Rentrée Littéraire Flammarion 2012 - Conférence... by EditionsFlammarion
Olivier Adam sort un nouveau roman (Les lisières) à la rentrée littéraire. Rien de très nouveau sous le soleil, si l’on en croit le résumé de L’Express/ Lire. Adam ne change pas une formule qui gagne, un mélange de je-me-regarde-le-nombril et de j’ai-les-pieds-sur-terre-j’habite-dans-le-Finistère.
La nouveauté n’est pas au niveau du style, ou du contenu, mais au niveau du marketing. Pour "Les lisières", Adam a lâché son ancien éditeur (l’Olivier) pour passer chez Flammarion. "Les lisières" est vendu avec la photo d’Adam en couverture, regard vers le lointain, posture déterminée. Adam est présenté comme un écrivain intellectuel, mais pas trop, provincial, mais pas trop - bref, un écrivain qui ne dérange pas grand monde (on sent le prix littéraire pour l’automne...)

Ce qui est frappant dans cette vidéo c'est le contraste vestimentaire entre Olivier Adam et le public. On a l'impression qu'il vient de descendre de son voilier. Belle concurrence à BHL pour le décolleté.
Le syndrome de la normalité ?
Son éditrice a l'air terriblement fatigué... on pourrait broder aussi sur ça...
Rédigé par : denis | 17 août 2012 à 08:16
Il a vachement maigri !
Rédigé par : jessica | 17 août 2012 à 09:36
Il n'a pas tellement l'air d'avoir "l'obsession de la fuite" ou alors j'ai pas tout compris. En tout cas les extraits ne sont déjà pas piqués des hannetons.Toutes mes félicitations.Quelle écriture décapante !
Rédigé par : Alfonse | 17 août 2012 à 10:15
Pour faire écho à votre billet précédent, Olivier Adam a envoyé son 1er manuscrit à un de ses auteurs favoris, en l'occurrence Jean-Paul Dubois.
Et, remarque perso, je trouve qu'il n'a plus l'âge pour porter des t-shirts à col en v aussi profond - Olivier, pas Jean-Paul (qui lui n'en porte pas, j'imagine).
Rédigé par : Philippe | 17 août 2012 à 16:54
Adam parle bien, le fil de son livre a l'air pas mal et l'extrait se lit...De là à dire qu'il est "décapant"...
Rédigé par : Alain | 18 août 2012 à 19:24
Qu'est-ce qu'il a l'air chiant... Je comprends pourquoi je n'aime pas lire ses romans. Enfin, ça se vend, tant mieux pour lui. Avec le fric que lui rapportent ses livres, il pourrait acheter des fringues un peu plus classe. On dirait qu'il a eu son tee shirt gratos au vestiaire de la Croix Rouge. C'est pas parce qu'on est un "artisse" qu'il faut s'habiller comme un sac. Ah ces écrivains vaguement intellos de gauche, qu'est-ce qu'il ne font pas pour se donner un genre près du peuple, c'est grotesque.
Rédigé par : Appoline | 19 août 2012 à 00:04
Je ne connaissais pas l'auteur, ni cette façon de faire du marketing. On sent le gros moment de solitude au milieu de cette atmosphère pesante comme si présenter son livre était un fardeau. Le ton et l'ambiance solennelle nous porte à croire qu'on va lui remettre les clefs de la mairie de Paris !
Rédigé par : L.D.C | 20 août 2012 à 00:02
J'ai eu l'occasion de rencontrer une romancière avec un certain succès et les relations qui conditionnent ce succès-là, dans la mesure ou la mobilité littéraire ascendante est liée au capital relationnel.
Elle a expliqué qu'il fallait, outre la présentation publique, dans les "grandes" maisons d'édition, faire un speech en interne, devant l'ensemble des commmerciaux-maison pour leur donner des "billes", leur résumer le livre nouveau avec des phrases claires et percutantes, de telle manière qu'ils captent des arguments de vente...
Rédigé par : Alain | 20 août 2012 à 10:30
Un travelo barbu, traîné là par des ministres de droite, raconte son livre à des enfants sages. Les commerciaux de Flammarion n'ont plus d'ongles depuis longtemps et attaquent à présent la deuxième phalange, tandis que la littérature sent que l'un de ses t vacille, pendouille et s'apprête à tomber. L'éditrice, en deuil, se remet difficilement de son attaque d'hémiplégie. C'est alors qu'Olivier Adam se rend compte qu'il n'a pas mis de soutif. Oeil vague, voix morte. Moment de grâce. La salle applaudit.
Rédigé par : Ollie | 21 août 2012 à 17:09
Finalement il est frappant de voir comme quoi l'écriture, qui devrait être acte de liberté, peut être, la gloire aidant, transformée en espace d'aliénation faussement débonnaire.
L'échancrure du maillot,
Le bleu tendance indigo,
N'y peuvent mais.
Le poids des mots,
Le hoquet de la vidéo.
Rédigé par : Gondolfo | 27 août 2012 à 15:57
L'auteur profite de sa nouvelle silhouette, tout simplement.
Rédigé par : Olive | 27 août 2012 à 17:08
Olive ? Serait-ce toi (ou vous), Olivier ? Vous avez testé le régime Dukan, c'est ça ?
Rédigé par : Philippe | 31 août 2012 à 16:43