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04 octobre 2010

Commentaires

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Cactus

Faux! La p.99 est la pire des pages. Je ne puis que vous conseiller la page 102. Les pages paires sont toujours mieux écrites, comme l'attestent de nombreux tests scientifiques.

Débilibus

Ah ouais, ça marche super ! J'ouvre un roman de Don Lorenjy à la page 99, je lis : "facilement" (c'est le premier mot. Wrath lit trois lignes, mais pourquoi se fatiguer, un mot suffit).
Merci, je vais enfin pouvoir diminuer rapidement ma pile de bouquins à lire.

Marco

Infaillible. Et ça marche pour tout, il suffit de transposer: poésie 9° vers du 9° poème du recueil, theâtre premiers mots de la scène 9 de l'acte IX, journal intime année 99, blog 9° commentaire du 9° billet.

novi

Bah, dans le polar et le thriller : le quatrième de couv"" suffit largement pour constater le énième remake d'enquêtes policières mille fois rabâchées. Parfois seul le nom du flicart de service change, quand d'autres nous infligent des mélanges de flicart amerloque à la sauce Quai des Orfèvres ( le grand prix des lèche-culs de la police). Après une histoire complétement con, qu'elle soit bien écrite ou pas...

PhA

C'est d'ailleurs pour ça que mon (très) petit dernier s'arrête à la page 98 (sans blague).

alain g.cor

(dans le sillage de marco)
oui, d'ailleurs, il suffit de lire le 99ème post de ce blog pour se rendre compte que ça n'avance pas : les éditeurs ne font que du copinage, les manuscrits envoyés par la poste ne sont jamais publiés, Houellebecq est un génie, etc...

Fenny More

C'est bizarre, à la page 99 du bouquin de Wrath, il y a...rien.
Comme ça, au moins, pas de jugement, pas de risque. Et si c'était ça, votre "problème d'écriture", Wrath? La peur du risque.

Ivanovitch

C'est incroyable, j'ai fait le test avec mon propre bouquin et ça marche ! Ainsi, si je prend la page 99 :
"Elle compta srcupuleusement la monnaie puis imprima un reçu qu'elle me
tendit avec la clef en m'expliquant que la chambre était située à l'autre extrémité du
bâtiment. Elle me souhaita finalement bonne nuit et bonnes vacances. Je remerçiais puis sorti
rapidement. C'était trop facile. Je sorti le sac à main de la Golf, un des t-shirt que j'avais acheté le matin, pris le dernier sandwich et la bouteille d'eau puis pénétrais dans la chambre située quasiment au même niveau. Elle était relativement spacieuse, sentait la climatisation et dégageait une impression de propreté maniaque."
C'est à chier, tout le monde en conviendra.
Par contre, si je prend la page 102, comme suggéré plus haut, c'est nettement plus palpitant : "La chose n'est pas forcément évidente en Croatie mais je réussi néanmoins à tomber sur Iggy Pop et poussais le volume à fond."
Là, ça prend tout son sens.

Marc Galan

Je me fais le même test qu'Ivanovitch

– S'il faut en passer par là !.. Ça va être difficile. Comment l'amener ici en silence, plus, en secret ?
– Medhwedmartor avait la solution.
– C'est vrai ! Eh bien, vous, là, allez trouver le roi et demandez-lui de vous montrer où il a vaincu ses loups. Ensuite, priez-le de vous faire visiter son domaine. On aura le temps de le récupérer et de l'amener au camp.
– C'est ça ! On va s'emmerder à visiter ce village minable et à écouter sur la chasse aux loups des banalités, et rater le récit de son secret. Nous ne le saurons qu'après, de seconde main. Entendre un exploit de la bouche d'un héros, ou une vilenie de la bouche d'un témoin, te met à sa place. D'autres lèvres, c'est nous servir de la bière recrachée. Toi-même, ne tiens-tu pas à nous conter toutes tes actions afin de faire de nous des guerriers à rivaliser avec toi ?
Kleworegs dévisagea le protestataire. Une des rares sentinelles à avoir su réagir en combattant aguerri le jour où il avait mis à l'épreuve leur vigilance. Il avait apprécié son attitude. Le jeune homme au nez trop long, dos tourné vers l'arbre, corps bien dans l'axe de sa lance, avait scruté par-dessus son bouclier d'où pouvait venir un nouveau coup. Ce serait injuste de le frustrer, lui et ceux chargés de détourner l'attention des villageois, de la révélation.
– Tu as raison. Voilà mon plan : Nous rendrons visite ensemble au roi et nous nous ferons montrer où étaient les loups. Après, chacun essaiera de retenir tous ceux qu'il peut autour de lui. Parlez-leur de vos cochonneries de cette nuit, c'est ce qui aura le plus de succès. Pendant ce temps, quelques-uns iront me le chercher et me le ramèneront au camp.
– Il vaudrait mieux que ce soit ici, à la maison des hôtes. Nous aurons moins de chemin à faire, et ceux du village ne peuvent y entrer que sur notre invitation. Par contre, pendant les trois jours d'Aryamenos, ils sont comme chez eux dans notre camp. Ils risquent d'y venir et de tout découvrir.
– Oui, c'est vrai ! On fait comme ça ! Dis-moi, femme, ils ne vont pas vérifier s'il est chez lui ?
– Non, y l'évitent. Vous inquiétez pas !

Marc Galan

Et maintenant, comme Ivanovitch, le début de la 102

LES MORTS VICTORIEUX


Kleworegs leur avait souhaité une bonne nuit. Il se dirigea tout droit, sans perdre un instant, refusant même une dernière cervoise, vers la maison d'hôtes. Son témoin l'y attendait. Il avançait d'un pas vif, faisant tressauter son torque et ses bracelets. À peine entré, il interrogea ses hommes :
– Vous l'avez eu ?
Une voix inconnue lui répondit. Il en apprécia d'emblée le ton.
– Je suis là, Kleworeg reg e !
Il s'en approcha, l'examina. La lueur des torches accentuait ses traits volontaires et désenchantés. Un héros à qui la gloire s'était refusée, et qui le savait. Il remua à nouveau les lèvres. Il désigna les guerriers à son chevet.
– Toute la journée, ils m'ont abreuvé de tes actions d'éclat et de leur joie d'être avec toi. Ma longue attente est finie. Enfin, je peux tout raconter. Vous entendrez. Vous comprendrez. Tu décideras comment laver la honte et rendre l'honneur.
(« Il a raison. C'est la fin de sa longue veille... sans doute, aussi, de sa course. »)
Kleworegs s'arrêta, accablé. L'estropié le suivait des yeux. Il releva la tête.

Petit malin

Si Wrath ne lit que la p. 99, comment fait-elle pour savoir que le personnage n'a pas évolué depuis la p. 27 ?

alma

En même temps, la 99e page de mon dictionnaire hachette est celle où on parle de l'artichaut. Et ça, ça encourage.

Jan

Plus amusant... Essayez de trouver une phrase de LMJ, rien qu'une seule, où brille un tout petit peu d'esprit, d'humour... D'intelligence... Une tournure heureuse, un mot qu'on peut se rappeler avec plaisir...
Forte récompense au chercheur de l'impossible.

novi

@Ivan

Tu exagères,car enfin ne pas trouver Iggy Pop en Croatie - et les Kamrades de chez Zinhof alors ? Ce serait point du made in Croatia des fois...

ah

@Jan : "qualité d'un livre" ? Oh, non, je sèche.

TSF

Ah bah tiens, il n'y a pas de raison, ma page 99 personnellement à moi que j'aie... :

Dimanche, 6 février

10h08. Aéroport de Funchal. Tout le Barnum de ces derniers jours se met à l’heure du départ
pour Paris. Les trapézistes de l’information, les clowns des affaires, les contorsionnistes de la déconne et les dompteurs de la publicité sont tous réunis là pour la dernière fois.

10h10. J’achète deux cartouches de cigarettes à moindre coût pour Sophie. Je croise une hôtesse caricaturale harnachée de sa tenue réglementaire : un maquillage vulgaire. Et juste ce qu’il faut de distinction pour s’exclamer : "ah putain, la vache, j’ai filé mon collant…".

10h12. J’aperçois Paul Bernerrieux livide, comme sorti de son lit à grand coup de pompes ou
plus simplement renversé sur le sol dans le meilleur des cas. Sans tituber vraiment, il scrute le toit de l’aéroport comme pour ne pas voir la terre ferme se dérober sous ses pieds hésitants.

10h15. Bruno Malterre s’est acheté le journal sportif local pour connaître les résultats
européens de football du week-end. On découvre en page centrale dudit canard une bombasse
finement vêtue et fichtrement bien foutue faisant la réclame pour des rasoirs.
Professionnellement parlant, cette publicité n’a strictement aucun intérêt, mais elle suscite,
humainement parlant, l’émoi de quelques-uns d’entre nous. L’épouse de Cardessous traîne par
là et s’approche pour connaître la raison d’un tel attroupement. Dans l’instant, Malterre
referme son journal et initie une conversation sur la qualité du séjour. La dame acquiesce.
L’honneur est sauf.

10h50. En file indienne, nous enregistrons les bagages pour nous retrouver dans la salle
d’embarquement. Je viens de prendre conscience que je vais prendre l’avion. Tension.

11h17. J’ai la sensation de me retrouver exactement à la même place qu’à l’aller. Je m’installe côté couloir pour ne pas contempler le malheur du monde depuis le petit hublot. La jolie femme brune dont j’ignore toujours et encore le nom passe et me sourit. Comme un idiot, je me suis demandé s’il ne s’agit pas là de mon ange gardien, que je suis le seul à pouvoir apercevoir. Egoïste que je suis…

(...)

PS : sinon, on pourrait avoir d'autres numéros de pages, c'est pour mon Loto ? Merci.

PhJ.

J'ai 18 romans à lire dans les 13 jours qui viennent, pour un prix. Même si ça me fait mal où je pense, je vais pour une fois suivre un conseil de Wrath.

@ novi : pas d'accord, on peut faire un très bon roman noir ou policier avec une histoire pourrie. Goodis ou Himes n'ont fait que ça, ou McBain, Burnett, même Manchette. Quant aux quatrièmes, il ne faut pas les lire, ce ne sont que de piteux efforts des éditeurs pour plaire. (Cela dit, ce n'est pas de la tarte, non plus. J'en ai fait pas mal il y a quelques années pour J'ai Lu, il faut essayer de séduire le plus de passants possibles, faire de la pub à gros sabots sans en avoir l'air : on tombe vite dans le ridicule.)

becdanlo

Je refais immédiatement toutes mes pages 99... des fois que... rire

r1

"Un petit conseil, reprend Garassian avant que j'aie pu répondre. Évitez de raconter des histoires, ça ne vous mènera à rien." p99

r1

@cactus : (rire de bon coeur)
@Ivanovitch : ce n'est pas à chier, loin de là. Cette réinvention du passé simple est très révolutionnaire. (Et "Search and Destroy" un des meilleurs titres du monde...)
@PhA : mais si, je l'ai lue votre page 99 : "achevé d'imprimer par Les Presses du Comte pour Quidam Editions. Dépôt Légal octobre 2010". J'ai hâte du coup de lire les précédentes !

Ivan0vitch

@Novi : je vous assure, la bande FM croate c'est vraiment très lourd : beaucoup de turbo-folk, de la pop italienne et de la daube internationale...
Zinhof, connais pas.
@R1 : Je préfère personnellement "The Passenger" qui est de plus bien adapté au contexte de l'extrait...
(Allez, veinard, je te le mets en lien tiens...)

novi

@Ivan

AH, le turbo folk, le nouveau romantisme slave exacerbé...

Bon changeons de registre alors :http://zinhof.blog.hr

Dévergondée

Une 99 que j'ai bien aimé, pourtant (mesdemoiselles, ne lisez surtout pas)


– On devrait avoir honte, murmura Winka, et il sut que la fille voulait encore être touchée ainsi, branlée de cette manière impudique et délicate.
– Ils sont couchés, non ?
Elle s’écarta, sourit.
– Pas si sûr, avec tes diables. Je devrais peut-être aller voir…
Jens prit ses poignets pour la retenir, et il releva encore le peignoir sur ses cuisses, il voulait prendre à présent ce qui lui manquait de peau nue.
– Moi, je te veux voir avant.
– Tu me vois.
– Je ne veux pas seulement te voir, je veux aussi te toucher.
– Est-ce que tu es garçon ?
– Oui, je suis garçon, dit Jens.
– Alors touche moi, garçon, murmura-t-elle.
Il la caressait encore à cet endroit de fille, et c’était tiède, chaud, frais, humide. Winka s’offrait au jeu indécent et heureux.
– Tu me touches, dit-elle.
– Où ?
– Je n’ai pas le droit de le dire, ce serait terriblement impudique.
– Tu es une fille ?
Il savait qu’elle aimait ce jeu si étrange des mots, qu’elle l’aimait et le désirait.
– Je suis une fille, dit-elle. Mais il faut que tu en sois sûr puisque tu es garçon. Tu en as la preuve ?
– J’en ai la preuve, dit Jens. Et je touche cette preuve, tu ne peux rien contre cela, fille.
Winka ferma les yeux et elle frissonna encore tandis qu’il effleurait ce pli étrange, émouvant, caché dans le corps des filles. Poursuivant le jeu qu’elle aimait et qu’il aimait, il la pressa doucement contre lui, embrassant son visage, ses lèvres, son cou, ses seins, toujours caressant presque imperceptiblement ce qu’il frôlait. La fille aimée était une de ces filles-lumière en cet instant, sa peau dorée dans le peignoir blanc, et sa main à lui, infime, légère, jouait sur elle. Jens désirait ouvrir le peignoir et la mettre nue et la toucher encore, ce qu’il fit. « Je t’aime », lui murmura-t-il, la branlant encore très délicatement, comme autrefois quand il avait été ce garçon qui ne connaissait rien à de telles choses et dont elle guidait la main, puis il prononça d’autres mots magiques, ceux qu’elle aimait entendre tandis qu’elle tremblait tout contre lui. Et c’était bon de la sentir ainsi, frémissante, aimée, tendre et coupable, jeune fille heureuse d’autrefois, désirant son plaisir de fille de la main d’un garçon, son plaisir et le désir de son plaisir.

gballand

Merci pour cette amusante méthode que je m'empresserai de suivre mercredi en allant à la FNAC : j' ouvrirai tous les livres "meilleurs ventes" à la page 99 et je noterai quelques perles...

none

@ jan : mais si lmj est pleine d'humour mais il est subtil... Dans cette note par exemple, l'hydre anti édition, celle qui reproche aux autres de ne pas lire les textes (enfin les siens apparemment ne le sont pas)... Explique, en même temps et sur le même blog, que lire une seule page suffit à juger un livre...

Alors là ça devient carrément du dadaisme, trés fort.

;)

cassiopée

ah? c'est pas la page 42 qui donne la réponse à toutes les questions? Bon, je vais paufiner un peu ma page 99 alors, merci wrathinette :)

Nicole

@Cassiopée
Moi aussi j'ai fait le test: assez décevant, je dois dire ! Je soupçonne wrath d'avoir fait ce billet pour décourager ses "concurrents", arff...

Francois Martini

Allez, hop ! Je vous balance une page 99, il n'y apas de raison !


11
– La Folie règne sur le monde, mon fils, depuis que l’Antéchrist a vaincu. Tu viens du futur et tu l’ignores, mais nous, hommes du Souvenir, et gardiens de la foi, nous savons, par les Évangiles, ce qui fut et sera car ce qui sera fut et tout se reproduit indéfiniment chronologiquement et antichronologiquement du début à la fin des temps.
– Je ne suis quand même pas venu ici pour entendre réciter un tome d’évangile ! songea Philippe. J’ai trop faim pour ça !
– Le peuple croit en Dieu, reprit le vieux, alors qu’il n’y en a point. Tu le sais, toi qui es allé jusqu’aux confins du Temps assister à la création et à la mort de l’Univers. Tu as pu le constater, l’Univers ne vient de rien et ne mène à rien. Notre vie ne sert à rien, et nul ne veille sur nous. As-tu fait bon voyage, mon ami ?
– Maître Pierre, je suis harassé, je ressemble à un clochard, je ne suis pas rasé, je suis perdu dans ce Moyen Âge bizarre. Je meurs de faim. Comment pourrais-je simplement accorder à vos paroles l’attention qu’elles méritent ? Aidez-moi, Maître, je vous en supplie! Que se passe-t-il dehors ? Comment rentrer chez moi ? Comment survivre à ce désordre ?

François Martini. Le Temps. Ed. Glyphe.

Francois Martini

Une autre, plus récente :

Je pouvais observer comme leurs maîtres leur ordonnaient toutes sortes de jeux qu’ils accomplissaient avec diligence. Mon prince-albert étant un équipement discret, peu remarquèrent que j’étais bridé. Je n’avais sans doute aucune importance pour eux. En fait, je le sus bientôt : n’étant moi-même qu’un esclave de circonstance, je ne les intéressais pas. Seule Anne accaparait leur attention. Elle était, dois-je dire, sublime.
Vers dix-huit heures, alors que l’ombre gagnait la terrasse, Clémence et Véronique entreprirent de présenter Anne aux invités. Elle se laissait faire. Après lui avoir écarté les jambes et introduit plusieurs instruments dans les orifices pour bien montrer comme elle était commode d’usage, Clémence installa la petite femelle nue, tremblante de crainte et de désir mêlés, sur le grand lit de la plus belle chambre. Les deux maîtresses la tinrent jambes grandes ouvertes en l’attachant par les cuisses aux pieds du lit et lui liant les mains au dos, sur les reins, comme elles faisaient toujours. Ainsi présentée, le ventre surélevé, le pubis impeccablement lisse, la jeune vierge s’offrait au sacrifice. J’avais connu cette vulnérabilité de l’esclave contraint en public, je la ressentais intimement. Son teint de fille pâle contrastait avec le rouge sang du drap que Clémence avait choisi pour nous.

François Martini. la petite cage. Chez l'auteur.

Max

Ford Madox Ford avait écrit ça pour déconner, évidemment. Il était un des seigneurs de la fanfaronnade. Et toi, Wrath, tu le reprends ici pour déconner, évidemment. Une page 99 pour étincelle. Comme "les éditeurs ne font que du copinage". Comme "les manuscrits arrivés par la poste ne sont jamais édités". Le but n'est pas d'avancer une idée porteuse, mais bel et bien de lancer la boule de neige afin qu'elle dévale la pente en prenant des allures d'avalanche. Au final, ça marche : je, tu, il, nous venons ici en priorité pour lire les tambourinades qui accompagnent chaque nouvelle cabochardise de LMJ. Une tite connerie reste le meilleur comburant pour attiser le feu de nos joies (simili-, n'exagérons pas !...)littéraires...

Page 999 ou 666

Martini : apprenez à écrire...

Je pouvais observer comment leurs maîtres leur ordonnaient toutes sortes de jeux qu’ils accomplissaient avec diligence. Mon prince-albert étant un équipement discret, peu remarquèrent que j’étais bridé ; je n’avais sans doute aucune importance pour eux. En fait, je l’appris bientôt : n’étant qu’un esclave de circonstance, je ne les intéressais pas et Anne seule accaparait leur attention. Elle était naturellement sublime.
Vers dix-huit heures, alors que l’ombre gagnait la terrasse, Clémence et Véronique présentèrent Anne aux invités. Elle se laissa faire docilement. Après lui avoir écarté les jambes et introduit plusieurs instruments dans les orifices pour montrer à quel point elle était commode d’usage, Clémence installa la petite femelle nue, tremblante de crainte et de désir, sur le grand lit de la plus belle chambre. Là, les deux maîtresses la tinrent cuisses ouvertes en attachant ses chevilles aux pieds du lit, lui liant en outre les mains au dos, sur les reins comme elles en usaient toujours. Ainsi présentée, le corps arqué, son pubis impeccablement lisse, la jeune vierge s’offrait au sacrifice. J’avais connu cette vulnérabilité de l’esclave contraint en public, je la ressentais intimement. Son teint pâle de fille contrastait avec le rouge sang du drap que Clémence avait choisi pour nous.

Bon, ceci dit, je prendrais bien un petit Rv avec vous, François. Je vous trouve très attachant.

novi

Si bien écrire suffisait à produire de bons livres, ça se saurait..., et ferait la place belle aux linguistes et autres universitaires de tout poil, quand dame nature, elle, a pourvu à l'égalité des chances à ce niveau.

Enfin, il est amusant ce sujet. En quelques heures à peine, il aura transformé le champ de bataille habituel, en librairie : nous croulons déjà sous les manuscrits - lecteur, fais ton choix dans toutes ces pages 99.

Ah,il n'y a pas de lecteurs mais que des auteurs. C'est comme sur les foires aux livres, alors...

ape

ou une cage de chimpanzés au zoo...

retour

Avec Amélie Nothomb, ça marche pas, ça s'arrête à la 97.

Max

"Martini, apprenez à écrire ?!...".
Cela voudrait-il dire qu'il en existe encore, de ces vieux professeurs pensionnés qui n'ont pu se résigner à jeter leur crayon rouge ? Au débotté, les corrections proposées à notre François semblent aussi prétentieuses qu'inutiles. Le paquet à la page 666 ou 999 : ouh là là, c'est beaucoup trop ! Ecrire ne s'apprend pas, à l'exception convenue de la phrase qui commence par une majuscule et se termine par un point. Encore que...

Jan

@novi
Bien écrire est une condition peut-être pas suffisante, mais nécessaire, si bien écrire c'est d'abord écrire correctement... Tu es un peu dans la situation de l'ébéniste qui ignorerait l'existence du quart des outils nécessaires et utiliserait mal les autres... Bordel, mais lis donc ton alter ego Ivanovitch qui ne fait même pas la différence entre l'imparfait et le passé simple... Et il te balance son texte, tout content...

Si Novi et Ivanovitch étaient véritablement ébénistes, 'faudrait voir la gueule des armoires!

Amicalement

Ivan0vitch

De toute évidence, c'est vous qui ne parvenez pas à faire la différence d'usage entre l'imparfait et le passé-simple. Elle est pourtant parfaitement claire, il me semble, dans l'extrait que vous citez à mauvais escient. Avant d'étaler votre ignorance en public en voulant donner la leçon, pensez à reprendre vos cours de collège...

Amicalement

Page 999 ou 666

Dugland Max : Son corps surélevé, ça fait limite description de chantier, tu trouves pas ? Non, toi tu trouves pas. Ca m'étonne pas trop, note. Le genre bourrin, ça doit grave te plaire. Peut-être que tu aimes le bâtiment c'est sans doute ton truc. Sauf que là, le Françoué est sur de l'érotique fin (et excitant, d'ailleurs : un Petit vicieux sado-maso, le François, je m'en doutais). Bref, tout ça pour te dire qu'un corps arqué, ça cause nettement plus fin qu'un ventre surélevé. Coco.

novi

C'est le truc vicelard classique, ça, de tenter d'induire le doute en l'auteur débutant, soit en prétextant une syntaxe approximative, soit la confusion des temps (d'ailleurs Ivan conteste - on me l"a joué souvent cet air là aussi).Bien entendu cela déstabilise au début, même après deux corrections professionnelles, et puis un jour, vous vous réveillez avec X livres diffusés, récoltez ci et là des chroniques de gens à la réputation inattaquable à ce niveau - du style agrégé de lettres modernes par exemple et qui ne se répandent pas sur le ouébe sous pseudos-, et vous vous dites à ce moment serein,que ma foi : la gueule de l'armoire doit pas être si mauvaise que ça, n'est-ce pas.

MAX

Mais si not' François le préfère surélevé, le corps de sa petite, pourquoi vouloir le lui arquer sous prétexte d'érotisme fin ?
"Dugland Max", ça fait joli, mais un pampre suranné. "Coco", c'était dans les films avec Jean Gabin. "Le genre bourrin, ça doit grave te plaire", voilà plus contemporain. L'uppercut est imparable. Je m'incline devant mon maître et le laisse découvrir tranquillement les petits mots "qui causent nettement plus" que les gros.

Au fait, je me souviens d'un coup de Baltasar Gracian.Il aimait à rappeler un truc tout con : présumer que l'on sait est le premier signe de l'ignorance.
Kiki.

Francois Martini

999 : à une près, je ne suis pas d'accord avec vos suggestions.

Mais merci tout de même.

PhJ.

D'accord avec Max et Novi, on écrit un peu comme on veut, si on a envie de surélever des trucs plutôt que de les arquer, on les surélève, si on a envie d'imparfait (c'est le cas de le dire), on imparfaite, mais enfin d'accord avec Jan aussi, "Elle lui souhaita finalement bonne nuit. Il remerciait puis sortit", si c'est volontaire, faut oser, quand même. "Il prit le dernier sandwich puis pénétrait dans la chambre", c'est également assez, euh, audacieux...

Varg

Sujet devenu hilarant. Merci à tous !

novi 22h03
« et puis un jour, vous vous réveillez avec X livres diffusés, récoltez ci et là des chroniques de gens à la réputation inattaquable à ce niveau - du style agrégé de lettres modernes par exemple »

On vous a déjà dit que ce n'était qu'une ancienne prof d'allemand...

"X", "récoltez ci et là"... Leur dénombrement fait mal n'est-ce pas ?

Ivan0vitch

@PhJ : votre cas est encore plus désespérant. Apprenez à lire, et surtout à faire un copier-coller correcte, comment arrivez-vous à recopier des extraits en faisant des erreurs pareilles ? Là c'est vraiment n'importe quoi (ou alors vous le faites exprès, je l'espère pour vous...)

Jan

Mercredi 6 octobre 2010, Ivanovitch a encore frappé et pas qu'un peu...

Toi, on peut dire que t'en es un...

chloe

@Ivanovitch : http://www.leconjugueur.com/php5/index.php?v=remercier

novi

@Varg

Pour quelqu'un prétendant à la lecture universelle, vous auriez dû méditer cent fois l'adage cité par Max ci-haut au lieu de m'obliger présentement à vous le dédier avec un humour salace de circonstance :

" présumer que l'on sait est le premier signe de l'ignorance."

Un jour peut-être, vous saurez et vous vous direz, qu'est ce qu'il devait se marrer le Novi...

Jan

En attendant c'est nous qu'on s'marre bien..!

Varg

novi 09:52
Et faire croire que l'on a vendu plein de livres mal écrits et que l'on a eu plein de critiques positives (en dehors de son cercle familial et de ses connaissances), c'est le premier signe de quoi mon petit lapin ?

novi

@Varg

Piètres affabulations de votre part qui ne peuvent que vous déconsidérer aux yeux des gens qui apprécient vos chroniques.C'est tout le paradoxe entre le chroniqueur ou l'auteur caché derrière son blog ou ses livres, qui n'ayant jamais à s'exprimer en tant que personne à part entière,peut protéger son image.

Moi, plus je lis votre mauvaise foi quant à des livres dont vous ignorez tout, ne les ayant pas lus, votre ignorance obligée des ventes effectives, et n'ayant pour référence que quelques échos de liens (souvent morts ou anciens dans la mesure ou je n'ai plus besoin aujourd'hui de sortir du cadre de FB pour ma promotion)..., et plus je peux décrypter efficacement -vous connaissant mieux- entre les lignes de vos chroniques : vos parti-pris inspirés de vos avis, vos influences rejaillissant sur la pertinence de vos sous -entendus critiques malgré tout le mal que vous vous donnez pour dissimuler ça derrière un ton faussement détaché, bref tout ce qui est subliminal d'un chroniqueur sous influence de la bien-pensante édition estampillée.

Maneval me rétorqua l'autre jour à votre sujet : l'excuse des petits auteurs n'ayant pas les moyens de vous envoyer des livres ce qui justifierait selon lui, vos choix obligés...,et je lui répondis dans un clin d'œil : autant envoyer directement mes bouquins à l'attaché culturel, rue ST Florentin..., sans réfléchir, mesquin que je suis, que cela vous spolierait de votre commission pour la promotion des auteurs anglo-saxon.

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