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Revues littéraires

« Robert Laffont: le roi est mort, vive les princes! | Accueil | Comment tre publi (piston ou pas piston?) »

21 mai 2010

Commentaires

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A.

Wrath, vous faites fausse route. Jourde demeure très critique vis à vis du milieu de l'édition. Seulement il n'est pas aveuglé par la haine et sait faire preuve de subtilité dans ses analyses. Par ailleurs, ce que vous avez pris pour une critique à votre égard était en partie flatteur. Bref, vous vous tirez une balle dans le pied.

Dahlia

Il est signé chez Gallimard, ça n'empêche pas qu'il ait dézingué Djian en bonne et due forme il y a peu, qui est pourtant une star de chez Gallimard...

Marité

Chère Lise-Marie Jaillant,

Quand vous serez éditée chez Gallimard, j'irai lire votre prose dans la grande librairie du sous-sol du Bon Marché qui est agrémentée de canapés en cuir et où la lecture est libre.

Vous ne seriez alors que la preuve vivante de vos dénonciations, mais si c'est votre notoriété (ça vient) qui ouvre les portes des éditeurs, que faire alors?

En attendant ce jour, parce que je lis votre blog j'imagine que vous pourriez être habillée de lin candide dans la collection blanche et continuer de venir ici dénoncer les coulisses.
Vous y auriez des informations de première main.

Dr. Grrr

Aïe-aïe-aïe...
Ce texte, qui se voudrait une petite parabole acidulée et brillante, révèle en fait le vrai problème de la signataire: elle ne sait pas écrire. Non pas qu'elle soit analphabête. Ce que je veux dire, c'est qu'elle ne sait pas écrire suffisamment bien pour attirer l'attention d'un éditeur qui lui-même sentira dans le texte un fort potentiel, un point de vue singulier, un univers et un style, bref, un auteur en devenir. Elle écrit comme elle pense dans l'instant, c'est à dire mal.
Quelques exemples rapides.
1/ Le texte commence sur une ironie convenue que contredit aussitôt le choix emphatique des termes ( "de la névrose à la Lumière", "la grandeur d'un milieu",etc). L'ironie et la grandiloquence sont incompatibles, Wrath. Relisez vos classiques, Voltaire, Montesquieu, par ex. Vous verrez ce qu'est une ironie maîtrisée, apparemment légère et totalement efficace.
2/ La concordance des temps est chaotique, non maîtrisée (ou si c'est volontaire, c'est complètement raté), on passe d'un passé simple introductif à un présent pour rebondir une phrase plus loin sur un imparfait. De la bouillie grammaticale. N'accablez pas Angot, vous vous en rapprochez (encore qu'elle ait le mérite, elle , d'aller jusqu'au bout de sa névrose...ce qui n'est pas votre cas; ça reste gentillet, votre texte, terriblement inoffensif.)
3/Pauvreté du champ lexical, superlativisme systématique des adjectifs-clichés (", l'incroyable vacuité", " s'extasier", "le talent des stars germanopratines"...). Renouvelez votre vovabulaire, lisez de grands auteurs pour toucher du doigt l'infinie richesse du vocabulaire.
4/Accélération mal contrôlée de la chronologie narrative, ellipse brutale et maladroite, absence de rythme dans la progression de l'histoire. Effet de répétition malvenu (Enfin! ...enfin!...Enfin...on dirait du BHL, en pire!) 5/Epilogue qui met en scène la personne elle-même et qui arrive comme un cable dans le potage...Soit vous vous lettez en scène dès le début, c'est un parti-pris que vous développez, soit vous restez sur Jourde qui est le sujet de départ, non?....bref, c'est ni fait ni à faire.
De deux choses l'une, Wrath: ou vous avez torché ce pensum en 20 minutes entre deux réunions de bureau...ou vous n'avez pas assez bossé votre texte. Dans les deux cas c'est impardonnable et ça donne une idée de comment peut réagir un éditeur à vos textes si ils sont du même tonneau. La négligence n'a jamais fait style... A la télé, peut-être, mais pas en littérature.
Wrath, en fait je crois que vous préférez nettement alimenté votre blog de rafales de textes mal foutus (mais qui nourrissent votre ego et votre besoin de reconnaissance) à l'idée de travailler un texte jusqu'à l'épuisement mais avec, à la clef, un texte digne de ce nom.

Comme ceux que vous dénoncez par ailleurs, vous avez choisi la gloriole facile d'une mini-notoriété du web à l'accès autrement plus escarpé du trajet d'un 'auteur digne de ce nom, c'est à dire avec un projet, beaucoup de travail et, éventuellement, plus tard, une oeuvre.

En cela vous êtes un pur produit de l'époque: identique à ces anonymes qui, propulsés dans un peu de lumière (web ici, télé là), s'évertuent, tout honte bue, à faire semblant d'être ce qu'ils rêvent d'être: des étoiles qui attirent les foules.
Vous avez cofondu la gloire et l'art, le chemin et l'objet. Dommage.

Marité

La révolte contre l'hypocrisie de l'édition institutionnelle serait-elle une maladie infantile de l'écrivain?
Est-ce qu'on en meurt ou est-ce qu'on en sort diminué?
L'institution dit ça pour faire croire que la révolte ne peut venir que d'enfants, parce qu'ils seraient ignorants de tout.
Soyons enfants si c'est de là qu'on voit le mieux.

novi

Gallimard est ma maison d'édition préférée en tant que lecteur et celle qui m'inspire le plus en tant qu'auteur.

Pensez qu'il s'agit de l'éditeur de tous les grands rebelles du polar à la française : le socio-réac Jonquet, le staliniste Daeninkx, et les petits nouveaux Ferey l'aventurier, Ledun un auteur surgit de la zone, sans oublier le grand Chainas : l'homme qui décrit avec une force peu commune la réalité sociale de son pays ( bon,il est facteur de son état,comme l'autre le politicien).

Des bouquins qu'on lit sous le manteau en tremblant, croyez moi..., les sous sol du Bon Marché nous confie Marité,la vache ,c'est carrément underground.

Val

@ Dr. Grrr Vous avez une 'extra ordinaire' faute d'orthographe dans votre alimentation...C'est drôle.

Ivanovitch

Bah, Jourde fait oeuvre utile à son niveau, tout comme vous au vôtre. Après, effectivement, on peut s'interroger sur le fait qu'il ait accepté d'être publié dans la collection blanche dont il vomit les auteurs emblématiques : il y a là une contradiction...

Francois Martini

Excellent post ! J'ai bien ri ! C'est tout-à-fait cela.

Le Poète de l'année

Pierre Jourde a raison dans son article !!


Faut arrêter Lise-Marie Jaillant !!! Votre blog tourne en rond et à vide !!!!


Ecrivez plutôt et envoyez vos textes à des éditeurs maintenant que vous êtes connue sur Internet et dans la blogosphère !

JD

Comme vous êtes susceptible, Mademoiselle Jaillant. Vous semblez en vouloir à M.Jourde pour son post concernant votre blog et par conséquent vous caricaturez son propos en lui donnant une nouvelle fois raison, puisque la seule chose qu'il vous reproche, c'est votre manque de subtilité, votre absence du sens de la nuance. Or Jamais P.Jourde ne dit, contrairement à ce que votre ironie suggère, que tous les manuscrits d'inconnus sont lus par les éditeurs. Il dit qu'un faible pourcentage est lu et qu'un très très faible pourcentage est publié. A force d'être manichéenne, vous ressemblez à G.W.Bush, votre politique c'est : vous êtes avec ou contre moi ! Mais vous savez, on peut être ni l'un ni l'autre.

Marité

@ novi

Rien d'undergroud, sauf qu'ils sont en sous sol, à lire dans les canapés du Bon Marché, rien de rebelle, je tremble rarement en lisant, je ne lis jamais en cachette, et moi aussi j'aime beaucoup des productions Gallimard, comme (presque) tout le monde.
L'image de la lecture en sous-sol en canapé de cuir était une plaisanterie, c'est possible?

alma

@ novi et marité
hmmm, plus d'underground au Bon Marché, depuis que la librairie est montée au deuxième étage, voici quelques semaines.

Faut-il y voir un signe?

Francois Martini

Bon, en fait, Jourde, il est enquiquinant : il a passé toute sa vie d'obscur prof à écrire et, à la retraite, il profite de ce qu'il sait écrire. Le travail récompensé. Quelle horreur !

Marc Galan

Ironie et grandiloquence ne vont pas ensemble ? Et les louanges à lire au second degré ? Plus elles sont dites sur un ton grandiloquent, mieux elles frappent.
"On vit alors ce prodige qu'un philosophe franchissant d'un bond les plus larges et profonds abîmes de la pensée, doublé d'un romancier à la plume si subtile qu'à part lui, nul n'a su décrypter ce qu'il voulait dire, s'avérait, avec son film le Jour et la nuit, et pour un coup d'essai, surpasser les plus grand maîtres du 7ème art. Jamais en effet on n'a vu autant de gens sortir aussi vite des salles où il était projeté, sans doute poussés par l'enthousiasme et la volonté de clamer la bonne nouvelle : Max Pécas a trouvé son maître.

Francois Martini

Z'êtes méchant, Marc. Le Jour et la Nuit, dont j'ai trouvé une copie DVD chez un soldeur américain, est un nanard comme on n'ose pas imaginer. ahurissant, sidérant, hallucinant, et les mots me manquent. Mon dvd a un succès fou et fait le tour des amis. On en rit dans les dîners en ville et ceux qui ne l'ont pas encore tenu en prêt piaffent de découvrir cette merveille de cinéma raté.

C'est - de loin - le plus mauvais film que j'ai vu de ma vie. Certes, je n'ai pas tout vu.

mi-figue

c'est incroyable je decouvre le blog... quelle rancoeur puante chez cette nana... aucun style... ça fait limite flipper... elle est en train de pourrir sa vie pour des conneries... je voulais juste te dire au passage, si ça peut te rassurer LiseMarie, les gens lisent plus donc au moins tout est +/- réglé, emballé, pesé pour le siècle à venir...

Panthere

Je n'aurais pas mis le dernier paragraphe Wrath. Vous vous faites passer pour une victime du milieu, ça se sent à plein nez, et ça ne passe pas.
Par contre, je pense que vous vous méprenez sur Jourde. Son article était bien balancé, certes, mais à lire entre les lignes, il y avait pas mal de terrain commun entre vous et lui.
Vous avez loupé une occasion là...

nico

Bon ben moi j'ai trouvé que ce post avait de la gueule et c'est même un des meilleurs que j'aie lu ici selon moi et j'ai rien d'autre à dire alors je la ferme.

PhJ.

Eh ben je suis d'accord avec Nico. Je ne sais pas si Vrouatte fait "fausse route" ou pas, je me fous un peu de ce qu'elle pense de Pierre Jourde, je me fous aussi de savoir s'il a "trahi" ses convictions d'antan ou pas (il y a quand même pas mal de choses un peu plus importantes – et puis on n'a pas le droit de changer ?), mais je trouve qu'il est bien, son post. N'écoutez pas Dr Grrr, Wrath (enfin, de toute façon, je sais que ce n'est pas votre genre d'écouter ce que disent les autres, donc ça va), il cherche juste à mettre en pratique et à rentabiliser ses cours du soir section "Editeur" chez Berlitz.

coucou

Une névrose dont parle Wrath a ceci de particuliers qu'il s'agit habituellement d'un fonctionnement inadéquat d'un sujet( par exemple dénigrer sans cesse), fonctionnement répétitif connu par le sujet lui-même( par opposition à la psychose).
Mais une névrose n'est que la partie visible de l'iceberg. Et une partie invisible existe. Dénigrer sans cesse le monde germanopratin ne cache t-il pas en réalité une farouche envie d'y entrer, dans ce monde!
A bon entendeur...

mi-raisin

Je suis d'accord aussi avec les deux précédents : les considérations techniques de Dr. grrr, bien que probablement pertinentes, ne font pas beaucoup avancer le débat, et l'allégation de mi-figue selon laquelle plus personne ne lirait de nos jours est du même ordre que le "castastrophisme" planétaire ou la fin imminente de la couche d'ozone : du vent.

Dr. Grrr

Je ne crois pas que ce "PhJ." soit le "vrai" PhJ."

Trouver ce post "bien"(sans autre explication) ne lui ressemble pas. Ou bien c'est de l'ironie (mais vraiment entre les lignes, voire perversement invisible), ou du foutage de gueule. Je penche pour la deuxième solution.

C'est ça qui est drôle avec l'anonymat du net. SI ça se trouve, depuis le début, c'est un gros blaireau sachant à peine tenir un stylo qui se cache derrière cette usurpation d'identité.

@Miraisin: il n'y a pas à faire avancer le débat, l'auteur de ce blog tourne en rond comme un poisson rouge dans son bocal. Simplement gratter un peu la merde qui croit se présenter comme de l'or en barre.

novi

Mais si,il se passe des choses.

Lorsque P Jourde, mécontent de ce qui selon lui ruine la littérature -la sienne- consent à descendre dans l'aréne ; il choisit de s'offrir en pâture au bon peuple des gradins,abasourdi d'y apercevoir ce noble estampillé par les César de l'édition.

Lorsqu'il sarcle Djian, autre tribun assermenté : il remet en cause un ordre dont il se fait pourtant le gardien un article plus tard -trop tard- en attaquant le cirque Wrathien.
Et le bon peuple lecteur attend indécis de lever le pouce ou de le baisser.
Mais les César sont des dégénérés de nos jours ; ils préfèrent regarder les rayons des libraires bruler.

Bienvenue parmi les gladiateurs, Pierre.

Hubert Bonnisseur de la Bath

Etrange pour le moins que Wrath, en passe de devenir l'écrivaine la plus célèbre de l'hexagone, demeure en butte à l'hostilité du monstre éditorial. A moins que la publier ne soit justement l'ultime et fatale méchanceté à ne pas commettre ?

mi-raisin

J'abonde dans le sens de novi, qui nous gratifie là d'une métaphore filée bien sentie pour décrire l'état de décadence du système éditorial français.
@ dr. grrr : voilà qui est intéressant. Eh bien on va vous laisser faire ggrratte-grrratte avec votre mé-merde, alors...
@mi raisin : j'en remets une couche parce que le déclin de la littérature ne me paraît pas complètement annonçable par vous. Au fur et à mesure que les stratégies de communication moderne tuent peu à peu la véritable information (c'est-à-dire que l'on communique de plus en plus sur rien), le besoin des gens de recevoir un vrai message (ou des vraies valeurs) par le biais de "prophètes" non forcément autorisés par le système va se faire sentir, et cela, seule la littérature me semble à même de pouvoir le prodiguer (y compris en politique, d'ailleurs). Après, qui de la figue (doucereuse) ou du raisin (moelleux) va s'en charger ?, je ne saurais le dire, mais je suis à peu près certain que des gens comme Jourde, après la littérature à l'estomac et le déboulonnage en règle de Djian, vont finir par s'épuiser ou être récupérés par le système, tandis que de prometteuses petites pousses de hargne virtuelle nées comme par contamination de ce phénomène de décervelage généralisé par les média vont peu à peu tirer leur épingle du jeu - jusqu'à ce qu'un autre, peut-être (panthère ou bien python ?) vienne étrangler définitivement le nœud de vipères de la consanguinité culturelle en France.

Michel

D'accord avec Ph.J, ce poste est plutôt bon, et juste. Et pour une fois plutôt bien écrit, avec ironie. Assez rare pour que ce soit souligné. On aurait presque l'impression d'être sur un blog littéraire. Presque.

Julius

à propos de consanguinité, regardez qui figure à coté de Pierre Jourde... encore une héritière, me semble-t-il...

Panthere

Ben, c'est qui alors Julius ?

r1

Joy Sorman, fille de Guy Sorman, qui n'est pas boulanger...
Sinon, nul doute (according to the PheeJee theory) que Joy se fût appelée plutôt Brigitte et qu'elle eût dédicacé des croissants plutôt que des bouquins.

Julius

bravo !

Panthere

Ah, merci. En tout cas, elle est très mignonne - je n'ai lu aucun de ces livres, donc ... - c'est marrant, on dirait le clone de Sandra Bullock.
(on s'en fout en fait)

Dr. Grrr

" On aurait presque l'impression d'être sur un blog littéraire." Ca c'est de l'ironie.

Le soleil se lève à l'ouest

Mais Dr Grrr je me pose la question si PhJ n'est pas PhJ, qu'on usurpe son identité. Dans quel but??! Il y a forcément une cause à ce phénomène, vous seriez assez aimable d'éclairer ma lanterne.

stéphane

commentaire sur le commentaire de pierre jourde commentant le blog de Wrath : et l'essentiel?...

je cite pierre jourde:

"Si un message fort doit être simple, il ne s'ensuit pas qu'il doive être faux pour être simple. La fausseté, et au-delà, l'absence de complexité condamne le message. Dans le cas qui nous occupe, l'excès de la position ridiculise une idée globalement juste. De la meilleure manière de rendre un mauvais service à une cause..."

tout à fait d'accord, on peut bien penser qu'en tombant parfois dans le faux une critique perd de sa force et bien sûr de sa légitimité...

mais n'est-ce pas aussi l'excès de préciosité dans la distinction conceptuelle qui est ridicule?...

car selon le même pierre jourde: d'une bonne action initiale (dénoncer les excès de l'édition...) on tombe (avec wrath, carrément) dans une mauvaise action...

pourquoi "mauvaise"? parce qu'il y a parfois "mensonge"... "excès" mais qui a dit que le mensonge était "mauvais"?

le mensonge peut servir une cause juste avec efficacité, noblesse...

les résistants français mentaient sous l'occupation allemande...
heureusement

et sans aller aussi loin : une critique "forte" est nécessairement "exagérée", parfois aux limites de la vérité...

bref, ce commentaire de jourde fait oublier l'essentiel il me semble:

ce propos radical de wrath est singulier, original, constructif (wrath aime aussi les textes des autres et l'édition, pas seulement ses propres productions...), il provoque des débats sur l'édition et défie l'autorité.

Dr. Grrr

"ce propos radical de wrath est singulier, original, constructif"(...) "il défie l'autorité."

Ca, je ne sais pas comment le qualifier : hyper-ironie? presbytie mentale? Les deux ?

wrath

@r1: exact. D'ailleurs, "Boys, boys, boys" a remporté le prix de Flore en 2005. L'année d'après, un roman de Pierre Jourde était sélectionné pour le Flore. Comique, sachant que Jourde a longtemps craché sur Beigbeder. Mais depuis, il est rentré dans le droit chemin...

@PhJ: merci, très cher. Il fut un temps où vous pensiez que je ne méritais pas la collection Harlequin. Je suis contente d'avoir progressé:)

stéphane

L'ANONYMAT PLOMBE LE DEBAT

Dr Grr

je trouve constructive la démarche de wrath sans ironie... ( pas mal d'initiatives ont été lancées sur ce blog... maison d'édition internet: Revue sans soirée, envois de manuscrits par internet (message à l'attention des éditeurs), fiches de lecture gratuites pour manuscrits etc)

pour la "presbytie mentale?"... pouvez-vous parler autrement qu'en rabaissant les autres?... vos commentaires ont-ils d'autres buts?
Où est "votre" propre clairvoyance?... votre vision...dans quel propos?
Ou quelle initiative?...
d'ailleurs comment même le savoir puisque vous êtes anonyme?

Un gros défaut sur ce blog: (je le dis à LMJ depuis 3/4 bonnes années) : autoriser l'anonymat car ça plombe, rabaisse nécessairement le débat.

novi

"""sachant que Jourde a longtemps craché sur Beigbeder. Mais depuis, il est rentré dans le droit chemin...""

En même temps, ce sont les ravages du consensus mou inhérent à ce milieu terriblement corrupteur.

La rébellion et la liberté de pensée qui en découle s'arrêtent très exactement au moment précis où votre lectorat devient conséquent,suffisamment pour que le dit milieu s'en inquiète et fasse mine de s'intéresser à vous.
Et ceci même dans le cas des gens publiés par de petits éditeurs. D'un coté celui-ci vous demande de l'aide : il doit vendre vos livre sur des salons pour gagner sa vie, et d'un autre côté la tentation de dire leur fait à un certain nombre d'auteurs ( les thrillerdeux de merde par exemple)- comment faire lorsque les mêmes organisateurs de salon vous propose un fauteuil ,-croyant bien faire pour vous être agréable- aux cotés de ces auteurs...Baston ou ça finit devant un verre ?

Soral raconte çà très bien d'ailleurs : Begbei qui paie sa tournée après avoir pris sa mandale...

cavalerie

Stephane , vous vous demandez, à propos de la citation de Jourde que vous avez extraite:
"pourquoi "mauvaise"? parce qu'il y a parfois "mensonge"... "excès" mais qui a dit que le mensonge était "mauvais"?"

Sauf que vous tronquez la pensée de Jourde qui explique plus loin pourquoi la démarche de Warth lui semble mauvaise
Je le cite:

"Pourquoi une mauvaise action ? Parce que c'est, objectivement, une justification des salopards et des malhonnêtes. Ça arrange beaucoup le corrompu d'être rangé avec les gens honnêtes. Sa corruption se voit moins, il est plus tranquille. Au lieu de distinguer, d'aider les auteurs à s'y retrouver en montrant où l'on fait un vrai travail de recherche de jeunes écrivains, on s'enchante de sa radicalité, et au fond on laisse le système intact. Jaillant ne sert à rien, hélas, parce que son parti-pris d'ignorance et son simplisme la rendent insignifiante. Il faut lutter contre les dérives de l'édition, mais on le fera d'autant mieux qu'on n'écrira pas n'importe quoi."

C'est pour cela je pense, Stephane, que DR Grr s'est permis d'être sarcastique: parce que vous faites semblant de poser une question à laquelle Jourde répond déjà clairement dans son texte...

Sinon je ne suis pas d'accord avec vous: si l'on dénonce un sytème ou un milieu (ici le milieu de l'édition et le problême du choix des auteurs à publier) il faut le faire de manière rigoureuse et détaillée, calmement, preuve à l'appui, sinon effectivement, tout ce qu'on peut dire de juste est décrédibiliser.

cavalerie

décrédibilisé pardon, la fatigue, on va dire...

stéphane

MECHANCETE GRATUITE

cavalerie :


merci
oui c'est vrai je n'avais pas lu avec attention la suite... pour l'explication de "mauvaise action"... par jourde...
je n'avais pas poursuivi...
mais puisque vous me le permettez:
la suite du propos me paraît encore très éloigné de la réalité du blog Wrath...
LMJ ne range pas "exactement" tout le monde dans le même panier puisqu'elle a même créé une rubrique "Editeurs en marge" !
Il me semble que le blog tire surtout à boulet rouge sur certaines "majors", en disant que le manuscrit envoyé par la poste (et publié) demeure une exception...
tellement une exception qu'il en devient un mythe (à dénoncer) sur lequel un certain marketing s'appuie...
rien de délirant il me semble...
à quoi bon les grands concepts et des levées de boucliers pour infirmer ce qui s'impose comme une réalité...
le blog Wrath fait beaucoup pour l'information des auteurs (tout récemment un post sur "Le bord du lot éditeur",...) et surtout à quoi bon cette méchanceté: c'est très méchant, très très méchant de dire (je le cite) Jaillant est "insignifiante" ou qu'elle "ne sert à rien" alors qu'elle produit un post (souvent documenté) tous les 2/3 jours...

lui aussi: de quoi manque-t-il? en quoi a-t-il besoin de rabaisser LMJ comme cela?...

ce jourde, de surcroît (contrairement à Mr Grr dont on ne connaît pas l'identité... et si ça se trouve ... c'est jourde ! à moins que Mr Grr ne réponde bientôt) jouit d'une certaine reconnaissance... alors à quoi bon?... parler ainsi d'un travail sur la toile vieux de 4/5 ans, qui renseigne les auteurs sur les éditeurs, invite certains éditeurs à se remettre en question..., organise des débats, chronique des livres, ironise sur certains prix ou manifestations littéraires (un travail avec ses excès et ses défauts il va sans dire...) à quoi bon?...venant de ce jourde?...

Léonie

Pas d'avis sur la polémique en cours, ni sur celles qui sont advenues depuis, mais j'ai aimé lire ce post , Lise-Marie

le koala

Alors ça, je l'avoue, je l'avais laissé passer. Il est vrai que depuis que je fais du fromage de chèvre bio dans les Causses, voire du fromage de bouc eu raison de mon incompétence notoire en fait d'élevage et d'affinage, ce genre de trucs me passe un peu au-dessus, à côté ou bien encore en-dessous.
L'ironie est facile, s'agissant d'un pourfendeur comme Jourde qui "rentre dans le rang". Elle est facile et pourrait néanmoins être salutaire, mais voilà: Jourde, au moins, a du talent. D'autres que lui se targuient de dénoncer de façon toute aussi virulente les travers du milieu en étant pistonnés, et sans savoir aligner trois lignes sans basculer dans quelque fossé sémantique ou sans se toucher le nombril (peut-être même l'anus, dans le cas d'Angot). Maintenant reconnaissons-le: on ne dit pas non à la "Blanche" de Gallimard. A certains égards il faudrait, certes, mais cela nécessiterait une force morale hors du commun. Il est plus facile de renoncer au Nobel de littérature quand on s'apelle Sartre et qu'on n'a déjà plus rien à prouver. A la place de Jourde (soupir), j'aurais cédé, moi aussi.

fidelio

La voiture n'avance pas sans piston. L'édition, c'est pareil. Je ne vois pas pourquoi tout le monde s'offusque.

Nicole

" On ne dit pas non à la blanche de Gallimard. A certains égards il faudrait, certes, mais cela nécessiterait une force morale hors du commun."
Pour ma part, je dirais qu'il faudrait être très con pour refuser la blanche de Gallimard (ou dire non à POL ou Grasset)^^
Le côté rebelle puriste "je préfère rester maudit et seul dans mon coin, fuck les grandes maisons corrompues" relève à la longue et passé 30 balais d'une pathétique immaturité.

novi

@Nicole

Je plaide en faux, en considérant bien sûr que le propos tienne aussi sur la collection noire de Gallimard, la fameuse SN en l'occurrence, et ce depuis l'époque de Raynal ( les bolchostalinistes)et Masson de nos jours ( les bobos).

Et je vous interroge au vu de l'incroyable descente aux enfers du catalogue global, de la bouffonnerie visant par exemple à nous présenter un Chainas comme la rebellitude française, sur le comment et le pourquoi qui pourrait pousser un auteur réellement subversif ou sulfureux à s'afficher dans un tel catalogue, or égo ou carriérisme ?

Je dirais même plus,il s'agirait d'une erreur stratégique du point de vue de l'histoire du roman noir, et c'est justement à ce niveau que peut se situer la maturité d'un écrivain.

L'allittérateur masqué

On sent dans l'allitération en "t" de votre "pathétique immaturité" le tic-tac de l'horloge qui s'avance. S'agit-il de l'horloge biologique ?

Varg

Novi, l'équivalent de la "Blanche" n'est pas la Série noire mais « La Noire », qui n'a rien à voir : Ledesma, Crumley, Sallis, un malheureux Constantine, etc., je ne les ai pas tous en tête, beaucoup de très grosses pointures étrangères, guère de polars surtout du très noir avec beaucoup, énormément de style(s) et de façons d'écrire qui sortent des sentes habituelles.

Raynal a traduit et publié Sallis ou Crumley, cela suffit, pour moi, pour le sauver de la damnation éternelle.

Les petites crottes françaises n'ont aucun importance, d'hier ou d'aujourd'hui. Je n'ai pas lu Chainas et je ne m'en porte pas plus mal pour l'instant. Je n'ai pas lu Gouy, idem... Et certains bouquins dans la SN sont excellents. Ah ! cornegidouille ! il s'agit d'auteurs étrangers... Au temps pour moi...

novi

J'ai l'impression que nous autres auteurs français de roman noir, allons devoir nous passer d'une certaine frange du lectorat institutionnel du polar, durant longtemps.

Trahis par l'édition,trahis par ce lectorat particulier.

Pas grave au fond et peut-être même salvateur ; cela nous permet de travailler dans une pénombre confortable, et puis ainsi nous ne devrons rien à personne.

C'est même carrément jouissif de pouvoir crier : on vous emmerde ! (d'autant que si j'étais chez Gallimard,je pourrais pas le dire).

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