Julie de la Patellière vient de sortir son premier roman (Notre nuit tombée) chez Denoël. Le Figaro littéraire a adôôôré: alors que plus de cinquante nouveaux auteurs sortent leur premier roman en janvier, le Figaro a sélectionné Notre nuit tombée comme un des meilleurs.
Si Julie de La Patellière a du talent (ce dont je doute, vu la médiocrité de son intrigue), ce talent est héréditaire. La famille de la Patellière est en effet notable pour avoir produit des artistes de (modeste) renom. A défaut de talent héréditaire, la jeune Julie a eu la chance de naître avec un carnet d’adresse héréditaire...


Est-ce qu'elle est bonne, au moins?
Rédigé par : Firmin Macloux | 30 janvier 2012 à 10:28
Autant son carnet d'adresses à sans doute aidé, autant je ne trouve pas l'intrigue si déplaisante dans le lien donné.
Il faut voir comment c'est traité, bien sûr, mais le sujet est intéressant.
Rédigé par : Grenouille Bleue | 30 janvier 2012 à 11:01
aux âmes bien nées : une bonne éducation... une bonne situation... les chats ne font pas des chiens... et voila pourquoi votre soeur est muette !
Rédigé par : priez pour nous pauvres pécheurs | 30 janvier 2012 à 13:29
"L'intrigue" - à supposer que ce soit le principal - semble au contraire d'une grande finesse.
Rédigé par : wrathoune | 30 janvier 2012 à 13:46
Soyons clair, pour se faire éditer quand on ne l'a jamais été, deux voies existent.
La première, la porte étroite, est d'être recommandée ou connue. L'effet est immédiat : l'éditeur( le boss quoi) vous lit ( ca ne veut pas dire qu'il va automatiquement vous éditer) mais votre probabilité de sortir un livre est de une, deux, trois chances sur 10 ou 20. C'est pourquoi tant de gens qui sont tout le contraire d'un(e) inconnu(e) de province pullulent dans l'édition...
La deuxième est de faire partie des 99% des français, normaux ( mais trop normaux pour l'éditeur). Premier obstacle à franchir : la sélection, sévère. Votre probabilité de vous retrouver dans la même pile des premiers cités varie de 1 pour 100 à 1 pour 1000. Lecture, relecture avant de passer par la case boss. Bien évidemment, à partir de là ( même les pires voyous font preuve d'équité quant il s'agit de se partager le butin dérobé), vos chances de vous faire éditer sont identiques à une personne recommandée ou connue.
Mais bon, le monde et les éditeurs en particulier ne sont ni noir, ni blanc...
Rédigé par : coucou | 30 janvier 2012 à 15:56
Encore un post de fille jalouse, on dirait. Bon, son intrigue est la même (pour le début du moins) de celle de Murakami dans son livre "Chronique de l'oiseau à ressort". Si vous préférez les Julie prol aux Julie nobles, il y a "Après l'enfance", personne ne disparaît, à part la mère sur un side-car si je me rappelle bien.
Rédigé par : robin | 30 janvier 2012 à 18:46
Pas seulement de fille jalouse... A talent égal, on publiera la fille de plutôt que la fille sans relation, ça peut énerver parfois, non?
J'avais lu un livre de Judith lévy ou la pauvre se plaignait de ne pas trouver d'appartement qui lui convienne, ceux visités étaient trop grands... Et 3 pages plus loin, on la voyait balancer une pile de manuscrits d'inconnus à la poubelle parce qu'elle allait mal... ça peut énerver, oui, et même rendre jaloux. Cela dit, je n'ai rien contre elle et je n'ai pas détesté la lire (j'ose à peine le dire)
Bon, mais c'est vrai que l' intrigue de Julie, sans être originale, est intéressante, enfin je trouve... Et ce n'est pas l'histoire qui compte, mais la manière dont on la raconte non?
Rédigé par : salut | 30 janvier 2012 à 19:47
Ah oui, jamais lu Justine Lévy. L'intrigue me fait un peu penser aussi à "Naissance des fantômes" de Marie Darrieussecq, mais bon celui-ci je n'ai jamais pu aller au bout.
Quant au copinage, il est partout (ce qui ne signifie pas que c'est bien). Une maison d'édition est une entreprise, pas un diffuseur de rêves pour jeunes auteurs en mal de reconnaissance et de lecteurs.
Rédigé par : robin | 30 janvier 2012 à 19:57
Jeune demoiselle, tu commence à devenir fatigante. Publie donc un roman un de ces quatre, qu'on voie de quoi tu es capable.
Rédigé par : Bourri | 30 janvier 2012 à 23:31
@ wrath
Essayez d'envoyer votre prochain manuscrit sous le nom de "Lise-Marie de la Patellière". Vous verrez bien ce qui se passe.
Rédigé par : Arobase | 31 janvier 2012 à 00:56
@ Bourri: je vois que vous êtes nouveau, ici. Ca fait plus de quatre ans que la "jeune demoiselle" déroule la même obsession. Mais toujours pas de roman.
Mais c'est pas mal quand même: c'est comme aller tous les dimanches chez sa grand-mère qui radote toujours ces vieilles histoires. Sorte de pitié attendrie.
Rédigé par : M.Fact | 31 janvier 2012 à 11:22
Avec une intrigue pareille, rien n'empêche de faire de nombreux romans très différents, du meilleur au moins bon. Douter du talent de cette jeune femme en raison ce pitch me semble donc manquer de sens... Cet Emile Ajar qui nous débarquait jadis avec sa vague histoire d'homme solitaire désirant acquérir un serpent, si tu étais là, tu n'en aurais fais qu'une bouchée.
Pour le reste (le fait qu'avoir la bonne famille suffise le plus souvent), j'acquiesce sans mal. Ca s'est vu et continue à se voir tous les ans, pas que dans la littérature, loin s'en faut.
Rédigé par : MystereNW | 31 janvier 2012 à 21:17
Pas bien, Wrath, de juger de loin sans avoir lu... mais tout à fait typique !
Je l'ai lu, l'écriture est scolaire, le roman sans construction et l'intrigue premier degré - le personnage de Marc est très naïf. Sans grand intérêt.
Par contre, parmi les nouveaux romans je recommande "là où commence le secret" d'Arthur Loustelot. Ne vous fiez pas à son portrait, on est loin de St Germain des Prés et des primo-romanciers, ce garçon a quelque chose de très prometteur, une écriture puissante.
Rédigé par : sirius | 31 janvier 2012 à 22:38
Non mais franchement faites attention ! Certains commentaires sont plus longs que le billet en lui-même.
A quand une migration de Wrath sur Twitter ? Je suis persuadé que ça ne nuirait pas à la substance des publications.
Rédigé par : Hugo | 31 janvier 2012 à 22:41
Son carnet d'adresses a peut-être joué, soit. Mais son roman est loin d'être indigne : sans génie mais bien foutu, avec une ambiance assez finement rendue. Pas le chef-d'oeuvre de l'année, mais franchement, c'est loin de déparer par rapport à la plupart des premiers romans ordinaires.
Donc : coup mal dirigé, Wrath, comme trop souvent.
Rédigé par : Bob L'éponge | 01 février 2012 à 14:29
MystereNW, Wrath ne connaît sûement pas Gros câlin, elle semble plus branchée littérature anglo-saxonne.
Rédigé par : Robin | 01 février 2012 à 16:44
@ Burri et M.Facts
Mais si mais si, Wrath a éceit un roman, qui s'intitule « Useless Cunts », je crois …
Rédigé par : Sisi | 01 février 2012 à 16:52
Mauvaise fille de Justine Levy est un roman rare sur le milieu hospitalier, le traitement du cancer en France. J'y pense souvent, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs.
Rédigé par : Ak | 01 février 2012 à 19:01
Non Sissi : Wrath n'a pas écrit un roman, elle a envoyé un tapuscrit a des maisons d'édition, lequel a été impitoyablement recalé. Toute la différence est dans l'objet de son ressentiment: la publication. Un tapuscrit, donc un projet d'écriture non édité n'a aucune valeur...éditoriale; littéraire est un autre débat, trop complexe pour être abordé ici où l'enjeu est: le best-seller, qui cache une fascination pour l'argent supposé facile. Autant braquer une banque.
Wrath n'est donc en aucun cas une romancière, encore moins un écrivain. Quelle tienne ce blog, soit, mais l'intérêt principal est la teneur des coms venus se distraire (grosso modo une douzaine de vétérans, dont très peu d'écrivains officiels; probablement plus de stagiaires de l'édition qui viennent assister au spectacle de ce à quoi ils ont échappé en intégrant la profession; et quelques donneurs de leçon qui ont donc beaucoup griffonné mais peu ou pas publiés: les fameux "wannabe").
Rédigé par : M.Fact | 02 février 2012 à 00:03
Robin > Je crois que tu soulèves un point essentiel : l'obsession de notre amie wratiche pour les goûts anglo-saxons qu'elle a désormais fait siens. En raison de ce fait, elle ne s'intéresse plus qu'à la qualité du storytelling et fait passer tout le reste à la trappe. Ca me semble quand même un problème évident lorsque l'on parle de littérature. Si c'est ça, autant lire des scénarios de longs métrages, ça devrait l'intéresser au moins autant que la majeure partie de ce que s'écrit sous le sceau du roman français.
M. Fact > Tu me sembles aussi soumis au secteur industriel de l'édition qu'un banquier au capitalisme. Depuis quand un roman n'en deviendrait un qu'une fois validé par un éditeur ? Un tapuscrit n'est qu'un support. Si l'on suivait ton raisonnement, Les mémoires d'outre-tombe recopiées sur du PQ ne seraient rien d'autres qu'un vaste ensemble de feuilles bonnes à torcher le cul du premier venu.
Bref, un roman est un roman, qu'un type exerçant le métier d'éditeur le pense ou non. Aussi vrai qu'un sandwich est un sandwich et qu'il n'est aucunement nécessaire d'aller le présenter à la sandwicherie du coin pour obtenir l'aval du smicard payé à en composer huit heures par jour.
Quant à la qualité littéraire, elle n'est qu'affaire de goût et aucun maître à penser n'est en mesure d'attribuer la moindre note. On peut corriger l'orthographe, les conjugaisons, la grammaire (et encore), le reste est personnel, intime.
Rédigé par : MystereNW | 02 février 2012 à 00:30
@MysterNW (comme Nawak, peut-être): qui veut faire l'ange fait la bête, et ce ne sont pas 2/3 tautologies mâtinées de l'expression favorite de ma grand-mère (que Jean d'Ormesson ait son âme), "des goûts et des couleurs gngnggn...", qui élèveront le débat.
"Un sandwich est un sandwich" : excellent titre pour Oui-oui éditions.
Le coup du support, c'est la tarte à la crème du jour. Tu oublies de parler du support numérique, c'est pas bien.
Sophisme ne fait pas raisonnement: tes Mémoires recopiées sur du PQ...c'est, comment dire? un raisonnement...débile. Tellement con et sans objet qu'on ne peut pas l'expliquer. C'est parfois la beauté abyssale de l'idiotie érigée en philosophie. Son maître absolu étant l'ineffable Rantanplan.
N'importe quel gogo mégalo qui décrète que parce qu'il a vomi ses tripes sur une ramette est un écrivain, est avant tout un escroc.Et un mythomane (un peu comme Bedos qui est un amuseur mais en rien un écrivain, avec ces chroniques qui font mouiller Michel Durcker).
Ce qui fait l'écrivain, vois-tu ami Wannabe, ce sont plusieurs choses concomittantes et complémentaires: un projet artistique mené à son terme, un univers, q/chose de spécifique et de singulier, une écriture, une tenacité au delà des normes du vulgus pecus, et qui mène in fine (parfois, eh oui, même après sa mort; un dur pour le narcissisme, mais ça c'est pas une qualité d'écrivain...) à la confirmation par l'édition, l'impression et la diffusion sous forme de livre (bientôt de support numérique mais pour l'instant quel chef d'oeuvre littéraire numérique? Aucun), enfin un minimum de légitimité de lecteurs, voire de la critique et autres instances de légitimation. Tu peux retourner le système dans tous les sens, t'énerver, écrire les dernières nouvelles formidables de ton Moi souffrant sur du pq et te torcher avec, rien n'y fera. En regard du monde dans lequel on vit, c'est à dire une société avec un socle civilisationnel, une culture et des références littéraires qui courent sur près de dix siècles, ton génie inconnu ne sera pas un écrivain tant qu'il ne sera pas édité, n'aura constitué une oeuvre continue et un minimum constante (et ne me sors l'exemple du petit génie qui n'a écrit qu'un roman, c'est l'exception, pas la règle) et été reconnu un minimum par des pairs ET un lectorat.
Voilà. Sinon Wannabe tu resteras. Toi y en a comprendre?
Rédigé par : M.Fact | 02 février 2012 à 11:09
Voilà un crétin des plus alpins, confondant encore l'histoire de l'art avec celle des chef d'oeuvres qui n'en ai pourtant qu'un étroit pan. Remise donc tu suffisance au placard et retourne t'asseoir sur les bancs de l'université la plus proche. Ça fera du bien à tout le monde (sauf à tes professeurs, bien évidemment).
Rédigé par : MystereNW | 02 février 2012 à 14:28