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Revues littéraires

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10 mai 2010

Commentaires

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Zorro

"Il y a un côté Madame Bovary chez ces femmes (et hommes) de province qui rêvent de gloire parisienne et de publication chez Gallimard."

Séquence rafraichissement de mémoire:
http://wrath.typepad.com/wrath/2010/03/lisez-lavantpropos-de-mon-nouveau-livre.html

"J'ai commencé ma carrière de wannabe à l'âge de 23 ans. Je venais de finir Sciences-Po, aucun job ne me tentait vraiment, j'avais pas mal de temps et pas grand chose à faire, je me suis mise à écrire. En France, tout le monde veut être écrivain. Je n'ai pas échappé à cette grande aspiration nationale. Et à quoi bon écrire sans être publié? Bien sûr, je voulais accrocher l'oeil d'un éditeur. Rien en dessous de Gallimard, voilà ce que je me disais à mes débuts."

El Doktor

Ce blog est une touchante autobiographie.

Nicole

@Wrath
"Faut-il abandonner l’écriture pour autant? Non, bien sûr. Mais aucune publication ne doit se payer par des années d’attente et d’humiliation…"

Que proposez-vous chère Wrath ? D'après vous, il ne faut pas renoncer à écrire, mais il ne faut pas non plus prendre le risque de se heurter à des refus et des humiliations. En gros il faudrait renoncer d'emblée, sans s'être un peu battu...
Le problème de vos récriminations (parfois justifiées) est le suivant: vous ne proposez rien comme alternative...
Probablement parce qu'il n'y a PAS d'alternative.

Michel

@Nicole... Et si vous commenciez déjà par changer le titre ? "Solo ma non troppo". Totale abération. Et pourquoi pas "Zbro tna brodvijk uta" ?, tant qu'on y est.

Vous cherchez bien un éditeur français non ?

Scott Summers

"Il ne faut pas pleurer qu'on ne reçoit que des refus." "Même si vous êtes le nouveau Flaubert" ? Ben ça va, il y a de la marge, là...

Francois Martini

Mais… si vous êtes le nouveau Flaubert, vous faites comme Houellebecq : vous venez vivre à Paris et créez votre réseau. Un jour vous commencez chez Nadeau, puis poursuivez chez Flamarion (ou Gallimard).

C'est tout simple.

A.

Pierre Jourde: "La France est sans doute le pays du monde où le système de soutien à la création littéraire est le plus puissant et le plus complet : prix littéraires innombrables, foires ou salons du livre répartis sur toute l’année et dans tous les départements, nombreux périodiques spécialisés, bourses de création et résidences d’écrivains. Il faut ajouter à cela un dense réseau de librairies. Un tel système permet à de nombreux écrivains de vivre et de se faire connaître. La diversité des maisons d’édition, aussi bien par la taille que par la spécialité, est un élément déterminant. Sans les petits éditeurs de littérature, beaucoup d’écrivains ne parviendraient pas à trouver leur place.
Non que l’on publie chez les petits éditeurs des ouvrages plus intéressants que chez Gallimard ou au Seuil. Le choix n’y est, proportionnellement, ni pire ni meilleur. Mais ils exercent au moins quatre fonctions essentielles : permettre à de jeunes auteurs d’accéder à la publication ; assurer la survie de genres peu commerciaux ; faire passer en France toute une partie de la littérature étrangère ; rééditer certains écrivains oubliés
Reste à savoir ce que l’on appelle « petite édition » en littérature. Bien souvent, un petit éditeur en cache un gros, dont il n’est en fait qu’une collection. Il serait tout aussi pertinent d’opposer maisons indépendantes, tournées vers la littérature (Gallimard) et maisons dépendant de groupes industriels, que d’opposer « petits » et « gros ».
Le véritable petit éditeur est indépendant, et cela pose des problèmes spécifiques. Il est diffusé en général par un distributeur spécialisé dans les maisons de taille restreinte, ou bien pratique l’autodiffusion. Il fonctionne avec une ou deux personnes, souvent sur la base du bénévolat. Pour certains, l’édition est un violon d’Ingres coûteux, et dévorateur de temps. Quant à vivre de cette activité, ce n’est jamais facile. D’où le caractère trop souvent éphémère de telles maisons, confrontées à d’innombrables difficultés.
Lorsqu’un auteur débutant a été, situation classique, refusé par toutes les grandes maisons, il se tourne vers une petite. S’il parvient au succès, il arrive fréquemment qu’il la quitte. Il est récupéré par une grosse structure, qui a les moyens de le faire accéder plus vite à la notoriété et aux prix.
Ainsi, les éditions Parc, qui publient de beaux petits livres, originaux, dans une indifférence presque complète, ont pris le risque de publier les premiers textes de Gilles Sebhan et de Pierre Mérot. Mais, en dehors de quelques découvreurs tels que Dominique Noguez, les journalistes ont commencé à les considérer comme intéressants dès qu’ils sont entrés dans des maisons plus connues. D’autres ont eu moins de chance. Un petit chef d’œuvre comme Carnaccia, d’Olivier Gambier, est destiné à rester quasi ignoré. Dans un siècle, on le classera peut-être parmi les grands oubliés. Quant à John Gelder, qui a fondé Parc, on reconnaîtra un jour en lui une de ces figures méconnues de l’édition, comparable à un Poulet-Malassis, l’éditeur des Fleurs du mal, à un Léon Genonceaux, celui de Lautréamont, ou un Delangle, qui s’est ruiné en publiant l’Histoire du roi de Bohême de Nodier.
On pourrait multiplier les exemples. Olivier Bessard-Banquy évoque, dans L’Edition littéraire aujourd’hui, le cas édifiant de Houellebecq, qui a publié son premier roman chez Maurice Nadeau : « publié d’abord par un éditeur courageux mais de peu de moyens, Houellebecq a bénéficié de l’extraordinaire richesse de la petite édition qui seule s’est engagée à le soutenir et le porter vers le public alors que les grandes maisons lui ont toutes fermé la porte au nez ». Philippe Claudel a publié des livres chez Phileas Fogg ou La Dragonne avant de connaître le succès chez Stock avec Les âmes grises. Hédi Kaddour, l’auteur de Waltenberg (Gallimard) publiait auparavant au Temps qu’il fait. José Corti publie presque toute l’œuvre de Claude Louis-Combet. POL, à l’époque où il était indépendant, a eu le courage de soutenir l’œuvre difficile, mais essentielle, de Novarina, sans parler de Jean Daive, Christian Prigent, Eric Meunié. Richard Millet y a fait paraître de nombreux livres avant de passer chez Gallimard.
Sans la petite édition, la poésie, en France, n’aurait pas survécu. Ce ne sont pas Grasset ni Fayard qui perdraient un sou en publiant de jeunes poètes. Ces maisons n’ont pas pour vocation la poésie, mais le chiffre d’affaires. On n’appartient pas impunément à l’empire Lagardère. Les poètes autrefois publiés dans les grandes maisons trouvent refuge dans les petites. Les éditeurs de poésie, innombrables et dévoués, à l’existence aussi éphémère parfois que les revues, se nomment, par exemple, l’Escampette, le Dé bleu, Creaphis, Lettres vives, Comp’act, Al Dante, Tarabuste, Fata Morgana, Cadex, Deleatur, Le Temps qu’il fait, Rougerie, Encres vives, Obsidiane, Cheyne, etc. Souvent, ils publient aussi de beaux livres où un écrivain s’associe à un artiste, comme Voix d’encre, à Montélimar. Sans eux, aurait-on pu lire Alain Borne, Valérie Rouzeau, James Sacré, Christophe Tarkos, et presque tous ceux qui animent une vie poétique peut-être plus intense aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été ?
Il y a cinquante ans, les grands éditeurs misaient sans doute plus sur le fonds, moins sur la grosse cavalerie et les ventes rapides. En outre, dans les années soixante et soixante-dix, celles du boom économique et culturel, les éditeurs importants prenaient plus facilement le risque de textes difficiles et d’auteurs peu connus, de peur de rater le train de la modernité.
Ce ne sont pas seulement les auteurs marginaux, ou les futurs grands écrivains, qui trouvent refuge dans les petites maisons, ce sont aussi les genres et les tons mineurs, négligés ou provisoirement méprisés, comme autrefois le roman : érotisme, satire, canulars, insolite, faux dictionnaires, catalogues d’expositions loufoques, récits incongrus et univers imaginaires sont chez Parc ou au Daily Bul, à la Musardine, chez Desmaret, Berg ou Joca seria. Tout n’est pas réussi, mais les petits éditeurs demeurent le principal lieu d’expérimentation et d’invention sans lesquelles une littérature ne vit pas.
Beaucoup d’auteurs étrangers vivants doivent passer par de petites maisons pour se faire reconnaître. La Fosse aux ours effectue un travail essentiel pour la connaissance de la littérature italienne. L’Esprit des péninsules publie des écrivains mongols, croates, bulgares ou turcs. Anne-Marie Métailié donne à lire, entre autres, des textes brésiliens ou portugais, Liana Levi traduit de l’hébreu ou du yiddish.
Enfin, c’est bien souvent dans la petite édition que l’amateur trouvera des rééditions soignées d’auteurs oubliés ou des textes rares de grands auteurs. Sillage publie le Tannhaüser crucifié de Hanns Heinz Ewers, les éditions du Sandre ressortent Les Soirées de Saint Petersbourg de Joseph de Maistre, essentiel pour l’histoire des idées au XIXe siècle. C’est grâce à la défunte Chasse au Snark et aux éditions du Fourneau que l’on peut retrouver maints textes de la fin du XIXe siècle, grâce à Max Milo que l’on redécouvre le tout premier Goncourt, John-Antoine Nau, ou, sous une forme malheureusement très incomplète, le Entartung de Max Nordau, une des références du discours fasciste sur la création. Le Castor astral exhume des textes méconnus de Bove, Nodier, Satie, Jarry. Longtemps, on n’a pu se procurer certains de romans des Huysmans ou des recueils de nouvelles de Jean Lorrain que chez A rebours, Christian Pirot, Maren Sell. Et qui d’autre que Jérôme Millon publierait les introuvables de la mystique chrétienne ?
En dépit de leurs faibles moyens, ces éditeurs sont aussi, fréquemment, des artistes, réalisent de beaux livres, que ce soit dans la tradition - belle typographie, beaux papiers, belles maquettes - ou dans l’invention, jusqu’à faire du livre un véritable petit objet d’art moderne. Pour des sommes très modestes, on peut se procurer les superbes ouvrages de l’Archange Minotaure, d’Eolienne, de l’Epi de seigle ou de la Sétérée.
Les petits éditeurs ont à la fois un problème de visibilité et un problème d’argent. Les libraires croulent sous l’accumulation de romans. Comment trouver un espace pour un recueil de poésie tiré à trois cents exemplaires, mal distribué, et dont on vendra un ou deux en six mois ? Non seulement les journalistes accordent presque toute la place, à chaque rentrée littéraire, à deux ou trois livres publiés par Flammarion, Grasset ou Albin Michel, mais les prix les plus connus vont systématiquement aux grandes maisons. Enfin, comme s’il fallait définitivement en finir avec la pluralité et avec l’édition indépendante, celles-ci envahissent les rayons avec des tirages massifs, entassent des piles dans les Fnac. On publie 700 romans français en septembre. Cette abondance ne signifie pas que le lecteur a vraiment le choix. Les mémoires d’un chanteur ou le roman d’un présentateur de télévision chez XO ou Lattès ne sont pas nécessairement plus lisibles et plus palpitants que, chez Allia, un récit d’Oliver Rohe ou une réédition de Pierre Louÿs. Mais en l’absence de véritable information, le lecteur moyen ne choisit pas : il prend ce qu’il voit et ce dont tout le monde parle. Certains ont les moyens de lui faire croire qu’il choisit.
On s’étonne donc des offensives régulières des grandes maisons qui prétendent que les meilleurs écrivains sont tous chez eux et s’en prennent aux petits pour leur reprocher de n’avoir qu’un succès de snobisme, ou d’encombrer les tables des libraires. Il ne suffit pas aux grands éditeurs d’être riches, il faut aussi que les autres n’aient pas le droit d’exister.
Un petit éditeur, à moins de bénéficier d’une fortune personnelle ou de trouver un mécène, finit par être dévoré par un plus gros. S’il veut survivre et demeurer indépendant, il doit souvent avoir recours aux aides à la publication apportées par le Centre National du Livre. Mais celui-ci ne peut pas soutenir tout le monde. L’implantation en province permet de solliciter l’aide des centres régionaux du livre. Seule une minorité de petits éditeurs est installée à Paris. Mais l’appui des collectivités locales peut entraîner une nouvelle sorte de dépendance, et obliger l’éditeur à entrer dans le système des féodalités politiques. Certaines régions accorderont leur soutien de préférence à des livres illustrant le patrimoine régional : d’où une tendance à se tourner vers la littérature du terroir. La décentralisation se recroqueville en localisme culturel.
L’édition tend à se concentrer en vastes conglomérats rassemblant maisons d’édition et journaux. Ces conglomérats deviennent eux-mêmes la propriété de groupes industriels qui vendent de tout, de l’eau, du papier journal, des écrivains, des armes. D’où une production orientée vers une rentabilité rapide, une puissance écrasante de distribution et de promotion, et de permanents conflits d’intérêt : les journalistes chargés d’orienter les choix littéraires des lecteurs sont salariés par des producteurs de livres.
L’indispensable survie des petites maisons indépendantes ne sera possible que si les pouvoirs publics considèrent sérieusement la culture comme une exception aux règles du libéralisme, non seulement en s’opposant à certains regroupements, mais en assurant la véritable autonomie, politique, économique et culturelle, des Centres régionaux et national du livre (CRL et CNR). Les bibliothèques, médiathèques, universités pourraient aussi orienter leur politique d’achat et d’animation en faveur des petites maisons indépendantes présentes dans leur région –ce que certaines ont déjà à cœur de faire, d’ailleurs.
Il en va de la responsabilité des tous ceux qui interviennent dans la diffusion du livre, afin que le public des petits éditeurs ne se limite pas aux curieux, aux amateurs éclairés. Les libraires qui tentent de soutenir ces maisons ont eux-mêmes besoin d’appuis. Un journaliste devrait mettre un point d’honneur à ne pas se faire l’auxiliaire d’opérations publicitaires, ni, sous prétexte d’« événement », à se précipiter au secours des vainqueurs. Les membres des jurys des prix littéraires, au lieu d’accorder les plus rémunérateurs aux plus riches (qui ont, il est vrai, quelques moyens de manipuler ces jurys) devraient avoir à cœur de couronner des ouvrages publiés par de petites maisons. On en est loin, hélas."

 Jérémie Ledeux

J'ai beau lire et relire votre billet, Wrath, je ne vois pas en quoi il démontre que les manuscrits envoyés par la poste ne sont pas lus par les éditeurs parisiens. Je ne vois pas non plus en quoi il prouve que Stock ne publie pas de primo-romanciers inconnus. Il y a bien des auteurs qui peuvent témoigner du contraire.
Répéter n'est pas prouver. Je vous vois bien en procureur de la grande époque soviétique :
- Et maintenant, la parole est à la défense.
- Eh bien, nous avons ici des témoins qui...
- TA GUEULE !

coucou

Démontrer que les manuscrits sont lus par les éditeurs est la même chose que vouloir montrer les bienfaits de la psychanalyse!
Onfray, dans un livre récent, démolit le mythe de Freud. Un mythe d'ailleurs ébranlé depuis longtemps pour qui s'intéresse à ces questions-là.

Mais au delà de savoir si les éditeurs lisent effectivement les manuscrits(quel rapport entre Galligraseuil et un petit éditeur de province), le plus important, pour chacun, n'est-il de tenter de construire sa vie d'artiste, d'écrivain comme on invente nos chemins en marchant, plutôt que d'être constamment dans une sorte de ressenti négatif?
C'est juste un point de vue.

claude

P.O.L lit les manuscrits qui lui sont envoyés !!!! Arrêtez avec vos allégations qui ne sont fondées sur rien.

valerie

Toujours pareil, wrath. Laissez cette pauvre fille tranquille, autant à la rentrée elle sortira un best seller chez Gallimard, on n'en sait rien !! Pourquoi ne faites-vous pas un billet sur le goncourt de la nouvelle attribué à eric emmanuel schmitt ?? ça c'est de l'info pour le monde de l'édition et le manque de soutien aux auteurs peu connus...

Robert

La photo (pour ceux que ca interesse) c'est Johanna Lumley, une actrice et une icone au RU depuis Chapeau melon et bottes de cuir, et aussi Absolutely Fabulous.

r1

@A : merci pour cet intéressant texte de Jourde, il n'est jamais inutile de rappeler certaines vérités par ici;
@Coucou : très juste, votre petit passage sur l'invention du chemin.

El Doktor

"Un journaliste devrait mettre un point d’honneur à ne pas se faire l’auxiliaire d’opérations publicitaires, ni, sous prétexte d’« événement », à se précipiter au secours des vainqueurs."

Cet extrait de phrase tirée du texte de Jpurde me fait doucement rigoler. C'est émettre un voeux pieu à peu de frais. Car c'est justement ce que font les journalistes littéraires dans 99, 9999% des cas. Et je suppose que Jourde connaît suffisamment le système pour ne pas jouer au bel utopiste. C'est s'octroyer le beau rôle, en somme, de "celui qui dénonce" et rêve un monde meilleur. Et surtout, ça ne fait pas avancer le schmilblick.

Robert Morlock

Du bruit, du bruit, du bruit.

wrath

@Nicole: mon rôle n'est pas de proposer des alternatives (je n'ai ni le temps, ni l'argent de monter une maison d'édition à moi). Après, si vous voulez perdre 15 euros en frais d'impression et de timbres pour un envoi à Gallimard, c'est votre problème. Mais il ne faut pas vous plaindre d'essuyer un refus...

PhJ.

On ne peut jamais se plaindre d'essuyer un refus.

anne-gaëlle

oui POL lit et répond même à de parfaits inconnus. J'avais 24 ans quand il a lu mon premier roman et a demandé à me rencontrer. 10 ans après suite à l'envoi d'un autre manuscrit il m'a répondu à nouveau, personnellement, et longuement, détaillant ce qu'il avait aimé dans mon texte, et ce qui lui plaisait moins. Impossible d'écrire une telle lettre sans avoir lu entièrement mon manuscrit. Enfin il m'a encouragé à lui faire lire mes prochains textes. Je ne suis pourtant "personne".

Hairmont

Je confirme que POL lit les romans envoyés par la Poste de la part de parfaits inconnus.
Mon premier roman, envoyé en septembre 2009, sera ainsi publié par POL en mars 2011. Aucun réseau, aucun copinage, aucune recommandation, juste mon texte dans une enveloppe en papier marron.
Et chez POL vous trouverez dans son bureau des dizaines et des dizaines d'enveloppes similaires qui seront TOUTES lues, au moins partiellement.

Ce qui vient de m'arriver prouve qu'il est POSSIBLE de se faire éditer sans relations, et par une grande maison parisienne qui plus est. Ca n'empêche pas que le copinage doit également exister, mais les éditeurs (en tous cas ceux comme POL) continuent bien de faire leur travail de repérage et de soutien en faveur des jeunes écrivains (j'ai 28 ans), quoiqu'on en dise.

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