Marie-Sabine Roger, l’auteure de Bon rétablissement (éditions du Rouergue) vient de recevoir le Prix des lecteurs de l’Express. A la cérémonie de remise du prix, on a entendu des commentaires du type “Elle écrit comme un mec!” (voir vidéo ci-dessus).
Je me demande ce que cela veut dire, écrire comme un mec? Est-ce un compliment adressée à l’ancienne institutrice et mère de famille qu’est Roger? Une façon de dire “OK, elle a beau avoir écrit des tas de livres pour les enfants, elle est presque aussi douée qu’un écrivain mâle!”? Encore un bel exemple de la misogynie banale de Saint-Germain-des-Prés...

Cela me rappelle un article du figaro magazine dans lequel un critique (de littérature et de musique dont je crains d'écorcher le nom) écrivait à propos de Julie Douard (Après l'enfance) qu'elle avait une écriture très virile. duc coup je m'étais demandé s'il y avait des écritures féminines et d'autres masculines et si l'on pouvaitt ranger les écrivains dans l'une ou l'autre de ces catégories, indépendamment de leur sexe.
Peut-être quelqu'un pourra-t-il m'éclairer...
Rédigé par : Robin | 15 juin 2012 à 09:28
La littérature n'a pas de sexe. Elle n'est que l'expression de sensibilités diverses et d'obsessions variées. Ceux qui cherchent à la classer sous cette sotte nomenclature ne sont que des petits fonctionnaires de l'archivage et du rangement. Des imbéciles, en somme.
Rédigé par : Gustave | 15 juin 2012 à 09:49
Il n'y a pas "une" mais "des" écritures féminines. La "Chick-litt" en est un exemple, caricatural, certes, mais massif en terme de ventes...
Rédigé par : Ivanovitch | 15 juin 2012 à 10:05
Ivanovitch, vous confondez tout. Il y a ceux qui écrivent des livres portant à conséquence. Cela s'appelle la littérature. Et d'autres qui écrivent des livres inconséquents, comme la chick-litt et d'autres sous-genres dégénérés. Il y a ceux qui ont une ambition et ceux qui n'en ont pas.
Quant à la traduction simultanée en espagnol, quelle est cette chose étrange et dépourvue d'intérêt ?
Rédigé par : Gustave | 15 juin 2012 à 11:25
Encore un bon petit coup de mauvaise foi, Wrath, puisqu'il explique juste après qu'il ne parle pas de talent ou quoi que ce soit, mais de "jargon masculin". (Ce qui ne veut d'ailleurs pas dire grand-chose non plus, mais enfin c'est Jean Becker, c'est pas Angelo Rinaldi...)
A la fin du petit reportage, voilà une blogueuse qui se donne du mal pour réussir... (Tu es partout, Sophie.) Prenez-en de la graine, Lise-Marie !
Rédigé par : PhJ. | 15 juin 2012 à 12:48
"Il y a ceux qui écrivent des livres portant à conséquence. Cela s'appelle la littérature."
Ah, je vois que vous en êtes un beau spécimen, d'inconséquence... Mais parlez nous un peu de vos "sous genre dégénérés" (à moins que vous ne sous-entendiez par là malgré vous que les femmes soient massivement des dégénérées.)Les Gavalda et autres Pancol, c'est quoi selon vous ?
Et puis en généralisant (après tout il n'y a pas de raison objective de verser dans le sexisme) les Foenkinos, Djan, et autres Levy, c'est quoi ?
(cela dit, la dénomination "chick-litt" est par ailleurs tout à fait explicite ^^)
Si moi je confonds tout, vous remuez de la bouillie en guise de raisonnement.
Rédigé par : Ivanovitch | 15 juin 2012 à 12:53
Pour écrire au féminin, j'écris au masculin et j'enlève la logique et le sens des responsabilités !
Rédigé par : Petit Rictus | 15 juin 2012 à 13:54
A Petit Rictus : J'ai horriblement honte mais votre post m'a fait beaucoup rire.
Rédigé par : dominique | 15 juin 2012 à 14:10
@Ivanovitch : par quelle sorte de prisme oblique passe le rayon atrophié de votre défaillante raison ? La littérature n'a pas de sexe... mais le lecteur en a un. Vous conviendrez, j'en suis sûr, que la majorité des lecteurs de romans sont des lectrices. Parmi elles, donc, il y en a qui s'intéressent aux oeuvres ambitieuses et d'autres qui se contentent de la médiocrité. Pour moi, les Gavalda et les Pancol, les Djan et les Levy, voilà ce que j'appelle des récits sans conséquence. On les lit, on les oublie et demain ne s'en trouve pas changé. Vous voyez, nous allons presque finir par nous entendre.
@petit rictus : vous me faites bien rire. Vraiment.
Rédigé par : Gustave | 15 juin 2012 à 14:30
Arrêtez de vous énerver pour rien... je l'ai lu et Jean Becker dit qu'elle "écrit comme un mec" parce qu'elle s'est glissée dans la peau du narrateur, un homme de 67 ans si mes souvenirs sont bons et qu'effectivement, on oublie assez vite que c'est une femme qui écrit, c'est réellement un sexagénaire aigri mais attachant qui s'exprime. C'est par ailleurs un très bon bouquin aux allures de roman "feel-good" mais sans la mièvrerie trop souvent attachée au genre.
Rédigé par : sirius | 15 juin 2012 à 14:55
"La littérature n'a pas de sexe... mais le lecteur en a un. Vous conviendrez, j'en suis sûr, que la majorité des lecteurs de romans sont des lectrices. Parmi elles, donc, il y en a qui s'intéressent aux oeuvres ambitieuses et d'autres qui se contentent de la médiocrité."
J'adore vos assemblages de tautologies.
"Vous voyez, nous allons presque finir par nous entendre."
Mais on ne peut qu'être d'accord ! Voyez : la terre tourne, le soleil se lève à l'est, l'eau mouille...
Enfin bon, je dis ça, c'est histoire de bavarder hein (manque de bol il a fallu que vous commenciez à produire le début d'un embryon de raisonnement avorté), car je vois qu'on en saura pas plus sur la Littérature (avec le gros L qui "fait réfléchir") et les genres "dégénérés"...
Car, m'enfin, maintenant qu'on a mis dans le même sac Pancol, Levy, Gavalda et Djan (pourquoi exclure Foenkinos du reste?) il serait temps d'embrayer sur la suite : Houellebecq, Beigbeder et Despentes (ce qui nous ramène fort heureusement à notre point de départ)...
Rédigé par : Ivanovitch | 15 juin 2012 à 15:17
@Ivanovitch : bravo, tu commences à comprendre !
Rédigé par : Scott Summers | 15 juin 2012 à 16:17
« Les femmes, pour ne savoir plus accepter la soumission, calomniée jusque dans sa confusion avec le malheur, ont réclamé à cor et à cri leur autonomie, – qu’elles ont finalement obtenue. À peine affranchies, et encore tout éblouies de leur nouvelle condition, elles se hâtent bientôt vers de nouveaux jougs auxquels elles donnent, dans leur candeur, le nom de liberté. Ainsi, jamais autant que lorsqu’elles proclament leur liberté d’aimer, leur liberté de penser, leur liberté de circuler, elles ne sont sujettes aux poncifs de la sexualité, de l’opinion, du tourisme. Aujourd’hui encore, ce n’est jamais qu’en protestant de son émancipation qu’une femme se jette sur le string, le lieu commun et le voyage organisé, ou toute autre servilité. Les conventions la ligotent d’autant plus étroitement qu’elle s’en croit débarrassé ; ses bras sont d’autant plus fermement encordés qu’elle se veut libre de les agiter. Plus elle se débat pour crier son affranchissement, plus le nœud coulant la garrotte. »
Rédigé par : Anne P. | 15 juin 2012 à 16:22
la terre tourne, le soleil se lève à l'est, l'eau mouille... Ivanovitch est bête... oui oui, vous êtes comme toutes ces vérités : inébranlable.
Quant à Foenkinos, je l'exclue parce que d'une part je ne l'ai jamais lu et d'autre part, son nom est pénible à écrire.
Rédigé par : Gustave | 15 juin 2012 à 16:24
Petit rictus m à bien fait rire.! Sinon oui les femmes sont obligées d écrire comme des mecs sinon elles sont obligées de coucher pour être éditées. C est souvent rappelé ici.
Rédigé par : Valerie | 15 juin 2012 à 18:16
Madame Jaillant nous fait l'honneur d'une écrivaine française ! Nous pouvons lire un extrait de son livre ici :
http://www.lerouergue.com/PDF_LIVRES/int-bon%20retablissement.pdf
Saluons la pingrerie des éditions du Rouergue qui sur ce PDF de 10 pages nous offre 6 pages pages blanches ou de titres.
Rédigé par : roger cointreau | 15 juin 2012 à 19:21
Calme toi Gustave, je te branche un peu hein, histoire de voir s'il y a quelque chose derrière (rien, donc...) Moi tes embryons de discours, je m'en fous (mais ç'aurait été intéressant d'aller plus loin, pour voir un peu où ça t'aurais mené. Dommage, tu ne sauras jamais...).
Rédigé par : Ivanovitch | 15 juin 2012 à 20:57
"Sans me vanter, vers les six ou sept ans, j’avais déjà tâté pas mal de choses"
Si c'était pas l'incipit de "Bon rétablissement" de Marine-Sabine Roger, moi j'aurais cru qu'il s'agissait d'une phrase piochée sur le blog de Valérie ("Carnet intime d'une tendre garce").
Alors, "elle écrit comme un mec" ?
Hum... faut voir !!
Rédigé par : prologibus | 16 juin 2012 à 08:14
Rendons à César : la réplique a été prononcée par Jack Nicholson dans "Pour le pire ou pour le meilleur". Il y joue un écrivain fort sympathique.
Rédigé par : Petit Rictus | 16 juin 2012 à 12:18
Pour les tweets couillus, les meilleures c'est quand même les femmes!
Rédigé par : Henri | 16 juin 2012 à 16:13
Vous me plaisez objectivement mon petit Henri. Le saviez-vous ? J'attends un angle de porte ou un placard entrouvert pour que nous devenions complices...
Rédigé par : Irina Alexandrovna | 16 juin 2012 à 17:16
J'ai lu l'estrait proposé par le lien vers les éditions du Rouergue.
C'est signé Tartempion.
Rédigé par : Transeundo | 16 juin 2012 à 17:21
@prologibus: Merci pour le coup de pub!
Virilement votre.
Valérie.
Rédigé par : Valerie | 16 juin 2012 à 17:27
Si ça pouvait se faire Irina, plutôt qu'un placard à balais, je préférerais un coin de cave souterraine,avec des bouteilles allongées, au cul serré (entre elles je veux dire), aux épaules arrondies, aux flancs prometteurs, aux senteurs aphrodisiaques, etc, etc. enfin vous voyez le truc, quoi...hic...
Rédigé par : Henri | 16 juin 2012 à 18:48
Henri, mon Ami,
Je sais tout cela et bien plus encore mais je veux être franche avec vous : je suis morte en février 1971. Aussi c'est à une amitié bien particulière que je vous convie si vous le voulez bien, à moins que cela ne vous fasse peur ? Mais je sens qu'il n'en est rien, vous n'êtes pas homme à reculer devant l'étrange et l'inconnue. Je viendrai vous voir un de ces soirs dans votre cave souterraine auprès de vos chères bouteilles...
Baisers évanescents,
Rédigé par : Irina Alexandrovna | 16 juin 2012 à 22:54
Bon, ça devrait aller Irina, moi-même ne me sens pas très bien!
Rédigé par : Henri | 16 juin 2012 à 23:08
J'aime votre humour Henri. Notre rencontre devrait bien se passer, il vous suffira d'être ce que vous êtes : un homme. Je vous rassure, vous me sentirez, je ne suis pas qu'une chimère, et parvenu au bout du bout, lorsque vous ne pourrez plus vous retenir et que votre Agly se déversera... alors vous me verrez Henri.
Je vous aime,
à ce soir peut être ?
Rédigé par : Irina Alexandrovna | 17 juin 2012 à 09:43
Après un post sur le "racisme" germanopratin, un autre sur la "mysoginie banale" de l'édition (qui se féminise pourtant à vue d'œil). Tellement prévisible, notre Marie-Lisette.
Rédigé par : baboune | 17 juin 2012 à 14:44
Vivement un post sur le "vivre ensemble" entre le Flore et les deux Magots.
Rédigé par : Arg | 17 juin 2012 à 17:01
Qui est ce Djan dont parlent les Lagarde et Michard de ces lieux, Ivanovitch et Gustave ? Djujardin?
Rédigé par : r1 | 19 juin 2012 à 13:26
Il y avait longtemps que je n'étais pas passé par ce blog et j'avais oublié qu'il était peuplé de vieux cons prétentieux (expression pouvant se féminiser, n'est-ce pas).
Ecrivez donc votre "littérature" que personne en-dehors de vos copains ne lira, vous le valez bien après tout, vous êtes tellement supérieur.
Rédigé par : BBbleu | 21 juin 2012 à 13:58