Le principe de la Gallimard Academy est simple: proposer des cours d’écriture très chers (1500 euros pour huit séances de trois heures, soit 62 euros de l'heure). Tout ça pour avoir la chance de franchir la porte de Gallimard et de suivre l’enseignement du nouveau Proust (enfin, de Jean-Marie Laclavetine et autres génies publiés dans la Blanche).
Ce qui me fait plaisir, c’est que les wannabes n’ont pas mordu à l’hameçon. D’après L’Express/ Lire, “ces premières sessions sont loin d'avoir fait le plein, puisque les 15 places prévues pour chacune d'elle n'ont pas été pourvues.” En clair: Gallimard a surestimé la naïveté des apprenti-écrivains. Il y a bien quelques gogos, comme ce libraire à Saumur qui préfère se payer Gallimard plutôt qu’un séjour à Marrakech. Mais franchement, entre un voyage à Marrakech et un cours d’écriture avec Laclavetine, vous préférez quoi, vous? (Marrakech, Marrakech!)
Photo: Socrate, le chat de Charlotte “fille-de” Gallimard, veille sur l'atelier de Jean-Marie Laclavetine.

Prochainement : stage Gallimard à Marrakech avec Jean-Marie Laclavetine dans le Riad de DSK ! Gratuit pour les filles !
Rédigé par : stef | 09 juillet 2012 à 07:32
Verres en carton, même pas un morceau de saucisson, trop sérieux leur histoire, ils feront rien de bon.
Rédigé par : Henri | 09 juillet 2012 à 10:56
moi non plus: "ils ne feront rien de bon"
Rédigé par : Henri | 09 juillet 2012 à 10:57
Pour une fois que je suis d'accord avec un article de ce blog ! Quelle mascarade cette affaire...
Rédigé par : CFB | 09 juillet 2012 à 16:07
Même Socrate le chat de Charlotte rechigne à écouter Laclavetine, dans sa grande sagesse il a opté pour le photographe.
Rédigé par : Marco | 09 juillet 2012 à 16:48
Nous avons l'atout d'avoir en France les meilleurs artisans en décoration staff ainsi qu'on peut le voir sur la photographie du billet de Madame Jaillant. L’hôtel particulier, siège des éditions Gallimard, fait ainsi partie de notre patrimoine national ; nous devons remercier la famille Gallimard de ce somptueux tribut.
è pericolo sporgersi
Rédigé par : roger cointreau | 09 juillet 2012 à 17:28
Henri, vous êtes décidément impayable où trouvez-vous l’inspiration de votre humour si humoristique, je suis pliée de rire !
Rédigé par : Frida | 09 juillet 2012 à 17:54
A ce prix la je bouffe le chat.
Rédigé par : Valerie | 09 juillet 2012 à 19:15
Autant le prix me parait élevé aussi, autant je ne vois pas pourquoi il faudrait critiquer/insulter les personnes qui ont envie de participer à ce genre de stage (comme le libraire à Saumur que vous traitez de gogo).
Chacun a des passions, plus ou moins onéreuses, plus ou moins intéressantes. Et s'il trouve plus pertinent d'écouter Laclavetine qu'aller bronzer au Maroc, pourquoi pas ? Tout le monde ne cherche pas le farniente au soleil.
Au final, je retiens de cet article que les participants ont été contents de la journée de stage. L'article est peut-être biaisé, mais il n'empêche: tant mieux pour eux.
Rédigé par : Grenouille Bleue | 09 juillet 2012 à 19:39
C'est que c'est un con. Pour une fois, Wrath a raison.
Ah, ces ineffables "tant mieux pour eux", "tous les goûts sont dans la nature", des grenouilles bleues niaisardes et relativistes !
Pour lesquelles on ne saurait se rendre au Maroc que pour "aller bronzer", bien sûr.
Pauvre grenouille.
Rédigé par : Tom Cantor | 09 juillet 2012 à 19:52
Tom, mon champignon des prés, tous les goûts sont effectivement dans la nature.
Si vous voulez, je peux remplacer "aller bronzer" par "admirer la médina de Marrakech", ça ne change rien au propos.
L'homme a dépensé mille cinq cent euros pour un stage, il s'estime heureux du stage, je ne vois pas où est le problème. A moins que vous ne déplaciez le sujet dans un débat sur la pauvreté et le tiers-monde, auquel cas l'on s'éloigne des petits fours de Gallimard.
Rédigé par : Grenouille Bleue | 09 juillet 2012 à 20:04
C'est, Blue Frog, le rôle de la culture (de la civilisation si vous préférez) de hiérarchiser les goûts qui sont dans la nature, voire d'en interdire certains, comme le goût du viol d'enfants (je prends un exemple grossier pour bien vous faire comprendre). Ce n'est pas parce que tous les goûts sont dans la nature (ce qui reste à prouver) que tout le monde a bon goût, et que tous se valent. Ceci posé, on peut commencer à discuter sérieusement de qui édicte les règles et à partir de quelle légitimité. Mais là, on risque d'attirer Ivanovich, et d'en perdre certains en route (dont Tom n'est pas, qu'il vous suffise de lire un peu son blog pour vous en rendre compte)...
Rédigé par : r1 | 09 juillet 2012 à 22:12
Ne confondons pas tout. Dans le cas du viol d'enfants (exemple grossier ou non), il s'agit bien d'un crime.
Ici, nous avons quelqu'un qui dépense 1500 euros pour un service tout à fait légal, et qui est satisfait du résultat. Encore une fois, de quel droit le juger ?
Certains vont dépenser des sommes bien plus importantes dans, au choix, une voiture de sport (ou un 4x4), un voyage en Ukraine pour soutenir leur équipe de foot, un nécessaire de tuning, des cartes de jeux à collectionner, des antiquités, des séances de coaching, des heures au spa...
Ceci dit, j'ai toujours trouvé ridicules les chantres de la culture qui crachent sur Musso parce qu'ils lisent Limonov.
Rédigé par : Grenouille Bleue | 10 juillet 2012 à 00:17
"Ne confondons pas tout. Dans le cas du viol d'enfants (exemple grossier ou non), il s'agit bien d'un crime."
Seulement dans les États qui ont décidé que c'en était un. Ailleurs, non. D'ailleurs les hommes ne sont d'accord ni sur ce qu'est un enfant, ni sur ce qu'est un viol.
Rédigé par : Francois Martini | 10 juillet 2012 à 11:45
Ni même sur ce qu'est un crime.
C'est dire comme nous sommes mal partis.
Rédigé par : Grenouille Bleue | 10 juillet 2012 à 12:09
Des relations, c'est ça qu'ils achètent.
Laclavetine, il est bon. Mais s'il peut sûrement aider UN auteur, je me demande ce qu'il peut bien raconter à une dizaine.
Rédigé par : Michèle Abramoff | 10 juillet 2012 à 17:10
@ Martini
Encore une glose surpuissante de votre part. Arrêtez de tutoyer les sommets comme ça, un jour vous ne pourrez plus redescendre.
Rédigé par : Arobase | 10 juillet 2012 à 17:13
Le chat, il est rudement bien, sur la photo.
Rédigé par : Francois Martini | 11 juillet 2012 à 00:07
Dans le même ordre d'idées :http://www.scenario-buzz.com/2012/07/11/latelier-scenario-de-la-femis-2013/
Rédigé par : Em | 11 juillet 2012 à 08:28
Pour participer à ces stages de la fémis, il y a des épreuves écrites et orales facturées 150 euros, à la charge des aspirants stagiaires. Ne sont retenus sur les 150 à 300 candidats qu'une dizaine d'entre eux. Mais le plus souvent ces formations sont payées par l'afdas. Seuls les frais de concours sont à la charge du stagiaire, mais c'est tout de même exagéré. Et c'est vrai.comme dit Michèle, ce qu'on paye, c'est les relations. Une possibilité de faire connaitre son travail sans passer par les cocktails ou de lit en lit
Rédigé par : salut | 11 juillet 2012 à 08:37
1500 sacs pour allez voir le chat caguer dans le jardin. L'a t on vu au moins pondre une gallimerde ?
Rédigé par : Dogo | 12 juillet 2012 à 13:01