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03 mai 2010

Commentaires

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Mouche

Amusant, ces recommandations. Je suis en partie d'accord. Comme Elmore Leonard, j'ai horreur des "jeta-t-il", éructa-t-elle" et autres, comme lui aussi, je fais la chasse aux adverbes et évite les points d'exclamations. Quand à couper au maximum, c'est aussi un "truc" utile - Yourcenar, par exemple, comptait le nombre de mots supprimés par page et s'enchantait de battre ses propres records.

Mais là où je ne suis pas d'accord avec ces conseils, c'est qu'ils se présentent comme des "commandements" : ce qui est valable pour certains auteurs et certains styles ne l'est pas pour tous. Imaginons simplement ce que ça donnerait si on se mêlait d'appliquer ces règles systématiquement : les Proust, Tolstoi et autres s'en trouveraient singulièrement amaigris. Et au résultat, nous aurions des textes tous écrits selon le même modèle. Un peu comme les séries américaines sont toutes formatées sur le même schema, ce qui les rend par moment insupportables à regarder - je coupe désormais systématiquement le son quand, à la fin d'un épisode de n'importe quelle série, on a la même musiquette ridicule…

Ivan0vitch

@Mouche : effectivement, l'heure est plutôt au "page turner". Personnellement je n'ai rien contre, il y a même de très bonnes choses, et je préfère un bon divertissement à une des innombrables bouses auto-fictives germanopratines. Cependant à trop normaliser on a tendance à éradiquer le singulier... Ors c'est précisément cela qui, au fond, est intéressant en littérature. Imaginez Tolstoï ou Dosto passés à la norme "page turner". Quant à "Suttree", le chef d'oeuvre de Mc Carthy, il n'en resterait tout simplement rien...
L'exemple d'Hemingway est bien trouvé mais pourquoi est-il cité comme La référence en créative writing ? Je l'ai toujours trouvé plat et inexpressif, presque journalistique... Tout ça ressemble fort à une mode. Il est pourtant intéressant de s'inspirer des techniques d'écriture des studio, mais les systématiser me paraît contre-productif. De plus rien n'empêche de greffer un style personnel sur des procédés type "cliffhanger". Il est bizarre de vouloir faire rimer techniques de "page turner" et style plat, minimaliste, suppression des descriptions etc... Dantec, par exemple (et oui, encore lui) arrive très bien à concilier les deux.

A.

La rebelle du net n'est qu'un "mutin de panurge", un "idiot utile". Elle en fait chaque jour la démonstration.

Robert Morlock

"Ne pas utiliser d’autres verbes que “dire” dans les dialogues (les “s’exclame-t-il avec fureur” et “murmure-t-elle plaintivement” alourdissent un texte)."

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Sauf que "s'exclame-t-il" et "murmure-t-elle" suffisent. C'est vous qui ajoutez des adverbes hors sujet. Comme toujours, Wrath et le raisonnement logique font deux.

Robert Morlock

Ivanovitch : "Il est bizarre de vouloir faire rimer techniques de "page turner" et style plat, minimaliste, suppression des descriptions etc... Dantec, par exemple (et oui, encore lui) arrive très bien à concilier les deux."

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Comme référence du "page turner" stylisé, "Crime et Châtiment" se pose là.

Bref, toujours autant de vide dans les "posts" de ce blog et toujours aussi peu de cerveaux disponibles dans les commentaires.

Panthere

C'est vrai tout ça...

Après reste l'adaptation au style, c'est irrémédiable. Ce ne sont malheureusement pas des vérités, même si sur le fond "ils" n'ont pas tort.

Alain Isaac G.Cor

Bullshit !... Pourquoi un personnage n'aurait-il pas le droit de "s'exclamer avec fureur" si la nécessité se fait sentir ? De tels préceptes sont à consigner dans le livre des contributions à l'appauvrissement de la langue et à la "normatisation" de l'écriture en général. Merci les anglo-saxons, encore une fois. Notez que je le dis, je ne "m'exclame pas avec fureur"...

dude


I don't like english people, but I do love their language___which makes me a little sad seeing how they use it in literature.
Principles are crap, they are useful for very bad writers only, but true artists don't need any rule.

For shame.

Alain Isaac G.Cor

I full agree, dude, and now that I read you, I don't remember how to write in french. I'm completely prisoner of the Anglo-Saxon culture! Damned ! I don't know how to think by myself. I can only follow... follow the rules !... Help !

Aymond Cussay Dupoulay

@Panthère
"Ce ne sont malheureusement pas des vérités, même si sur le fond "ils" n'ont pas tort."
Cela se confirme, vous êtes la madame Michu des blogs littéraires.

novi

Je n'attends rien d'Elmore Leonard.

Je n'ai pas besoin d'un auteur anglosaxon pour être prophète en mon pays. Je n'ai nul besoin de ses conseils pour écrire dans la nuit,et voir jaillir de l’obscurité des histoires des hommes, du passé qui se mélangeant au présent, dessine des futurs en forme de prophéties. Pour m'interroger sur ce qui fait les transgressions, les soumissions.Pour m'amuser à piocher des personnages, pantins animés de mes colères, de mes fureurs, et une fois enfin apaisé par les mots qui expliquent, me vient un étrange mépris pour la suffisance de ces auteurs arrivés.

Panthere

Cher Aymond,

Dommage que les nuances vous échappent...

poil2plume

Si ces conseils sont parfois utiles, rien ne vaut l'expérience, l'imagination, la "patte" de chaque auteur. Un écrivain, un vrai, se passe bien de manuels pour écrire. A la base de son talent, il y a une culture qui lui est propre et une façon bien à lui d'agencer, de détourner, bref, de jouer avec les mots. Si les ateliers d'écriture peuvent aider un aspirant écrivain, ils ont le défaut de couler tous les élèves dans un même moule. Vous imaginez un "creative painting" à la sauce Picasso ? Une horreur, n'est-ce pas ?

LysNoir

Ô Novi, chantre de la modestie! Avouez que vous aimeriez bien être "arrivé " comme ces auteurs que vous prétendez mépriser...Mais j'oubliais, Facebook a consacré la force de votre prose, ça doit suffire...

@Ivanovitch: Moi, j'aime bien Hemingway, je le relis en ce moment. Son écriture est dépouillée,, d'ailleurs il disait qu'il fallait écrire simplement des choses compliquées...Et il fait des descriptions! J'apprécie tout particulièrement ses chutes.

A.

http://www.lexpress.fr/culture/les-nouveaux-reseaux-de-la-culture_852715.html

pat

Ces conseils rejoignent ceux que donne Stephen King dans son excellent livre "Ecriture" (sa vie, son oeuvre, ses techniques de travail...)

Arsinoe

Des centaines, voire des milliers d'écrivains, suivent ces conseils ou les appliquent spontanément. Mais quel sera leur poids face aux mémoires de Zahia ?

soupirlas

Pardon mais donner des conseils d'anglophones à des auteurs francophones, c'est complètement idiot. L'anglais a son système bien à lui pour les dialogues, le français en a un autre, et les dialogues anglais avec "he said" et "she said" à chaque ligne sont impossibles à traduire tels quels, demandez à n'importe quel traducteur.
On peut "dire", oui. On peut aussi chuchoter, murmurer, susurrer, bredouiller, balbutier, bégayer, crier, brailler, beugler, hurler, mugir, tonner. On peut s'étonner, s'insurger, s'enthousiasmer, s'extasier, s'écrier, s'exclamer. On peut grommeler, ronchonner, rouspéter, râler, se lamenter, gémir, soupirer, geindre. On peut demander, s'enquérir, exiger, se renseigner. On peut même miauler, glapir, blatérer, aboyer, rugir, pépier, roucouler, couiner, gazouiller. On peut trancher, lâcher, cracher, siffler, souffler, glisser au passage. On peut éclater, exploser. Et surtout, ON PEUT FAIRE CE QU'ON VEUT !

poil2plume

@soupirias : très juste. Le problème avec notre époque c'est qu'elle est friable. Rien ne perdure, rien n'a plus aucune valeur,chacun semble regarder chez son voisin avant de se lancer dans l'aventure des mots. Déplorable. J'ai même trouvé un site où une jeune fille demandait aux internautes ce qu'ils pensaient de son journal intime ! Néanmoins, je suis assez d'accord avec l'un des auteurs qui disait qu'on n'écrit pas bien dans un café. On peut s'y rendre, prendre des notes, mais rédiger c'est impossible.

Francois Martini

Là, presque tous ces conseils sont en négatif. inutiles, donc.

Pour le guide d'écriture, plutôt que ce Mayer, je recommande celui de Jean Guenot : Écrire. Il est génial. L'ai-je déjà dit ?

http://monsite.wanadoo.fr/editions.guenot/page1.html

Just do it.

wrath

@Ivanovitch: l'écriture n'a jamais été un processus "libre" et sans règle. Tous les grands poètes ont commencé par maîtriser les formes classiques avant d'écrire. Tous les écrivains de talent ont débuté avec des romans réalistes (Marguerite Duras la première).

Le problème de la littérature française contemporaine, c'est ce nihilisme du "sans règle". Voilà comment on produit des Christine Angot et les logorrhées d'autofiction.

Lady Gagag

Règle 1 de l'écrivain contemporain: ne SURTOUT pas perdre son temps sur les blogs.

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