Comite-de-lecture.com est une association de bénévoles qui donnent des conseils aux auteurs non publiés. Dans un entretien à L’Express/ Lire, la présidente Delphine Schilton parle des origines de l’association:
Il y a six ans, une de mes amies avait adressé son manuscrit, Voyageurs aux pays du Mékong, à une maison d'édition spécialisée dans le récit de voyage. Elle a reçu, en guise de réponse, une lettre type : "Nous sommes au regret de vous informer qu'une telle publication n'entre pas dans nos projets éditoriaux actuellement. En effet, nous sommes spécialisés dans le domaine du voyage, et plus particulièrement en Asie". Si les éditeurs n'ont pas le temps de lire les textes qui leur sont envoyés, qui le fera ?
Souvent, les wannabes veulent simplement comprendre pourquoi leur manuscrit a été refusé, affirme Delphine Schilton. Et les éditeurs sont incapables d’apporter ce genre de réponses. Comité-de-lecture.com répond donc à une vraie demande, à tel point que l’association reçoit actuellement 4 à 5 manuscrits par jour.
Si vous décidez d’envoyer votre manuscrit à Comité-de-lecture.com, pourquoi ne pas proposer vos services de lecteur? L’association recherche actuellement de nouveaux bénévoles.

Vu la réponse qu'a reçue l'auteur, il n'y a même pas à se poser de question. Ils avaient fini leur programme éditorial de l'année ou avaient déjà conclu un accord pour un livre sur le même sujet avec quelqu'un d'autre, et ne se sont même pas fatigués pour renvoyer une réponse plausible. Rien de plus
Rédigé par : Arsinoe | 13 juillet 2012 à 09:11
"Ils avaient fini leur programme éditorial de l'année ou avaient déjà conclu un accord pour un livre sur le même sujet avec quelqu'un d'autre"
Ouaou ! Déduire tout ça d'une réponse type... Et moi qui ait toujours rêvé de rencontrer un authentique devin... Dites, puisque je vous tiens Arsinoe, quel temps fera t-il du 12 au 16 août ? (J'ai un truc super important prévu en extérieur)
Rédigé par : Ivanovitch | 13 juillet 2012 à 13:17
Ce serait pas Stoni dés fois avec son sac sur la tête ?
Rédigé par : Ivanovitch | 13 juillet 2012 à 13:18
Pour le temps du 12 au 16 août, tout dépendra de la présence de Hollande.
Rédigé par : Grenouille Bleue | 13 juillet 2012 à 13:26
Non, je pense qu'il se prend pour Victor rizman.
Rédigé par : Valerie | 13 juillet 2012 à 20:11
À quoi cela sert-il de faire lire son manuscrit par ce comité-de-lecture ?
Rédigé par : Francois Martini | 13 juillet 2012 à 20:51
Avoir un retour de vrais lecteurs hors du cercle des amis/famille, peut-être même des critiques exploitables et détaillées, s'améliorer...
Rédigé par : Kanata | 13 juillet 2012 à 22:41
Aucun intérêt, puisque le manuscrit ne sera pas lu par les éditeurs.
Autant jouer à la Xbox en buvant des bières : ce sera tout aussi efficace que comité-de-lecture-ma burne.com
La seule chose que doit faire un type qui a un manuscrit par devers lui, c'est de le donner à quelqu'un qui connaît bien un éditeur (ou à celui-ci, dans le meilleur des cas).
Ca marche par cooptation, et uniquement par cooptation (après, si le manuscrit ne plaît pas, il sera quand même refusé, évidemment).
Rédigé par : bob | 14 juillet 2012 à 09:26
C'est vrai Bob, c'est vrai... Un manuscrit doit aller chez un éditeur, c'est ça qui compte. Après tout, un avis de lecteur extérieur, pour quoi faire ? C'est pas comme si on allait corriger et réécrire nos manuscrits avant de les soumettre non ? De toute façon ils seront refusés, manquerait plus qu'on se casse le cul à travailler dessus en plus !
Rédigé par : Kanata | 14 juillet 2012 à 11:28
Vous n'y êtes pas, le Mekong pour le lecteur pro se situait dans l’Ardèche d'où une réponse d'une logique implacable...
Rédigé par : Dogo | 14 juillet 2012 à 20:18
J'ai toujours pensé qu'il fallait d abord faire lire son œuvre par les lectrices d'un comité de manucures avant de passer son manuscrit à un comité de lecture... tout ceci est d'une évidence contrepétrique absolue...
Rédigé par : Dogo | 14 juillet 2012 à 20:27
Un avis de lecteur extérieur ne sert absolument à rien (si ce n'est, si vous le suivez, à "abîmer" votre texte). Si on pense que cela sert à quelque chose, c'est qu'on pense que la personne en question "s'y connaît" en littérature. Mais d'une part, la littérature, ce n'est pas de la mécanique automobile, d'autre part, si l'on pense que si, que c'est un peu pareil, et si l'on estime que le premier venu ou presque, quelqu'un qui nous est inconnu en tout cas, "s'y connaît" mieux que soi en littérature, on ferait bien de faire autre chose qu'écrire des livres – n'importe quel truc où on s'y connaît un peu mieux. Quant à l'argument "Oui mais quand on écrit, on n'a pas un regard lucide sur son livre", c'est la même chose : si on n'est même pas capable de se lire, on ferait bien de faire autre chose qu'écrire.
Mon avis : ne demandez jamais d'avis extérieur.
Rédigé par : PhJ. | 15 juillet 2012 à 11:50
@PhJ : je serais tenté de penser comme vous, ceci dit, on peu aussi prendre l'avis du Comité-de-lecture.com comme un retour de lecteur... Si on reçois plusieurs avis concordants, c'est quand même un signe ? Non ?
Rédigé par : sankia | 15 juillet 2012 à 12:37
"Si on reçoit plusieurs avis concordants, c'est quand même un signe ?"
OUI: le plus souvent un signe de conformisme à la norme. Tout ce qui dérange sera automatiquement pointé du doigt par des lecteurs mis en situation de petits juges. Et qui a déjà vu un juge avoir un avis pertinent sur la littérature? Personne.
Ah si, les critiques. Vous aurez déjà assez à faire avec leurs pénibles jugements (à 98% des cas, quelques rares personnalités étant capable de faire un vrai travail d'analyse critique) après parution.
Oubliez toutes ces conneries pré-mâchées, et écrivez. Après il s'agira de ré-écrire et c'est encore une toute autre affaire.
Céder à l'esprit du temps des "comités de lecture" et autre connerie participative, c'est se diriger au mieux vers un arrêt brutal de l'envie d'exprimer son univers personnel, au pire ré-écrire en fonction de desideratas normatifs.
Allez voir si Picasso, Jackson Pollock, Bukowski ou Albert Camus avaient besoin de "retours de lecteurs (ou d'amateurs de peinture)" et vous aurez la réponse.
Rédigé par : Platoon | 15 juillet 2012 à 17:18
Ouah ! L'avis jaenadesque qui tue ! Mais quand on n'a pas vot' génie, Maître ? On peut quand même demander à son beau-frère ? Ou bien on arrête tout de suite ?
Rédigé par : Valériane | 15 juillet 2012 à 18:57
La meilleurs façon c'est de comparer ses écrits avec ce qui s'écrit justement, ce qui se publie ....
Lire, se relire, faire lire, écouter les avis négatifs et positifs, réfléchir mais continuer dans la voie qu'on s'est choisie. L'écriture c'est intime . Cela se ressent. S'éprouve à la longue.
Rédigé par : Jojo | 15 juillet 2012 à 19:18
Je ne suis absolument pas d'accord avec Philippe Jaedana. Plus on a d'avis extérieurs, plus on peut se forger une idée de ce qui plaît ou non, ce qui est fluide ou non, ce qui rebute ou non.
Alors, oui, demander l'avis d'une personne et corriger sa copie à chacune de ses observations, c'est une belle connerie. Mais recueillir une cinquantaine d'avis de tous horizons et de toutes cultures, ça peut nous donner des idées.
L'auteur reste seul maître à bord, il peut choisir de changer ou non ce qu'il a écrit. Mais si tout le monde vous dit qu'un passage est bancal, peut-être ont-ils raison.
Maintenant, ce que j'en dis...
Rédigé par : Grenouille Bleue | 15 juillet 2012 à 21:38
J'ai du mal à comprendre le modèle économique de ce site.
En envoyant notre manuscrit, on recevrait gratuitement un avis argumenté ?
Au risque de paraître cynique, je n'aurais pas envie de prendre sur mon temps pour lire bénévolement des manuscrits souvent merdiques.
Rédigé par : CFB | 16 juillet 2012 à 10:25
@ Grenouille : "On peut se forger une idée de ce qui plaît ou non" ? Vous écrivez ça sérieusement ? Vous avez fait votre stage au département fiction de TF1 ? Pitié, quoi.
Rédigé par : PhJ. | 16 juillet 2012 à 12:33
@Phj: J'écris pour raconter une histoire. De la même manière qu'il y a des bons et des mauvais chasseurs, il y a des bons et des mauvais conteurs. Vous ne me ferez pas croire qu'on peut avoir une idée objective de la qualité de notre écriture lorsqu'on est dans sa bulle, le nez dans le guidon.
J'ai envie que mes histoires distraient, plaisent, fassent sourire ou détendent. Ca me paraît une ambition louable.
Rédigé par : Grenouille Bleue | 16 juillet 2012 à 12:48
Bref, ce comité de lecture est un piège à "wannabes".
Rédigé par : Francois Martini | 16 juillet 2012 à 12:53
Avant les Bobos on appelait ça un piège à cons. Mais ça c'était avant.
Rédigé par : Plouf | 16 juillet 2012 à 18:34
Oups... Je vois qu'ici le média écrit est restreint à l'Art. Dans ce cas effectivement nulle discussion n'est possible et vous avez raison.
Excusez, je faisais référence au « conte », cette autre facette de l'écriture qui depuis des millénaires véhicule les savoirs au plus grand nombre. C'est du conformisme, certes. D'ailleurs Aristote n'avait-il pas cette déplorable habitude de tester ses textes sur ses élèves pour s'assurer que les messages véhiculés soient compris du plus grand nombre, mémorables, repris et diffusés ? Pauvre de lui.
Cette facette-là peut s'accommoder de groupes de lecteurs / comité de lecture / bêta-lecteurs... quelques soit le nom qu'on veille leur donner.
Ceci-dit j'ai tort, j'en suis bien conscient, mais j'apprends de mes erreurs et n'en trinque pas moins à vos succès.
Rédigé par : Kanata | 16 juillet 2012 à 23:30
Voilà, c'est: des bêta-lecteurs. Pour du média écrit. Des tuyaux pour geeks wannabiques.
Alors qu'il est question de littérature, ce gros mot.
Rédigé par : Plouf | 17 juillet 2012 à 11:05