Romain Monnery vient de sortir un premier roman au Diable Vauvert: “Libre, seul et assoupi.” Comment a-t-il fait pour se faire publier?
La version officielle (sur Buzz littéraire): “Avant même de commencer j’avais ciblé trois éditeurs : le Diable Vauvert, le Dilettante et France Loisirs (pour ma mère, je serai écrivain le jour où mon nom figurera dans leur catalogue, pas avant). Le Diable, j’aimais tout : la ligne graphique, l’éditrice, l’esprit, les auteurs, les traductions, tout. J’ai donc envoyé mon manuscrit se balader du côté de Vauvert en croisant les doigts. Après plusieurs semaines de rites sataniques et de multiples sacrifices humains, j’ai fini par recevoir une réponse. Par bonheur, c’était un oui. [...] Ensuite, j’ai donc retravaillé le texte en compagnie de Charles, l’éditeur du Diable [...].“
Sur son passage par la revue Décapage: “A défaut de m’offrir une crédibilité d’académicien, ces nouvelles [publiées dans Décapage] m’ont surtout permis de rencontrer Jean-Baptiste Gendarme, illustre rédacteur en chef de la revue, qui m’a beaucoup aidé dans la relecture du manuscrit. En résumé, l’affiliation à Décapage m’a sans doute aidé, c’est sûr. Après, savoir s’il est indispensable de bénéficier d’un réseau pour sortir vivant de ce parcours du combattant qu’est l’édition, franchement, je ne sais pas. Je vais dire que c’est comme la carte de presse. Si on l’a c’est appréciable, mais on peut tout aussi bien faire sans. ”
La version officieuse: Romain Monnery est un jeune journaliste parisien au carnet d’adresses très bien rempli. Il est passé par Les Inrocks et Télérama (dans le cadre de stages, mais quand même), et s’est bâti son propre réseau à la force du poignet. Après, prétendre que le réseau ne sert à rien pour se faire publier, c’est vraiment se moquer du monde...
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