Agitation chez les “blogolectrices” après l’affaire qui oppose Cynthia, “simple lectrice” et Jean-Claude Derey, publié chez Alphée. La pauvre Cynthia n’a pas aimé le roman de Derey et a eu le malheur de le dire sur son blog. Sa critique est très drôle et bien sentie. Les extraits qu’elle cite sont particulièrement poilants (“La femme? Un mal inévitable”…)
L’auteur a réagi de façon virulente, en envoyant à Cynthia une série d’emails misogynes et insultants:
“J'accepte la critique quand elle est constructive mais pas les lallations et gazouillis de pétasses. […] Je pensais les belges plus éveillés. Vous êtes consternante de suffisance et de bétise. vérité vraie, Inutile de répondre, je vous laisse barboter dans vos rêves aussi sucrés que la barbe à papa.”
Ce genre de propos est malheureusement trop commun dans la blogosphère (faites une recherche sur Google pour un aperçu des insultes misogynes que j’ai pu recevoir…)
Encore une fois, quand on publie un livre, il faut accepter le jugement du public. Il est pathétique de s’en prendre à une blogueuse qui a eu le courage de dire ce qu’elle pense. Et d’autre part, quand on connaît la réputation des éditions Alphée, il est ridicule de se la jouer “star de l’édition” comme le fait Derey.
A croire que pour certains, publier un livre (même dans une maison aussi médiocre qu’Alphée) donne tous les droits, même celui d’injurier les lectrices…

Team Cynthia ! Moi non plus je ne l'ai pas aimé : d'une facture et d'une écriture vieillottes, dont la publication était tout à fait inutile.
Rédigé par : sirius | 06 avril 2010 à 09:22
Les auteurs des livres ont généralement l'égo surdimensionné et ce de manière parfois inversément proportionnelle à la taille et à la qualité de leur production. J'ai connu la même aventure pour avoir critiqué sur mon blog ( http://chronikin.blog4ever.com/blog/blog-151346-27.html) Samantha à Kinshasa, un roman de Marie Louise Mumbu (http://aflit.arts.uwa.edu.au/reviewfr_bibish09.html). J'ai eu avec l'auteur un échange plutôt vif quoique à fleuret moucheté comme il sied entre personnes civilisées au cours duquel elle m'a subrepticement accusé de ne pas savoir lire!
Dire qu'on n' a pas aimé un livre c'est ne pas savoir lire! Marie-Louise Mumbu est une femme!
Rédigé par : mokemo | 06 avril 2010 à 09:49
Si la blogoshère est misogyne, les "comités de lecture" des maisons d'édition sont de véritables gynécées. Pas de lecteurs, essentiellement des "lectrices". De plus, les éditeurs (si je me réfrère à vos posts précedents) semblent attirés par les demoiselles au physique avantageux. Enfin, si j'en crois les sondages, les femmes lisent beaucoup plus que les hommes. Donc, nous sommes en face d'un problème que je n'avais pas imaginé et qui bouleverse toute ma vision de la littérature et de l'édition: tout est perdu pour les hommes. Il ne nous reste plus, comme arme misérable que de traiter de "pétasse" ( JC Derey est allé un peu loin...) celles que l'on peut attraper au hasard d'un clic ! Nous ne sommes donc plus le genre "dominant". Je m'en vais, de ce pas, faire la chasse à la "pétasse" sur le net !
Rédigé par : Marc Archippe | 06 avril 2010 à 10:28
Pour une fois votre énervement semble basé sur un fait réellement choquant. Mais Le caractère misogyne de cette remarque n'est pas tout, ce qui me choque aussi c'est son caractère ouvertement raciste : "Je pensais les belges plus éveillés."
Remplacez Belges par juifs, noirs ou arabes vous aurez (à juste titre) toutes les bonnes âmes humanitaires sur le dos. Mais non, Belges ça va, on peut les gazer sans doute? Les belges, c'est comme les Roumains, les Polonais, les Chinois ou les Chrétiens, ont peut être racistes avec eux, ça passe très bien dans la médiasphère.
Rédigé par : K. | 06 avril 2010 à 10:52
Mmmh, sans vouloir enfoncer de plus Cynthia, faire la critique d'un livre qu'on n'a pas terminé, j'ai toujours trouvé ça un peu curieux (après selon Daniel Pennac, ça fait partie des droits imprespcriptibles du lecteur)... Elle se justifie en disant qu'elle n'est pas critique et seulement lectrice, malgré tout, ça me dérange un peu... L'extrait cité sur "la femme impure" reste un point de vue de personnage, aussi odieux puisse-t'il paraitre, si c'est effectivement la seule chose à reprocher au texte, c'est un peu léger (même si le passage érotique est effectivement surjoué).
Après là où l'auteur du roman se ruine, c'est en lui écrivant trois ou quatre mails coup sur coup en l'insultant et en se drapant dans une dignité outragée du genre "les autres ont aimé, pas vous, donc c'est vous qui n'avez rien compris". C'est grostesque...
Rédigé par : Dahlia | 06 avril 2010 à 11:10
@ Mokemo : La phrase d'entrée sur votre site c'est en Lari?
@ K: Vous avez raison de mettre l'accent sur la remarque de l'auteur sur les Belges.cela donne tout de même un apperçu pas très reluisant de la mentalité profonde de Derey.
C'est tout de même étonnant qu'un auteur ne puisse supporter la critique, on s'expose toujours en donnant sa production à lire.
Une critique n'a pas pour vocation d'être forcément constructive, surtout s'il elle vient d'une lectrice qui émet librement son opinion. C'est surprenant que Derey soit à fleur de peau comme ça, et qu'il se vautre dans la mysogynie en guise de défense. C'est une marque de faiblesse peut flatteuse pour quelqu'un qui tente de se définir comme un homme de lettres. Il faut croire que ses élans misogynes sont profondément ancrés en lui, et qu'il est incapable de les contenir. Derey devrait savoir que de tels propos peuvent ternir son image, à moins que dans son esprit ce soit tout à fait normal et acceptable de recourir à la misogynie.
Rédigé par : Melly | 06 avril 2010 à 12:51
Malraux a dit qu'après 20 000 exemplaires commence le malentendu.
Grande âme, malheureusement aujourd'hui dépassée. Pour moi,le malentendu commence de nos jours dés la porte du libraire.
Je n'aime pas le lecteur, je n'écris pas pour lui, et encore moins pour lui plaire. C'est sans doute, je suppose, pour tous ceux qui pense comme moi : notre différent profond et viscéral avec les auteurs commerciaux qui eux cherchent à plaire tant,qu'ils finissent par se regarder le nombril dans le miroir tendu par leurs lecteurs.
J'aime par contre lire des chroniqueurs, parce que j'admire le talent de certains d'entre eux (Varg par exemple, capable d'une réflexion de haut niveau à partir d'un ouvrage, du travail de médecin légiste aussi, terrifiant).Ce n'est point une question de professionnalisme, mais de culture,de connaissances approfondies du sujet.
Nous manquons cruellement de chroniqueurs talentueux : je ne sais pas à quoi c'est dû d'ailleurs cette désaffection pour le travail de critique éclairée.
Le lecteur est une femme de nos jours, oui,on le sait ( je purge mon facebook pour tenter de conserver un équilibre, mais je crains que ce ne se soit impossible), mais au fond,cela ne change pas grand chose au malentendu entre l'auteur et le lecteur.
Le malentendu à mon sens,c'est la faute aux éditeurs qui de par leurs profils ; personnalités fades,piètres orateurs, charisme fluet, sont incapables de représenter les auteurs médiatiquement.L'auteur est obligé de tout faire aujourd'hui et c'est très dommageable pour son œuvre.
Qui connait un directeur de collection charismatique aujourd'hui, si cet homme ou cette femme existe : je lui téléphone sur le champ. Moi, j'attends Lawrence d'Arabie ou sœur Theresa, un homme ou une femme capable de traverser le désert pour rallier le lectorat, et hisser le roman noir tel un drapeau.
Rédigé par : novi | 06 avril 2010 à 13:29
Encore une fois, le critique insulte l'auteur, c'est une critique, l'auteur insulte le critique, c'est une insulte...
Je passe sur le post du jour qui parle de "courage"... Le courage se mesure au risque, et iléou..?
On va oublier aussi la puissance de ses arguments "la religion beurk" puis un court extrait sur "la femme impure", la, aucun commentaire, c'est évidemment bien trop beurk pour valoir ne serait-ce qu'un mot... Ca parle tout seul...
on comprend mieux sa façon d'appréhender la lecture "En quelques mots, j'aurais préféré être consultée un minimum sur mes goûts avant de recevoir un livre, cela m'aurait évité une déception", elle ne veut connaitre que ce qu'elle sait déja.
Ben oui un bouquin qui contient un peu de spiritualité c'est beurk et parler des femmes comme il l'a fait c'est beurk aussi...
"je vous laisse barboter dans vos rêves aussi sucrés que la barbe à papa." Franchement elle l'a pas volé...
Rédigé par : Jan | 06 avril 2010 à 13:58
Le passage "érotique" du sieur Derey est proprement poilant...A savoir s'il l'a déjà vécu en vrai, moi j'en doute...
Rédigé par : Lysnoir | 06 avril 2010 à 14:18
La reponse des Editions Alphee a Cynthia est plutot cynique:
http://contesdefaits.blogspot.com/2010/04/lhomme-est-un-animal-doue-de-raison_05.html
Rédigé par : Louison | 06 avril 2010 à 14:29
Si j'étais comme monsieur D., j'accepterais tout
à condition que ça me plaise, et ma vie serait simple.
Je le trouve, pour un écrivain (?), bien pauvre en vocabulaire et en imagination.
C'est un peu court jeune homme, et j'ose à peine citer Céline qui injuriant de façon indigne,hélas, était encore, hélas, un grand écrivain.
La lettre d'injure est aussi un art, il n'est décidément pas bon pour l'écriture cet homme, et puisque ma spécialité du moment est le truisme, je finis par ...On est ce qu'on est, et on ne se refait pas mon pauvre monsieur D.
Rédigé par : Marité de Vos | 06 avril 2010 à 14:59
La "critique" pour le coup n'a insulté ni l'auteur, ni le livre... j'ai beau relire je ne vois rien du genre ? Il faut prendre le temps de lire son "billet" : ce n'est pas une critique littéraire. C'est l'équivalent des échanges d'opinions qu'on peut se faire entre papoteurs à la sortie d'un film, à la lecture d'un livre etc. en moins tranché d'ailleurs ! Vous n'avez jamais vécu/entendu ça ? Le "t'as aimé ?" "Non, c'est un bouquin de Sf, j'peux pas blairer la sf, je trouve ça nul" en bien moins tranché ici, puisqu'elle en reste à "ce n'est pas pour moi", pour telles et telles raisons. Enfin... rien de choquant à ça... ? Elle n'a... pas aimé, ça s'arrête pas. Elle aurait du, si elle avait intelligente, semble suggérer l'auteur mais, quoiqu'il en soit, reste que dans le cadre de son billet et de son blog, elle peut tout à fait penser et dire qu'elle n'aime pas, elle aurait pu aller plus loin sans que ça soit choquant, c'est... un blog, juste ça.
C'est ça un blog : les papotis de quelqu'un mis à la disposition de tous. "J'adore le café, c'est bon" "j'aime pas le café, c'est degueu" "Papoua ça m'a pas plu, pas mon genre" "J'ai adoré Papoué, exactement ce que j'aime lire !" >> des goûts et opinions de chacun, rien d'universel, pas de prétention à dire LA vérité.
Je suis étonné de voir qu'on ait pu penser autrement, étrange, étrange...
Rédigé par : Dejan | 06 avril 2010 à 15:05
En même temps, le créateur d'un blog doit s'attendre à des commentaires de toutes sortes, d'autant plus s'il descend un livre.
Faut pas pousser. Un blog est lu par pleins de gens, normal que l'auteur y soit descendu pour faire part de son mécontentement. Bon, après, il y a une marge entre les insultes et un commentaire modéré.
Je trouve que c'est de bonne guerre.
Rédigé par : Panthere | 06 avril 2010 à 15:29
Il est fort, novi, avec sa façon de critiquer le nombrilisme des auteurs "qui cherchent à plaire" tout en étalant son ego et les gros plans de son nombril dans chaque commentaire qu'il dépose. La paille, la poutre.
Et chapeau à K. pour ce point Godwin vaillamment atteint, et sans provocation, au quatrième commentaire.
Rédigé par : Grosse Fatigue | 06 avril 2010 à 16:20
Au fait Wrath, tu es citée dans dans le Chronic'art de ce mois(ci (n°64) en page 19 :)
Rédigé par : Dahlia | 06 avril 2010 à 17:17
Oui Panthere, tout à fait d'accord là-dessus : Il faut s'attendre à des commentaires de toutes sortes, qu'on soit auteur de blog, écrivain publiant un livre, ect. Je vous invite cependant à lire le contenu du lien donné : elle n'a pas descendu le livre c'est bien ça la première raison de l'étonnement : quand on lit son "avis" et qu'on voit la réponse qui lui est donnée... il y a comme une démesure.
Ce serait de bonne coeur si c'était insultes contre insultes. Un "ce n'est pas mon genre de littérature" pour un "donc tu es pétasse sans goût qui ne sait pas lire"... hum... tout de même...
Rédigé par : Dejan | 06 avril 2010 à 17:33
Afin que ce soit clair une fois pour toutes.
Je suis une blogueuse qui dispose d'un temps limité, non seulement pour lire mais également pour rédiger ses billets (qui sont loin d'être des critiques mais je pense que tout le monde l'aura compris).
J'ai participé à un partenariat surprise entre Livraddict et les éditions Alphée.
Le principe en était simple : j'acceptais de lire et de commenter un livre dont je ne connaissais à l'avance ni le sujet ni l'auteur.
Si j'avais eu connaissance du sujet à l'avance, jamais je n'aurais accepté de lire ce roman.
La raison en est fort simple : il ne correspond pas à mes goûts, point. Tout le monde n'aime pas la science-fiction, la fantasy, l'autofiction, les mangas, moi ce sont les romans d'aventure (où est le mal?)
Faut-il avoir lu un roman entièrement pour pouvoir en donner ses impressions? Je ne le pense pas. Et de toutefaçon, je n'ai de compte à rendre à personne quant à ma façon de lire (ou de ne pas lire) me semble-t-il.
Pourquoi ai-je choisi de publier les propos de Jean-Claude Derey?
Afin qu'il y réfléchisse à deux fois avant de récidiver et, de façon plus générale, pour mettre en lumière les pratiques peu scrupuleuses de certains auteurs et éditeurs trop orgueilleux qui s'en prennent aux blogueuses n'ayant pas aimé leurs livres.
Je n'avais pas pour but de révolutionner le milieu de l'édition au détour d'un mini-scandale(mouarf) et encore moins de me construire une gloriole sur le dos d'un auteur.
Tout ce que je souhaite, c'est de continuer à partager mes lectures dans mon coin comme je le faisais avant. Mon ambition s'arrête là.
Rédigé par : Cynthia | 06 avril 2010 à 19:38
@Dahlia: oulala! Pas le chronic'art avec la photo de Nabe en couverture, j'espère?
Rédigé par : wrath | 06 avril 2010 à 19:41
@dejan : un petit avis subjectif, assumé en plus, ne méritait effectivement pas une réponse aussi outrée. Une critique injuste, partiale, à côté, biaisée pourrait, à la rigueur, susciter une réponse. Mais un simple avis ?
Ah! ce bon vieux défouloir qu'est le net...
Rédigé par : Iba | 06 avril 2010 à 20:05
Notez que le seul moment ou Wrath réagit, c'est à propos du Chronic'art ou elle serait citée...
CQFD
Rédigé par : Jan | 06 avril 2010 à 21:03
@Cynthia : vous aviez parfaitement le droit de donner votre avis, en toute honnêteté. Si vous n'aimez pas le genre de l'auteur, ce n'est pas de votre faute. Mais de là à vous qualifier de "pétasse", c'est un peu rude, quand même. Il faut croire que son bouquin ne marche pas trop bien. Se faire éditer, c'est ça aussi : on est lu, on est commenté. J'ai eu droit, moi aussi, à des remarques de lecteurs, parfois. Toutes très polies, je le précise. Mais je n'allais quand même pas insulter ceux et celles qui n'ont pas aimé ma prose. Ils ont eu des arguments très cohérents : ils préfèrent Pancol, par exemple, et trouvent ma prose trop cynique. Eh bien oui, c'est parfaitement vrai et ils ont le droit d'aimer Pancol, ça ne me dérange pas. M. Derey ferait mieux de changer de vocation si le blog d'une lectrice anonyme et sans méchanceté lui donne des crises de misogynie...
Rédigé par : poil2plume | 06 avril 2010 à 21:32
Dejan, évidemment.
Mais le bloggueur court des risques en s'exposant, ce sont les règles du jeu : sur le net, c'est pire que la jungle du milieu hostile de l'édition ^^; c'est sans foi ni lois ^^
Sinon, d'accord, l'auteur aurait pu être plus mesuré.
En même temps, la bloggueuse connait les risques que comportent la tenue d'un blog et des billets qu'elle y dépose...
Rédigé par : Panthere | 06 avril 2010 à 21:58
@Jan: oui, enfin, c'est juste Chronicart, pas le New York Times non plus...
@cynthia: le problème, c'est qu'il devient de plus en plus difficile de critiquer un roman sans se faire traiter de tous les noms. J'en sais quelque chose!
Rédigé par : wrath | 06 avril 2010 à 22:07
En même temps, soyons cynique : une critique n'est guère problématique pour un auteur. Si elle est bonne, l'auteur prolongera sa vie en s'en servant ensuite comme référence dans son press book ; si elle est fâcheuse, il lui suffit de l'ignorer avec la classe qui convient et elle ne vivra que le temps de la parution. Tout s'oublie à une vitesse, surtout sur le ouébe où un buzz chasse l'autre.
Insulter la blogueuse,c'était s'assurer le buzz sur cette affaire. L'éditeur a été intelligent, il a adroitement noyé le poisson, pour pas dire le poison.
Sur le fond,je ne vois pas l'utilité non plus de s'attaquer à un ouvrage dont on est pas amateur, autant refiler le bébé à un collègue qui apprécie ce style là. C'est arrivé à une journaliste qui préparait un article dans la presse locale -Ouest France- et qui est de plus intervenante sous pseudo anonyme du célèbre site de polar...,elle avait démoli un tout aussi fameux auteur de Thriller bien connu, qui a aussitôt menacé publiquement dans les colonnes de poursuites judiciaires, vantant le vice de son avocat. Puis lui a proposé un moment agité lors de sa dédicace dans la ville ; la courageuse journaliste s'est déballonnée, et l'affaire en est restée là. Bon, son petit copain est taillé comme une crêpe, quoique l'auteur en question ne vaut guère mieux.
Enfin si l'on considère la désuétude du site en question plus fréquenté que par quelques gamins inoffensifs et parfaitement idiots, on peut s'interroger sur la disproportion de la réaction de l'auteur eu égard à sa position sur le marché du livre - un tank pour écraser une mouche.
Rédigé par : novi | 06 avril 2010 à 22:36
Novi, dès fois je vous trouve franchement bizarre...
J'ai l'impression qu'au fond vous avez du mal à assumer votre statut d'auteur "contre le circuit littéraire et qui préfère les tags sur les murs en béton, surtout des prisons"
Rédigé par : Panthere | 06 avril 2010 à 22:57
Novi, je remarque que vous n'avez toujours pas digéré "avec la classe qui convient" les remarques qui vous ont été faites sur ce forum que vous avez pourtant fréquenté de longs mois, avant l'accueil fait à votre premier roman et votre profonde déception. Les conseils ne coûtent pas bien chers quand on se dispense de les suivre. Et les blessures à l'ego sont tenaces.
Wrath, Jan a raison, vous froufroutez d'aise d'être nommée dans la "vraie presse culturelle qui s'imprime sur du vrai papier et que les gens achêtent (enfin je crois)". Votre petite remarque sur le NYT ("ces raisins sont trop verts et bon pour les goujats") en dit long sur ce contentement plutôt puéril.
Rédigé par : Varg | 06 avril 2010 à 23:22
C'est le bouquet cette histoire ! Y'a eu un lâché de talibans sur le Web ou quoi ?
Si l'auteur ne veut pas descendre dans l'arè... oups, je veux dire si l'auteur ne pas de retours de la part des lecteurs, il n'a qu'à garder son texte pour lui.
On comprend tout à fait qu'il y ait des enjeux, et que critiquer le texte c'est peut-être aussi critiquer tout ce que l'auteur a mis de meilleur. Pour autant, un écrivain est aussi un professionnel. Le job, c'est aussi d'accepter la critique.
Il faut aussi que les auteurs comprennent que si les critiques des lecteurs peuvent blesser les auteurs ; inversement, les textes des auteurs peuvent blesser les lecteurs (les ennuyer le plus souvent, il est vrai). À titre personnel, j'ai encore en tête le texte de notre Renaudot national de cette année (et accessoirement le torchon - mes excuses, je n'ai pas trouvé de termes plus appropriés - d'un autre auteur portant les mêmes initiales...)
Les lecteurs ne devraient pas avoir à se soucier des auteurs dans leurs critiques ; de même que les auteurs n'ont pas vocation à écrire en fonction du goût du public - même s'ils écrivent pour communiquer quelque chose à un public. En fait, il semble que dans le milieu hos... oups, je voulais dire que parfois il semble que ce soit l'inverse. Certains poussent à l'autocensure et dans le même temps la critique (qui serait) "autorisée" est parfois complaisante, pour ne pas dire plus (l'actualité nous a donné des exemples récemment).
Pierre Jourde a écrit un excellent article sur la liberté de critiquer : "Respectons un peu l’écrivain, bon sang" http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090707/13658/respectons-un-peu-l-ecrivain-bon-sang
Les insultes et autres tentatives d'intimidation sont complètement déplacées. On n'est pas chez les talibans, mince !
L'autocensure est un mal sournois, insidieux. C'est peut-être la plus grave menace qui pèse aujourd'hui dans nos démocraties sur la liberté d'expression.
Rédigé par : Renaud | 06 avril 2010 à 23:29
Que de vaines paroles! c'est malheureusement récurrent sur le net, les blogs et les forums. Mais je ne suis pas venu pour me plaindre de cela, cela n'aurait aucun intérêt puisque l'on pourrait me rétorquer (à raison d'ailleurs) le fameux "si t'es pas content, tu peux te casser" (après on l'édulcore comme on veut mais l'idée générale est là.
Non je suis venu donner mon point de vue à la créatrice de ce blog littéraire. Sans armes, ni haine, ni violence.
L'idée de départ de ce blog, la publication d'oeuvres personnelles et vos avis sur les films et livres d'hier et d'aujourd'hui, était une bonne idée, banale, dénuée d'originalité (par l'effarante redondance de ce type de site), mais une bonne idée quand même.
La déconfiture logique et prévisible, qui fait suite aux nombreux refus des maisons d'édition, vous a amenée à parler plus en détails des-dites maisons d'édition. La dénonciation des éditeurs est peu à peu devenue plus qu'un simple exutoire, c'est aussi devenue la raison d'être de ce blog.
Dès lors que vous reprochez? D'avoir (probablement) été déçue par les refus au point de faire partager la blogosphère de votre ressentiment?
Non, cette réaction, bien que dénotant, de mon point de vue, de peu de remise en question, est cependant compréhensible.
Non ce que je vous reproche n'est pas d'avoir exposé votre vision des maisons d'édition (que l'on pourrait résumer hâtivement, sans pour autant être dans le faux, par l'expression "tous pourri"), mais c'est d'avoir érigé en système une "dénonciation" basée à l'origine sur des arguments subjectifs.
En faisant le raccourci du simplisme, cela donnerait "les maisons d'édition publient des livres qui n'en valent pas la peine et négligent les auteurs qui ont un vrai talent. Ils préfèrent miser sur des auteurs nuls qui leur rapporteront beaucoup d'argent. Je peux le prouver : regardez-moi ce livre comme il est mauvais, écoutez l'histoire de cet auteur qui, lui aussi a été refusé par les maisons d'édition, etc..."
Je trouve dommage que ceci soit donc devenu une des principales, sinon la seule, raison de vivre de ce blog. Certes, ce blog sert d'exutoire pour tous ceux qui, comme vous, n'ont pas eu la chance d'être publié, ou pour tous ceux qui ont trop de bile à déverser, sur tous les sujets.
Votre démarche ne sert pas une future publication, elle l'annihile, au contraire. Regrettable et dommage donc, que tout ceci ne soit que la tribune des mécontents et des incompris. Regrettable et dommage, que querelles et disputes viennent gâcher la lisibilité de vos propos.
Mais j'ai espoir en l'avenir, toute cette ire se tarira bien un jour.
Sur ce, bonne lecture et pour certains commentateurs de ce blog (pas tous heureusement), continuer à vous pouillez la tête, c'est tellement rare sur le net de voir des discussions stériles où chacun s'envoie des fions.
Rédigé par : Reevacks | 07 avril 2010 à 00:24
@Melly
Elle est en Kintandu qui comme le Lari est une langue Bakongo.
Rédigé par : mokemo | 07 avril 2010 à 00:43
@Panthere,
Vous avez probablement raison. Les tags me rassurent, quand le statut d'auteur tel qu'il est affiché par certains de nos jours, me fait fuir.
@Varg
Je ne vois guère de quoi vous voulez parler, parce que si ma personne fait l'objet de polémiques certaines : mes écrits par contre n'ont jamais fait l'objet d'un lynchage. Je dois accorder cette honnêteté à mes pires détracteurs d'avoir toujours reconnu la force de ma prose. Vos propres amis d'ailleurs ! Hetty m'a fermé son forum,alors même qu'il a toujours dit que mon bouquin était bon, et pour cause,ses propres amis,E Maneval en tête relata mon ouvrage en d'excellents termes, son amie Limbes apprécia nous dit-elle un fort bon moment de lecture, et ce,sans oublier Manuel Ruiz qui me chroniqua sur son propre blog.
ET puis venez donc parcourir la liste de mes amis sur FaceBook, vous y trouverez des noms qui vous étonneront- ne confondez point des webmasters affiliés à des éditeurs du microcosme polardeux moribond ( PolarNoir est mort,regardez ses colonnes)et les autres auteurs, les lecteurs.
Mais vous savez Varg, tout auteur se doit de progresser et je vous enjoins à venir jeter un œil sur les applaudissements consécutifs à ma dernière nouvelle parue sur faceBook en édition publique (et donc gratuite)- il s'agit de ""détenu modèle,gangster moderne"" qui suivit ""Driftin,le maitre des livres"",joli succès également.
Non, je suis un auteur heureux,malgré un fond de désespoir que Panthère à très bien perçu.
Rédigé par : novi | 07 avril 2010 à 10:03
wrath : "le problème, c'est qu'il devient de plus en plus difficile de critiquer un roman sans se faire traiter de tous les noms"
Vous ne critiquez pas des romans, vous dénoncez des pratiques ; un avis, une opinion sur un livre, pour respectable qu'elle soit, n'est pas une critique.
Sauf si vous entendez apposer un signe d'équivalence entre "critique" et "ce bouquin, édité par X, parce que Y a couché avec, est une merde". Le dernier Auster, par exemple, vous ne l'avez pas critiqué, vous avez juste dit, en deux phrases, qu'il vous avait bien plu. Critiquer, c'est essayer d'expliquer quelle valeur peut avoir un livre, d'un point de vue certes subjectif, mais argumenté, informé. Pas seulement dire "j'aime/j'aime pas" et "il n'a pas envoyé son manuscrit par la poste".
Rédigé par : Iba | 07 avril 2010 à 13:28
Mais enfin Novi...
Ahhhh là là....
Vous y arriverez. Vous verrez. Et puis nous sommes tous dans le même bateau, que diable. La plupart (je ne pense pas aux pipoles et autres promotions) sont passés par là quoi.
Pssss. Heureusement que le printemps est enclenché, au moins vous serez forcé de ne pas tout voir en noir.
Allez, hurry up.
Rédigé par : Panthere | 07 avril 2010 à 16:44
Novi,
C'est vous qui parlez de lynchage de vos écrits et, oui, ils l'ont été (forme et fond) à divers endroits du ouèbe où vous aviez posté pour faire votre publicité.
Je n'ai pas les mêmes souvenirs que vous s'agissant des personnes que vous citez et qui seraient tombées sous le charme de la "force de votre prose" (une fois encore, vous êtes pris en flagrant délit d'immodestie). Maneval, immense lecteur, expliquait que vous n'aviez pas écrit un polar ou un roman noir comme vous l'affirmiez. Je me garderais bien de polémiquer sur ce point, n'ayant lu de votre œuvre que les commentaires et billets postés ici et là, ce qui me semble tout à fait suffisant. Mais Maneval, qui vous connait bien, pensait de vous et de votre ressentiment, la même chose que Panthere.
Rédigé par : Varg | 07 avril 2010 à 19:23
@Varg
J'ai bien failli rater votre réponse, une réunion patronale m'a épuisé.
Mais enfin Varg, vous m'obligez à vous rafraichir la mémoire (heureusement que j'ai des fiches, hein),donc, puisque Maneval est gropl :
"""""Edmond Gropl Hier à 21h 49
J'ai été plutôt charmé par ce roman.
La première partie est vraiment réussie, naturaliste, tres précise bien écrite avec une justesse de regard. Un vrai travail d'écrivain. Bravo.
Après, c'est un peu moins bien, le recit perd sa précision. A mesure que le héros reprend possession du monde, il perd en interêt, ses petites magouilles ne sont pas passionantes, on aurait pu s'attendre à mieux, mais c'est quand même pas mal du tout. Il manque un scénario, un rebondissement, une tension.. on aimerait que le heros, quand même assez éteint (ce qui se comprend bien au départ) se révèle. C'est un peu frustrant parce qu'avec les qualités du début, ça aurait pu faire un tres tres bon polar. ( ca mériterait vraiment d'être republié avec une fin plus tendue, un héros moins absent)
En tout cas, c'est un tres bon premier essai.
"""""""
J'ai laissé les fautes d'ortho d'origine pour l'authenticité, n'est-ce pas...
Rédigé par : novi | 07 avril 2010 à 22:57
L'image de ce post est extraite du très beau film de Jacques Audiard "Sur mes lèvres"...et finalement, c'est une superbe histoire d'amour. Alors je ne sais pas si elle est très à-propos pour illustrer ce que tu racontes Wrath où l'art de sortir les choses de leur contexte.
Rédigé par : une fille des diablotintines | 08 avril 2010 à 06:34
Je cite : "Encore une fois, quand on publie un livre, il faut accepter le jugement du public".
Il faut aussi accepter les critiques négatives des "professionnels", quand on tente de faire publier un mauvais manuscrit...ce qui n'est pas votre cas miss Wrath.
Rédigé par : Pollux | 08 avril 2010 à 12:52