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Revues littéraires

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05 octobre 2012

Commentaires

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beclando

Ils se sont peut être connus dans une autre vie...

Camille de bernard fauren

chorizo

Érotisme des promeneuses dans le monde des ennemis.

junkie

En fait, faire un pitch de 10 mots, c'est pratiquement la même chose que de trouver un titre accrocheur. La lecture du livre peut être ensuite bien décevante !

Femmes que j'aime

Adultère, amour, antisémitisme, beauté, bourgeoisie, couple, désillusion, jalousie, passion, suicide.
Voilà dix mots que m'inspirent le célébrissime "Belle du seigneur." Pour faire un pitch, il faudrait beaucoup plus que dix mots: "c'est l'histoire d'un homme et d'une femme aussi beaux l'un que l'autre qui se rencontrent et tombent amoureux, alors qu'elle protestante mariée, et lui juif célibataire séducteur, n'avaient rien en commun, et bien sûr la belle histoire va foirer parce que la passion ça ne dure pas, et que lui ne supportera pas la routine de la vie de couple, et qu'elle s'en voudra à vie du suicide de son mari -qui était chiant mais qu'au fond elle aimait bien- et en plus ça se passe au temps de la montée du nazisme et le juif haut fonctionnaire sent que sa fin est proche, car il devient apatride, et il lit les journaux, il devine comment ça va tourner pour les gens de sa communauté, et tout cela donne une tragédie amoureuse inoubliable et une peinture saisissante de la société des années trente dans la vieille Europe.
Esssayez de résumer n'importe quel grand livre en dix mots: c'est impossible. Et un pitch très incisif peut se révéler une merde sans nom, alors qu'un pitch ennuyeux peut cacher une merveille: " un bourgeois oisif parisien raconte sa vie mondaine et affective." Non, non, on ne parle pas de Beigbeder mais de Proust !

CFB

Banane rencontre kiwi au Salon de la Salade de fruits.

robert

A quoi sert de resumer un roman de 50-60000 mots en 10 mots puisque vous ne cessez d'affirmer que de toutes facons un debutant ne peut pas etre publie en envoyant son roman par la poste. Quand en plus on sait que le systeme des agents litteraires n'existe pas en France sauf pour quelques vedettes, quel interet pour ce speed dating, excepte peut etre de tomber en face d'une belle blonde ou d'une belle brune?

salut

Je crois que les chances d'être édité par la poste sont les mêmes que celles de gagner au loto. Elles existent, oui, mais c'est un coup de chance. Prions!

Jérôme Enez-Vriad

Les chances d'être "édité par la poste" existent puisque j'y suis parvenu, avec envoi du tapuscrit en PDF, réponse positive sous 6 semaines, sans connaître personne dans le milieu, vivant à l'étranger et n'ayant pas déjà la plus petite notoriété. Donc, c'est possible. Suffit de bosser. Et que l'on ne me dise pas que c'est plus simple parce que mon éditeur (Editions Dialogues : Michel Serre, Christophe Paviot...) est de province. Au contraire, ils sont encore plus exigeant. CQFD.

salut

Les chances de gagner au loto existent aussi!

loguedia


@Jérôme Enez-Vriad : un "teaser" c'est normalment fait pour donner envie de lire votre livre ! Qui vous a fait cette horreur (à part la musique) ?

C'est vrai que la lirairie dialogue fait de l'édition depuis 2010... mais vous savez, quand on dit "édité par la Poste", c'est à propos de maisons ayant un peu "pignon sur rue"... effectivement un éditeur de province restera toujours de deuxième zone.


Un trouduc de province

"Un éditeur de province restera toujours de deuxième zone". Ben voyons... Aucune vie littéraire ou intellectuelle au-délà du périf, si je comprends bien?
C'est vrai qu'il n'est bon bec que de Paris... Et oublions tous ces éditeurs et ces auteurs qui vivent leur passion ailleurs qu'à Saint Germain... Des ploucs, je vous dis.
Du grand n'importe quoi, vraiment...

loguedia

@Un trouduc de province : Ben oui, la preuve même Actes Sud a installé ses bureaux à Paris... et il n'est pas le seul. Pareil pour un auteur de deuxième zone... son objectif restera toujours de passer chez un éditeur parisien !
C'est pas un drame, c'est comme ça.

Philip Sol-Air

Déformation professionnelle anglo-saxonne, Wraass.

Il n'y a quasiment pas d'agents littéraires en France sauf pour quelques stars (Djian, Angot, Carrère, etc). Sûrement pas pour des débutants-aspirants-wannabe.

Donc c'est mort avant d'avoir existé.

Pitcher un roman est encore très mal vu à Saint Germain des Proutes (on ne parle pas de province, voir plus haut, c'est une évidence). C'est trivial, vulgaire, bouseux, marketeux. Ca ne se fait pas.

Donc c'est mort avant d'avoir existé.

Reste le plan cul en speed dating. Ca, c'est possible. Mais faut savoir pitcher son désir de tirer un coup. Ca manque d'alcool, de drogues, de rock'n roll. Et de jeunes personnes glamour.

Autant aller au Salon du cul, porte de Versailles.


Bien. Vous en avez d'autres, des sujets comme ça?

baboune

Une formule naïve et vulgaire comme "Personnellement, je pense que..." est de celles qu'autrefois on vous apprenait à bannir dès la 6e. Avant de songer à "pitcher" un roman pour d'hypothétiques "agents littéraires", il faudrait d'abord apprendre à écrire (et à lire).

Henri

moi, je fais du speed-dating entre charcutiers, pour trouver le meilleur boudin, ça marche bien aussi!

rastaquouère

Oh ! Vous pourriez quand même jouer le jeu ! Pour une fois que Wrath se montre constructive !

Dogo

10 mots ça parait bon pour un synopsis de film de boules...mais pour un roman de Florian Zeller, ou olivier Adam c'est beaucoup... C'est ringard le speed dating,Wrath, il y a bien longtemps que le monde de l’édition est passé dans l'ultra speed dating... on edite d'abord de la merde... sachant que les gênes/gènes du pondeur ne sont pas trop eceurantes... les journalistes à fermentés en discutent quand c'est encore tout chaud... en 10 mots... puis à température ambiante on balance ça à la face du chaland armuré de son solide caddy en cage regorgeant de Yoplaits apprivoisés et de pack de terrines de poissons droneastiquées...

wrath

Je n’ai jamais prétendu qu’il y avait des agents littéraires en France. Mais savoir pitcher son roman est un excellent moyen d’accrocher l’oeil d’un éditeur dans la lettre/ email qui accompagne le manuscrit.

Philip Sol-Air

Vous confondez avec scénariste. Un scénariste se doit de pitcher devant un producteur, c'est même une base essentielle de son métier.

Un écrivain, c'est plus compliqué. Trop accrocheur, trop "vendeur" dans votre présentation, vous risquez de passer pour quelqu'un de trivial ce qui très mal vu à Saint-Germain des Près. Et une réputation tient à peu de choses, rive gauche.

Conseils qui valent de l'or: revoyez tranquillement "Ridicule" le film de Patrice Leconte, avant de fréquenter des éditeurs.

Observez bien la "personal branding" de Philippe Sollers; là est le secret.

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