Alors que la plupart des auteurs français galèrent pour gagner leur vie,
les éditeurs se la coulent douce.
Antoine Gallimard pose dans les jardins de son magnifique hôtel particulier, en plein coeur de Paris. Vera Michalski, la directrice des éditions Noir sur Blanc, est décrite comme une globe-trotteuse dans le Figaro: “Son passeport est suisse et elle partage son temps entre deux avions, deux rendez-vous, deux iPhone et un iPad.”
Je doute fort que sa maison d’édition lui rapporte de quoi se payer ce mode de vie (Noir sur Blanc est une petite structure, spécialisée dans la littérature polonaise). Comme Gallimard, Michalski est une fille de gens important et fortunés. Du côté de sa mère, elle descend du prince mécène russe qui avait commandé à Beethoven les trois quatuors à cordes de l'opus 59. La vie est douce pour les 1% (pendant que les 99% peinent à gagner leur vie avec leur écriture...)

On se trouve là avec des maisons d'édition bâties sur des fortunes personnelles. Que les livres se vendent ou pas elles voguent au grès des fantaisies des propriétaires. Léo Scheer en est un autre exemple. Ce sont des éleveurs de chevaux qui prennent plaisir à leur passe-temps... faut-il en rire ou en pleurer ?
Rédigé par : estmin | 21 septembre 2012 à 08:32
Il faudrait savoir: d'un côté, on reproche aux éditeurs de sortir de la soupe commerciale, de l'autre on les accuse de ne pas avoir besoin d'argent et de fonctionner par coups de coeur...
Rédigé par : Grenouille Bleue | 21 septembre 2012 à 09:11
Article mal informé : VM possède le groupe Libella (Buchet-Chastel, Phébus, Noir sur blanc...) et pas seulement Noir sur blanc.
Rédigé par : jo | 21 septembre 2012 à 09:29
Il y a au moins autant d'auteurs que d'éditeurs bien nés. Mais on n'en parlera pas.
Il y a aussi énormément d'éditeurs sans fortune personnelle qui tirent la langue, comme les auteurs. Mais on n'en parlera pas non plus.
Faiblesse de raisonnement, manque de fond et malhonnêteté intellectuelle, c'est du beau boulot.
Rédigé par : Grosse Fatigue | 21 septembre 2012 à 12:32
La littérature, comme toute la culture en général, a toujours été aux mains des classes aisées et dominantes... quoi d'étonnant à voir une descendante d'un "prince mécène russe" faire joujou avec ses petits écrivains polonais ?
Sinon, le billet de warth est bâti sur l'article du Figaro... les reproches de "mauvaises informations" sont donc à faire à ce journal
Rédigé par : godot | 22 septembre 2012 à 08:49
C'est une mécène de la littérature? Le monde de l'art a besoin de mécènes depuis la nuit des temps.
Ce n'est en tous cas par une real house wife de Lausanne, ces séries Real housewives avec ces femmes toutes refaites, uniquement préoccupées de descendre leurs copines, c'est navrant. http://www.youtube.com/watch?v=SdvP3xb9kN8
Rédigé par : Navrant | 22 septembre 2012 à 18:09
Grosse Fatigue
"Il y a au moins autant d'auteurs que d'éditeurs bien nés"..Tu veux dire d'auteurs publiés, j'imagine...
Rédigé par : Alain | 23 septembre 2012 à 17:40
Cet exemple de "danseuse" façon le Fig pour Dassault est assez gluant.
Nombre de petits et moyens éditeurs mouillent la chemise pour se retrouver au rayon catacombes de la FNAC et autres marchands. Mais c'était pas le sujet.
En creux, que fait le Ministère par rapport à l'égalité des chances, du moins du travail d'édition fait par ceux qui prennent des risques aujourd'hui mais pas la thune ?..
Rédigé par : Alain | 23 septembre 2012 à 17:46
En quoi ça pose un problème qu'un prince mécène russe finance trois quatuors à cordes de Beethoven ?!
Vous préféreriez qu'il eut financé des guerres, par exemple? Ou fait de la spéculation boursière (s'il était encore de ce monde) ?
A ce stade avancé de la maladie, j'hésite entre l'idéologie mal digérée ou la connerie pure...
Rédigé par : Prinz | 23 septembre 2012 à 22:21
@Prinz : Qu'un prince russe ait financé trois quatuors à cordes de Beethoven au 19ème siècle n'a rien d'étonnant mais qu'au 21ème la culture soit toujours aux mains de ses héritiers et consorts... ça, c'est un problème !
Rédigé par : godot | 24 septembre 2012 à 07:28
La culture aux mains des héritiers et consorts?
Expliquez-moi cette généralité abusive ou cet enfonçage de portes ouvertes: les riches sont riches et les pauvres sont pauvres, c'est ça?
Un putain de scoop.
Rédigé par : Prinz | 24 septembre 2012 à 11:40
Le problème, c'est pas les "danseuses", Prinz, c'est les crétins qui applaudissent.
Rédigé par : Alain | 24 septembre 2012 à 14:38
Malheureusement c'est souvent comme ca. Mais qui a dit que la justice dans les choses de la vie existaient ? Les ecrivains ont au moins la chance de pratiquer une profession qu'ils aiment !
Rédigé par : trading d options binaires | 06 décembre 2012 à 10:04