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04 mai 2010

Commentaires

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alma

mais lise marie, si on vous présentait en disant: lise marie jaillant, ancienne de sciences-po et (je ne connais pas votre actuelle occupation), est ce que vous pensez que ça vous classerait direct dans le troupeau des rebelles?

sirius

Vous "oubliez" de préciser que Jourde est surtout et avant tout l'auteur de la "Littérature sans estomac".

poil2plume

Alors là, tout à fait d'accord avec Wrath ! J'ai eu une crise de fou rire quand j'ai pris connaissance de la liste. Seigneur, la rébellion qui sort de chez Valeurs Actuelles, fallait le faire ! Ca me fait penser à notre Johnny national qui se la joue rebelle chic en Harley Davidson. Et Wrath a raison de le souligner : où sont les jeunes ? Où sont les femmes ? Si ceux-là sont des rebelles, je suis quoi alors ? Un extra-terrestre ?

Thierry Tuborg

"Mieux vaut être belle et rebelle que moche et remoche" (Loïc Lièvrebec).

Pierre Jourde

Si je peux me permettre, je viens d'apprendre la chose, je n'ai rien demandé, je n'ai même pas lu ce magazine, et j'ai toujours considéré l'appellation de "rebelle" comme ridicule. J'ai d'ailleurs depuis longtemps consacré des textes à ce sujet, en montrant qu'il était idiot de parler de "rébellion" lorsqu'on est, lorsque c'est presque toujours le cas, plus ou moins intégré à un système. Je ne revendique en aucun cas la "rebellitude", qui sert surtout à vendre des baskets. Le concept de "rébellion" n'a aucun sens. En ce qui concerne mes textes critiques, eh bien c'est de la critique, voilà tout. En s'efforçant à la liberté d'esprit, mais c'est autre chose.

Ivanovitch

Chronic'art est un peu le "Marie Claire" des "urban bobo". Des crétins qui se veulent "branché" et qui ingèrent toutes les bouses que des journaleux sortis d'écoles de comm pondent au kilomètre dans le but de noircir des pages et vendre du papier... Chronic'art comme les inrocks ou d'autres magazines du même style inventent des rebelles, des modes et des attitudes à longueur d'année, ils constituent le pendant de la presse féminine dans l'univers culturel. Il ne faut donc pas s'étonner qu'on y lise n'importe quoi. Le drame réside plutôt dans le fait que des gens achètent ces magazines, pire, certains prennent réellement au premier degré ce qu'ils y lisent (en réalité il s'agit surtout d'inventer des "sujets" des "tendances" afin de noircir du papier. Pour ce faire, les rédactions se sont faits une spécialité de la transformation de vessies en lanternes, de conneries en phénomènes de mode etc...)

Lecteur effaré

Est-ce que vous ne lisez que les sommaires, Wrath ? Lire les textes, c'est trop difficile pour vous ? Vous ne dites pas un seul mot du contenu de ce dossier, de ce que les auteurs en question ont à dire, ni de leurs livres. Vous jugez de loin, sans rien connaître et, comme d'habitude, en disant n'importe quoi. François Taillandier, par exemple, n'est nullement journaliste au Figaro. Il peut y écrire parfois, comme invité, mais ce n'est pas la même chose, n'est-ce pas ? Il est d'autre part chroniqueur à L'Humanité. Est-ce que vous renseigner vous paraît un compromis abject ? Est-ce que l'erreur et l'approximation sont pour vous des marques de liberté ?

poil2plume

Mince alors, Pierre Jourde a répondu ! Il est vrai qu'il faisait un peu "tache" dans le lot des "branchés rebelles". J'avais lu sa Littérature à l'estomac, géniale, et j'en avais d'ailleurs fait un papier très drôle (dans une petite revue catholique, d'ailleurs !) en faisant un parallèle avec la Littérature sans estomac de Julien Gracq pour en conclure qu'à 50 ans d'intervalle les deux livres faisaient un constat identique : le règne de la médiocrité, que dis-je, de la médiocratie érigée en impératif catégorique. J'en concluais ironiquement que "l'inculture crasse de la multitude fait le lit des plumitifs".

poil2plume

Mea culpa, il fallait lire l'inverse : La littérature à l'estomac de Julien Gracq et celle, sans estomac de M. Jourde.

r1

Pierre Jourde et Ivan0vitch ayant clos avec pertinence le non-débat, je vous propose chère LMJ d'élever le débat et de nous faire un billet sur l'article "Et si on commençait la démondialisation financière?" paru dans le Monde Diplomatique de ce mois-ci.

novi

Poil2,

C'est oublier que Pierre Jourde a commis tout récemment un acte de rébellion devenu assez rare dans le milieu quelque peu sclérosé des critiques littéraires ; il a tout simplement osé s'attaquer à l'icône Djian, et ce sur le fond et sur le style -incroyable,non ?

A tort ou à raison d'ailleurs, car je suis dubitatif dans la mesure où après tout,on peut parfaitement être fan de l'un ou de l'autre, et qu'une telle diatribe n'y changera rien ( tant mieux pour Djian).

Néanmoins, ce n'est pas courant par les temps qui courent.Alors la question se pose ? Est-ce que c'est justement parce qu'il est bien installé que Pierre Jourde a pu se permettre un tel pamphlet quand d'autres sont encore trop dépendants du milieu pour pouvoir s'exprimer librement ?

Varg (Le Vent Sombre-pub gratos)critique souvent de grosses daubes, mais avec une gentillesse relative eu rapport à son acuité sur le sujet.Comme il est l'un des rares critiques non corrompus d'un paysage morbide : je m'interroge parfois sur les raisons d'une telle mansuétude ? Courtoisie ? (galanterie dernièrement ?)

La rébellion, c'est déjà une affaire de critique, non ?

Scott Summers

Je confirme : le dernier Djian est pathétique d'inintérêt, un bon vieux roman de gare à la papa. C'était où, la critique de Jourde ? Bibliobs ?

novi

@Scott

En effet : Bibliobs.

Étrangement, les critiques vis à vis de Djian sont habituellement dithyrambiques. Doit-on y voir ce fameux formatage de la critique en France dû au triptyque auteur-édition-chroniqueur. Tous se tenant par la barbichette.

Où alors doit-t-on y voir un de ces changements de vents qui font qu'un Chainas tant décrié un moment, devient génial un matin nouveau - qui fait et défait qui, pourquoi, et comment ?

Varg

Novi, c'est naturellement parce que je suis vendu au grand capital. Chaque billet de 500 € glissé entre les pages d'un livre que je chronique accroit ma gentillesse du carré de la vitesse à le dépenser.

J'aurais été galant sur une daube sans m'en rendre compte ? Rares sont pourtant les livres dont j'encourage la lecture, ce qui, a contrario, en fait beaucoup que je trouve dispensables. Pas besoin alors de dire que ce sont des "merdes" ou d'user d'une quelconque violence envers eux ou leurs auteurs.

Francois Martini

Moi, je suis rebelle, et j'ai 55 ans. Et toc.

poil2plume

@Novi : je ne savais pas pour la critique sur Dijan. Je vais aller voir, c'est intéressant. En fait, je voulais dire que son nom faisait "tache" parmi ces adeptes de la "rébellitude" branchouille.

poil2plume

J'ai lu avec intérêt la critique de Pierre Jourde sur Dijan, excellent ! Je n'ai jamais rien lu de Dijan; la seule 4ème de couv. me donnait déjà envie de fuir. J'ai dû avoir un mauvais pressentiment... confirmé par M. Jourde.
Sans nul doute est-il mûr pour orner le prochain "Jourde & Naulleau".

novi

@Poil

Hum, il faut lire surtout ce qu'on n'aime pas,et même -en diagonale- ce qui est franchement mauvais, et d'autant plus lorsqu'on écrit soi-même. Je trouve la démarche pour ma part enrichissante,plus que de critiquer, s'exclamer sur la grosse merde ; de toute façon, les éditeurs sont peu difficiles,le niveau baisse globalement,et si l'on prétend humblement faire mieux, encore faut-il arriver à situer ce qui ne va pas dans ces livres là.

Jourde l'a fait cet exercice (de bonne foi,j'imagine)et il nous livre au fond son émotion plus que des arguments dotés d'un recul nécessaire.

Lady Gagag

J'aime beaucoup l'exercice d'admiration de poil2plume dès qu'un bloggueur signe "Pierre Jourde".
C'est vrai qu'il n'en revient pas : "Mince alors, Pierre Jourde a répondu !"
Alors, du coup: "sa Littérature à l'estomac, (est) géniale" et puis : " j'en avais d'ailleurs fait un papier très drôle" (un peu autopromo ne fait pas de mal) mais aussi: "J'ai lu avec intérêt la critique de Pierre Jourde sur Dijan, excellent !" et d'ailleurs : "Je n'ai jamais rien lu de Dijan; la seule 4ème de couv. me donnait déjà envie de fuir. "

Si ça ne s'appelle pas de la courtisanerie...d'autant plus stupide qu'elle est encore moins efficace sur le net qu'à Saint Germain des Près.

Et voilà. On prend des poses, on analyse doctement, on s'insurge de ceci, on déplore cela...et soudain, un inconnu se révèle être "Pierre Jourde". Tan-tan-tan! Et de se répandre aussitôt sur la moquette.

Flagornerie, quand tu nous tiens par les couilles...

Stephane Bernard

Bien le bonsoir,
j'ai survolé une bonne partie de votre blog et du précèdent, histoire d'en apprendre un peu sur le milieu de l'édition. Si on passe outre votre arrogance forcée et vos divers messages qui me semble n'avoir d'autres buts que de générer un buzz monstrueux (ce en quoi je vous félicite, les gens ne marchent pas, ils courent :) ), vos différents messages portant sur l'édition sont plein d'enseignements. Ils ne dispensent, certes, que votre point de vue, qui est sans doute au moins aussi exagéré que vos pseudo-phobies (France, musulman, administration, ect...), mais ce point de vue est intéressant.

Concernant vos nouvelles, a ce que j'ai compris, vu que vous le répétez régulièrement, vous préférez une critique a un silence, je vais donc vous donner mon humble avis :

Dans la premiere que j'ai lu, Crystal 10/11, j'ai apprecié le style d'ecriture clair, exempt de mots pompeux, les phrases sont assez courtes, ça se laisse lire. Le début est un bon bol d'humour noir. J'ai cependant décroché assez rapidement. En effet, j'avais du mal a visualiser le personnage. A moins qu'un detail m'ai echappé on ne voit qu'assez tard que c'est un homme. Personnellement, tant que j'ai pas au moins une idée du genre d'un personnage, j'ai beaucoup de mal a me le representer et a avoir de l'empathie pour ce qui peut lui arriver ou ce qu'il ressent. De fait je ne me suis pas attacher au narrateur. J'ai ensuite assez rapidement decroché, suite aux descriptions assez... crues. Cette nouvelle n'etait pas trop mon genre.

J'ai fini la deuxième, par contre, Dignitas. J'ai, la aussi, apprecié l'humour de Florentin. Les personnages sont travaillés, pas trop clichés (sauf Mickey). Vous avez appris de Houellebecq, et ça se voit. Notamment le passage du pelotage qui m'a rappelé la tentative de masturbation au début des Particules Élémentaires. Sans doute le coté voyeur qui m'y a refait penser... ou le coté inefficace de la stimulation? bref, c'était assez proche et bien tourné.
Cependant (eh oui...), autant j'ai trouvé très adaptée la manière dont le jeune homme réagit les premiers jours (ranger ses crayons, penser a sa sœur comme étant encore vivante), autant la spirale de la démence qui emporte m'a laissé assez septique. Le personnage semble totalement se figer dans une haine morbide et ne plus du tout évoluer. Dans une nouvelle qui est principalement basée sur les réactions d'un frère par rapport a cet évènement tragique, c'est un peu ennuyeux. Par ailleurs, j'aimerai que vous m'indiquer de quel jeu il parle. Étant moi même un gros joueur (gamer) Black Death ne me dit rien du tout. Sachant que vous répétez souvent qu'un auteur doit se renseigner, cela m'a un peu fait décrocher de voir apparaitre un "jeu inventé pour l'histoire". D'autant que des jeux adapté a votre nouvelle il y en a des caisses.

Autrement, dernier défaut que j'ai trouvé aux deux nouvelles: c'est trop noir. Les personnages sont tristes, amers, désespérés. Et cela lasse tout de même assez vite. Je vous conseillerai d'essayer de jouer sur des contrastes de ton. Je ne dis pas qu'il faut des scènes avec des poneys roses gambadant dans des prairies fleuries, mais, de temps en temps, une bouffée d'air frais pour le lecteur serait utile.
Et ceci d'autant plus pour un roman. Si "crevez tous, cunt useless" est aussi une longue chute dans la haine de soit et des autres, je ne pense pas que je pourrais tenir 200 pages sans anti-deprésseur (oui petite nature, je sais) sans qu'il y ai de temps en temps un peu d'optimisme. Autre détail, les débuts de vos nouvelles sont hilarants, mais l'humour disparait très vite, ce qui ne pousse pas vraiment a s'acharner surtout si l'on n'aime spécialement pas le "trash".

Enfin voila. Navré pour le commentaire un poil long. N'hésitez pas a me corriger si Black Death existe.

Bonne chance pour vos manuscrits.

Stephane Bernard

haine de "soit"... mon dieu j'ai honte :)
Navet pr lé fots lol, si je puis dire. Mettons ça sur le compte de l'heure.

(par ailleurs je me permets de préciser que mon appréciation de la noirceur de vos textes est bien entendu une affaire de gout. Mais je crains que beaucoup de personnes n'aient du mal avec des textes aussi joyeux)

wrath

@alma: je ne suis pas (et je ne tiens pas à être) dans la liste des "nouveaux rebelles". Grosse différence, quand même.

@Pierre Jourde: "la "rebellitude", qui sert surtout à vendre des baskets."

On est d'accord (cf l'excellent "the rebel sell" de Jonathan Heath et Andrew Potter).

poil2plume

@Stéphane Bernard : excellente critique des nouvelles de Wrath - je n'ai jamais osé les lire, le côté trash me rebute, justement. Elle ne vous répondra pas, pourquoi le ferait-elle ?
@Novi : votre raisonnement tient la route, mais je vous assure que j'ai lu aussi, il y a quelques années, les immondices de la mère Angot, les machins boursouflés de la mère Laurens et aussi le style ampoulé d'un Sollers (par ailleurs excellent quand il ne sombre pas dans le roman glauque). C'est pourquoi les 4èmes de couv. de Dijan m'ont rebutées : elle promettaient trop de tout ce qui me fait horreur, le style pompeux, les wagons de poncifs, etc.

Panthere

Cette critique si négative sur Chronic'Art (enfin, sur ces rebelles) me donne justement l'envie de m'y abonner :-)

Thierry Tuborg

Normal, tu es rebelle.

Bignouf45

Si vous aviez lu l'introduction de ce petit dossier, vous auriez compris l'intention des auteurs, et le sens qu'ils donnent au mot "rebelles".
Ce n'était pourtant pas compliqué : en gros, au milieu de la première page, il est écrit que "rebelles" est employé par opposition à "rebellocrates" au sens de Philippe Muray.
Et là, tout s'éclaire...

Par ailleurs, votre liste est un peu tronquée : les Jourde et autres sont cités parce que cousins de la famille en question, mais les auteurs principaux mentionnés sont Ramos, Maulin ou Trümmel, qui ne sont pas précisément des vieillards.

Bon, maintenant, vous avez décidé d'être malhonnête et de ne pas lire ce que vous critiquez. Libre à vous, mais ne vous étonnez pas que tout le monde vous prenne pour une bille !

Stef.b

@poil2plume : Parce que quand on passe un moment a lire puis a rédiger une critique, sur la demande de l'auteur, que ce dernier daigne répondre a une question simpliste me semble la moindre des choses? ;)

poil2plume

@Stef.b : je n'ai pas rédigé un article à la demande de l'auteur. Je l'ai fait de ma propre initiative et Pierre Jourde ignore probablement l'existence de ce papier...

Fuminator

Quand j'entends le mot "rebelle", je sors mon revolver à pilon.

Jérôme Leroy

45 ans seulement et toujours en activité à Valeurs Actuelles.
Pour le reste, je n'ai rien demandé. Ni à Cronic'art, ni à vous d'ailleurs.
Je n'ai pas le sentiment d'avoir depuis vingt ans bénéficié d'une quelconque bienveillance du "bloc central" médiatique. Si cela ne fait pas de moi un rebelle, cela ne fait pas non plus de moi un enfant chéri du système.
Pour le reste je vois que vous avez Thierry Tuborg dans vos lecteurs. Je le salue bien amicalement et espère le revoir un de ces jours.

r1

Je ne sais pas si Sacha Ramos est un "nouveau rebelle", mais son roman est sacrément réjouissant...

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