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20 février 2012

Commentaires

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Bad spirit

A part Florent Pagny, je ne vois pas.

Observator

Suis allé faire un tour sur le blog de l'impétrant et je suis impressionné par ce cas d'école à enseigner à la Sorbonne, option "Communication et droit de l'édition" : François Bon annonce 15000 visiteurs en moins de 3 jours, c'est pas mal du tout!

Sans compter les innombrables soutiens, liste non exhaustive citée plus loin sur le blog.

Comme quoi, la stratégie du pauvre petit martyr écrabouillé par "ces messieurs les riches et les puissants", est très très efficace.

L'exigence démocratique et l'intérêt pour les statistiques exigeraient un graphique du chiffre d'affaire de Publie.net avant et après "l'affaire".

Histoire de confirmer ou pas l'efficacité de ce buzz éditorial. Mais ce souci de transparence est peut-être trop demander. On rentre dans le business.

Lier ce phénomène avec le syndrome "Indignez-vous! " (tiré à 4 millions d'exemplaires): les gens n'ont tellement plus rien, sont tellement flippés et désespérés que toute occasion est bonne pour s'indigner sur le net, signer des pétitions, marquer son soutien, etc. Et avoir encore un peu l'impression de "résister" à quelque chose. En temps de crise, les symboles sont d'autant plus fort et parlant. Le peuple du net avec David contre Goliath est une figure parfaite.

Créature de Gallimard

Cette petite gueguerre fait des émules un peu partout :

http://feuillesd-automne.blogspot.com/2012/02/ou-lon-samuse-dune-petition.html#comment-form

Les anciens auteurs de F.rançois Bon commencent à parler de leur gourou. Et ça décape sec...

bilibi

Résumons le débat de ce week-end sur le fil précédent :

- il y a une faute de concordance des temps dans la version de F. Bon

- il y a d'avantage d'euphonisme dans la version de Dutour, c'est à dire que l'on entend davantage le bruit de la mer...

en lien la version de F. Bon hébergée au Canada.

 He bé...

Wrath : vous enverriez, vous, un manuscrit à François Bon ? Moi, je me tâte.

 Henri

Perso, je n'ai pas d'opinion bien arrêté au sujet de cette guerre Gallimard-Bon, mais ça me fait toujours rigoler de voir fonctionner le mécanisme de la pensée unique (dans l'un ou l'autre camp). Hier, je me suis amusé à poster un message de soutien de toute évidence loufoqu et absurde sur le site de pétition en faveur de Bon, sous le nom de Claudine :

http://carnetsdoutreweb.blog.lemonde.fr/2012/02/17/petition-en-faveur-du-vieil-homme-et-la-mer-nouvelle-traduction-de-francois-bon-aux-editions-publie-net/

Le message en question :
Claudine dit :
19 février 2012 à 17:47
Soutien total à Jean Dutourd édité par François Bon qui, avec cette nouvelle traduction a osé remettre en question un monopole qui ne se justifie plus. Je n’ai jamais lu « Le vieil homme et la mer » dans la version anglaise éditée par ces messieurs de chez Gallimard mais je lirai volontiers la traduction de Mr Dutourd en numérique. Pourquoi nous obliger à lire les auteurs étranger en anglais ? Incompréhensible et absurde. Bravo pour cette initiative.

Sur ce même site, des commentateurs opposés à François Bon avaient un peu plus tard dans la soirée argumenté (à tort ou à raison, peu importe, ils étaient au moins rationnels, mais "contre" Bon, et ma foi pourquoi pas du moment qu'on argumente). Leurs message sont été éradiqués, tandis que le mien (idiot et totalement absurde, mais de forme à peu près "favorable") est resté. Précision immédiate : sur un blog de soutien Gallimard (à en supposer un ouvert), la même chose se serait sans aucun doute produite, et j'ajoute que cet imbécile de Vieil alchimiste qui semble vouloir défendre le "gros" s'est lui-même laissé prendre, puisqu'il a tiré argument de ce message débile pour s'esbaudir des soutiens de François Bon. Conclusion, donc : l'humain est con. Mais vraiment très con, un penseur à sens unique, qui ne veut/peut voir que ce qui l'arrange. Nous valons moins que des singes. Bon, je sais: c'est pas une nouvelle inédite. Mais ça reste triste, d'un camp comme de l'autre : on refuse d'argumenter avec ses adversaires, on accepte n'importe quel soutien automatique, même parfaitement débile.

Charles de Noix

@He bé: si vous vous tâtez encore c'est que vous êtes maso (voir les liens avec des auteurs arrosés dans le billet précédent).

Alors Bilibi, on pédale dans la semoule?

Philippe P.

(Il y a erreur quant à la légende de la photo, Wrath : ce ne sont pas les jardins de la propriété d'Antoine Gallimard mais bel et bien ceux de la résidence de vacances de Philippe Jaenada. D'ailleurs, en y regardant de plus près, on arrive à distinguer Christophe Paviot derrière une fenêtre du 1er étage, occupé à guincher avec une éditrice en vue lors d'un de ces fameux raouts germanopratins que vous n'avez de cesse de dénoncer. Voilà.)

Charles de Noix

@Henri: à une toute petite différence près, cher Henri.

Il y a argumentation d'un côté, même jugée maladroite ou inappropriée (pourquoi pas), il y a protestations non argumentée (voire franchement hystérique ) de l'autre: on ne peut donc pas tout à fait parler de "pensée" unique mais de réaction épidermique.

Et surtout il n'y a pas deux camps: les deux trois personnes qui s'inscrivent contre les hurlements d'indignation sont, visiblement, très minoritaires. Et surtout, contrairement à la paranoïa prévisible, elles ne roulent pas pour Gallimard. Et complètement d'accord avec vous: le processus de censure eut été probablement le même de l'autre bord, si il y avait eu une "défense" de Gallimard.

C'est ça qui fait le sel de cette histoire dérisoire: elle soulève les contradictions du "camp du Bien" qui croit tirer de la masse une légitimité qui, sur le plan du droit, est infondée et sur l'autre plan, celui de la forme littéraire, est sujette à caution. Après tout, c'est bien le gentil François Bon qui a déclaré les hostilités en dénonçant une traduction lourdingue de Dutourd pour mieux proposer la sienne. Que l'arroseur se soit fait un peu (si peu) arrosé n'est que l'ironie de l'histoire.

Blade Runner

Si l'on zoome sur la fenêtre en bas à droite dans le fond, on aperçoit dans le reflet de la théière plein inox posée sur la table, légèrement à gauche, la touffe ébouriffée des cheveux de Florian Z. entre les jambes graciles de Lola C., jeune et redoutable éditrice des éditions P.

(mais il faut le bon logiciel).

chikungunya

Charles : ce qui est nouveau, c’est que François Bon est seul. Ce n’est plus l’icône de la nouvelle génération de l'édition, coqueluche des médias contents de trouver un ancien bretteur du barreau dans l’arène éditoriale. Gallimard n’a plus beaucoup d’amis littéraires qui viennent publiquement le soutenir. Elle est loin l’époque où les ténors se battaient pour faire l’affiche du salon du livre de Frangy-en-Bresse. Est bien lointaine aussi l’époque des potes de la NRF Eugène Montfort, Charles-Louis Philippe, Henri Ghéon, André Ruyters et Michel Arnauld (Marcel Drouin) qu’a fondé Arnaud Montebourg avec Julien Dray, mort-vivant depuis ses problèmes judiciaires, et Vincent Peillon, la belle endormie mise en au placard par ses "camarades" depuis qu’il a voulu se la jouer perso avec son "Rassemblement .

Charles de Noix

Allez, une dernière petite pique aux baudruches de la révoltitude (et après, promis j'arrête).

A propos du désir de traduction de F. Bon, "projet d'ancienne vie" (?), " l'auteur explique sa démarche: «L'entrée d'Ernest Hemingway dans le domaine public autorise la réalisation de ces rêves d'enfance: reprendre ces textes si rares qui pour soi-même ont été une révélation de la littérature (…)»

Donc si j'ai bien compris, Bon a été marqué dans son enfance par "Le vieil homme et la mer" (et il a bien raison). A moins de lire "fluently in the text" la version originale dès l'âge des culottes courtes, je peux supposer qu'il a découvert et vibré sur le beau roman d'Hemingway d'après la version "lourdingue et peu fidèle" de... Jean Dutourd ! (la seule disponible depuis des lustres, si j'ai bien suivi). C'est donc ses mots, cette "musique littéraire" particulière qui a bercé son imagination. C'est vrai, il faut toujours revenir à ses rêves d'enfance. De là à les renier ensuite...

«Maintenant, j'ai oublié toute cette histoire et même ma traduction, sauf le bonheur de la faire et d'avoir chialé à la fin.» À cette heure, écrit-il (François Bon), le 19 février, au matin, il n'a reçu ni amende ni avertissement.

Fin de l'histoire.

Francois Martini

C'est nul.

Guy

http://carnetsdoutreweb.blog.lemonde.fr/2012/02/18/demolir-gallimard/

Point Barre

La réponse lapido-stalinienne en 2 lignes de Laurent Margantin à un auteur Gallimard dans le com précédent de son billet ,et qui donne son opinion d'auteur on ne peut plus sensée, suffit à discréditer l'ensemble de la mini-meute numérique.

Ces mecs fantasment déjà sur un grand soir, ils n'auront que de petits matins blêmes.

 Henri

Pour aborder un peu plus sérieusement cette affaire, qui semble déchaîner les passions, et après tout me faire (enfin) une opinion personnelle, j'ai acheté Le vieil homme et la mer en Folio, et téléchargé le Pdf de François Bon, puis lu les deux. Premier constat : la version Folio (donc de Jean Dutourd traducteur) est effectivement d'une langue un peu datée, mais je dois dire très élégante tout en restant simple. Second constat : la version en Pdf numérique de François Bon semble d'une langue plus moderne, plus directe, moins "littéraire", mais aussi moins dense, et j'avoue franchement, au risque de passer pour un horrible gallimardien, que j'ai très largement préféré la lecture du Folio. Je comprends cependant que François Bon ait pu vouloir faire sa propre traduction, pensant le texte original libre de droits (et peut-être l'est-il effectivement, on finit par ne plus s'y retrouver dans les arguments des uns et des autres), mais je comprends moins qu'on dise du Folio Gallimard qu'il est nul et mauvais : ce n'est tout simplement pas vrai. Ce sont juste deux visions différentes d'un univers, au lecteur d'apprécier. Après ma lecture, et si je juge la réaction de Gallimard un peu "lourde", disons précipitée, je m'interroge pourtant : tout cela valait-il de si grands remous ? Probablement pas : mieux aurait valu laisser les lecteurs juger par eux-mêmes, et pour ma part, j'aurais sans hésiter choisi de garder dans ma bibliothèque le Folio Gallimard. Je ne critique pas François Bon, qui a dû fournir un certain travail, j'imagine, mais sa version ne m'a pas "emporté" comme celle du Folio. Just my opinion, comme disent les anglais.

chikungunya

Mais gardez-le donc précieusement votre Folio Gallimard ! et votre l'Iliade version collège des années 60, il n'y a pas mieux c'est sûr !
Nom de dieu, F. Bon avait envie de traduire "le vieil homme et la mer" pour lui-même et de le faire partager à ceux qui le désirent ! Rien de plus !
Arrêtez vos comparaisons débiles avec vos critériums quatre couleurs... purée que vous êtes pénible !

Lutz

@chik et autres pseudos du desordre.net: ne soyez pas donc si agressif et méprisant quand des gens s'essaient à exprimer une opinion différente de la votre, de manière pondérée. Vous vous ridiculisez.

"F. Bon avait envie de traduire "le vieil homme et la mer" pour lui-même et de le faire partager à ceux qui le désirent."

F. Bon n'est pas un aimable dilettante désireux de partager son amour d'Hemingway, mais un éditeur qui n'a pas respecté les lois sur le droit d'auteur en vigueur. Juridiquement il se situe exactement du même côté que les autres éditeurs, dont (entre autres) Gallimard. Si l'on s'était avisé de "se servir" parmi ses auteurs pour traduire un de leurs textes sans son autorisation, il aurait probablement agi de même. Pourquoi y aurait-il une exception pour Publie.net? A cause de la vox populi? Ce n'est pas exactement la vision démocratique que l'on attend d'un éditeur enregistré comme tel dans un pays où les lois sont les mêmes pour tout le monde.

Il va falloir que vous compreniez que, malgré le "bruit" relayé sur le net et un manque flagrant de savoir-vivre dans l'argument (je passe sur les "Gallimerde" et autres insultes irrationnelles), vous n'êtes pas au dessus des lois. Dans un pays démocratique, on réforme les lois quand une opinion majoritaire, relayée par ses élus, estime que la loi est à amender. On ne foule pas au pied ces mêmes lois parce qu'on crie plus fort que les autres sur le net. Ce n'est encore ce qui prévaut dans ce pays. Pas encore.

D'autre part, j'ai bien peur que votre zèle de thuriféraires acharnés ne soit contre-productif et finisse, à force de caricature, par lasser votre auditoire qui s'est bien amusé pendant 3 jours. Et rende l'initiative maladroite de Bon et Publie.net de plus en plus antipathique. N'oubliez pas non plus, sur le plan du pur intérêt littéraire, que les deux versions comparées commencent à bien circuler sur le net et que la version "moderne" n'est pas forcément à son avantage, vus les commentaires qui se développent. C'est aussi ça la force du net: chacun peut juger sur pièce sans qu'on lui force la main ni qu'on abuse de sa générosité. Vous avez allumé un petit feu de paille, vous aurez peut-être plus de mal à maîtriser,dans le sens qui vous occupe, un foyer plus important. Avec les conséquences à en tirer sur la réputation d'une maison d'édition numérique qui se prétend novatrice et vouée au développement de la littérature numérique.

Mais c'est vous qui voyez.

Georges BUISSON

La petitesse des attaques, la mesquinerie de l'argumentation, les insultes, les menaces, la chasse en meute, vont finir par nous rendre ce Bon aimable.

Tiens bon, Bon!

chikungunya

@Lutz : Ne vous inquiétez pas : les intellos, les enseignants et les bourges continueront à préconiser le Vieil Homme et la mer de Dutour.
"La langue", monsieur, "la langue" disent-ils en roulant des yeux...
Gallimard a encore de beaux jours devant lui et pourra entretenir sans mal le parc de sa demeure. Dans certains pays on m'a souvent dit : "vous savez la traduction anglaise de nos livre est bien souvent meilleure que l'originale dans notre pays". Ben oui, pourquoi vouloir aussi sacraliser le texte original de Hemingway ? la traduction de F. Bon ne "chante" pas comme celle de Dutour ? Et alors ? C'est une interprétation comme en musique : on va interdire Rubinstein parce qu'il est plus fidèle à Claudio Arrau ? Lorsque vous avez deux enfants vous vous chamaillez pour savoir lequel ressemble le plus à ses parents ?

En attendant, si vous voulez faire la nique à Gallimard, s'il vous plait, téléchargez le texte de F. BON dans ma signature, histoire de montrer à Gallimard, ses actionnaires et aux "héritiers" de tous poils qu'ils nous font suer !

chikungunya

Ça c'est la meilleure, lu dans les commentaires du blog de Laurent Margantin.

Un auteur Gallimard :

"Ben oui: si un paysan a le droit de transmettre ses terres et sa ferme, alors nous on a le droit de transmettre nos droits d’auteur à nos descendants…"

N'importe quoi : s'il veut soutenir la comparaison, il transmet son stylo ou son ipad ! On a vraiment aucune pudeur chez ces gens là ! Moi je vais demander à mon employeur d'engraisser ma famille jusqu'à la troisième génération !

 Henri

@chikungunya

Mais enfin, en quoi est-ce un crime, une menace, une insulte, une mesquinerie, ou que sais-je d'autre encore, que de donner ma seule opinion de lecteur ? Ai-je écrit que je déniais à François Bon de diffuser sa traduction ? Bien sûr que non, je pense même avoir écrit le contraire. Je dis simplement que, comparée à celle de Dutourd, sa traduction, en tant qu'oeuvre d'art, me plaît beaucoup moins, voilà tout. A vous, elle semble plaire. Pourquoi pas, c'est votre droit le plus strict et vous venez le dire, je ne vous fais à ce sujet aucun procès en "débilité", je ne me le permettrais pas. J'aime la traduction de Dutourd (ou disons plus exactement que je la préfère à celle de François Bon, ce qui n'est pas tout à fait la même chose), mais si j'avais préféré aussi largement celle de Bon, je ne me serais certainement pas privé de le dire tout aussi bien et sans... détours. Les goûts littéraires sont évidemment très subjectifs. J'aime beaucoup, par exemple, ce que fait un auteur édité chez François Bon, Laurent Margatin. Je n'ai donc rien contre le numérique en soi. Je concevrais pourtant parfaitement que quelqu'un vienne me dire que lui, au contraire, n'aime pas du tout ce qu'écrit Laurent Margatin, et pourquoi. Donc de grâce, cher moustique, épargnez-moi votre agressivité si déconcertante. Si à mon tour je vous traitais de débile pénible compte tenu de la pauvreté de votre argumentation et le caractère déplacé de vos insultes, en serions-nous plus avancé ? Je m'en abstiendrai donc. Je me fiche bien d'être pour ou contre F. Bon, pour ou contre Gallimard : je lis. C'est quand même l'objectif final de l'écriture et de la traduction, non ?

chikungunya

@Henri : Permettez ! Je m'exprime comme je veux et encore plus sûrement comme je peux. Je ne suis pas allé à l'école jusqu’à 30 ans... ni même jusqu'à 20 ans. Ce que vous appelez des "insultes" est ma manière de m'exprimer... ne vous en déplaise.
Je ne me "fiche pas d'être pour ou contre F. Bon, pour ou contre Gallimard". D'un coté vous avez celui qui interdit (il est obligé dit-il !) et de l'autre quelqu'un qui essaye de faire quelque chose... bon ou mauvais, on s'en fout. Vous parlez à 2,99 € le téléchargement il allait surement mettre en péril les revenus des héritiers et actionnaires... et priver notre homme, sur la photo là-haut, de bouffer tous les jours aux frais de la princesse ?

 Henri

(...) quelqu'un qui essaye de faire quelque chose... bon ou mauvais, on s'en fout (...)

Ce qui me semble limiter considérablement le champ du débat entre nous, sans même parler des questions de forme (vos façons si déplaisantes), car en ce qui me concerne, je ne m'en fous pas : je considère même la qualité de ce que je lis comme essentielle. L'initiative de François Bon se conçoit après tout sur le fond, et outre toutes ces questions de droits, sur le plan même de la liberté de création. Mais dire et clamer que sa traduction est meilleure que celle du Folio GFallimard pour défendre son initiative serait une simple tartufferie. Si je peux me permettre de résumer mon (humble et naturellement méprisable) opinion : 1°/ François Bon a raison, au moins sur le plan moral, contre Gallimard, sans préjuger du droit (son approche "patrimoine de l'Humanité" me semble en effet assez juste pour cette oeuvre) 2°/ La traduction de François Bon me semble inférieure à celle de Jean Dutourd (version folio - je n'ose pas écrire Gallimard). 3°/ Je souhaite (vivement) qu'un ou plusieurs tiers s'essaient à cette traduction, peut-être verrons-nous alors émerger effectivement une traduction aussi bonne que celle du folio, mais moins "datée". Si l'initiative de François Bon aboutit à ce réusltat, elle n'aura pas été vaine à mon sens, même si sa propre traduction reste en deça de la première pour la qualité (la fidélité au texte original, c'est encore autre chose, je ne maîtrise pas assez l'anglais pour me prononcer). Qu'on me demande si je juge finalement opportune, "utile" et constructive, l'initiative de François Bon, et je répondrai : oui. Qu'on me demande si sa traduction est bonne, "belle", je dirai : non. Les deux aspects me semblent devoir être dissociés, à moins de se diriger vers une forme de totalitarisme et de pensée unique (est-on "obligé" de dire que la traduction de Bon est meilleure que celle de Dutourd pour exprimer un soutien à l'initiative de Bon ? Je ne le crois pas, à l'inverse de si nombreux commentateurs sur la pétition, dont je pense que peu nombreux doivent être ceux qui ont lu et réellement comparé les deux versions. Mais vous me direz encore : On s'en fout, de la qualité. Et là, je n'ai effectivement rien à répondre, vous avez le mot de la fin...)

Droit d'hauteur

Extrait d'une itv d'Emmanuel Pierrat, dans livres-hebdo, sur "l'affaire Bon".
A considérer si on ne s'estime pas au-dessus des lois...

(...)
Livres Hebdo : Plus précisément, que Gallimard possède ou non les droits numériques a-t-il une incidence sur l'affaire qui oppose la maison d'édition à François Bon ?

Emmanuel Pierrat : Peu importe au final que l'éditeur français de la version papier détienne les droits d'édition numérique du Vieil homme et la mer. A partir du moment où cette œuvre est toujours protégée, en France comme dans son pays d'origine, la vraie question est de savoir, si celui qui entend publier une nouvelle traduction est autorisé par les ayants droit américains à le faire (que Gallimard dispose ou non des droits !)


Livres Hebdo : En termes de droits d'auteur, la traduction n'a-t-elle pas un statut particulier ?

Emmanuel Pierrat : La traduction est une œuvre dérivée, qui nécessite de respecter les droits patrimoniaux ainsi que les droits moraux. En clair, il faut en passer par un accord écrit pour en exploiter une si l'œuvre n'est pas dans le domaine public. Et, il est indispensable que la traduction, même tirée du domaine public, ne viole pas les droits de divulgation, de respect de l'œuvre, de respect du nom...


Georges BUISSON

Toute cette poussière pour essayer de nous convaincre que la traduction de Bon est décidément très inférieure à celle de Dutourd
(alors qu'au fond, ils s'en foutent, on le sait, non?)
Je vais te dire ce qui te disqualifie d'entrée, Henri: c'est d'affirmer que tu t'es précipité pour acheter le bouquin en Folio après avoir téléchargé celui de Bon dans le but de les comparer...
Soulignons également l'argumentation d'une finesse toute moranesque "Mais quoi, Monsieur? Vous voudriez m'obliger à dire que la traduction de Bon est meilleure alors que, Dieu m'est témoin, carrément elle est à chier et c'est à peine s'il fait des phrases?! C'est ça? Totalitarisme! Pensée unique!"
Dis-moi, Henri, si tu nous disais en 5 lignes qui tu es et ce qui t'emmerde vraiment dans cette histoire, tu crois pas que ça serait plus simple?


Droit d'hauteur

Vous êtes convoqué à 13 heures pétantes par le procureur Buisson pour vous expliquer sur votre mauvais goût antimoderniste.

Vous veillerez à vous munir d'un CV justifiant de votre qualité de lecteur assermenté.

Attention: la garde à vue pourra être prolongée en fonction de vos réponses. Vous n'êtes pas autorisé à faire appel à un avocat.

Georges BUISSON

Eh, les gars, vous vous relayez, c'est pas possible, Henri est parti beurrer les sandwiches avec son pote la noix et c'est toi qui prends la suite..?

Droit d'hauteur

Oui, monsieur Antoine nous oblige à faire les trois huit. Mais on ne se plaint pas, hein, nous sommes rétribués en livres pré-pilonnés: le numérique les a tuer.

Et toi, mon bon Buisson, toujours gardien de phare?

Droit d'hauteur

Une dernière chose, vieille branche: tu pourrais nous faire parvenir ton cv (2/3 lignes suffiront), j'ai besoin de constituer des fiches.
Enfin tu sais ce que c'est.

Georges BUISSON

Très chère petite main, je ne connais Bon ni d'Eve, ni d'Adam. Je ne l'ai même jamais lu.
Ce qui me pose problème, vois-tu, est un peu périphérique. C'est de voir débarquer ,du jour au lendemain, sur ce blog que je fréquente régulièrement, quelques personnes qui tapent à bras raccourcis sur Bon en utilisant des méthodes pour le moins douteuses.
Le procédé est grossier, puant et stupide.


Droit d'hauteur

Il ne fait pas bon (hum...) être d'un avis différent du tien, mon bon (rehumm..) Buisson.

Si j'écris la phrase "Aujourd'hui j'ai mangé du jambon", tu vas encore y trouver une trace de cet insupportable complot capitaliste de "messieurs les puissants".

Tu es l'homme toujours dans son bon (heu...) droit, quoi.

Francois Martini

Pourquoi ça le disqualifie d'avoir acheté le Folio ? Cela montrerait qu'il n'avait pas lu le roman auparavant ? Point du tout. Il y a longtemps que je n'ai plus mon exemplaire du Vieil homme, lu il y a sans doute vingt ans.

chikungunya

@Georges Buisson : ça n'a apparemment rien à voir mais Francois Bon est un peu la femme de ménage du Sofitel... la victime n'est pas crédible... c'est ce que tente de nous faire entendre Henry et toute sa Ribambelle depuis ce week-end :)

Georges BUISSON

ça le disqualifie, non pas d'avoir acheté le Folio, mais de prétendre qu'il a couru ventre à terre l'acheter dans l'unique but de se livrer à une étude comparative des deux traductions...

Droit d'hauteur

La tempête s'est calmée, les mecs, on est passé à autre chose. Y a un débat BHL/Angelina Jolie qui se met en place, si ça peut vous défouler.

Skull

Ah quand il s'agit de Nanard Henri 1er, ça ramène moins sa gueule, hein...

Nums

Marre des bourges à la Henri et cie... Ce qu'il faudrait c'est pouvoir les obliger à jeter leur version "Gallimard" : François Bon l'a fait avec ses Pléiades. Et même carrément les obliger à lire la nouvelle traduction pour remplacer l'autre.
Celle de Gallimard remonte à quoi ? Cinquante ans ? La langue a pas changé entre temps, on est restés figés comme dans les photos en noir et blanc ? Je l'ai pas lu celle de Gallimard et je la lirai jamais, rien à foutre de Gallimard, Dutourd et cie, celle de Bon me suffit, pas envie de perdre mon temps à comparer.
Si Bon a eu envie de faire une nouvelle traduc avec ses tripes pour la partager avec nous, c'est que l'ancienne était nulle, point barre. Rien à discuter là dessus, on se fout de comparr les deux, tout le monde le dit sauf quelques bourges en retard d'un métro et on va les croire ?
On a besoin d'une culture populaire accessible à tous, elle sera forcément numérique, le reste, le vieux style, machin, on s'en tape. De la vieille poussière...
Au feu, tout ça : vieux monde pourri, et leurs bouquins de papier avec. Henri, c'est le genre de type qui voudrait nous imposer son jugement et ses préjugés à la con de vieux bourge aigri : on s'en tape, de ce que tu peux penser, mon pote. On s'en tape. Tu piges ?

Hermitecritique

@ Nums
Si vous êtes sérieux, vous desservez votre cause. C'est triste.

Ivanovitch

C'est vrai que la littérature numérique, les ebooks et les tablettes, c'est vachement populaire, dans le genre...
Et vous, vous ne croyez pas avoir un métro d'avance ? (part rapport au RER, authentiquement populaire...) A vous lire tout ça se résume finalement à une querelle entre nouvelle bourgeoisie "branchée" et vieille bourgeoisie traditionaliste... C'est une question de génération et de capital social.
Bon est "populaire" vu depuis le vieux bastion de St Germain, mais il appartient à l'intelligentsia à part entière et n'a rien mais strictement RIEN d'un écrivain véritablement "populaire"(en fait c'est même tout le contraire).

Francois Martini

>>Ce qu'il faudrait c'est pouvoir les obliger à jeter leur version "Gallimard" : François Bon l'a fait avec ses Pléiades.<<

Il a prétendu l'avoir fait.

kamel

Nous on le kiff fort François le Bon à la cité Barjavel.. il est des nôtres. Sur nos liseuses chouravées à la FNAC, on rage, ça nous met trop dékère cette histoire en pleine mer. Pour nous François il est vraiment Zbourdin !

Francois Martini

En effet, Bon (comme Delaume ou Gertrude Stein) est un écrivain pour chtarbés toqués d'avant-garde, dont il ne restera rien dans quelques temps (Par exemple, ce qui reste de mieux de Gertrude Stein, c'est le livre de cuisine d'Alice Toklas, sa compagne).

Hermitecritique

"Par exemple, ce qui reste de mieux de Gertrude Stein, c'est le livre de cuisine d'Alice Toklas, sa compagne"

---> Pathétique d'ignorance satisfaite

Francois Martini

C'est le seul qui fasse patrimoine.

Charles Marx

ATTENTION: Nums est un troll payé par sa seigneurie Gallimard, un prolo dévoyé, un judas corrompu qui a trahi sa classe pour de l'argent. En caricaturant grossièrement l'inculture populaire et sa haine de la bourgeoisie ordinaire, Nums porte gravement préjudice aux classes méritantes. De plus son excès de sympathie maladroite finit par desservir la courageuse entreprise de modernisation qu'est la société de monsieur Bon. La référence à l'autodafé des régimes totalitaires est un indice qui ne trompe pas. Mais nous ne sommes pas dupes de cette manoeuvre grossière du monde de l'argent. Nous continuerons coûte que coûte à déjouer les pièges séditieux de la bourgeoisie d'affaire!

Francois Martini

D'toute façon, les anonymes, vous n'êtes tous que des trolls, et de bas étage, encore.

Wei

"Ce qu'il faudrait c'est pouvoir les obliger à jeter leur version "Gallimard" (...) Et même carrément les obliger à lire la nouvelle traduction pour remplacer l'autre." (Nums)

Allez en Chine, il y a des emplois de garde-chiourme dans les laogai. Mais attention: pas de lecture numérique.

Francois Martini

Il est marrant, Nums.

Georges BUISSON

Curieux que Phj, si présent d'habitude, se fasse si discret...
Alors Phj, pas d'avis sur la question..?
(Ou, plus vraisemblablement, planqué chez lui à compter les points)

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