ, ce qui serait intéressant c'est d'infiltrer le milieu par personnes interposées.

milieulitteraire

Allons, Wrath ! Dans quel siècle vivez-vous ? Saint-Germain-des-prés n'existe plus depuis longtemps ! L'édition parisienne a déménagé dans le 13e arrondissement, tout le monde sait cela, non?

Pas encore publié et déjà ringard, votre bouquin...

Un conseil, Wrath : lisez.

Fantomas

C'est pathétique, votre affaire. Peut-on vous recommander la lecture de Balzac ? Les Illusions perdues, naturellement, et Le chef d'œuvre inconnu. Ce dernier ne vous tendra aucun miroir, même s'il s'agit de l'histoire d'un homme possédé par sa création au point d'en perdre le jugement. Votre histoire ? Non point. Si je ne me trompe, vous n'êtes possédée par rien si ce n'est l'envie "d'être écrivain". Ah. Écrire, bof. Curieux au fond que vous soyez devenue la sainte patronne d'auteurs non publiés qui, eux, pourraient voir en Frenhofer un frère tragique. Notons qu'avec ce nouveau projet dévorant, vous pourriez réussir une de ces captivantes cabrioles à la Angot : faire un deuxième livre avec le récit trépidant de ce qui s'est passé quand Saint-Germain a refusé le premier. Ça ouvre des perspectives : si ce brûlot est publié et lu, vous pourrez écrire le récit de vos émotions, suivi de celui de votre retour triomphal à Paris, puis de votre exil à Brasilia, etc. etc.

PhJ.

@ Vince : Je ne dis pas qu'elle doit être super poto avec Beig et cie, bien sûr (car comme elle le dit dans le commentaire ci-dessus, quand on est super poto, on ne dénonce plus). Mais comment dénoncer, décrire un milieu qu'on ne connaît pas ? Si c'est juste pour faire un livre drôle, oui, d'accord, bon. Mais je ne pense pas que le but de LM soit de faire un livre drôle.

@ Wrath : Ce n'était pas une critique, puisque le livre n'est pas écrit, c'était un conseil (oui, je sais, je n'ai pas à vous en donner). A mon avis, c'est le genre de livre qui peut bien marcher, mais il faut que ce soit un peu plus qu'une "expérience de wannabe", c'est-à-dire un peu plus que "j'ai envoyé mon manuscrit, on m'a fait des promesses, il n'a pas été publié" ou "les éditeurs et les auteurs publiés défendent leur milieu alors qu'il est pourri". Sans être un pilier de St Germain, il me semble simplement que ça vaut le coup de pénétrer un peu plus ledit milieu (à la fourbe, si vous voulez) pour faire quelque chose de plus solide, pas juste un recueil de commentaires sur un blog et de mails de seconds couteaux (genre GCS, Lucien Cerise ou moi). Mais je dis ça, je m'en fous, c'est pour vous (oui, je suis le fils de Bouddha et de Mère Teresa).

poil2plume

J'aime assez votre projet, wrath. Je vous soutiens. Et le plus rigolo, ce serait Galli-Grass-Seuil pour vous publier. Je serai la première à vous lire et à commenter votre essai. Faites du bien grinçant, imaginez ce que vous n'avez pas vu; après tout, vous êtes libre comme l'air, non ?

Dahlia

Rien à voir avec le post concerné, mais un joli coup de pub pour Nabe à l'inauguration du Salon du livre:

http://www.alainzannini.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1822:les-nabiennes-sauvent-le-monde-blog-ave-27-mars-2010&catid=47&Itemid=66

Michel M

Tu rigoles ?! Putain mais c'est méga-bankable, tu vas faire un hit !!

jd

Wrath,
Si ça t'intéresse :
La vraie vie d'un madoff de l'édition : http://corinnemaier.blogspot.com/2010/03/la-vraie-vie-dun-madoff-de-ledition.html (commentaire de corinne Maier à propos du livre)

Bon courage pour la suite,
jd

Michel M

rien à voir non plus avec le sujet ... juste pour dire qu'on embauche ici: http://auteurs-lecteurs.your-board.com/forum.htm

Vince

Vous écrivez, pirloui : "En gros, vous nous dites que plus on s'approche du sujet que l'on souhaite étudier, moins on a de chance de le connaître, c'est ça? C'est assez piquant comme vision des choses." Mais non, réfléchissez : quel est le sujet de Wrath? Son sujet c'est l'extrême difficulté et même plutôt en fait l'impossibilité d'être édité quand on est wannabe anonyme ("comment ne pas publier son premier roman"). Donc elle s'en rapproche à mesure qu'elle s'éloigne de la description des étapes vécues personnellement menant à l'édition, n'est-ce pas? En effet, je le reconnais, la logique a quelque chose de piquant...

@PhJ : Je comprends bien ce que vous voulez dire. Difficile de faire un livre dénonçant Saint-Germain et son système ultra-fermé en se limitant à la lettre circulaire reçue par tous les wannabes. Mais ce blog montre que Lise-Marie a des ressources et tout de même quelque connaissance de ce milieu, même si précisément la connaissance qu'elle en a ne peut pas être celle qui permettrait de le connaître aussi bien de l'intérieur que quelqu'un qui a effectivement été édité (le livre que vous écririez, vous). Il faut reconnaître d'ailleurs que son sujet constitue un peu une quadrature du cercle car il s'agit précisément de donner de la matière à un thème dont la principale difficulté est que par nature il se dérobe : comme je vous le disais c'est un peu comme d'écrire tout un pamphlet sur une secte que l'on dénonce à juste titre comme impénétrable et ultrasecrète. Comment fait-on pour ne pas multiplier les scènes sans intérêt où des portes se claquent? Ce sera tout le talent de Wrath de nous montrer comment elle joue avec cette difficulté, et je pense que ce blog montre bien qu'elle sera à la hauteur. En tous les cas il est évident, au moins, qu'il ne faut pas en attendre ce qui serait précisément un contresens par rapport à son propos.

becdanlo

Quand on écrit un polar, faut-il avoir passé sa vie dans un commissariat de police ? J'ai bien l'impression que non... du reste chaque fois qu'il faut que j'y aille j'entends souvent cette réplique: "si vous croyez qu'ici c'est comme ce que l'on vous montre à la télé". Et bien ce qui m'intéresse ce n'est pas le centième témoignage de G. Filipo qui nous raconte à chaque fois sa merveilleuse histoire du "manuscrit arrivé par la poste", c'est bel et bien les histoires "De l'agent littéraire véreux à l'éditeur vicieux, en passant par l'écrivain miséreux, la faune de Saint-Germain-des-Prés" Vous supporteriez qu'en lisant les Misérables on vous assène toutes les deux minutes : mais Paris ce n'était pas ça du tout, c'est du misérabilisme écoutez moi je vais vous démontrer le contraire ? Qu'il y ait des exceptions des G. Filipo, des PHJ... bien évidemment qu'on le sait... des éditeurs qui ne sont pas crapuleux aussi (bonjour les Chevaliers blancs genre Quadrature)... mais il n'empêche que les Thénardiers existent aussi et qu'il est bien d'en parler.

Pirloui

@Vince
S'approcher de piliers du milieu n'implique pas qu'il faille devenir intimes avec.
Je vous en conjure, réfléchissez avant de parler. Faut-il que les journalistes qui font des reportages sur le grand banditisme deviennent eux aussi des bandits? Vous êtes ridicule.

Georges F lipo

Non, non, Becdanlo, je ne suis nullement un cas particulier, Ph.J non plus, et je crois l'avoir dit clairement : "Je ne suis pas une exception : d'autres auteurs débutants ont vécu la même expérience, très banale, chez de nombreux éditeurs (dont les trois miens, bien sûr)"

Sinon, mon message ne serait que vaine gloriole sans intérêt.
Ce qu'il faut accepter, même si ça fait mal, c'est que nous sommes très nombreux à avoir commencé comme ça : j'en rencontre à chaque repas d'auteur, dans chaque salon du livre.
Cette bonne nouvelle devrait faire plaisir aux participants de ce blog. Pourquoi se boucher les oreilles ? Allez donc au Festival du premier roman, à Chambéry, interrogez les néo-romanciers, vous en aurez la confirmation.
Mais je suis certain que Wrath le fera, par conscience professionnelle, avant d'écrire son premier chapitre.

Panthere

Quoi encore les Quadrature, becdanslo !?

A quoi cela sert-il de vouloir publier un livre sur les travers de l'édition si c'est en plus pour se faire publier chez eux ?
Ne trouvez-vous pas qu'il y ait contradiction ?
Non ?
Non. Pour vous, visiblement, tout est bien du moment que l'on crache son venin sur tout ce qui bouge.

novi

Ce qu'on appelle le milieu n'est pas une secte, les contours en sont souvent flous entre chiens et loups, des gens comme Pierrat parfois arrivent à tisser quelques liens, reste à savoir s'il se brulera les ailes entre manipulations ou connivences, se retrouver entre le marteau et l'enclume, ma foi ...

Enfin,Pierrat n'écrit pas de polar, mais des livres documents, comme son collègue Ploquin.

C'est assez chiant à lire d'ailleurs ce style de mains courantes sur des années relatant comme autant d'éloges funèbres,tous ces litiges commerciaux, le tout chroniqué d'une plume monotone. Quel est le message,le fond, l'intérêt de la chose, on se le demande.

Écrire des polars n'a d'intérêt que sous la forme de la fiction,qui justement permet d'extraire le fond au bénéfice de la forme, ceci permettant de situer ces univers souterrains dans leurs véritables contextes historiques et sociaux.

Il faut bien reconnaitre que le cinéma y arrive beaucoup mieux que le livre ces temps-ci (lourde responsabilité des éditeurs) ; ça me hante et c'est peut-être pour cela que la compagnie de mes collègues auteurs de polar contemporains m'apporte tant d'ennui,carrément soporifique dans leur suffisance béate, et que celle des cinéastes m'enthousiasme.

becdanlo

@G. Filipo et Panthère (Ah, celle-là, elle m'énerve - rire)

Tenter l'expérience d'aller sur un forum de voyage, et ouvrez un fil pour dire: "ne prenez pas le train de nuit en troisième classe pour vous rendre de Delhi à Bénarès vous risquez fortement de vous faire agresser. Dans l'heure qui suit, vous aurez une dizaine de messages du genre: "ce n'est pas vrai, je viens de faire ce voyage en petite culotte avec mon traveler chèque en pendentif et il ne m'est rien a arrivée" et encore une dizaine du genre: je confirme ce que Martine, j'ai fait le voyage seule et on m'a apportée des mangues délicieuses... résultat : la semaine suivante trois pauvres français se font dévaliser dans le train de nuit Delhi-Bénarès.
Le monde de l'édition c'est pareil... c'est un monde sans véritable morale même si quelques individus passent au travers... c'est en cela que le livre de wrath sera intéressant...

Ruben

Nous ne prenons pas assez en compte l'importance des relations. C'est un défaut, qui nous est dû, avouons-le.
Il y a bien ce rêve d'une idée pure, où une pensée s'échappe de ses conditions d'existence ou d'apparition. Mais ce n'est qu'un songe d'idéaliste, la vie est difficile pour tout le monde.
Personnellement, j'ai à peu près abandonné le projet d'être édité, je tente encore quelques desseins, mais sans trop y croire,... au fond ce n'est pas l'Essentiel, laissons passer les derniers en premier

Ruben

J'étais au Salon du Livre d'ailleurs, j'ai été au stand P.O.L. où j'ai vu, atterré, la nullité de certains textes, P.O.L. n'était pas loin, j'étais à deux doigts de le livrer à mon tribunal : "mais regardez ce que vous publiez, mais regardez ça, comment est-ce possible ? comment cette chose peut-elle exister ?" bah bah bah il n'y a que de la jalousie dans mon cœur, et la jalousie, parfois lucide, n'en est pas moins laide.
Nabe a raison, nous nous comportons en enfants. Le désir d'apprendre et de comprendre suffit, le désir d'écrire aux fins d'expliquer, d'articuler une pensée, mais tout ça ne suppose en rien une quelconque reconnaissance sociale. voilà

poil2plume

wrath, vous m'inspirez : je reviens à la charge. Si vous tenez vraiment à ce bouquin, un conseil : commencez, du moins dans l'intro, par une anecdote croustillante, genre vous avez croisé bégbédé qui sortait des WC avec le nez poudré, vous voyez ce que je veux dire. Ou la mère Nothomb qui a amené au restau ses yaourts périmés depuis les attentats du 11 septembre. Ensuite, vous pouvez évoquer votre passé idyllique de parfaite étudiante. Canardez vos lecteurs de trucs trash à chaque page. Si déjà vous voulez vomir sur le milieu pourri qui vous hante, il faut que les lecteurs en suffoquent, qu'ils restent scotchés sur le texte jusqu'à l'overdose. Allez-y carrément. Science-Po, tout le monde s'en fout. Faites du Jourde/ Naulleau à la puissance dix. Si déjà vous déballez, autant que ça en vaille la peine...

Vince

@ Pirloui
Vous dîtes : "S'approcher de piliers du milieu n'implique pas qu'il faille devenir intimes avec." Tout dépend de ce que vous voulez... Si c'est pour devenir vous-mêmes un pilier de ce milieu, eh bien si, il vaut mieux devenir intime et à tu et à toi avec ces pontes. Or, devenir un ponte du mileu littéraire, en commençant par être un petit ponte publié, n'est-ce pas justement ce que veut un wannabe? Enfin, bon, bon, je dis ça, mais votre "réfléchissez avant de parler. Vous êtes ridicule." me montre que les nerfs sont clairement à vifs. Faîtes donc comme si je n'avais rien dit...

@ Georges Filipo.
Par curiosité, comment expliquez-vous que vous ayez été publié sans relations, par simple envoi postal? Cela est-il dû à la qualité de votre manuscrit? Et comment expliquez-vous qu'un manuscrit d'un auteur reconnu (type Houellebecq) légèrement remanié (on change les noms, le titre, etc.) envoyé par la poste ne fasse l'objet que d'une lettre de refus type chez les grands éditeurs parisiens?

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