Le magazine Transfuge consacre un article à la jeune génération d’écrivains. Ces 25-35 ans disciples de Bret Easton Ellis et de Michel Houellebecq sont accusés de se vautrer dans le nihilisme:
« Tous sont dans cette littérature du nihilisme. Enfants nés dans les années 80, avec la crise, le chômage, le sida, la fin du communisme, ils sont des auteurs de la contre-utopie. Comme Ellis et Houellebecq, ils choisissent, contre les idées, l’ironie. Il n’est plus question pour eux de se définir face à Debord ou Barthes : le vide leur est une donnée acquise. S’ils sont loin d’être ignorants, ils se méfient de la politique, de la psychanalyse, de la sociologie…, bref de tout discours qui viendrait parasiter leur littérature. Ils choisissent donc une parole tronquée, détournée ou pauvre à l’extrême comme celle des personnages de Tao Lin, certains qu’un discours cohérent n’est qu’un artifice du jeu social.Contre le discursif, ils choisissent le culte des images. Tournant le dos à leurs aînés Pascal Quignard, Pierre Bergounioux, ils rejettent une littérature qui accueillerait un dialogue avec la philosophie pour lui préférer une fiction qui se tournerait vers la photographie, le web et le cinéma. (…) Ce sont des « intermittents du réel »

Mais c'est le fond de commerce de Delaume, la promotion (l'auto-promotion) de la littérature expérimentale "sérieuse"... Ce qui, sommes toutes, est naturel, chacun défend son positionnement (et sa position) à l'intérieur du champ littéraire.
Evidemment, les mauvaises langues diront que les promoteurs de l'autofiction ou de l'expérimentation (Delaume se situerait au carrefour des deux si j'ai bien suivi) y sont cantonnés par défaut, incapables qu'ils sont de produire une oeuvre réellement romanesque (au sens de récit basé sur l'imaginaire et la narration fictionnelle, présentant un schéma narratif basé sur des péripéties et les interactions entre les personnages...etc... par opposition à l'autofiction).
Les mauvaises langues ne sont pas loin de la vérité.
Rédigé par : Ivanovitch | 02 février 2012 à 11:19
Ce qui ne cesse d'étonner avec Wrath, c'est que son ignorance abyssale (de la littérature française aussi bien qu'anglo-saxonne) ne l'empêchera jamais d'asséner ses certitudes de petite poujadiste des lettres.
Rédigé par : wrathoune | 02 février 2012 à 15:05
@ Ivanovitch : D'où vient cet axiome que la littérature, du moins la bonne si je comprends bien, doit être "réellement romanesque" (l'adverbe est un peu bizarrement choisi, d'ailleurs), avec "imaginaire", narration fictionnelle" et tout ça ? C'est comme si tu disais qu'un bon peintre est celui qui invente son sujet, que les faignasses qui se content de "reproduire" un paysage ou une tête sont des tocards.
Il y a un joli passage révélateur dans le post de Wrath. Les écrivains américains, qui "parlent de ce qu'ils connaissent" (ils connaissent pleins de trucs, ils sont forts), qui donc, plus ou moins, parlent des autres, ça c'est bien. Quand on se tourne plutôt vers l'intérieur, quand on parle de soi, c'est "du vide". Il ne faut pas faire de votre cas une généralité, Lise-Marie.
Rédigé par : PhJ. | 02 février 2012 à 15:37
L'autofiction ou l'autobiographie en peinture aurait à voir avec l'autoportrait. La peinture figurative avec un roman classique et une intrigue. Quant à la peinture abstraite, elle ressemblerait à un récit plein de blabla, sans réelle intrique, ni structure etc.
A partir du moment où l'on crée soi-même des couleurs, des formes, des mots ou des phrases - contrairement aux tricheurs pipoles qui font écrire leur livre par un autre et où réside là un scandale - je vois pas où est le problème. Le propre de l'art est de n'avoir aucune limite - à part faire écrire son livre par un autre je le répète et être un imposteur!
La seule différence à mes yeux entre l'autofiction et la fiction est que l'on ne ment jamais dans la fiction. Mais on a très bien le droit de mentir dans un livre ou sur la couleur de ses yeux dans un autoportrait...
Rédigé par : coucou | 02 février 2012 à 16:34
@PhJ. Je ne crois pas qu'on puisse vraiment comparer avec la peinture, cela dit, qui fait encore du figuratif aujourd'hui ?
Je ne dis pas que la littérature romanesque est supérieure, mais que les promoteurs et théoriciens de l'autofictif aujourd'hui, tels Delaume et Angot, par exemple, ne sont pas désintéressés. Ils défendent avant tout le positionnement littéraire qui les a consacré. Cela n'est pas neutre. On peut par contre constater que la consécration de l'autofiction a produit une inflation épouvantable de textes sans intérêt mais qui jouissent d'une très bonne exposition médiatique. C'est intéressant à mettre en relation avec la sacralisation du "moi" et la dérive égotiste de la société occidentale. L'autofiction est à la littérature ce que SecretStory est à l'audiovisuel.
Cette littérature n'a en quelque sorte plus rien à apporter au lecteur d'autre que la consommation d'autrui.
Cela dit il y eu de forts bons textes et de grands auteurs (Juliet, par exemple, ou Jünger), et il y en aura encore. Il faut cependant être très indulgent pour penser que tous les auteurs ont simplement quelque chose à dire.
Et finalement, il reste plus difficile de construire une intrigue romanesque, "un univers qui ne s'écroule pas en trois jours" que de simplement romancer sa vie. Il y a une forme d'impuissance à recycler son propre matériau fictionnel.
Rédigé par : Ivanovitch | 02 février 2012 à 16:38
"Il y a une forme d'impuissance à recycler son propre matériau fictionnel."
C'est à dire ? (éclairez moi Ivan...)
Ne peut-on pas mélanger les deux genres?
Par exemple, si je prends une personne réelle (ce que j'en perçois dans la réalité du moins), et que je la balance dans une fiction plus ou moins imaginaire (sous un autre nom bien sûr), est ce que c'est mal, irrespectueux pour la vraie personne?
Je me demande...
Rédigé par : salut | 02 février 2012 à 16:48
Qui pourrait me citer des noms d'écrivains tels qu'ils sont décrits plus hauts (jeunes, ironiques, désabusés au point d'en être parfois indigents, ou à la mode), je ne crois pas en avoir lus ni même en connaitre (parmi les français). Le Devalfard (que je n'ai pas lu) avait l'air très différent.
Merci.
Rédigé par : robin | 02 février 2012 à 17:38
"(Delaume se situerait au carrefour des deux si j'ai bien suivi)"
Eh bien lisez-la, Ivanovitch, plutôt que de "suivre" bêtement.
Rédigé par : Goliadkine | 02 février 2012 à 22:15
@ wrath
D'abord l'extrait ne dit pas que ces écrivains sont cons.
Ensuite, votre propre discours à l'emporte-pièce n'a aucun sens, et ne vole pas plus haut en terme de nuances que ce que vous dénoncez. Il est même assez inquiétant, car vous vous prétendez écrivain, alors que de toute évidence, écriture et style sont deux notions qui n'ont pas encore traversé votre horizon.
Rédigé par : arobase | 02 février 2012 à 23:26
et pendant ce temps là : après Salman Rudhdie à Jaipur voici Taslima Nasreen censurée par les islamistes à Calcutta (en lien)... de quoi faire réfléchir les jeunes écrivains "pas si cons" ?
Rédigé par : cater | 03 février 2012 à 08:07
@Goliadkine : c'est une plaisanterie ?
Sinon, expliquez moi pourquoi je devrais prendre de mon temps (de cerveau disponible, cela va de soi) pour la lire quand Proudhon, par exemple (mais je peux aussi vous citer en vrac Benassayag, Lordon, Boltanski ou Arnsperger) attend son tour sur ma table de nuit ?
Il vous faudrait quelques arguments solides...
Du reste, vous savez comme moi qu'il est superflu d'avoir lu un auteur pour le juger, sinon on ne s'en sortirait pas...
Rédigé par : Ivanovitch | 03 février 2012 à 09:56
Ivanowitch a écrit : "Du reste, vous savez comme moi qu'il est superflu d'avoir lu un auteur pour le juger, sinon on ne s'en sortirait pas..."
C'est ce que disent certains éditeurs qui publient des auteurs sans même les avoir lus :)
Rédigé par : olivier | 03 février 2012 à 10:30
Goliadkine est un troll qui ne poste que pour provoquer et créer du conflit, jamais il ne vient apporter sa pierre au dialogue en apportant un point de vue, une idée, ou une remarque constructive. La meilleure chose à faire et de ne pas lui répondre et il est étonnant que Wrath ne l'est pas encore banni (sans doute est-ce parce que son arrogance suscite de nombreux commentaires).
Concernant les deux idées selon lesquelles, lire un auteur n'est pas nécessaire pour le juger et selon lesquelles, des éditeurs publieraient d'ailleurs des textes qu'ils n'ont pas lu. C'est tout de même particulièrement farfelu. L'inverse peut se vérifier (des auteurs qui balancent des manuscrits sans les avoir lu). Mais là, c'est un peu fort. Le principal travail de l'éditeur étant justement de faire d'un texte un livre publiable, ce qui peut aller de la correction orthographique à la mise en page, en passant par un travail d'accompagnement quant à la réécriture de certains passages.
Et pour juger un auteur, oui, il faut l'avoir lu, au moins un peu, au moins une demi page (dans les cas les plus immédiats), mais tout de même. Soyons raisonnables.
Rédigé par : MystereNW | 03 février 2012 à 11:34
Mon petit Ivanovitch, de deux choses l'une, ou bien vous prenez sur votre temps ô combien précieux pour savoir à quoi vous en tenir sur telle ou telle personne, tel ou tel écrit, ou bien vous réservez votre jugement. Pérorer sur quelque chose qu'on ne connait que par ouï-dire (et à fortiori, ouï-dire haineux), c'est un passe-temps de cuistre : si vous tenez vraiment à suivre cette voix, la moindre des choses serait de ne pas vous croire supérieur aux autres cuistres que vous conspuez ici avec une délectation évidente, et souvent sans la moindre connaissance de ce qu'ils sont, ou de ce qu'ils font.
C'est fort simple, en définitive, vous voyez.
Rédigé par : Goliadkine | 03 février 2012 à 12:05
Pour le coup, Goliadkine n'a pas tord.
J'espère que vous appliquerez pareillement ces principes!
Rédigé par : salut | 03 février 2012 à 12:19
Goliadkine est dans l'erreur, bien entendu, et pour une raison fort simple. Il n'est, heureusement, pas indispensable de se farcir toutes les oeuvres complètes de Marc Levy, par exemple, pour s'assurer qu'il s'agit de soupe populaire. Il suffit pour cela de feuilleter un de ses ouvrages ici ou là, c'est assez pour se faire une opinion et juger du style. Mais il est possible de s'éviter cette peine inutile. Il suffit pour cela de reconnaître le public de Marc Levy, son positionnement dans le champ littéraire, éventuellement de lire quelques comptes rendus dans la presse spécialisée (c'est son boulot, après tout, d'opérer des classements et des distinctions.)
De même, avoir feuilleté une fois Delaume, (les lecteurs pour l'édition ne font rien d'autre) avoir lu quelques interviews et critiques suffisent amplement à se faire une opinion à son sujet.
Et heureusement !
Rédigé par : Ivanovitch | 03 février 2012 à 12:59
"On peut par contre constater que la consécration de l'autofiction a produit une inflation épouvantable de textes sans intérêt…"
Par contre ???
C'est curieux, moi je constate justement que c'est la perstistence du bon vieux roman à la papa (ce qu'Ivanovitch appelle "récit basé sur l'imaginaire et la narration fictionnelle, présentant un schéma narratif basé sur des péripéties et les interactions entre les personnages", bref, du roman pour classe de 4e) qui produit toujours plus de textes sans intérêt.
Qui fait encore de la peinture figurative ? Personne, en effet. Qui fait encore de la peinture figurative en littérature ? Beaucoup trop de monde !
Rédigé par : Scott Summers | 03 février 2012 à 13:00
Le ton auguste et professoral de ceux qui défendent l’autofiction est assez comique.
Le ton enfiévré et maladroit de ceux qui la conspuent l’est tout autant.
Moi je vais suivre le conseil de Goliadkine et découvrir Delaume, que je n’ai jamais lue, mais je ne crois pas pour autant que cela me fera abdiquer vers la toute-puissance contemporaine de l’autofiction (il y a du vrai dans ce que dit Ivanovitch, à propos de son recyclage)
@scott : La littérature imaginative, ce n’est pas simplement raconter une histoire (version roman pour élèves de 4ème – encore que, vu le niveau du lectorat à l’heure actuelle, ça devrait suffire) mais aussi et surtout : comment la raconter. Si Ivanovitch l’a décrit un peu approximativement, ce n’est pas pour autant qu’il faut s’enfoncer dans la brèche inverse. Les trois quarts de l’autofiction aujourd’hui sont chiants parce que l’auteur n’a pas fait le moindre effort pour créer quelque chose à partir du réel, mais s’est simplement contenté de plaquer du réel.
Sinon pour le figuratif, je crois qu’il en reste tout de même un peu, non ?
Rédigé par : prince léo | 03 février 2012 à 13:43
Mon petit Ivanovitch, qui vous a dit de vous "farcir" l'oeuvre complète de Delaume, ou de Lévy ? Pas moi. En revanche, un livre suffirait. Qui sait, au détour d'une page ou d'une phrase, peut-être vous rendriez-vous compte que la réalité ne correspond pas tout à fait à la représentation caricaturale que vous vous en faites, en vous basant uniquement sur la doxa médiatique (en d'autre termes, le plan média des auteurs concernés, ainsi que celui de leurs détracteurs).
Et ma foi, si aucune phrase ne les rachète à vos yeux, au moins aurez-vous de véritables arguments à leur opposer, et ces arguments auront autrement plus de poids qu'un simple rabâchage de bon élève, soucieux de se présenter à chaque post comme franc-tireur d'une avant-garde littéraire, qui se prétend bâillonnée par une intelligentsia illusoire, et dont tout le monde, en vérité, se contrefout.
Rédigé par : Goliadkine | 03 février 2012 à 14:48
Lisez Delaume, c'est passionnant ! :-)))
http://www.chloedelaume.net/sims/blog/
Rédigé par : Francois Martini | 03 février 2012 à 14:56
Merci François Martini de ce lien, je suis définitivement guéri de la doxa dont parle Goliadkine... quel bonheur !
Rédigé par : Doxazosine | 03 février 2012 à 17:24
Impressionnant, n'est-ce pas. Et elle a réussi à faire publier cela.
Rédigé par : Francois Martini | 03 février 2012 à 17:44
@prince léo : "Les trois quarts de l’autofiction aujourd’hui sont chiants parce que l’auteur n’a pas fait le moindre effort pour créer quelque chose à partir du réel, mais s’est simplement contenté de plaquer du réel. "
Remplacez "autofiction" par "romans (français)" et la phrase fonctionne encore mieux (sauf qu'on peut monter à 85 % facile).
Rédigé par : Scott Summers | 03 février 2012 à 18:48
Et vous, François Martini, vous avez réussi à faire publier quoi ?
Rédigé par : Goliadkine | 03 février 2012 à 18:57
@Martini : ben pour quelqu'un qui est supposé être chiante et n'avoir aucune imagination (puisqu'elle fait de l'autofiction, pas comme ces génies de romanciers avec leurs super histoires tellement cool et surtout tellement originales, hein !), je trouve que l'extrait est drôle, créatif, zarbi, et qu'il infirme plutôt l'hypothèse de départ, non ?
Rédigé par : Scott Summers | 03 février 2012 à 19:01
Accessoirement, j'ai lu "Une Femme avec personne dedans" : style au rasoir (mais c'est sûr, hein, c'est pas du Sujet-Verbe-Complément comme Houellebecq ou Angot), ultra-intéractif (ya des tests pour choisir sa fin, comme dans les livres dont vous êtes le héros, super dark et super drôle à la fois, avec des fiches pratiques (comment chosir un mec d'après ses pompes) et comme d'habitude un côté réflexif qui est la marque des romans modernes depuis... Don Quichotte, mettons, et qui est pourtant laissé de côté par 90% de la production actuelle.
En plus ya des bonnes scènes lesbiennes. A mon avis c'est son meilleur.
Rédigé par : Scott Summers | 03 février 2012 à 19:03
Je recommande chaudement "Le Temps" de François Martini. C'est bien écrit, drôle, cela vous détendrait Goliadkine, avec un effet très bénéfique sur votre constipation chronique. Par contre pour ce qui concerne votre prostate, j'ai bien peur que cela soit insuffisant... désolé !
Rédigé par : Doxazosine | 03 février 2012 à 19:30
@Goliadkine : je ne me prétend ni bâillonné, ni d'une quelconque avant garde ! Par contre, j'attends toujours vos arguments. Mais que de bruit pour une pas grand-chose... S'il s'était agit d'un auteur de talent (je ne sais pas moi, Dantec, par exemple), je pourrai comprendre qu'on s'emporte, qu'on s'étripe même un petit peu mais là, il me semble que tout tient dans la posture et les lunettes à la Duras. Du reste, un petit tour sur le blog de la demoiselle est suffisant pour juger du niveau...
@Scott Summers : "bref, du roman pour classe de 4e". C'est idiot.
Balzac, Flaubert, Dosto, Hamsun etc... En gros les 3/4 de la littérature mondiale, c'est pour vous "du roman pour classe de 4ème". C'est sur que pour le coup, avec un tel niveau d'analyse, on s'en rapproche...
Rédigé par : Ivanovitch | 03 février 2012 à 20:48
J'adore lire les commentaires de ce blog, ce mariage audacieux de rancoeur vinaigrée et ce parfum capiteux de vanité étalée. Je kiffe. Vous devriez former un club de scrabble et partager un bol de chips...
Rédigé par : coco | 04 février 2012 à 00:26
J'avoue, je n'ai "réussi" à rien faire publier. Je me suis autoédité (fabrication 100% domestique), après quelques envois normalement infructueux, et j'ai distribué mes livres faits main à mes amis. l'un d'eux, mon cousin, éditeur, m'a demandé Le Temps pour son petit catalogue. Je lui ai volontiers donné, et ai ainsi pu faire le travail éditorial, la mise en page etc. comme un pro. C'était très intéressant. Mais je ne cherche pas à réussir quoi que ce soit.
Je suis très fier d'avoir été publié par un vrai éditeur à qui je n'avais rien demandé.
Rédigé par : Francois Martini | 04 février 2012 à 01:26
Ceci dit, si je suis un écrivain amateur, je ne suis ni wannabe, ni jeune (hélas).
Rédigé par : Francois Martini | 04 février 2012 à 01:30
Ce que vous ne comprenez pas, Ivanovitch, c'est que Balzac, Flaubert, Dosto, sont des REFERENCES scolaires. Tout le monde continue à faire du Balzac mais si Balzac c'était génial à l'époque, faire du Balzac aujourd'hui, c'est comme faire des natures mortes : d'un point de vue littéraire, ça n'a plus aucun intérêt. Et oui, vous l'avez bien remarqué, ça concerne les 3/4 de la littérature actuelle (mondiale, allez).
Rédigé par : Scott Summers | 04 février 2012 à 12:06
Mais si, Scott, cela présente un intérêt : cela produit des livres intéressants.
Rédigé par : Francois Martini | 04 février 2012 à 13:04
Ben non, pas tellement.
Rédigé par : Scott Summers | 04 février 2012 à 15:33
Tout est une affaire de point de vue. je me demande quel est l'intérêt finalement, d'imposer le sien. Passer le temps peut être...?
Rédigé par : salut | 04 février 2012 à 15:36
@Scott : Il s'agissait d'exemples. Ne vous faites pas plus bêtes que vous n'êtes. J'aurais aussi bien pu citer Mc Carthy, Dantec, Gary, Gibson... Il est question de romanesque, peu importe l'époque...
Rédigé par : Ivanovitch | 04 février 2012 à 18:50
Cela produit des livres qui intéressent le public. Les profs, les gens de médias, les spécialistes de l'avant-garde ne sont pas le public visé.
La littérature (totalement hors sujet dans ce forum) est le résultat, souvent hasardeux, de l'écriture. Elle n'est pas son but. Si elle est le but visé par l'écrivain, la vacuité est garantie à l'artivée.
Rédigé par : Francois Martini | 05 février 2012 à 01:41
Ivanovitch, votre imbécilité aveugle, votre pédantisme sectaire et revendiqué avec fierté sont proprement confondants. Une chance que l'expression de vos certitudes ne se bornent qu'à internet.
Vous attendez que je vous présente des arguments susceptibles de vous convaincre de ne parler que de ce que vous connaissez ? Il est curieux qu'une personne qui se pique de lire du Proudhon soit incapable de comprendre un argument aussi simple que celui-ci.
Mais dites-nous un peu : tous ces auteurs et philosophes dont vous vous rengorgez à la moindre occasion, lorsque vous vous targuez de les connaitre et de les pratiquer, doit-on comprendre que vous les avez uniquement "feuilletés", ou que vous vous êtes simplement renseigné sur leur "public", leur "positionnement dans le champ littéraire", ou que vous vous êtes contenté "de lire quelques comptes rendus dans la presse spécialisée" ?
Rédigé par : Goliadkine | 05 février 2012 à 01:44
François Martini, sans méchanceté, regardez un peu les choses en face : un auteur dont le seul bouquin paru a été publié par son propre cousin et édité/maquetté par ses propres soins, ne peut même pas revendiquer le qualificatif d'"écrivain amateur".
Rappel à votre intention aussi bien qu'à celle d'Ivanovitch : ce n'est pas par hasard qu'on a jadis fait figurer l'envie dans la liste des péchés capitaux.
Rédigé par : Goliadkine | 05 février 2012 à 01:56
Vous généralisez à partir de votre cas particulier, Goliadkine, c'est, je crois, ce qui vous conduit à tant d'aigreur et d'envie, justement... Détrompez vous, ce n'est en aucun cas un exploit ni une posture de lire Proudhon, Lordon ou Aries, mais uniquement un plaisir personnel. Cela semble vous dépasser, c'est bien dommage.
J'attends toujours un argument de votre part, mais cela semble également hors de votre portée, ce qui est l'explication la plus plausible...
C'est curieux comme les médiocres et les laborieux tels que vous se montrent toujours les plus acharnés à vouloir à rabaisser leurs semblables à leur propre porcherie.
Rédigé par : Ivanovitch | 05 février 2012 à 09:58
Goliadkine, tu me fascines. Autorise-moi à bien te comprendre. Mon épicier, qui a ouvert lui-même son épicerie, n'est de ce fait pas épicier, mais son employé, lui, l'est bel et bien, car il a été recruté par le premier. C'est bien ça ?
L'écriture ne serait donc que cooptation et le terme d'écrivain n'aurait rien à voir avec sa définition dans le Larousse, mais serait en réalité un badge, une médaille, offerte par ses pairs à l'entrée de l'aspirant dans la boite...
Allez, fais-moi plaisir, arrête de te branler sur les statuts et les étiquettes et va plutôt t'adonner à une activité constructive (et si possible pas sous nos yeux).
Rédigé par : MystereNW | 05 février 2012 à 12:54
@ Goliakine : ce n'est pas mon seul "bouquin". Mais admettons, que ne ne sois même pas écrivain. Quelle importance ?
Rédigé par : Francois Martini | 05 février 2012 à 14:07
Ne vous fatiguez pas : Goliadkine est une sorte de "Vieux fake du glebo"...
Rédigé par : Doxazosine | 05 février 2012 à 17:02
Merci ! Mais ça m'arrange : je parle de moi ! Deux fois par ans, j'acquiert un lecteur, ici !
Rédigé par : Francois Martini | 05 février 2012 à 17:11
Ensuite, mon cousin éditeur m'envoie un mail : tiens, j'ai vendu un exemplaire de ton livre, ce mois-ci ! Et ça nous fait plaisir à tous deux !
Rédigé par : Francois Martini | 05 février 2012 à 17:12
"La littérature (totalement hors sujet dans ce forum) est le résultat, souvent hasardeux, de l'écriture. Elle n'est pas son but. Si elle est le but visé par l'écrivain, la vacuité est garantie à l'artivée."
Ah tiens, pour une fois je suis d'accord.
Rédigé par : Scott Summers | 05 février 2012 à 18:07
Une chose que vous ne comprendrez jamais, mes chers minables, c'est que la véritable épreuve du feu, pour une personne qui a la prétention d'écrire, c'est précisément de tomber sur un éditeur qui ne la connait ni d'Eve ni d'Adam, et qui décide de la publier.
Vous vous rassurez en ne parlant que des exemples d'individus publiés par cooptation, sans jamais rien lire de ce qu'ils peuvent écrire, et en faisant de leur cas particulier, sans élément tangible, sans analyse sérieuse, une généralité de l'édition.
Je vais vous révéler une vérité connue de tous ceux qui travaillent dans l'édition, et que vous ne comprendrez pas, parce que vous êtes décidément trop cons, et malheureusement trop vieux pour avoir l'humilité d'entendre raison. Une majorité d'auteurs (publiés, donc, et pas par leur cousin) ne fait aucune "une", que ce soit de journal ou au box-office. Une majorité d'auteurs doit attendre dix ans au bas mot avant d'être publiés. Et quand je dis dix ans, ce n'est pas dix ans entre deux livres, c'est dix ans passés à en écrire une demi-douzaine, à les voir refusés un à un, jusqu'à ce qu'une de leur création soit reconnue par un éditeur pour ce qu'elle est. A savoir, tout simplement, un écrit qu'il juge intéressant, et potentiellement vendeur.
Enfonçons le clou en soulignant que vous qui passez votre temps à cracher sur la cooptation, quand François Martini vous dit que le seul bouquin qu'il ait jamais sorti a été publié par son cousin, vous ne pipez mot.
Dois-je comprendre que la cooptation est acceptable à vos yeux, à condition qu'elle soit minable ?
C'est en tout cas un crédo qui vous va assez bien.
Rédigé par : Goliadkine | 05 février 2012 à 18:10
Oui, mais, Goliakine, tes tourments, on s'en fout.
Moi, mon cousin, je ne lui ai rien demandé. je ne savais même pas qu'il publiait du roman (sa maison était spécialisée dans la médecine). C'est lui qui m'a demandé mon roman, après que sa compagne ait lu mon autoédition. Il n'y a aucun copinage là-dedans (sinon de lui avoir offert l'autoédition, ce qui est assez normal, en somme).
L'écrivain qui tente, pendant des années, d'entrer par la porte postale dans l'édition, c'est un mauvais professionnel : il ne sait pas s'insérer dans le milieu. Dans n'importe quel métier, il est habituel de se constituer un réseau, au début de sa carrière.
Pourquoi tout le monde devrait-il me tomber dessus ? C'est con, ce que tu dis. Je ne cherche pas à devenir écrivain, je ne suis pas un wannabe. Je suis un dilettante autoédité qui, par hasard, a bénéficié d'une proposition d'édition. Tu es jaloux ? Tu peux bien.
Rédigé par : Francois Martini | 05 février 2012 à 18:36
Jaloux d'un homme qui a tellement peur de son ombre qu'il préfère se murer dans une attitude de dilettante hédoniste, alors qu'il crève d'envie de voir son nom et son visage autre part que sur ce blog ? Vous êtes d'un drôle, François Martini. En revanche, vous aurez beau clamer que vous ne rêvez pas d'enfoncer vos doigts dans le pot à confiture de l'édition (la vraie), vos dénis ne leurrent que vous (et si peu, en fin de compte).
Vous pensez que votre cousin vous aurait publié si vous n'étiez pas son cousin, si sa compagne n'avait pas lu votre petit machin ? Là encore, si vous niez les faits, ils n'en demeurent pas moins.
Vous êtes bien triste, François Martini.
Rédigé par : Goliadkine | 05 février 2012 à 18:57
Non, bien sûr, c'est parce qu'il a lu mon roman qu'il a demandé à la publier. Au moins n'ai-je pas été publié par copinage, mais après lecture. Il publie d'autres romans qui ne sont pas de moi, d'ailleurs, dont certains sont très bons. Je ne vois pas ce qui te travaille, mon pauvre, et pourquoi tu te crois obligé de perler de moi alors que tu ne sais rien.
Peut-être suis-je triste, mais je ne suis pas anonyme.
Rédigé par : Francois Martini | 05 février 2012 à 19:32