Bertrand Guillot vient de sortir un nouveau livre aux éditions Rue Fromentin. C’est l’occasion pour moi de vous rappeler que les éditions Rue Fromentin proposent aux wannabes d’envoyer un extrait de leur manuscrit par email (plutôt que d’exiger l’intégralité par la Poste):
Pour vous éviter des frais d'envoi inutiles, merci de nous contacter par mail (ruefromentin@gmail.com), en nous envoyant un descriptif du livre, un chapitrage détaillé (pour les essais), plus les 5 premières pages ou tout extrait que vous jugerez caractéristique. Nous publions de la fiction, des récits ou des essais, s'ils sont animés par une exigence littéraire et la singularité du thème. Nous étudions aussi tout projet de livre, ou de traduction, merci de nous contacter par mail.
Le hic? Les éditions Rue Fromentin ne répondent pas aux manuscrits non retenus. Il est évident que si vous êtes un journaliste parisien, ou un auteur qui a déjà publié plusieurs livres (comme Guillot), vos chances augmentent exponentiellement!

Moi, je trouve ce système très bien : l'éditeur jette un œil, si ça l'intéresse il y regarde de plus près sinon il ne perd pas son temps. Il ne faut pas croire que l'auteur prend plus de forme : il envoie peut être des dizaines de message dans la journée sans même tenir à jour la liste de ses envois.
Rédigé par : djila | 19 mars 2012 à 08:06
J'ai fait ça, il y a des années (envoi de script + extraits par mail). La seule fois où j'ai eu une réponse, c'était pour lire que j'étais malpolie de les harceler comme ça
Rédigé par : Arsinoe | 19 mars 2012 à 09:11
Je ferais la même chose exactement. Il est bien évident que l'on peut savoir si l'on apprécie un style ou pas, en une page ou deux. Cela évite aussi les problèmes de plagiat, car l'éditeur vous répond s'il souhaite en lire plus. On devrait en dire le moins possible dans le descriptif et envoyer les 5 premières pages. Je ne comprends pas du tout pour ma part, pourquoi l'on doit envoyer des manuscrits sur papier en 2012, surtout s'ils ne sont pas lus. La plupart des éditeurs accrochent immédiatement ou pas à un style. C'est moins hypocrite Wrath, vous ne trouvez pas? De toutes façons, l'avenir est au Kindle, alors pourquoi envoyer sur papier un livre électronique? Ce n'est pas très logique.
Rédigé par : Ak | 19 mars 2012 à 10:59
"L'avenir est au Kindle" ? Ce truc en plastoc qui affiche des textes même pas alignés ? Ah ah ! Dans quelques décennies, voire beaucoup moins, n'importe quel livre digne de ce nom acheté aujourd'hui se portera physiquement bien mieux que n'importe quel Kindle à la mort-moi-le-noeud.
Rédigé par : Petit Rictus | 19 mars 2012 à 11:35
J'aimerais que Wrath propose quelques Kindles Wrath pour les wannabes en lesquels elle croit. Ce serait sa plus belle démonstration.
Rédigé par : Ak | 19 mars 2012 à 11:46
"Il est évident que si vous êtes un journaliste parisien, ou un auteur qui a déjà publié plusieurs livres (comme Guillot), vos chances augmentent exponentiellement!"
Wrath semble se fonder sur des données ultra-secrètes qu'elle ne veut pas nous communiquer pour affirmer une telle conclusion. Heureusement que c'est "évident" (comprendre : je dis n'importe quoi mais je dis qu'il n'est pas nécessaire de le prouver).
Rédigé par : Hermitecritique | 19 mars 2012 à 12:16
Bonne idée, les Kindle Wrath, il commence à y avoir des textes vraiment sympas sur ebook. Pas (encore) beaucoup, certes, mais le travail n'en sera que moins fatigant. Et c'est grâce à ce genre d'initiative qu'on finira par montrer aux éditeurs germanopratins qu'on peut se passer d'eux pour trouver son lectorat.
Rédigé par : LB | 19 mars 2012 à 13:55
Moi je préfèrerais un Kinder Wrath
Rédigé par : kinder | 19 mars 2012 à 14:33
A propos de Kinder Bueno (faut bien rire, hein) :
http://www.youtube.com/watch?v=5clhq60lsUI
Rédigé par : gibusclub | 19 mars 2012 à 16:59
Tiens, Bertrand, tu entres toi aussi dans la liste très convoitée des auteurs visés par Wrath ! Le début de la gloire !
Rédigé par : aymeric p | 20 mars 2012 à 18:48
@AK: “J'aimerais que Wrath propose quelques Kindles Wrath pour les wannabes en lesquels elle croit“
Pourquoi pas. Envoyez-moi un synopsis de 100 mots à wrath_lmj[at]yahoo.fr pour résumer votre roman/ nouvelle/ etc. Je sélectionnerai les trois meilleurs et j’en parlerai sur mon blog d’ici un mois.
@Aymeric P: je ne vise absolument pas ce brave Bertrand (ses livres sont si insignifiants qu’il n’y a rien à en dire, ni en bien ni en mal...)
Rédigé par : wrath | 20 mars 2012 à 20:33
L'autre jour, j'ai fait un rêve : tous les grands éditeurs parisiens se concertaient en secret et organisaient un commando pour aller enlever Wrath au Canada. Ils la séquestraient dans un cagibi sans fenêtres dans lequel elle était obligée, pendant 48h00 non stop, de lire un échantillon des manuscrits reçus dans leurs maisons. Pour finir, avant d'être relâchée, elle recevait de la main d'Antoine Gallimard une magistrale fessée déculottée, laquelle se voyait filmée et ensuite diffusée sur Youtube dans la section "vidéos littéraires". Je me demande ce qui m'arrive... Suis-je normal, docteur ?
Rédigé par : Hum... | 21 mars 2012 à 09:37
Les manuscrits reçus par les éditeurs chez qui j'ai travaillés - petits, moyens et grands - sont insignifiants dans leur majorité : ils n'ont ni couleur, ni odeur, ni saveur : soit ils donnent l'impression d'être sans auteur (n'importe qui aurait pu les écrire), soit ils se signalent par leur porosité à l'air du temps (ils suivent la mode "trash", puis la mode "intimiste", puis "sentimentale", puis "autofictionnelle", etc.). Dans les deux cas, ils sont sans personnalité. Une minorité dans les textes reçus est intéressante du point de vue purement narratif, mais n'est pas "écrite", faute d'une intimité étroite avec la langue française (les auteurs putatifs très souvent ne possèdent pas leur langue). Parmi ces manuscrits, certains peuvent être sauvés si leur auteur a assez d'humilité pour accepter de retravailler son texte, pour le rendre cohérent sur la forme comme dans le fond. Enfin, il y a, dans une proportion infime, des manuscrits qui sont réellement stupéfiants, par leur originalité et la maîtrise de leur style. Leur rareté en fait tout le prix ; comme elle fait tout le prix du métier de lecteur de maison d'édition.
Rédigé par : Une consoeur de Corinne Fabre | 21 mars 2012 à 14:46
bonsoir,
je leur ai envoyé un texte et ils n'ont pas répondu... et je vous trouve très bien qu'ils ne répondent pas s'ils ne retiennent pas un texte parce que pour lire les conneries la plupart du temps de gens qui expliquent avec des airs de supériorité à peine dissimulée les raisons du rejet d'un texte...je ne crois pas du tout à une compétence particulière des éditeurs en matière de goût (quand on sait ce que certains lisent !...)
Rédigé par : stéphane | 21 mars 2012 à 21:18
Malheureusement, Stéphane, il y a des risques que s'ils n'ont pas répondu, c'est qu'ils ont estimé que votre manuscrit ne méritait pas même un commentaire.
Rédigé par : Schop | 22 mars 2012 à 11:46
Elle est marrante la consoeur de Corine : on dirait une enseignante qui a passé sa carrière à affirmer chaque année que ses élèves étaient vraiment les plus nuls...
Rédigé par : dropi | 22 mars 2012 à 15:18
Et bien voilà, pour plus de transparence, je poste mon synopsis :
C'est l'histoire d'un mec, un branleur intégral qui boit des pils toute la journée. Il n'est pas tout seul pour faire ça hein, sinon il se ferait grave chier. Donc il picole avec quelques branleurs comme lui et les mecs se racontent les uns les autres des histoires de branleurs. Bon, le début est un peu chiant, d'accord, mais bon, d'un autre côté, moi, j'ai plutôt choisi la veine réaliste t'vois ? Donc le mec picole (rrrooo, combien de mots déjà là ??) jusqu'au jour où... Là t'y croira jamais, accroche toi Wrathoune : d'un coup d'un seul le GIPN enfonce la porte de l'appart sur sa gueule et déboule armé jusqu'aux dents en gueulant en anglais (ouais ça le fait plus je trouve...)alors que le mec était en train de picoler avec ses potes t'vois, il s'y attendait carrément pas. Et là, non mais accroches toi aux branches, tu vas pas y croire : les mecs l'embarquent, le mec, parce que soit disant c'est un putain de terroriste qui allait commettre un carnage. Bon, je te raconte pas la suite, mais après il y a une course poursuite, un braquage, et des ours camés façon Castaneda.
J'ai bon ?
Rédigé par : Ivanovitch | 22 mars 2012 à 20:46
Ah ah ! Dans quelques décennies, voire beaucoup moins, n'importe quel livre digne de ce nom acheté aujourd'hui se portera physiquement bien mieux que n'importe quel Kindle à la mort-moi-le-noeud.
Rédigé par : chaussures nike shox oz | 21 mai 2012 à 10:41
Amie de Corinne Fabre, super ! moi-z-aussi j'ai bossé chez un éditeur / le nombre de nullards qui se prennent pour Balzac est absolument phénoménal. Prétentieux, agressifs, incurables...
Rédigé par : Colber1 | 01 juillet 2012 à 15:17
Nyttig information. Tur mig personligen upptäckte jag din sida av misstag, liksom Iam förvånad anledningen denna incident didnat inträffat tidigare! Vi sparade den här
Rédigé par : tee shirt armani pas cher | 09 juillet 2012 à 11:06