Ma Photo

Twitter

  • Follow wrath_lmj on Twitter

Mon ancien blog

Revues littéraires

« Chloé Delaume et Oui Oui | Accueil | Misogynie ordinaire de la blogosphère littéraire »

05 avril 2010

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Ivan0vitch

Alors Wrath, on retombe dans ses petits pêchés mignons ? Après un post sur la mortifiante Chloé Delaume (dont personne n'a rien à foutre) vous en remettez une couche sur PhJ. C'est vrai qu'il méritait de se faire fouetter, son post sur Alexandra Geyser était inadmissible... Mais bon, là en l'occurrence ça tombe à l'eau : c'était plutôt sympa de sa part de jouer les critiques littéraires pour LeReilly. On ne peux pas à la fois demander une telle critique et dénoncer sa franchise. Ce sont précisément ces critiques franches venant de quelqu'un qu'on respecte, qui font avancer en littérature et permettent de rectifier le tir. Cela fera gagner du temps à LeReilly plutôt que d'avoir à s'en rendre compte par lui même (chose qui serait fatalement arrivée mais dans combien d'années ?). J'ai moi aussi vécu la même chose un peu plus jeune. Le choc avait été brutal, puis, une fois digéré, il m'avait permis de me poser les bonnes questions sur l'écriture. A 20 ans il est rare d'avoir un style personnel affirmé, quelque chose de singulier à dire, une vision personnelle à apporter. On croit souvent être génial alors qu'on se contente sans le savoir de recycler ce qu'on a lu ici ou là. Bref, la critique de PhJ permettra à LeReilly de gagner du temps ou au moins d'arrêter d'en perdre, ce qui n'est pas rien...

melly

Qui aime bien châtie bien et qui n'aime pas châtie encore mieux.

Le Poète de l'année

C'est quoi un wannabe?

poil2plume

Tout à fait d'accord avec vous, Ivanovitch. J'aurais aimé rencontrer, il y a quinze ans, un bon critique, c'est-à-dire quelqu'un qui sait analyser la valeur d'un manuscrit de façon objective. J'ai appris ça toute seule. Au risque de me répéter cent douze fois, il n'y a pas de génie méconnu, il n'y a qu'une foule d'aspirants écrivains qui n'ont aucun recul par rapport à ce qu'ils produisent. Les plus pénibles, ce sont ces génies autoproclamés qui crachent sur les éditeurs parisiens. C'est bien de leur faute s'il faut attendre six mois pour avoir une réponse de Gallimard. Ils ne se rendent pas compte qu'ils nuisent au système éditorial en encombrant les comités de lecture de leur prose
indigeste. Pour ma part, j'ai déniché ici et là des manuscrits absolument splendides. L'un d'eux sera publié à Paris et il le mérite. Il n'y a pas de mystère et Wrath peut cracher dans la soupe tant qu'elle veut, elle n'y changera rien. Soit on a du talent, soit on n'en a pas. Et ce ne sont pas les quelques peoples des lettres qui empêcheront les bons écrivains de trouver un éditeur. C'est un peu facile de taper sur les éditeurs, là où il vaudrait mieux se remettre au travail. Si Le Reilly a compris le message de Phj, il sera publié, c'est juste une question de temps et l'incide d'une vocation véritable. Que les wannabes lisent quelques bios de grands écrivains d'autrefois et d'aujourd'hui : rien n'a changé sous le soleil, ils ont tous ramé. Ce n'est pas Internet et notre "société de communication" qui y changera quelque chose. Au contraire, on rame encore plus dur.

Marc Archippe

@ wrath: Il ne faut pas confondre critique publique (journaux, blog...) et critique privée.La première peut blesser, la personne écrasée par le pied de l'éléphant sans que personne ne lève le regard. La seconde, supposée toucher à l'intime par l'outil de la confiance, vous renforce. Pour un sportif, la musculation fait mal...mais elle conforte votre potentiel. La critique avisée (prendre le mot dans sa portée sémantique complète...avis) c'est la muscul de l'écriture.
@ Ivanovitch: Camarade, il est parfois difficile d'avoir un style fort à bien plus de 20 ans... C'est le challenge!

Scott Summers

Absence de logique toujours aussi fascinante, les conclusions tirées semblent, comme à chaque fois, aller à l'inverse de l'exemple. Comment est-ce possible ? Comment ne pas voir que l'exemple dément la thèse de façon aussi criante ? Déficience cérébrale ? Mémoire à court terme n'excédant pas dix lignes ? Ou bien Ionesco spirit revival dadaïsto-jmenfoutiste ?

nico

PhJ c'est pas le premier mec venu quand même. Maintenant peut etre qu'il faut s'acheter 2 ou 3 gus pour se faire flatter un peu sur son écrituredans les moments de déprime. Ca pourrait peut etre marcher de proposer ses services pour carresser dans le sens du poils les wannabes suivant une grille bien établie. Y a de la thune à se faire j'vous dis...

 Lanturlurette Lanturlu

C'est quoi, ce verbe "cracher" dont vous semblez faire, dans vos billets, un usage compulsif... vous en avez plein la bouche ?
Comment expliquez-vous ce besoin de vous lever chaque matin en se disant " Sur qui vais-je lâcher aujourd'hui mes jets de venin ? ". Est-ce que le trafic sur votre blog vous rapporte beaucoup d'argent ? Est-ce que ce trafic est corrélé à la haine de vos propos ?
Une autre question : avez-vous des amis, de vrais amis, dans les milieux littéraires ? Vous semblez si seule, si malheureuse...
Une dernière question : ne comprenez-vous pas la différence entre une critique de livre terminé (donc inaméliorable) et un commentaire sur tapuscrit, encore perfectible si un coach (ou un lecteur au bon coup d'oeil) a le courage de dire ce qui ne va pas ?

bof bof

c'est qui ce P. Jaenada ?

Marité de Vos

On ne peut pas se plaindre de ne pas être lu et se plaindre des critiques de qui nous lit.
Demander en plus au critique d'être délicat, respectueux, c'est autre chose.
Lui demander encore de ne pas se tromper, c'est êut-être trop.

Oui une critique peut orienter le travail de l'écrivain.
Si elle est juste et fondée elle peut même faire aller dans le bon sens.

Il y aurait donc quelque part un endroit où poser ses valises?
Ce serait la publication qui garantirait qu'on a écrit comme il faut?

Le problème de fond reste le même, une bonne critique ne dit pas plus la "vérité" qu'une mauvaise, construire son style et creuser sa différence demande une grande force.

On dirait que je me spécialise dans le truisme, ça me dérange à peine.

LeReilly

J'aime bien quand on parle à ma place, je me sens sexy.

Techniquement c'est pas la critique la plus violente qu'on ait pu me faire sur mon taf', loin de là.
Et ça n'empêche pas Philou d'être un vrai gentil.

La vie c'est aussi des gens qui n'aiment pas ce qu'on fait. Enfin bref, une montagne d'une taupinière, tous ça.

Francois Martini

L'éreintage de livres publiés ne sert qu'à épargner à l'éventuel acheteur d'avoir à décider lui-même. C'est de peu d'intérêt (sauf en cas de spectacle télévisé, comme pour Zemmour, dans ce cas, l'intérêt est dans le spectacle), tandis que la critique sévère d'un manuscrit permet d'épargner aux éditeurs de perdre du temps. C'est utile.

lb

C'est quoi l'intérêt de ce blog surtout ?

George Cendre

Ce Reilly, c'est le Mickael Vendetta de la littérature. Je donnerai mes deux coudes pour pouvoir lire son manuscrit.

PhJ.

Allons bon. Eh bien : sans commentaire, on va dire...
(C'est complètement idiot, comme post, ou c'est moi qui ne suis pas très objectif ?)

Erotica

Putain, j'aimerais bien avoir PJ comme coach privé. Je ne comprends pas ce que vous n'aimez pas chez PJ, sa plage en feu, c'était quelque chose.

wrath

@PhJ: oh, je vois bien que vous êtes vexé. Mais n'empêche, ce n'est pas gentil de blesser un wannabe alors qu'il faut prendre des pincettes avec un écrivain publié.

(personnellement, je pense qu'il faut critiquer tout mauvais texte, wannabe ou star du milieu).

Panthere

Pfff Wrath; vous en faites de ces raccourcis !

Toute critique littéraire est bonne, car qu'elle soit subjective ou non, elle a le mérite de pousser à la remise en question. Et un auteur qui ne se remet plus en question, stagnera forcément un jour.

poil2plume

M'enfin Wrath, les "stars" du bouquin ont droit, elles aussi, à leur volée de bois vert. Je ne me gêne pas pour descendre une Barbery pontifiante, arrogante et verbeuse qui arrose un supposé "roman" de références philosophiques totalement indigestes. Il y a encore des tas d'endroits où la critique reste libre, heureusement.

Ivan0vitch

@Marc : d'accord en ce qui concerne la poésie. Pour le roman : une histoire qui tienne la route, et surtout qui tienne le lecteur en haleine, qui porte une réflexion. Après le style...
Récemment j'ai passé un super moment avec "Coalescence" de Stephen Baxter, pourtant réputé être un des auteurs de SF ayant la prose la plus réberbative, les personnages à la psychologie la plus sommaire. Même la psychologie des personnages est inutile en fait. Ce qui est intéressant chez un Glen Cook, par exemple, c'est que ses héros en sont complètement dénués : ils expriment leur personnalité par les choix qu'ils sont amenés à faire au cours du récit, par leurs actions... Et puis personne n'est à même de prouver l'existence d'une quelconque "personnalité" définie chez un individu donné. C'est de l'ordre du fantasme et de la construction sociale.

wrath

@Poil2plume: c'est une bonne chose que les blogueurs ne se gênent pas pour critiquer les stars du milieu.

Mais le petit monde de Saint-Germain n'en a pas grand chose à faire des blogueurs. Les "critiques littéraires" du milieu préfèrent s'autocongratuler plutôt que de critiquer.

parfaitement d'accord

C'est une sacrée veine de chance d'avoir accès à une critique personnalisée, les critiques font avancer même quand elles font mal aux oreilles. D'ailleurs LeReilly l'a bien compris. De plus, elle vient d'un professionnel, pas d'un atelier d'écriture où les apprentis écrivains payent pour entendre des compliments sur leur "oeuvre", même s'il s'agit de deux ou trois pages mal torchées. Vive la critique pertinente!

PhJ.

(Allons bon, me v'là vexé, maintenant...) Je ne vais pas réécrire ici les longs mails que j'ai envoyés au Reilly, mais croyez-moi sur parole, Wrathounette, ce n'est pas du tout incompatible avec ce que je disais dans l'ancien commentaire auquel vous faites référence. C'est d'ailleurs pour ça que je ne veux plus lire de manuscrits (si Matthias m'a donné le sien, c'est à la suite d'un échange ici-même, à propos de la mollesse de la littérature française) : ça ne peut servir à rien, que je lise un manuscrit. Si j'aime, ça ne sert à rien (le piston marche mille fois moins que vous ne pensez); si je n'aime pas, non seulement ça ne sert à rien (car ce n'est que mon avis personnel, qui vaut des clous) mais en plus je n'ose pas le dire sincèrement parce que je sais que ça blesse et je n'aime pas ça. En ce qui concerne le manuscrit de Matthias, j'ai dit réellement ce que je pensais d'une part parce que je trouvais la forme très bonne (un manuscrit dont je trouve fond et forme navrants, je dis juste que je ne suis pas entré dedans, quelque chose comme ça), d'autre part parce que le fond m'a véritablement consterné. J'étais carrément en colère à la lecture, donc je n'ai pas pu me retenir de le lui dire : je trouvais que c'était vraiment du gâchis. (Mais comme il dit, d'autres ont aimé, c'est peut-être un livre "générationnel", et mon regard dessus, en tant que vioque, vaut peut-être des clous.) Bon, voilà, bref.

wrath

@PhJ: "J'étais carrément en colère à la lecture" Là, franchement, je suis intriguée.

Matthias Jambon, peux-tu m'envoyer le premier chapitre de ton chef-d'oeuvre? Si PhJ déteste, il y a toutes les chances que j'aime :)

Marc Archippe

@ Phj: Vous tapez dans le mille... Le vrai problème de la lecture "amicale", même confiée à un excellent lecteur, c'est le "générationnel" et le "genre". Comment peut-on (hélas...) avoir la même vision sur un texte si l'on est un femme de 25ans ou un homme de 50? Les réferences, les lectures passées, le plaisir recherché, tout ce que l'on attend de la littérature repose sur des bases différentes... Lorsqu'on me demande de lire quelque chose, je dis à la personne qui me confie le manus : "Attention, je ne parle que pour moi: Homme blanc de type caucasien agé de 55 ans et dont les fondements littéraires vont de Kérouac à Flaubert, de Yourcenar à Murakami..." La seule chose qui me semble aller au delà de cette problématique et qui reste éternel: le style (quelqu'il soit) et l'enthousiasme de la plume. Faire sienne quelque perspective à laquelle se confronte un personnage, vous donner "du grain à moudre"...et on est emporté! On s'approprie ! Mais dès lors, reste-t-on...critique?

Aymond Cussay Dupoulay

Philippe Jaenada est un écrivain quelconque, sans compétence particulière, un type sans avenir dans le monde des zartzetsdeslettres; faire cas de son avis ? Voilà du temps perdu; et de la vanité froissée en vain.

PhJ.

@ Wrath : C'est un livre, justement, dont il ne sert à rien de lire le premier chapitre. Il ne se passe rien au premier chapitre. Ni au deuxième. C'est intéressant, parce qu'on se dit que c'est une atmosphère qu'il installe, pour surprendre le lecteur ensuite. Mais il ne se passe rien au troisième non plus. Et rien jusqu'à la fin.

(Pardon, Matthias, de parler ici de ton manuscrit (du moins de mon humble avis sur ton manuscrit), mais aussi, tu n'avais qu'à pas aller tout raconter de nos échanges à la dame.)

Dahlia

@PhJ: Matthias n'a jamais dévoilé vos échanges de mails à Wrath, et le seul endroit où il en ait parlé c'est SON blog et encore il a été très mesuré sur la question...

LeReilly

Philippe, je n'ai rien raconté de plus à Wrath que ce que j'ai pu poster son mon blog dans une note qui, il me semble est aussi sobre que bienveillante à ton égard.

Enfin, y'a pas mort d'homme en tout cas.

LeReilly

J'ajoute aussi que je prend acte plus que je ne me plains. J'ai demandé son avis à Philippe, il me l'a donné, j'ai pas à aller pleurer derrière ni à lui en vouloir. C'est un deal honnête.
Tout juste ais-je le droit d'avoir l'égo un peu malmené et d'en tirer de quoi alimenter mon blog mais j'en veux à personne. Ça me semble élémentaire d'éducation.

max léon

Ce qui serait peut-être intéressant, ce serait que Le Reilly nous dise (le suspense est désormais insoutenable) si son texte parle de quelque chose et si oui de quoi (je suis étonné, d'ailleurs, que ce ne soit évoqué nulle part, ni ici, ni dans la note sur son blog : ça m'aurait semblé le point le plus évident à développer). Quelle est la raison d'être de ce texte ? Question - il est amusant de le noter - à laquelle Jaenada n'avait pas été capable de répondre ici même il y a quelques mois au sujet de son dernier livre, de là à y voir une forme de projection... On parle ici beaucoup des petites magouilles des éditeurs, on oublie souvent d'évoquer la difficulté psychologique de juger un texte avec suffisamment d'objectivité.

PhJ.

Merci Dahlia et pardon Matthias, j'ai déduit trop vite.

Vous semblez confondre, cher Prof Léon, le sujet d'un livre et sa "raison d'être", comme vous dites dans votre langage de spécialiste.

Iba

Un avis tranché comme le votre, Ph.J fait naître une certaine curiosité, même si elle ne dure qu'un instant.

AD

Je viens de lire tardivement les commentaires à propos de PJ. Je voudrais témoigner de son honnêteté en tant que critique à titre privé et aussi, malheureusement, de sa sincérité quand il déclare que, bien qu'auteur publié chez Grasset, sa volonté de soutenir un manuscrit auprès de sa maison ne sert à rien.
J'en ai fait l'expérience.
Merci donc à lui.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

PODWRATH: interviews d'écrivains et éditeurs

S'abonner aux PODWRATH

stats