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Revues littéraires

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04 mai 2012

Commentaires

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P.P

Le RSA c'est plus simple, léger mais assuré tous les mois.

Ivanovitch

Ce qui est aberrant c'est l'existence même de ce système de subvention à la "création" digne de l'union soviétique et qui ne peut déboucher que sur l'imposture.

gibusclub

@ Ivanovitch

Je commence à lire ton roman... et je suis écroulé de rire !!

Il y a un personnage dénommé "L'écrivain", et j'ai l'impression que c'est un portrait à peine déguisé de Philippe Jaenada (ah non, c'est trop, quelle franche rigolade).

紫式部

Comme d'habitude, vous racontez n'importe quoi, chère exilée. La liste 2010 est là.

http://www.centrenationaldulivre.fr/IMG/pdf/BAT_Bilan_des_aides_2010.pdf

Que des copains, que des coquins (ceci pour le camarade Ivanovitch — mazette, quel auteur ! J'avais oublié sa belle plume balkanique) ? Bah, aux lecteurs de juger.

hollande

Moi, Président de la République, il n'y aura plus de copinage ni de passe-droits. Les bourses seront attribuées aux plus pauvres des méritants. Les textes écrits grâce à cette bourse seront imprimés et distribués dans toutes les bibliothèques de France et dans la totalité des Alliances Française de par le monde. Les journaux et les magazines seront tenus d'en faire des chroniques et ils devront être présents dans la sélection de l'ensemble des prix littéraires français.

inconnu

Dans la liste 2010 des aides, on trouve notamment:
Pierric Bailly publié chez P.O.L...
Eric Holder publié au Dilettante...
Dominique Sigaud publié chez Actes sud et Gallimard

Bravo les exemples... Ce sont des gens qu'on trouve en livres de poche, donc des gens qui vendent et qui sont publiés par de grosses boites.

Bruno Gibert est publié chez Albin Michel...

Mais qui est Pascale Delarue (dite Roze), ne serait-ce pas l'auteur du Chasseur Zéro, prix Goncourt 1996????

Francois Martini

"Donc si vous voulez obtenir une bourse d’écrivains, vous savez ce que vous devez faire (entretenir votre carnet d’adresses!)"

Pour n'importe quoi, dans la vie, il faut pratiquer ainsi.

gibusclub

"Bourses d'écrivains" ?

Mais de quoi parle-t-on exactement ?
Ce blog devient franchement grivois.

紫式部

Mais, Inconnu, il y a cent noms... Que vous en trouviez quatre ou dix de vaguement connus dans la liste n'ôte rien au constat principal : les aides à la création ne vont pas exclusivement, comme le dit Lise-Marie Jaillant, à des auteurs publiés dans des maisons de grande taille (pour rester dans un registre cher au spirituel Gibusclub).

SALUT

Ce qui est étrange, c'est les 28000 euros de Gaelle Obiegly. Pour un recueil de nouvelles... Je cherche par quel biais elle en est arrivée là. Quelqu'un sait?

PhJ.

Les grosses bourses, c'est sûr, ou les très belles résidences, ça ne peut être obtenu que par copinage ou pression de l'éditeur. C'est comme ça, tant pis. Mais il y en a plein d'autres. Il faudrait par exemple demander à r1, qui venait ici avant et écrit aujourd'hui dans une très belle abbaye, ou à Bertrand Guillot, qui est parti (ou va partir, je ne sais plus) écrire à Vauvert, chez Marion Mazauric, alors qu'il ne publiera pas dans la maison. Il y a des tonnes de choses à faire, mais évidemment, tout ce qui intéresse Lisette, c'est la Villa Medicis ou les gros chèques. Ici, on a souvent l'impression d'être sur un site de cinéma, disons d'acteurs et trices, qui passeraient leur temps à dire : "C'est dégueulasse, Angelina Jolie elle gagne 40 millions de dollars par film !"

konsstrukt

(de plus, le critère des aides aux écrivains, c'est quand même d'avoir publié chez un éditeur. du coup, trouver surprenant qu'il y ait des éditeurs connus dans la liste, c'est, comment dire, un peu couillon, non ?)

gibusclub

En fait, cette histoire de "bourses", c'est la faute à Ivanovitch... parce que je lis son roman, et qu'un moment, des espèces de flics font déshabiller un type...

- Des bijoux ? fit-il en levant les yeux du comptoir et en m'auscultant d'un regard circulaire.
- Non.
- Rien dans le slip ?
- Si, ses bijoux, fit le troisième larron manifestement au summum de son humour.
- Il vient de dire qu'il n'en a pas... rétorqua Pitbull dans mon dos.
Ce dernier s'esclaffa. Une franche rigolade s'ensuivit...

Everlynne of Serenity

Un dos qui s'esclaffe. Furieusement postmoderne, ma foi, expérimental en diable.

Une auscultation d'un regard circulaire, bien sûr. Quelle précision dans le choix des mots, la logique lexicographique à son meilleur.

Et la concordance des temps (bon, en même temps, chez un chien, ça doit être la volonté de réalisme). La subtilité de l'onomastique. Dites donc. C'est étourdissant de maîtrise.

Il est publié, ce chef-d'œuvre ? Allez, quoi, où qu'on le trouve ? Qu'on rigole, hein, et franchement. Après s'être esclaffé du dos, s'entend, ou que quelqu'un se sera dévoué pour exécuter la figure (que dis-je ? la cascade), car en effet comment ne pas se laisser gagner par l'incommensurable drôlerie d'un dos qui éclate bruyamment de rire ?

Pauvre France, ma bonne dame. Oh oui.

Mais je fais du mauvais esprit, c'est vilain (à ma décharge je suis née comme ça).
Reprenons.
Bravo Ivanhoé, maintenant balance les références. Ou du moins souffre que Bubus, le Yoji Kimura des hôtes de ces bois, nous régale d'un autre extrait.
Au nom de l'humour et de la grande Littérâtüre. Disons.

inconnu

Pourquoi donne-t-on une bourse à Pascale Roze alors qu'elle a touché plein d'argent avec le Goncourt? C'est honteux...

inconnu

Et pourquoi pas la bourse à Marc Levy et Guillaume Musso tant qu'on y est??

gibusclub

@ Euh... machin-bidule-truc-muche-nunuche

Dis-moi, c'est le radiateur du "Chameau sauvage" qui te donne de telles bouffées de chaleur ?
Ou bien la ménopause, tout simplement ?

Et puis, tant que nous y sommes...
Es-tu une ménagère de plus de 50 ans... ou bien une chaudasse de femme cougar ?

Sim Troutheart

Le truc ballot, mon bon Bubus du club des gibets, c'est que le radiateur, dans le Chameau, justement il ne fonctionne pas. Il file juste une bonne décharge quand on le tripote. D'où que je me suis identifié, forcément. Mais bref.

Je suis en train de parcourir le granteuvre d'Ivanovice, et ce que je peux déjà te dire (sans que tu m'aies rien demandé car je ne suis qu'empathie) c'est que ça ne risque pas de me balkaniser les tripes. Y a pas grand monde aux Balkans. (Oui, je sais, hein, mais je me mets au niveau, que veux-tu (non mais les noms, sérieux : le Théâtre des Vertus remis au mauvais goût du jour par un sidérurgiste polonais...))(Je précise que ces parenthèses, notamment les gigognes, sont un hommage à feu Philippe Seguin. Car je suce, et n'y puis mais, telle est ma nature.)

Quoi qu'il en soit, la pitoyable turlupinade (et là encore), ma calembredaine, tu sais, sur cette histoire de balcon, m'amène à ta question Panzani : ni vieille bique laborieuse ni fournaise en fin de parcours, je suis le Jackalope de Pixar après qu'il a rencontré Alice au pays des vermeils.
Ta gibecière, je le crains, n'est donc pas de taille.
En espérant que ta nouille ne m'en tiendra pas raideur.

Vikka Frye

Oh mais dites y a même un soupçon de Dantec sous le caban du pitre ! Comme il y va le novice !

(Excuse-moi Nono, mais quand je me fais un ami (une fois par quart de siècle) il faut absolument que je me fasse un ennemi (ce qui est un rien plus fréquent, de manière générale) pour équilibrer le karma, tu vois - question régime Ducon est intraitable.)

Bon, puisque Bubus n'est pas prêteur, je m'y colle :


"Bien évidemment me direz-vous la littérature ne se résume pas au débat d'idées. Cependant l'absence totale d'idée rend cette dernière particulièrement lénifiante."


Euh. Attendez. Si la syntaxe existe encore en ce bas monde, "cette dernière" devrait renvoyer à "idée", non ? Et alors là je ne comprends plus. Toujours cette histoire de dernier/dernière, tss. Mais bien sûr, l'herméneutique (encore un de mes fétiches) nous apprend bien vite que "cette dernière" désigne la littérature. D'où que ressort finalement, triomphante, ne ployant pas sous le tonnerre de vos applaudissements, une pensée (je pèse mes mots) proprement époustouflante de clairvoyance sur le devenir de la chose littéraire. (Bronca-t-il.)

Allez, une dernière (cette dernière, devrais-je dire) parce que vous avez été sages. Gare ! C'est une énigme. L'acte de naissance de la grammaire cubiste. Mais je m'efface et vous laisse savourer, petits veinards (notez quand même, je le précise au cas cela vous échapperait, l'explication enfin révélée du trou (qu'on coupe, donc) dans toutes les cagoules du monde (il leur faut une bouche)) :


"- On vous expliquera ça en temps utile, me coupa la cagoule. Je senti deux bras me saisirent sous les aisselles. Levez-vous."

gibusclub

Bon, là, j'avoue, euh, comment dire... je suis complètement dépassé par les événements !!

Ollie Ang, Will Wegg, Bobby Frane, Sim Troutheart, Vikka Frye... vous êtes combien dans le même corps ?

Tout ça me rappelle furieusement "L'esprit de Caïn" de Brian de Palma :

http://www.youtube.com/watch?v=qqMY-syKcwc

PH

Wrath nous dit, pour la millionnième fois, qu'il faut un carnet d'adresses, bon sang ! Et qu'un manuscrit arrivé par la poste n'a jamais - jamais, qu'elle nous dit - été publié par un éditeur ! Qu'un ouanabi ne sera point, c'est écrit dessus : "je veux être", pas "je suis" ! Que tout ça rend bien aigri, bien chagrin, bien inefficace et presque aveugle, disons borgne pour commencer...

Heureusement qu'il y a Wrath pour remettre les pendules à l'heure face aux propos de Wrath : "Bon, je me sens coupable en lisant ça (comme beaucoup de wannabes, je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire). Mais Al Kennedy a raison: il faut se bouger un peu et tenter d’écrire un peu chaque jour. Tout plutôt que de jouer à l’écrivain maudit!".

d&g tee shirt

Que tout ça rend bien aigri, bien chagrin, bien inefficace et presque aveugle, disons borgne pour commencer...

inconnu

La plupart des écrivains ne vivent pas de leur plume mais continuent à écrire, en sacrifiant leur quotidien et leur temps. Il me semble normal qu'ils soient aidés, soutenus financièrement. Mais si les structures qui doivent aider ne font pas leur travail, alors là il peut y avoir de la colère. Ce n'est pas de l'aigreur ou de l'aveuglement. Les deux post précédents de PH et D&g tee shirt, me semblent bien naifs, peu informés de ce qui se passe vraiment dans les milieux littéraires, et déconnectés des réalités. Pensent-ils encore qu'on vit d'amour et d'eau fraiche dans un monde baigné par l'inspiration divine???? Bien sûr, selon leurs propos, il suffit juste d'écrire et voilà, le travail. Tout viendra ensuite. On sera récompensé pour cela. Mais cela ne se passe pas comme cela pour la majorité. Tout est bien plus complexe. Et c'est justement en essayant, en se prenant des refus en pleine face, en se confrontant aux réalités, en essayant de demander des soutiens, d'essayer d'avoir des articles de presse, qu'on se rend compte que tout cela ne tourne pas rond, qu'il y a des injustices, des gens privilégiés, que c'est un milieu biaisé, que la démocratie n'existe pas en littéraire. Qui plus est, au lieu de s'attendre à des gens ouverts et compréhensifs, c'est à des gens fermés et sectaires qu'on se confrontent bien souvent.
Par ailleurs le post de phj est à côté de la plaque. Il dit : "Il y a des tonnes de choses à faire, mais évidemment, tout ce qui intéresse Lisette, c'est la Villa Medicis ou les gros chèques. Ici, on a souvent l'impression d'être sur un site de cinéma, disons d'acteurs et trices, qui passeraient leur temps à dire : "C'est dégueulasse, Angelina Jolie elle gagne 40 millions de dollars par film !"
Mais enfin, comparons ce qui est comparable. On ne compare pas les producteurs américains privés qui paient des acteurs grand public à un organisme d'état français qui aident des petits auteurs, moins chanceux en littérature que d'autres.
J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de gens à côté de la plaque parmi les auteurs des commentaires. Ils parlent souvent sans savoir de quoi il en retourne vraiment.
On peut passer sa vie à écrire et finir dans une chambre de bonne minable, sans avoir le soutien de personne. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé de se faire entendre.
Il ne suffit pas de croire pour que tout se réalise.
Par ailleurs, l'argent me semble essentiel dans le monde dans lequel on vit. Il donne une certaine aisance pour continuer son travail d'écriture quand les ventes ne suivent pas.

konsstrukt

en ce qui me concerne, j'écris autant maintenant que ma mère a enfin crevé et m'a enfin légué sa baraque, que quinze ans auparavant, quand j'étais clochard à toulouse. le fric n'entre pas forcément en ligne de compte. ce qui ne m'empêche pas d'être joyeux chaque fois qu'un éditeur me signe un chèque, et plein d'espoir imbécile quand, comme mille autres, je remplis mon dossier du cnl.
tiens, d'ailleurs, cette année, j'ai vu qu'un type qui avait foutu quelques poèmes dans ma revue l'a chopée, la bourse. je suis bien content pour lui.

ce que veux dire feuji, je crois, c'est qu'au lieu de ce plaindre du cnl qui distribue peut-être le pactole (28000 balles, quand même) à des gens qui le méritent pas (ah bon ?), il y a moyen de s'intéresser au cinquante mille résidences, bourses régionales, et autres machines à piquer le flouze dans la poche du contribuable pour le verser dans celle des écrivains. enfin, à mon avis, il ne le dirais pas comme ça, lui.

SALUT

Peut être inconnu, faut il, en plus d'un peu de talent, savoir séduire les gens par des manières charmantes... Et rester dans sa chambre de bonne ne permet pas de se lier aux autres et l'écriture, dit-on, est un lien. Ce n'est pas une critique du tout, mais je pense que le talent et le travail seuls ne suffissent pas, il faut être aimable pour soi même et plaire aux gens, sauf peut être si on est un génie. Après, les aides sont très illégales, entre les 3500 euros de R1 et les 28000 de Gaelle Obiegly, y a un fossé tout de même. je fais une petite fixette sur cette fille car je l'ai croisé plusieurs fois, et je me demande toujours par quel biais elle a pu être éditée. Et maintenant avoir la plus grosse bourse du CNL .Je suis sûre qu'il y a un truc.

gibusclub

@ SALUT

Mais enfin, comment une fille (Gaelle Obiegly) peut-elle avoir la plus grosse bourse (les plus grosses bourses) ?
C'est vrai que quand on voit Nadine Morano, on se dit qu'elle a des couilles ("sévèrement burnée" comme dirait Nanard), mais quand même...

@ konsstrukt
"ma mère a enfin crevé et m'a enfin légué sa baraque"
Euh, ouais, tu serais pas Edmund Kemper, par hasard, le mec qui poste un commentaire depuis sa prison de Californie ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmund_Kemper

C'est fou le nombre de psychopathes, de névropathes qu'attire le blog de Wrath (sans parler de la fan hardcore du "Chameau sauvage" atteinte au dernier degré d'un délire paraphrénique).

konsstrukt

ah, il faut être dénué de sens moral pour se réjouir de la mort utile d'une ordure ? intéressant.

inconnu

c'est clair, il y en a qui écrivent des délires qui n'ont rien à faire ici...

gibusclub

@ inconnu

Plus sérieusement...
Je ne sais pas si tu as vu "Million Dollar Baby" de Clint Eastwood (dont je ne suis pas du tout fan d'ailleurs, mais peu importe).

A la fin du film, un personnage dit que dans la vie, des tas de gens finissent leur vie de façon un peu misérable (je me souviens plus de la formule exacte) parce qu'on ne leur a jamais donné leur chance.

Oui, c'est vrai : certaines personnes ont leur chance (et ils savent la saisir), tandis que d'autres attendent toute la vie sans que, jamais, la moindre occasion ou opportunité ne se présente.
Quant à provoquer la chance en copinant avec plein de monde, ça, c'est un autre débat (sans doute que c'est lié... mais évitons les caricatures).

gibusclub

@ konsstrukt

Si ta mère t'a mis à la porte, c'est que tu le méritais ("Allez, ouste, dehors, grosse feignasse, assume-toi un peu !!").

Bon, je déconne, je déconne !!

Si ta mère t'a mis à la porte, et que tu es devenu clodo, bon okay, c'était une ordure.
Mais bon, de là à se réjouir de la mort des gens, hein...
Enfin, si tu as eu la baraque, c'est cool, et pardonne-lui le mal qu'elle t'a fait.

konsstrukt

non, mais de toute façon, on s'en fout complêtement, de ça, c'était surtout pour illustrer le fait que, clodo ou propriétaire, j'écris avec la même assiduité, et que, du coup, la question matérielle était, il me semble, secondaire. c'était pour répondre à ceci :

"Par ailleurs, l'argent me semble essentiel dans le monde dans lequel on vit. Il donne une certaine aisance pour continuer son travail d'écriture quand les ventes ne suivent pas."

(et où as-tu péché que ma mère m'as mis à la porte ? bref. et puis ça m'a permis aussi de vérifier un peu le fonctionnement local, c'est amusant)

gibusclub

@ konsstrukt

En fait, je sais pas trop si un écrivain est très motivé pour s'intégrer socialement (boulot-métro-dodo), j'ai de sérieux doutes à ce sujet (Philou, lui, il a la bonne planque : il écrit pour "Voici" des articles du genre "Erik Orsenna bande pour la petite Sophie Davant").

Après, oui, on ne peut nier que l'argent détermine le regard que les autres posent sur vous dans la société (moi, ici-même, on m'a traité de raté parce que je ne suis pas publié).

Bon, on peut toujours essayer de minimiser le sujet :
"Ouais, moi je m'en fous, j'ai pas une thune, mais je suis bien dans mon corps, bien dans ma tête, et vive le Club Med !!"

PH

Oh, mon Inconnu, je n'ai jamais écrit ce que vous dites en commentaire ! Je n'ai pas affirmé qu'"il suffit juste d'écrire et voilà, le travail. Tout viendra ensuite. On sera récompensé pour cela"... J'ai juste signalé que Wrath répète depuis six ans, oui, six ans déjà, que tout marche EXCLUSIVEMENT par copinage. OK. On l'accepte et le constate. Mais une fois ce théorème posé, comment le dépasser ? Parce que tout de même, à la fin, j'ai le droit de penser que ses articles transpirent l'aigreur, le chagrin, et deviennent des modèles d'inefficacité pour dénoncer les pratiques qu'ils veulent mettre en lumière, justement en raison de l'aveuglement produit : un seul contre-exemple suffirait à disqualifier ce spectaculaire entêtement, et il en existe des dizaines !...

Pour le reste, à mon âge il y a belle lurette que la naïveté a déserté ma barquerolle : j'ai pris les refus en pleine face, j'ai été confronté aux réalités, j'ai essayé d'avoir des articles de presse et tout le toutime... Je suis publié dans une petite maison d'édition et je sais tout ça, Inconnu, oh oui, je sais tout ça...

PhJ.

Et qu'est-ce qui a à faire ici, chef Inconnu ? En tout cas, Konss a compris ce que je voulais dire au sujet des bourses et résidences, oui. Je ne parlais pas seulement du CNL, il y a des tas, mais vraiment des tas d'autres voies. R1, encore une fois, n'avait publié qu'un livre chez un petit éditeur quand il a eu, la première fois, sa résidence – sans copinage.

inconnu

Ce sont des exceptions qui confirment la règle.

Sur les six derniers commentaires je constate que les gens parlent avec plus de pertinence. Enfin!

Qui je suis? Est-ce que ça vaut la peine que je le dise. Ca m'apporterait plus de problèmes qu'autre chose. Surtout si un éditeur ou un membre du CNL lit ces commentaires. Comme certains ne sont pas très futés et surtout très susceptibles, mieux vaut éviter!!!

inconnu

Le CNL ne dit pas si tel ou tel auteur a déjà bénéficié d'une bourse, ce qui est courant pour certains. Mais cela, ils se gardent bien de le dire. (Un article dans le magazine Lire parlait d'un auteur de Stock qui avait régulièrement la bourse. Qui plus est, cet auteur vendait en librairie). Par ailleurs, ils ne disent pas si les projets ont réellement été publié. Certains auteurs doivent toucher la bourse pour des livres imaginaires. A ce titre, j'aurais bien un nom à vous donner mais enfin je me tâte.

Passant

Je crois, W.rath, que vous connaissez mal le système des bourses d'écrivain, sans doute parce que vous êtes obnubilée par tout ce qui dépasse, ce qui se voit de loin, même de Vancouver (mais y vivez-vous vraiment ?), bref, obnubilée par la Villa Médicis.
Il y a plein de "petits" séjours d'auteurs, en résidences d'auteur, généralement financées par les Conseils généraux. Il n'est pas nécessaire d'être une grosse pointure pour les obtenir.
Je connais un auteur qui, dès son premier livre, s'est vu proposer un beau séjour par le Conseil général de sa région.
J'en connais une autre, qui n'a publié que deux livres visibles, et qui obtient pourtant un séjour chaque fois qu'elle le demande. L'important n'est pas d'avoir un bon carnet d'adresses (c'est un mythe, ce fameux carnet d'adresses), mais un beau projet bien présenté.
Je ne sais pas si cela marche pour les auteurs non publiés, car cela ouvrirait la porte à des foules de profiteurs velléitaires.

inconnu

Pour ma part, il n'y a rien dans ma région, à part des séjours minables dans des résidences qui ressemblent à des ANPE et où on ne profite de rien. Tu parles d'un truc! Si c'est pour aller à 250 kilomètres de là où on habite, je ne vois pas l'intérêt. Moi, je voulais aller en Belgique, à Bruxelles, mais la résidence est fermé. Ou ailleurs à l'étranger (avec Wrath pourquoi pas, à Vancouver!!!) mais en fait il n'y a pas grand chose. Je me suis renseigné.
Je préfère l'argent aux séjours, comme ça tu en fais ce que tu veux. Autant être honnête.

et moi je

Eh voila on est reparti au galop avec le facteur chance.. "et moi je connais et moi j'ai, et moi, et moi...", de vrais promesses électorales. Eh bien moi je peux vous dire que les CNL régionaux ne prêtent qu'aux riches... montez un dossier, que vous soyez auteur ou petit éditeur et on en reparlera... demandez une petite place sur les stands régionaux de 250 m2 du Salon du Livre de Paris et vous verrez comment vous serez reçu !

PhJ.

Tu m'as l'air d'être un sacré tocard, Inconnu. Qui tu es ? Quelqu'un qui lit Lire, apparemment. (Mazette, quel CV.) Donc, en résumé, qu'est-ce qui te ferait plaisir ? Une résidence sublime juste à côté de chez toi ? (Et où on profite de plein de trucs ? C'est-à-dire, par exemple ?) Ou alors j'ai mal compris, tu veux au contraire une résidence lointaine ? Pour te dépayser un peu ? Te, comment dire, t'évader ?

SALUT

ça se trouve, vous vous connaissez...

Valérie

Allez, sérieusement les gars, comment je peux faire pour toucher des bourses histoire de rien glander pendant un bout de temps? C'est le but non? Le reste, que l'on soit lu ou pas on s'en cogne un peu...

Ivanovitch

"comment je peux faire pour toucher des bourses"
Ahem, j'ai bien une petite idée...

Valérie

@Ivanovitch:
J'aime bien de bon matin les grosses blagues foireuses.Faut de belles bourses aussi , pas des raisins de corinthe, mais dans le meme registre il y a aussi les mariages de complaisance c'est vrai.

Ivanovitch

"mais dans le meme registre il y a aussi les mariages de complaisance c'est vrai"
Là j'ai plus de mal à vous suivre...

Passant

"Histoire de rien glander pendant un bout de temps? C'est le but non? " dit Valérie.
C'est une autre erreur, Valérie : souvent, lors d'un séjour d'écriture, on demande quelques vacations en contrepartie. Ca n'a rien d'écrasant : une ou deux conférences dans un lycée du coin, ou animation d'atelier d'écriture. Ou autre ménage du même genre.
Cela me paraît normal : il faut quand même que le Conseil Général qui finance ne passe pas pour une poire, ne serait-ce qu'aux yeux des contribuables.

wrath

@PhJ: “Il y a des tonnes de choses à faire, mais évidemment, tout ce qui intéresse Lisette, c'est la Villa Medicis ou les gros chèques.”

Je pense simplement qu’un système méritocratique doit être méritocratique de haut en bas. En clair, on ne peut pas défendre un système qui réserve ses prix les plus courus à quelques individus bien connectés. La compétition devrait être ouverte à tous, et non pas à quelques privilégiés

r1

Hey, PhilouJ, t'es pas obligé de donner mon adresse à tout le monde !
Mais oui, je peux témoigner avoir reçu une aide à l'écriture du CNL juste en remplissant le dossier et en l'envoyant, sans rien en dire à personne, même pas à mon éditeur (qui de toute façon est un "petit"), donc c'est certain sans piston aucun. Ce qui ne veut pas dire que d'autres n'obtiennent pas la thune par copinage.
Idem pour deux résidences (non payées non subventionnées, je précise, hein...) Comme je vais tenter la Villa Médicis d'ici deux ans de la même manière souple et décontractée (je remplis le dossier et je poste), je vous tiens au courant.

Dominique Sigaud

Je vois que je suis citée comme auteur ayant reçu une bourse du CNL par copinage au nom du fait que j'ai été éditée chez Gallimard et Actes Sud. Je me permets donc de rappeler que le dossier de demande doit contenir la copie des impôts sur le revenu. Les miens tournent généralement autour de 11.000 € par an -et non par mois. Cette bourse m'a permis de financer un travail qui m'a pris 5 ans. Je demande donc que la personne m'ayant citée retire, à tout le moins, ses propos. Bien cordialement. ds

PhJ.

Mais je ne défends rien du tout, Lisette.

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