Il y a une communauté dont je ne parle pas beaucoup sur ce blog (et dont personne, ou presque, ne parle): les auteurs publiés dans des toutes petites maisons d’édition. Bien que publiés à compte d’éditeur, ces auteurs se sentent laissés à l’abandon. Voilà le témoignage d’un de ces écrivains de l’ombre, suite à la parution de Editeurs cherchent chefs-d'oeuvre désespérément dans “l’Express”:
Cet article est un authentique marronnier. Mille fois la presse a expliqué que tous les éditeurs de la place de Paris lisaient tous les manuscrits d'inconnus et patati et patata... je ne commenterai, pas mais bon... De toute façon, le vrai problème de l'édition n'y est pas abordé. Le vrai problème n'est pas d'être édité, c'est de savoir par qui l'on est édité et pourquoi. Les journalistes et les libraires n'étant intéressés que par les grosses maisons et les têtes connues, le fait d'avoir un éditeur et d'être référencé n'est pas l'essentiel. L'essentiel est [...] de faire partie de la bonne bande, du bon quartier.
J'ai publié chez un petit éditeur de province un roman et un recueil de nouvelles. Mon éditeur n'a pas beaucoup de moyens, mais il aime ce que je fais, c'est déjà pas mal me dirai vous. Il n'en reste pas moins que dans mon cas comme dans le cas de pas mal d'autres auteurs, il est impossible d'espérer ne serait-ce qu'une petite reconnaissance pour son travail.
Que les journalistes soient un peu moins frileux, un peu moins concentrés sur ce qu'ils connaissent, sur leurs réseaux, qu'ils aillent fouiller dans la production pas toujours aussi médiocre qu'ils le pensent sans doute des petits et tout petits éditeurs qui par amour du texte continuent à publier des auteurs qui au mieux leur rapporteront assez pour continuer leur activité. Guère plus.
IL Y A DE GRANDS TEXTES CHEZ DE PETITS EDITEURS!
Réponse de Delphine Peras pour l’Express: "Libre à vous de considérer cet article comme un marronnier, son propos est juste de souligner que le système actuel de l'édition française permet à tout bon livre d'être repéré à un moment ou à un autre, que ce soit par un grand éditeur (Alexis Jenni chez Gallimard après cinq précédents manuscrits refusés; Jean-Michel Guenassia chez Albin Michel pour "Le cercle des incorrigibles optimistes" etc.) comme par un petit (de Fred Vargas chez Viviane Hamy à Jean-Marie Blas de Roblès chez Zulma en passant par Kéthévane Davrichewy chez Sabine Wespieser. Evidemment qu'il y a de bons textes chez les petits éditeurs ! De même qu'il y a de mauvais textes chez les grands - et chez les petits aussi... Effectivement, pour ces derniers, se pose le problème des moyens, donc de la communication. Mais personnellement, je serai toujours à l'écoute d'un petit éditeur qui m'incite à lire un livre auquel il tient. Après, il en va de mon libre-arbitre, de mes goûts, de ma subjectivité. C'est impitoyable, je vous l'accorde..."
Ma réponse: les “grands” éditeurs ont besoin d’un discours méritocratique pour justifier leur domination. Personne n’est assez fou pour dévoiler l’envers du décor (copinage éhonté, coucheries, etc). Si les wannabes commençaient à perdre foi dans le mythe-du-manuscrit-envoyé-par-la-Poste, ils cesseraient d’acheter des livres. Et les éditeurs germanopratins perdraient l'aura qui leur permet de se pavaner quand ils sont de sortie dans les salons du livre. On comprend donc que les princes de l’édition entretiennent le mythe pour protéger leur revenu et leur statut social.
Il est important que tous les exclus de ce système - wannabes , mais aussi écrivains publiés dans des petites maisons de province - s’unissent contre ce discours mensonger qui ne fait que conforter l’aristocratie germanopratine.

Quand je disais que tout ceci (le clash avec Gallimard) est une opération web media twitter soigneusement orchestrée : le commentaire amusé sur l'incohérence de temps dans la traduction de F. Bon,que je signalais en lien plus haut, a déjà disparu :
http://carnetsdoutreweb.blog.lemonde.fr/2012/02/10/lire-relire-hemingway/#comment-605
preuve qu'une "veille" internet efficace est assurée (moins de 1h00) pour nettoyer et lisser les coms. C'est de bonne guerre contre des ogres impérialistes tels que Gallimard, certes, et le procédé du clash "gros éditeur horrible versus petit éditeur sympa" était habile de la part de F.Bon. Faut juste pas (trop) nous prendre pour des demeurés tout droit sortis du monde des bisounours : Bon ne fait que régler ses comptes avec Gallimard en essayant de prendre à témoin les internautes. Un éditeur habile, il ira loin. Même sans papiers.
@CdN : non, ce n'est pas un attaché de presse, mais un auteur de sa maison : Laurent Margatin, à ce que j'ai pu voir sur la liste des auteurs. Il écrit comme un pied (et c'est peu dire) mais lui aussi est manifestement un type très intelligent qui en connaît un rayon question autopromotion des oeuvres. Et comme vous dites, il ne manque pas d'air à ce que je peux lire sur votre lien : gonflé à bloc, même.
Rédigé par : vieil alchimiste | 19 février 2012 à 18:44
Le côté amusant de la chose, c'est que l'initiative semble faire des émules un peu partout, des amateurs (et qui, en dépit de quelques légers contresens, font d'ailleurs du bien meilleur travail que ce "pauvre" F. Bon).
En particulier ce cas :
http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article828
Assez envoûtant, je dois dire, malgrès quelques petites maladresses de traduction ça et là : preuve qu'on peut traduire différemment et très sensiblement Hemingway, même pour le simple plaisir, à condition d'avoir un minimum de talent, denrée rare et fort mal partagé).
Rédigé par : vieil alchimiste | 19 février 2012 à 19:36
@ Vieil alchimiste.
L'appellation "attaché de presse" était ironique...disons qu'il se bouge bien pour la boite de Bon (il a donc une sorte de rôle d'AP , rôle qu'en général les auteurs n'additionnent pas avec leur fonction...mais ce doit être un des volets de cette fameuse révolution qui est en marche...;-)
D'accord avec l'idée que tout ça est une bonne opération de com', peut-être pas préméditée mais dont F. Bon a senti très vite l'opportunité: on n'est pas présent en tant que "pionnier du web" sans savoir un minimum s'en servir... Et ce que je dénonce plus haut, c'est justement cette tartufferie qui consiste à jouer la victime innocente pour mieux retourner les mass webophile et Bonomaniaques. Que ce soit "de bonne guerre" face aux grosses boîtes, pourquoi pas...Mais il faut arrêter de prendre les gens pour des cons, effectivement et jouer les vierges outragées. Ca ça me révolte. Et encore plus, les bêlements généralisés.
Et la "veille" internet pour virer des coms qui fâchent ne m'étonne pas une seconde (même si ça peut être été fait par des afficionados trop zélès, pas forcément là non plus prémédité).
Quoiqu'il en soit de cette affaire qui ne va pas tarder à s'éteindre de sa belle mort, j'en tire plusieurs observations:
-l'unanimisme hystérique des coms (pétition, ect) qui montre un aveuglement de la pensée de chacun assez préoccupant. Et qui souligne comment l'effet de groupe génère lui-même de la grosse manip' (ça ne date d'aujourd"hui, ceci dit, la puissance des mass mais le net l'exacerbe à la moindre "petite affaire")
-les argumentations très peu démocratiques finalement sur le net: invectives et convictions idéologiques, oui; débat équilibré, sûrement pas. Perpétuel rapport de force: à qui gueulera le plus fort, à qui menacera sans autre forme de procès(cf. Anonymous qui révèle au plus haut point cet"état d'esprit". On n'est pas dans l'agora grecque comme certains le prétendent .
-l'ahurissante inculture esthétique et littéraire concernant cette affaire de traduction: quand on voit sur la pétition, le nombre de traducteurs, sociologues et autres professeurs de chaire de littérature clamer leur soutien idolâtre à la version Bon, il y a de quoi s'interroger. Bizarrement, très peu "d'auteurs confirmés" se manifestent (je ne parle pas des opportunistes"wannabe" habituels), comme si eux, avaient "pigé" l'entourloupe...
- enfin la consolidation certaine et symbolique d'une posture de Bon qui le rend quasi "intouchable" sur le net face aux gros éditeurs. Certains journalistes l'appellent déjà le "pape du web" (et c'est sans ironie). Ce n'est donc pas cette victime larmoyante et indignée qu'il prétend être. Mais c'est finement joué.
En tout cas, votre intervention comparative sur les deux trads était salutaire. Espérons qu'elle aura ouvert quelques yeux...
Dernier lien et je passe à autre chose. Hop:
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120217.OBS1714/gallimerde-se-fait-lyncher-sur-twitter.html
Rédigé par : Charles de Noix | 19 février 2012 à 19:56
Oui, rien ne vaut la comparaison pour la critique. Le plus agaçant chez F. Bon traducteur, n'est pas au fond son manque de talent (beaucoup en sont là, il n'est pas le seul à se croire capable d'écrire ou de traduire) mais son manque flagrant de modestie.
Ceci dit, en lisant la traduction citée plus haut (celle de l'Adieu aux armes), et compte tenu de son côté envoûtant malgré certains petits défauts, je me suis dit que j'aimerais assez lire quelque chose de l'auteur car j'y sentais une personnalité étrange et forte.
Or, c'est ici :
http://www.publie.net/fr/ebook/9782814501232/anticipations
et là :
http://www.publie.net/fr/preview/2725/anticipations_1-25.pdf
Voilà (enfin !) quelqu'un qui possède un réel talent. Preuve que F. Bon est meilleur éditeur que traducteur, et qu'il serait bien avisé de se consacrer à ses auteurs, en laissant tomber ce pour quoi il est manifestement si peu doué. Le "pauvre malheureux", comme dirait quelqu'un de ma connaissance. Et, dernière observation, CdN : le lien que vous donnez renforce mon intuitive conviction qu'il y a bien eu, dans cette affaire, embuscade plus ou moins réussie d'un gros gibier par un petit commando bien web-préparé.
Rédigé par : vieil alchimiste | 19 février 2012 à 20:27
En ce qui concerne la pétition dont vous parlez, est-ce celle-ci ?
http://carnetsdoutreweb.blog.lemonde.fr/2012/02/17/petition-en-faveur-du-vieil-homme-et-la-mer-nouvelle-traduction-de-francois-bon-aux-editions-publie-net/
certains commentaires sont absolument délicieux : j'en ai relevé un, vers la fin, dans lequel une internaute félicitait F. Bon pour avoir affronté Gallimard qui, selon elle, ne diffuserait que la version anglaise et bloquerait (?) toute traduction en français. On se demande si cette dame, qui réagit pourtant au quart de tour, a seulement ouvert un jour un livre d'Hemingway, même un simple "folio-poche" à quatre sous. Cerise sur le gâteau, elle en est même à confondre les deux traductions, au point de croire que c'est F.Bon qui publie une traduction de Dutourd contre la volonté de Gallimard. On croit rêver, à moins que ce ne soit un cauchemar...
Rédigé par : vieil alchimiste | 19 février 2012 à 20:37
C'est bien la pétition en question. Les commentaires sont édifiants, gloubiboulga d'indignation automatique, hommages opportunistes, admiration transie mais sans objet, quelques inévitables pulsions parano (en QUOI, publie.net serait mis en danger par cette affaire?! Ce serait plutôt le contraire, du côté de la notoriété)...bref, le net, quoi.
Bien sûr, pas UNE critique de du bon monsieur Bon, pas une seule réserve sur la traduction...renaissance de l'autostalinisme de la pensée...c'est fort, très fort..;-)
Et pas une réaction de notre chère hôtesse, la bien-nommée Wrath...Etrange...encore un complot de Gallimard!
Rédigé par : Charles de Noix | 19 février 2012 à 21:19
Entre Charles de la noix et le vieux chimiste on se croirait au Muppet Show :
http://2.bp.blogspot.com/_E-btjrfCR9M/TLyzgNXUZAI/AAAAAAAAAug/fb00YxI7Zmg/s1600/muppet-show.jpg
Rédigé par : mama mia | 19 février 2012 à 21:21
Muppet show, déjà fait: vous regardez trop Canal+.
Rédigé par : Charles de Noix | 19 février 2012 à 22:01
"On rappele que c'est un pauvre pêcheur illetré qui parle/pense"
Le pêcheur n'est pas illettré (avec deux “t”) puisqu'il lit le journal – avant de s'en servir comme oreiller.
Rédigé par : Yann | 19 février 2012 à 22:09
@ Charles : Wrath n'intervient jamais le week-end.
Rédigé par : Francois Martini | 19 février 2012 à 23:06
@Charles: "pas une réaction de notre chère hôtesse, la bien-nommée Wrath...Etrange...encore un complot de Gallimard!"
Voir mon nouveau post!
@F. Martini: si, si, mais pas tous les week-ends!
Rédigé par : wrath | 20 février 2012 à 07:07
Vieil alchimiste? Charles de Noix?
2 petites mains de chez Gallimard viennent nous expliquer dans une prose indigeste et formidablement arrogante que François Bon écrit mal et qu'il manque de modestie!!
Il est vrai que chez eux, le ridicule ne tue pas puisqu'ils en vivent.
Rédigé par : Georges BUISSON | 20 février 2012 à 08:37
@G.Buisson. Vous ne croyez pas si bien dire. A lire la prose de Vieil Alchimiste, me revient en mémoire cette façon d'écrire des phrases à rallonge. J'ai travaillé il y a quelques années chez notre Prince de l'édition : une femme qui y bosse encore, avait la même "façon" de rédiger ses notes d'instruction, je les voyais passer. Il me semble reconnaître sa patte, en particulier certains tics de rédaction, et ce côté arrogant. Je suis presque certaine (disons 70/80%).
Rédigé par : Anne | 20 février 2012 à 09:43
@G.Buisson. Vous ne croyez pas si bien dire. A lire la prose de Vieil Alchimiste, me revient en mémoire cette façon d'écrire des phrases à rallonge. J'ai travaillé il y a quelques années chez notre Prince de l'édition : une femme qui y bosse encore, avait la même "façon" de rédiger ses notes d'instruction, je les voyais passer.
Rédigé par : Anne | 20 février 2012 à 09:44
Tiens, on n'entend plus Vieil alchimiste. Comme quoi, quand le ridicule tue et mouche, c'est pour de bon...
Rédigé par : yann | 20 février 2012 à 09:58
"Les petites mains" de Gallimard ont donc bien travaillé tout ce week-end... merci de nous avoir honoré de leur présence...
Rédigé par : ramala | 20 février 2012 à 10:00
La théorie du complot Gallimardien a bon dos, elle est pratique, n'est-ce pas..? La vérité est que les pro-BON ont plus ou moins raté leur opération de "com", et que la traduction réalisée par ce brave Bon est mauvaise, ainsi que l'a amplement démontré Vieil Alchimiste, ne vous en déplaise.
Rédigé par : Charles | 20 février 2012 à 10:21
@ramala, yann, anne bâtée et autre buisson paranoïaques:
Il faut prendre vos gouttes dès le début de la semaine sinon vous n'allez pas tenir le choc. Le monde est injuste, il est tenu par les méchants banquiers et les affreux Gallimard qui ourdissent des complots dans l'ombre de grands bureaux luxueux. Et qui a les moyens de payer des affidés qui viennent le week-end terroriser les bons apôtres de Saint François Bon. Peut-être même la CIA rôde-t-elle pour étouffer dans l'oeuf les courageux partisans de la liberté numérique.
En même temps, bêler ensemble, ça tient chaud et le cerveau ne risque pas la crampe. Tout va bien.
Mention spéciale à ramala qui voit des complots (et des nains aussi?) partout. Ce doit être terrifiant à vivre au quotidien.
Quant à Vieil alchimiste, j'imagine qu'il est parti bosser...: il ne passe pas sa journée sur le net, lui (moi, c'est pas pareil, je suis payé pour ça, et sur un compte aux Bermudes par un puissant éditeur dont je tairais le nom de peur des représailles au parapluie bulgare).
Rédigé par : Charles de Noix | 20 février 2012 à 10:30
Petits échanges croustillants entre le pôvre François Bon et l'un de ses auteurs : où l'on voit que, même à une échelle microscopique, les éternels conflits reviennent toujours :
http://lexildesmots.hautetfort.com/archive/2011/06/09/publie-net-un-kolkhoze-dans-la-pure-tradition-stalinienne.html
http://lexildesmots.hautetfort.com/publie-net-une-etrange-cooperative/
Echanges délicieusement kitch et vinaigrés pour 75 euros de droits. Mmmm, que c'est bon à lire, trop mignon. Faudrait pas que ça grandisse... Dans une dèche pareille, on comprend que Bon-bon se soit aplati devant le rouleau compresseur Gallimerde. Cette délicieuse petite peste de Wrath, qui mériterait assez souvent de bonnes fessées, a pourtant bien raison : le monde de l'édition est d'un cruel...
Rédigé par : Créature de Gallimard | 20 février 2012 à 10:48
A la lecture édifiante des deux liens ci-dessus, je m'interroge: où sont passées les petites brebis bêleuses qui ne juraient que par leur Berger?
Est-ce encore un complot du méchant Gallimard pour salir l'aura du maître es révolution numérique?
Comme ce silence qui suit le tumulte indigné du week-end est étonnant...
Rédigé par : Charles de Noix | 20 février 2012 à 12:19
Allons Charlot de la noix, un peu d'anastomose : vous savez très bien que lorsqu'un homme est à terre, il s'en trouve toujours pour porter le coup de grâce ! Des auteurs qui viennent opportunément régler leur compte quand leur éditeur est en difficulté... ça porte un nom !
Rédigé par : opercule | 20 février 2012 à 13:19
Un peu balourde la tactique de la victimisation de l'éditeur martyr, suivie de la perfidie en trois petits points salement allusifs, Opercule, vous qui renvoyez sur le même lien que ramala, que mama mia...comme c'est étonnant.
Rédigé par : Charles de Noix | 20 février 2012 à 14:26
Le droit est pourtant du côté de Gallimard, l’œuvre n’étant pas encore tombée dans le domaine public au Etats-Unis. La maison en posséderait encore les droits d’exploitation jusqu’en 2047. Rappelons qu’aux Etats-Unis, le délai de copyright expire après 95 ans.
Rédigé par : avocat divorce | 14 janvier 2013 à 15:57
Le droit est pourtant du côté de Gallimard, l’œuvre n’étant pas encore tombée dans le domaine public au Etats-Unis. La maison en posséderait encore les droits d’exploitation jusqu’en 2047. Rappelons qu’aux Etats-Unis, le délai de copyright expire après 95 ans.
Rédigé par : avocat divorce | 14 janvier 2013 à 16:01