Solange Bied-Charreton, jeune parisienne de 29 ans, vient de publier un premier roman (Enjoy
) chez Stock. Voilà le résumé:
« "Les jeunes écrivains sont-ils si cons?" | Accueil | Alix Penent, une éditrice à suivre... »
Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.
Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.
Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.
Difficile à lire? Voir un autre code.
Si, il est arrivé depuis longtemps. Tiens, au pif, Justine Augier.
(Bon, elle a fait des études de lettres, d'accord, et le jour où Stock publiera un(e) inconnu(e) qui a toujours détesté la littérature n'est peut-être pas arrivé.)
Rédigé par : PhJ. | 04 février 2012 à 08:53
Wrath, si toutes les gens nés à Paris, qui ont préparé une grande école et qui ont un boulot étaient des pros du réseautage, comme vous faites semblant de le croire, il y aurait deux mille premiers romans édités chaque année.
Même le vôtre.
Rédigé par : arobase | 04 février 2012 à 10:02
Stock est un des éditeurs qui, chaque année, publie le plus de premiers romans. Beaucoup de ces auteurs sont de sombres inconnus (vous êtes, par exemple, bien plus connue qu'eux). Certains d'entre eux le restent.
Rédigé par : Passant | 04 février 2012 à 10:11
Tiens, je connais le frère de cette fille.
D'ici à ce qu'on m'accuse bientôt de réseautage...
Rédigé par : Grenouille Bleue | 04 février 2012 à 13:07
Je connais justement une auteure éditée chez Stock. Sait-on jamais, peut-être qu'elle me filera un coup de pouce à l'occasion ! ^^
Rédigé par : MystereNW | 04 février 2012 à 13:32
Indépendamment du débat sur piston ou pas, personne ne relève que le pitch est d'une nullité abyssale ?
Rédigé par : LeReilly | 04 février 2012 à 13:57
@ Le Reilly
C'est sûr on pourrait s'y mettre nous aussi. Commencer à baver sur des livres qu'on n'a pas lus au motif que leur "pitch" (rien que le choix du mot renseigne) nous déplaît et n'est pas assez poing-dans-la-gueule-à-l'américaine.
C'est sûr.
Rédigé par : Arobase | 04 février 2012 à 16:34
@leReilly : si si, on a noté. Je ne sais pas où Wrath est allé le chercher, la 4ème de couverture du roman ne parle que de l'aspect réseau social, reprenant d'ailleurs un passage du livre. je l'ai lu, il est assez creux et desservi par une écriture ampoulée, un brin appliquée. Mais Wrath a tort d'en faire un énième manuscrit de copinage, Stock publie beaucoup (trop) de premiers romans, n'importe qui écrivant un peu et mettant sur pied une histoire qui a l'air de toucher à quelque chose de contemporain (parler de la jeunesse, des réseaux sociaux...) peut à mon avis parvenir à se faire publier chez eux...
Rédigé par : sirius | 04 février 2012 à 17:20
Arobase -> Je n'ai pas bavé sur le livre, seulement sur le pitch. Il me déplaît parce que je n'aime pas les délires à base de "le net c'est pas bien ça déconnecte des gens". Rien à voir donc. Mais bien essayé. :)
Sirius -> Le pitch a été récupéré sur la page Amazon, c'est le fait de l'éditeur donc, qui met peut-être très mal son livre en valeur.
Rédigé par : LeReilly | 04 février 2012 à 17:41
Justine Augier...Solange Bied Charreton...parisiennes... trop de parisiens édités...trop de bourgeois édités...éditeurs parisiens trop conservateurs...
Rédigé par : coucou | 04 février 2012 à 18:36
@ Le Reilly
Ca reste complètement idiot, à mon sens, de juger d'un "pitch" à propos d'un roman qu'on n'a pas lu. C'est confondre roman et scénario, oubliant que la littérature se caractérise, aussi, par une écriture.
Si vous voulez aller par là, le "pitch" du petit garçon qui est triste car il a peur que sa mère ne vienne pas l'embrasser le soir, ce n'est pas terrible non plus. Et pourtant.
Rédigé par : Arobase | 04 février 2012 à 19:37
Arobase -> C'est idiot et c'est pourtant "nécessaire". De la même manière qu'on juge d'une bande annonce pour décider d'aller voir un film, d'un single pour acheter un album etc...
Le pitch, résumé ou présentation de l'éditeur (appelons ça comme on veut) reste mine de rien la première exposition face à l'oeuvre. C'est ce qui va donner envie ou nous à celui ou celle qui déambule seul en librairie.
On peut avoir une quatrième de couverture nulle à chier pour un très bon roman et inversement. Et je ne pense pas qu'il y ait blasphème à dire qu'on trouve un résumé nul (ou une bande annonce chiante, ou un single pourri).
C'est un peu le jeu. Parce que le lecteur potentiel se fait un avis sur le pitch, il passera ou non à la lecture du livre en partie en fonction de cet avis.
Qui peut être, parfois, négatif. (et encore pire, non seulement négatif ET représentatif du livre, mais pour savoir ça, il faut le lire, le livre)
Rédigé par : LeReilly | 04 février 2012 à 21:19
Le Reilly ; merci de m'apprendre à quoi sert une quatrième de couverture, comme vous vous en doutez, je n'y aurais jamais pensé.
Sauf que vous amalgamez deux choses : l'intrigue et le résumé qui en est fait sur la quatrième de couverture. Le pitch, c'est l'intrigue d'un scénario, la quatrième, c'est le texte de présentation d'un livre.
Quand vous écrivez "le pitch est d'une nullité abyssale" (pas " a l'air", mais bien "est"), on comprend que vous êtes en train de porter un jugement sur l'INTRIGUE d'un livre que vous n'avez pas lu.
Ce qui est aussi fortiche que Wrath qui devine quels manuscrits ont été envoyés par la poste et lesquels non, grâce à ses dons de voyance sociologique.
Rédigé par : Arobase | 05 février 2012 à 00:48
Victoire par K.O. technique d'@, qui d'un swing fulgurant vient de décapiter littéralement lereilly.
Rédigé par : Goliadkine | 05 février 2012 à 02:02
@Coucou : C'est une spécialité, ici, de juger sans savoir. Justine Augier vit à Jérusalem depuis 4 ou 5 ans (c'est là-bas qu'elle a écrit son premier roman, en tout cas). Dans le genre parisienne, on doit trouver plus proche du Flore.
Rédigé par : PhJ. | 05 février 2012 à 03:43
Arobase, le petit Marcel et ses soirées anxieuses ne serait pas le sujet du pitch, on y mettrait un peu de champagne et frivolité.
C'est vrai qu'il est injuste de juger un livre sur ce genre de petite accroche (ou résumé) mais il est vrai qu'en lisant le thème du livre, j'ai pensé la même chose que Le Reilly, je me suis dit, encore un bouquin inutile que je ne vais pas lire pourtant j'en ai aimé d'autres dont le pitch d'éditeur était nul.
Rédigé par : robin | 05 février 2012 à 08:00
C'est d'ailleurs surement pour ça que la poésie a complètement disparu, elle a le malheur d'être impitchable.
Rédigé par : Jay Toubon | 05 février 2012 à 09:23
N'oublions pas, cependant, qu'en littérature comme dans tout bon restaurant, il est possible d'avoir fromage et dessert. Un exemple de bon pitch faisant place à un bon roman ? N'hésitez pas à piocher du côté de José Saramago (avec notamment L'aveuglement et La lucidité) que je vous recommande chaleureusement. :)
Rédigé par : MystereNW | 05 février 2012 à 13:02
@ Ph J : juger sans connaitre, loin de moi!
En revanche,on peut juste faire la constatation que Justine Augier est parisienne de naissance. Peut-être même a-t-elle passé son enfance à Paris...
Faut pas être un expert en sociologie pour deviner ses origines...
On est, dit-on, dans une société de grande liberté et on s'aperçoit que c'est tout le contraire qui se passe: si on a le nez trop long ou les oreilles décollées, il est indispensable de se faire opérer de nos jours. Si on a un physique type "Bourvil", pas la peine de vouloir percer dans le cinéma car trop provincial. Ou si on est provincial et qu'on raconte une histoire provinciale, point d'édition chez les éditeurs parisiens.
Et plus on fait de la pub pour vivre ensemble, pour ne pas discréminer les handicapés,etc, plus dans la vie c'est en réalité l'inverse!
Rédigé par : coucou | 05 février 2012 à 15:45
Coucou, tu as entièrement raison, Justine Augier est une bourge parisienne et le fait qu'elle habite en Israël dpuis 3 ans n'y change rien.
'M'étonne pas que Phj, bon bourge parisien aussi, embrasse sa cause, on appelle ça un réflexe de caste.
L'ironie, c'est qu'ils sont intimement persuadés (Phj et Augier) d'avoir rompu d'avec leur milieu d'origine et leurs révoltes dérisoires (Justine Augier dans l'humanitaire à Kaboul (so chic) et Phj en shemale de minitel) ne leur ont pas permis d'opérer cette transmutation (de bourgeois en aventurier ou en autre chose) .
Ben oui, il faut du courage pour s'élever, mais aussi pour s'extraire.
Rédigé par : Louise M. | 05 février 2012 à 17:11
Alors ça Louise, je ne te le fais pas dire. Plus bourgeois que notre ami le souffle (alias Ph), on ne trouve pas. Je l'ai croisé l'autre fois en quittant le métro à La Muette, il montait à l'arrière d'une limousine dans en complet trois pièce impeccablement taillé. Je me suis rapidement dirigé vers lui pour le saluer, et c'est à peine s'il a prit le temps de retirer son monocle pour me répondre. Il allait au Fouquet's dîner avec Bolloré et, apparemment, il était pressé. Lorsque Hubert, son chauffeur, a observé mon air dépité, il a haussé les épaules et j'ai compris à ce moment précis à quel monde j'appartenais aujourd'hui et pour de bon. Celui des chauffeurs, ni plus, ni moins. Franchement, ça valait bien la peine de venir défendre occasionnellement ce faux ami sur ce blog. Ah ça, je te jure, ma bonne Louise, plus jamais ! Et si je recroise un jour ce malfrat du grand capital... Je crois bien que je lui offre une 16, tiens. :)
Rédigé par : MystereNW | 05 février 2012 à 17:26
Qu'il est con (et lourd en plus), ce MystereNW, demande plutôt à ton ami de quelle genre de famille il vient, ça règlera la question.
Toi, par exemple, on sent immédiatement que tu viens d'une famille genre petits fonctionnaires méritants de province.
Rédigé par : Louise M. | 05 février 2012 à 18:12
Précisément... :o)
Rédigé par : MystereNW | 05 février 2012 à 18:58
C'est raisonnable, 29 ans, pour un premier roman. Un peu jeune, mais si l'auteur est bon…
Rédigé par : Francois Martini | 05 février 2012 à 20:06
Des auteurs "bons" comme ça il doit y en avoir à peu près un par immeuble dans Paris intra muros. Ça en fait des bouquins hein. Mais ça fait pas avancer la littérature d'un picomètre. Par contre au niveau de la déforestation, on préfère largement qu'ils s'abstiennent... Une bourge qui a produit son petit rot sur les réseaux, holà, ce doit être captivant... Allez, à+
Rédigé par : Chirouz | 06 février 2012 à 19:19
Oh, Louise, dis donc, tu me connais bien. Et mes parents aussi, c'est impressionnant. Quel flair, quelle jugeote.
Rédigé par : PhJ. | 07 février 2012 à 02:30
eh mais même une notice nécrologique est plus excitante que l'histoire proposée. si ya pas un style derrière, faudra qu'on m'explique certains choix d'édition. .
Rédigé par : Guillaume | 07 février 2012 à 15:55
"(Justine Augier dans l'humanitaire à Kaboul (so chic) et Phj en shemale de minitel)"
Suis pas sûr d'avoir tout compris mais j'ai bien ri
Louise M fait de la littérature, justement, elle invente votre vie.
Rédigé par : Bibi | 12 février 2012 à 10:23