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11 avril 2010

Commentaires

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melly

En lisant ce post, j'avais la voix de Jamie Foxx qui chantait dans ma tête" She steal me money, when I'm in need, yeah she's a gold digger, way over time", etc.

Des gold diggers, y'en a partout, de toutes conditions sociales, femmes et hommes aussi. cf "Mario", célébrissime chanson de Franco. (et là, il n'y a que Mokemo qui peut comprendre s'il ce post et les commentaires. XD)
c'est un peu rapide de réduire tout cela sous l'étiquette "les rapports hommes-femmes". c'est plus certains hommes et femmes qui acceptent de se faire exploiter financièrement par certaines femmes et hommes qui trouvent dans l'exploitation de leurs charmes un moyen d'ascension sociale.Bref...

Heureusement en même temps que les romans publiés n'ont rien à voir avec la vie des lecteurs. C'est une drôle de idée,ça. On ne lit pas uniquement pour retrouver du déjà connu. Autrement, il n'y aurait pas de place pour l'enrichissement, pour la découverte, pour l'évasion.

Après "La vraie vie des jolies filles", rien que le titre ne me donne pas forcément envie de lire, alors que "La vraie vie des moches", ça m'accrocherait déjà plus. Pas forcément à cause d'un phénomène d'identification mais parce qu'il y a un ressort comique sous-jacent.

jean

d'un autre coté si l'on ne publiait que des romans qui vous intéresse ou qui ne raconte que le monde que vous connaissez cela serait un peu triste non ?

il en faut pour tous les goûts et puis cela nous permet de découvrir un monde, que ce monde là soit totalement déconnecté de la vie de 95% de la population ne doit quand même pas être une surprise :D

classes-moyennes

Un roman doit donc "ressembler à la vie des lecteurs", ne pas être "déconnecté de la réalité des classes moyennes" : voilà le nouvel axiome jaillantesque. Wrath en héraut non pas du "réalisme socialiste" mais du "réalisme des classes moyennes".
Vous êtes impayable Marie-Lisette ! (Il y a au moins trois de vos "livres cultes" - ou que vous prétendez tels - qui doivent dégager fissa).

Marc Archippe

@ Wrath:"Effectivement, le monde que décrit Capucine Motte est un monde où les jeunes femmes rêvent de rencontrer un prince charmant pour arrêter de travailler et se payer de la chirurgie esthétique..."
Mais ce monde rêvé, c'est celui de tous les jours Wrath! Avez vous de copines qui travaillent chez Auchan ou dans une blanchisserie industrielle? Si ce n'est pas le cas (sciences Po peut affaiblir la capacité à regarder le monde réel) demandez à la caissière de votre supermarché ce qu'elle en pense!
Oh, Im so sorry, j'avais oublié que la réponse était dans votre phrase:
"Personnellement, je ne connais aucune jeune femme qui rêve de “s’occuper de la maison” en attendant le retour de son mari. C’est peut-être le quotidien des grandes bourgeoises parisiennes, mais ce n’est pas le mien ni celui de mes amies"
Et bien non, si vous bossiez 7h50 par jour sur une chaîne industrielle, avant de rentrer chez vous pour faire ménage bouffe et baigner les enfants, vous seriez trés certainement à espérer le mode de vie que vous décriez.Ce n'est pas le quotidien des grandes bourgeoises "éduquées", c'est le rêve des petites mains écroulées sous tant de charge.

poil2plume

Quand on s'appelle Lise-Marie Jaillant, on ne vient pas franchement de la banlieue qui craint, n'est-ce pas ? Alors qu'une jolie fille parmi d'autres parle de ses états d'âmes de rich and beautiful, est-ce que ça mérite que vous y cassiez la plume ? J'attends avec impatience la suite de votre livre sur les horreurs de l'édition, encore un sujet qui ne va sans doute pas toucher le Français super moyen qui se demande comment il va payer le loyer et les traites de la Mégane... Un peu de recul, chère Wrath...

dude

En ce qui me concerne (et je suis un garçon) je ne vois pas d'inconvénient à se marier pour l'élévation sociale. Regardez Bel-Ami: il se sert des femmes pour "monter", et il n'a aucun remords; il laisse les relations amoureuses à ses amantes.

Au fil des siècles, riches et pauvres se sont rarement unis par amour.
Ensuite, puisque vous parlez du contact de la littérature avec la vie des gens "normaux", il faudrait prendre en compte la littérature fantstique et de SF.

Alain Isaac G.Cor

@marc archippe : je ne suis pas convaincu par ce que vous dites. Si c'est là le rêve des travailleuses à la chaîne, comme vous dites, je ne sais pas pour autant si elles aimeront le retrouver dans un livre qu'elles n'auront bien souvent pas le temps ou les moyens de se payer. C'est plutôt à mon avis un livre de "niche" (pour reprendre le terme), qui s'adresse à la clientèle aisée de grande bourgeoises éduquées qui ont vingt ou vingt cinq euros à mettre dans un bouquin en 1ère édition pour s'imaginer qu'elles lisent de la littérature.

François Martini

Est-ce que "La vraie vie des copines de Lise-Marie" serait un meilleur titre ?

Ivan0vitch

Oui, vous êtes un peu à côté de la plaque sur ce coup là Wrath. C'est dommage, il y a un excellent entretien avec Philippe Djan sur l'express livres. Pour lui "le métier d'écrivain est un travail d'artisan"...
http://www.lexpress.fr/culture/livre/philippe-djian-le-metier-d-ecrivain-est-un-travail-d-artisan_883050.html

Melly

Puis quand on voit le succès des Tv shows comme les Real Housewives of O.C., NYC, New Jersey, Atlanta, etc... on peut se dire que Motte a choisi un sujet porteur.

Vinosse

C'est qui alors, sur la photo ???
Moi je m'y perd dans toussa...Capucine, Charlotte, Camille...? Ma cousine ?

Marco

Ouais! incroyable, tous ces foutriquets et foutriquettes qui écrivent des livres si éloignés de la vie des classes moyennes! Y avait déjà Marcel Proust, un truc comme ça, pas du tout à l'écoute des middle classes! Heureusement qu'un authentique écrivain comme Guillaume Musso équilibre cette mauvaise tendance: en voilà enfin un qui sait créer un personnage-pour-classes-moyennes épatant: par exemple Nathan, un des plus brillants avocats de New York, etc. En lisant ça, tout de suite on se dit: ah! c'est tout moi! enfin un écrivain connecté à mon quotidien!

alma

vous avez écrit charlotte corday, vous vous trompez d'héroïne, lise marie

wrath

Je ne suis pas la première à remarquer qu'il est bien plus facile d'écrire sur les extrêmes (les très riches, les psychopathes,...) que sur les classes moyennes.

Voir l'interview de Michel Houellebecq dans les Inrocks en 2005:
"Je n’ai pas dévié de mon objectif qui est l’humanité moyenne. Et c’est sûrement en cela d’ailleurs que je suis le plus ambitieux. Plus tu es dans les choses moyennes universelles, plus c’est dur. C’est plus facile avec une serial killeuse lesbienne"

François Martini

Dans La Possibilité d'une île, les narrateurs Daniel 1, 24 et 25, ne font pas partie de la classe moyenne banale : Daniel 1 est une vedette richissime, quant aux deux autres…

L'humanité moyenne, Daniel 25 la rencontre dans les environ de Madrid : des sauvages. Il ne s'y attarde pas.

mokemo

@ melly
Je confirme à propos de "Mario". Pour que notre dialogue ne soit pas ésotérique, Je résume: "Mario" est synonyme à Kinshasa de gigolo. Il s'agit au départ du titre d'une chanson de Luambo Makiadi Franco - aujourd'hui décédé -qui racontait la vie d'un jeune homme entretenu par une dame riche et d'un certain âge à Kinshasa.
Cette chanson fut un immense succès au Congo Kinshasa dans le mileu des années 80
Je m'arrête là. Je m'excuse par avance si cela ne va pas vous interesser. C'était un clin d'oeil à Melly.

PhJ.

Marco m'enlève les mots de la bouche (comme souvent). Le roman de la dame est peut-être (sans doute, à lire la quatrième) consternant, mais la critique de Wrath est stupide (comme souvent). Proust décrivait un monde très éloigné de celui de la plupart des lecteurs de l'époque, et de tous les lecteurs d'aujourd'hui.
Quant à l'argument Houellebecq, il est quand même incroyable de le prendre au premier degré. Quand il écrivait Extension etc..., il disait (cf le très beau livre de Mérot, Arkansas) : "Je veux vendre beaucoup de livres. Les gens sont médiocres. Je vais écrire dans un style médiocre des livres sur la médiocrité." Et ça passe pour une prouesse artistique ?

Marc Archippe

@ Alain Isaac
Je ne parlais pas du bouquin mais de l'analyse de Wrath qui en est tirée sur le fait que les femmes éduquées ne veulent pas passer leur vie confortablement installée à attendre leur mari. Je repondais sur ce dont rêve la majeure partie des femmes dans la souffrance. Relisez mon post. Amicalement.

wrath

@PhJ: en gros, tout le monde est stupide (Wrath, Houellebecq, Motte). Merci pour ce commentaire pertinent.

wrath

@Marc Archippe: dans le roman de Motte, le personnage a fait l'Ecole du Louvre. Pas vraiment un modèle de "femme dans la souffrance". Il me semble incroyable de faire des études pour ensuite arrêter de travailler et s'occuper de son riche mari. C'est une vision complètement réac, et je m'étonne que personne ne l'ait relevé dans les commentaires.

Panthere

Wrath,

Ce que je voulais dire par mon commentaire précédent qui n'est pas passé, c'est que je trouve que par cette article vous vous décrédibilisez.

En effet, toute femme aussi aisée soit-elle, et ayant fait des études, ne souhaite pas nécessairement travailler, et d'une; et deuxio,pourquoi ce roman ne pourrait-il pas intéresser tout autant ?
Au contraire, il possède un côté où l'auteur dévoile des pans inaccessibles d'un mode de vie que beaucoup envient et fantasment tout à la fois.
On pourrait caricaturer en disant que ce roman est une sorte de Point de Vue version romancée...

dude

De toute façon, qu'importe le sujet__si le livre est bien écrit. Ce qui doit retenir notre attention, c'est le nouvel eclairage que peut apporter l'auteur sur les milieux privilégiés.
Elle doit bien s'y conna^tre__quoique vivre les choses de l'intérieur n'est en rien une garantie de succès.

François Martini

Mais il est parfaitement légitime d'être « complètement réac », Lise-Marie. Vous même…

Et puis, il y a encore quelques trucs que vous ne comprenez pas (qu'il vous semble incroyable…).

A;L


wrath, sur ce coup je vous trouve bien naïve : il existe des tas de femmes plus ou moins jeunes plus ou moins jolies plus ou moins diplômées qui rêvent de se tourner les pouces at home, avec bobonne à surveiller, boutiques à dévaliser, et amant à dévorer,
pour cela elles consentent à apaiser de temps en temps, de plus en plus chichement à vrai dire, les besoins sexuels de leur époux légitime, jusqu'à ce que ce dernier y renonce pour des motifs divers et variés, tout en continuant à assurer les besoins matériels de l'exquise épouse qui lui donne tant de satisfaction,
et cela se passe à Paris, en province et même dans un pays aussi civilisé que les States, qui l'eût cru ?
d'ailleurs, si mes renseignements sont exacts, l'école du louvre sert surtout à acquérir une certaine culture générale, laquelle n'est pas négligeable quand on veut également acquérir un époux fortuné, encore que cela ne soit pas un critère absolu

Iba

"Voilà à quoi on aboutit avec une sélection par le copinage: les romans publiés n’ont plus rien à voir avec la vie des lecteurs."
L'on apprend grâce à vous que le copinage empêche la publication de vastes fresques sur la vie des cadres intermédiaires du Val de Marne, leur difficultés à trouver "un bien immobilier qui leur ressemble" et à payer les traites sur 35 ans dudit bien. Qui chantera l'inquiétude de la mère de famille à 2000€ par mois quand le petit dernier éprouve des difficultés scolaires ? Qui relatera dans un style épique un vol Beauvais-Rome sur Ryanair ? Qui, enfin, dépeindra avec minutie les folles aventures amoureuses de licenciés en droit devenus inspecteurs des impôts ?
Ah là là...

Sur ce roman, Marc A. a bien parlé : les "jolies filles" (bourgeoises, ce que le titre ne dit pas, n'y aurait-il pas de jolies filles pauvres?) ont les mêmes rêves que les caissières d'Auchan, la simplicité en moins, le pouvoir d'achat en plus. Rencontrer le prince charmant, larguer un boulot de merde, (éventuellement^^)se faire refaire les seins... Beau programme.

Alain Isaac G.Cor

@ marc archippe : je persiste à croire, si j'ai bien relu votre post, que le rêve de la majeure partie des "femmes dans la souffrance" n'est pas d'attendre leur mari à la maison en espérant que l'argent tombe. Mais bon, je ne suis ni une femme dans la souffrance, ni en mesure de rêver à leur place. Amicalement.

A propos des classes moyennes : une citation que j'aime bien de Radiguet (et qu'en aucun cas Houellebecq ne saurait s'arroger) : le grand écrivain, c'est celui qui cherche à paraître banal et qui n'y parvient pas.

PhJ.

Ah non, je n'ai jamais dit que Motte et Houellebecq étaient stupides...

wrath

Mais si, il m'arrive de lire (pas trop souvent, parce que ça donne mal à la tête et qu'il faut que je ménage mon cerveau de jeune étourdie):

http://wrath.typepad.com/wrath/2010/01/nick-hornby-toujours-au-top-.html

http://wrath.typepad.com/wrath/2009/12/le-seul-roman-de-la-rentr%C3%A9e-que-je-conseille.html

Alice Marchandise

Et bien je suis tout à fait d'accord avec Wrath, pour une fois. La vie des pauvres jolies filles riches me laisse de marbre. Pour ne pas employer d'autres expressions bien moins polies. Et n'invoquez pas Proust, les amis, rien qu'avec le synopsis du bouquin de machinette on voit bien que nous avons affaire plus à du Harlequin customisé qu'à du Proust. Je crois qu'il y a une grande différence entre la jolie fille riche qui raconte ses misères et un auteur qui dépeint le milieu friqué avec distance.
@ivan0vitch: que vient faire Djian là-dedans? Lisez Impuretés, et on reparle.

Marc Archippe

@ Isaac
Pour en finir et me faire comprendre, c'est la phrase du post de Wrath qui m'a fait bondir. Je me contrefous du roman, les gens peuvent bien lire ce qui leur plait. La phrase donc : "...Personnellement, je ne connais aucune jeune femme qui rêve de “s’occuper de la maison” en attendant le retour de son mari."
Moi j'en connais au moins 3: une chômeuse, une temps partiel à Auchan et une autre qui fait des ménages. La seconde économise pour s'acheter un Marseille Malaga sur Ryanair...

Alain Isaac G.Cor

@ marc archippe : soit...

max léon

Les trop gros lecteurs, les experts de la littérature, font souvent des écrivains chiants. Un surmoi trop développé finit généralement par brider la créativité.

autre planète

Mais qui peut avoir envie d'acheter et de lire un bouquin pareil?
On peut faire aussi de la mauvaise littérature sur des sujets indigents ...

franck

oulala bcp de comments pour un truc sans intérêt comme lattès en publie 30 par an

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