Après le fiasco des concours Blogauteurs et Flammarion/ WeLoveWords, il est temps de décortiquer le phénomène “concours d’écriture”. Le principe de ces concours est simple: un site web ou un blog, un appel à textes et une offre de publication dans une grosse maison d’édition pour le gagnant. Forcément, les wannabes se précipitent et ... grosse déception à la sortie. Non seulement votre texte est ignoré, vous ne recevez pas de “feedback,” et vous vous apercevez que le gagnant est en fait un insider du milieu (il/ elle a déjà publié dans une grosse maison, il/ elle est le fils ou la fille de machin chose, etc.)
Bref, vous êtes dégouté: pourquoi les éditeurs se fatiguent-ils à organiser des concours d’écriture? Eh bien, je le dis et je le répète: les concours d’écriture utilisent une rhétorique d'égalité des chances pour cacher un coup marketing.
Le but est de créer du buzz autour d’une marque. Flammarion et Plon ont tout intérêt à attirer l’attention d’un maximum de lecteurs potentiels (et les wannabes sont parmi les plus gros consommateurs de livres). En clair, les éditeurs vous font miroiter une publication basée sur le seul mérite pour vous attirer vers leur production. Et il va sans dire que leur production sort tout droit de l’usine-copinage de Saint-German-des-Prés. Il ne vous reste plus qu’à refuser cette logique en boycottant les médiocres produits manufacturés par ces éditeurs...


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