Emmanuel Delhomme, libraire parisien, est un homme en colère. Les gens ne lisent pas assez, soutient Delhomme: “le livre est trop cher, deux fois trop cher. A 9-10 euros la nouveauté, on reverrait des gens qu'on a perdus depuis longtemps, c'est évident.”
Tout à fait d’accord. Un livre ne devrait jamais dépasser les 10 euros, sauf livres d’art et autres éditions luxueuses (ce que les Anglais appellent les “coffee table books”). Les éditeurs se permettent de gonfler les prix, pensant par là compenser les faibles ventes de leurs bouses (pardon, de leurs coups de coeur arrivés par la Poste).
Ce qu’il nous faut, c’est un milieu de l’édition plus transparent et démocratique. Baisser le prix du livre permettrait de faire connaître plus largement les nouveaux auteurs. Plus de lecteurs potentiels, c’est aussi plus de pression sur les éditeurs pour publier des vrais talents (et non pas leurs potes...) Et plus de lecteurs, c’est également bon pour le commerce des petits libraires comme Emmanuel Deshomme...


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