Philippe Coussin-Grudzinski est
journaliste parisien et membre du jury du concours We Love
Words. Il m'envoie le message suivant:
"Ce message parce que, comme de nombreux auteurs/gens de l'édition, il m'arrive de trainer sur votre blog, que j'ai découvert il y a un an, quand je me demandais comment j'allais publier mes Voyages sur Chesterfield, encore à l'état de manuscrit.
[...] à vous entendre, tout le milieu de l'édition serait corrompu, il faudrait coucher ou avoir un nom célèbre pour réussir à se faire publier. Je n'ai pas de nom célèbre, je ne couche pas pour réussir, et pourtant, quand j'ai ouvert mon blog, il y a un an, j'ai reçu assez vite des messages d'éditeurs qui voulaient me rencontrer. Pas pour publier mon blog, non, mais pour publier le manuscrit que je mentionnais dans ma présentation, sur mon blog, blog que j'ai appelé Humeurs sur Chesterfield, inspiré du titre de mon manuscrit, pour bien signifier aux lecteurs de mon blog qu'il s'agissait du même auteur le jour où mon roman serait publié.
Résultat, en janvier, je signais un contrat, chez une maison indépendante qui monte (parisienne par contre, désolé), j'ai même eu un à-valoir, incroyable. S'en est suivi un travail sain sur le mansucrit, à des encablures du marketing que vous décrivez dans vos articles : mon éditeur a respecté mon texte, il ne m'a pas demandé de rajouter de scène trash pour faire vendre, la correction n'aura pris qu'une après-midi et aura consisté essentiellement à ajouter des virgules. Nous avons choisi la couverture ensemble, nous avons écrit la quatrième de couv ensemble, à aucun moment je n'ai eu l'impression que mon éditeur faisait ce qu'il voulait de mon texte. Et, en mai dernier, le livre sort, chez des libraires enthousiastes, convaincus par les propos du distributeur (parce qu'une maison indépendante peut aussi avoir un distributeur, dingue n'est ce pas ?).
Je savais que j'étais un illustre inconnu, que la période des Présidentielles était peu propice à la lecture de romans, je ne m'attendais pas à des ventes colossales, n'étant pas passé chez Ruquier, ce genre. J'ai quand même eu quelques papiers, dans Le Monde, ELLE, Be, et pas mal de blogueurs. Résultat, à mon retour de vacances, fin août, nous avions dépassé les 1000 exemplaires. Rien à voir avec les auteurs expérimentés des grandes maisons, mais au dessus de la moyenne des premiers romans, y compris ceux des grandes maisons. En tout cas assez pour être considéré comme un auteur et être reçu par des gros éditeurs pour de futurs projets sans que personne ne me les présente, juste en devinant leur adresse e-mail. La suite, j'ignore ce qu'elle sera. Mais je voulais témoigner un soupçon d'espoir pour vos si nombreux lecteurs, qui peuvent, je crois, se laisser atteindre assez facilement par ce sentiment de "Tous pourris". Bien sûr, il existe des abus. Mais il existe aussi de vraies belles histoires. Non marketées. Comme la mienne, celle d'un jeune diplômé qui a trouvé un éditeur plus facilement qu'un travail.
Et non, ce n'est pas parce que j'ai fait le CELSA que ça fait de moi un homme de réseau, pas plus que j'ai des entrées partout parce que mon blog est hébergé par les Inrocks : je n'ai jamais mis les pieds à la rédaction. Ah et avant que vous n'alliez fouiller sur ma famille : je n'ai pas grandi à St-Germain mais dans une banlieue pavillonnaire tout ce qu'il y a de plus normale, vous savez, de celles avec des lampadaires sphériques et blancs un peu partout. Et, confidence pour confidence : mon éditeur est rive droite. Shocking."
Ma réponse est simple: Philippe Coussin-Grudzinski est jeune, journaliste et parisien. Et il ne semble même pas se rendre compte qu’il est privilégié par rapport à l’immense majorité des wannabes. Preuve qu’il vit dans une petite bulle germanopratine...

Journaliste, jeune et beau, c'est un bon départ. De plus drôle. http://blogs.lesinrocks.com/chesterfield/
Avec un nom à coucher dedans.
Rédigé par : ? | 19 octobre 2012 à 03:54
Ah effectivement, la réponse est simple...
(Mince, pour une fois qu'il y a un post de plus de trois lignes, c'est pas vous qui l'avez écrit, c’est ballot).
Rédigé par : Ringo Maridcheila | 19 octobre 2012 à 09:03
Enfin un post clair, bien écrit et qui n'accumule pas les clichés à chaque ligne. Quand à la réponse de Wrath, c'est une énième redite. On peut ne pas être journaliste, parisien et se faire publier. Deux amis normands ont vécu l'expérience, l'un au Seuil, l'autre chez POL (et grâce à la poste).
Il est vrai que la chose est très rare mais le fait d'avoir eu votre manuscrit refusé car il n'était pas prêt, pour ce que j'en ai lu moi-même, ne vous autorise pas à dire que toute publication est impossible si on n'est pas "germanopratin"
Même si vous n'écrivez pas très bien, même sur votre blog, vous êtes douée pour l'iconographie, et pour faire parler de vous.
Rédigé par : PolaX | 19 octobre 2012 à 09:19
Philippe, je suis allée voir votre blog. Qu'avez-vous contre les filles ? Pourquoi cet usage abusif du mot "connasse " ? c'est comme ça qu'on parle dans votre milieu ?
Rédigé par : Constance | 19 octobre 2012 à 09:22
Je ne comprends pas cet acharnement de quelques heureux élus à venir constamment témoigner de leur réussite sur ce blog. Nous ne sommes pas si stupide ! On sait bien qu'il y a des jeunes acteurs inconnus qui deviennent la vedette d'un film, que des joueurs gagnent le jackpot... mais combien de laissés pour compte ? Ce ne sont que des exceptions qui confirment la règle !
Rédigé par : pfff... | 19 octobre 2012 à 10:01
Bien sûr, mais si tous ceux qui écrivent étaient publiés, qu'est ce que cela donnerait ? Vous imaginez un peu ?
Rédigé par : 1984 | 19 octobre 2012 à 10:38
@ Wrath : Connaissez-vous le sens du mot "germanopratin" ? Je vis dans le 18ème, assez loin de St-Germain. Par ailleurs, je vous trouve bien gonflée avec vos histoires de journaliste parisien, alors que je vous explique exactement le contraire dans mon message. Ca ne serait pas parce que même en sortant de Sciences Po, même en ayant eu accès à tous les réseaux que vous vouliez, votre manuscrit n'a jamais été publié ? Et si votre manuscrit était tout simplement mauvais ?
@ ? : Envoyez moi une photo de vous sur mon Facebook, une idylle naitra peut-être entre nous.
@ Constance : vous n'avez apparemment pas tout lu, je parle de connasse pour les hommes aussi. Et puis ne vous contentez pas de mon blog, lisez mon roman : http://www.editionsintervalles.com/spip.php?page=pages&id_article=107
@ pfff... : Je sais bien qu'il y a des laissés pour compte. J'ai simplement envoyé un message à Wrath sans penser qu'elle le publierait. Et j'ai envoyé ce message pour montrer qu'avec Internet, un jeune auteur en quête de publication pouvait être un peu malin : ouvrir un blog pour se faire repérer, participer à des concours, contacter des jeunes auteurs, voire tout simplement, écrire un message courtois et concerné à des directeurs littéraires : c'est incroyable, il arrive que les gens répondent ! Scoop ! Breaking News !
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 10:44
On raconte pourtant qu'Antoine Gallimard se tient dans un grand imperméable à la sortie du CELSA pour suivre jusqu'à chez eux les impétrants, puis les appeler grâce aux Pages Jaunes et les supplier de lui envoyer un manuscrit.
Rédigé par : CFB | 19 octobre 2012 à 11:36
Bien sûr, mais si tous ceux qui écrivent étaient publiés, qu'est ce que cela donnerait ? Vous imaginez un peu ?
Rédigé par : 1984 | 19 octobre 2012 à 10:38
Bien evidemment que tout le monde ne peut pas être édité mais ce que dénonce Wrath (à juste raison) c'est que les critères de sélection ne sont pas liés à la "qualité" des textes mais au potentiel de vente des auteurs.
Rédigé par : pfff... | 19 octobre 2012 à 13:14
"Etre un peu malin, ouvrir un blog pour se faire repérer"
Voilà le vrai problème PCG, c'est qu'ouvrir un blog pour se faire repérer, ce n'est pas être malin, c'est avoir entre cinq et dix ans de retard. Car en effet, avec l'avènement des réseaux sociaux (dont Facebook, Twitter et autres), plus personne ne lit les blogs, sauf dans quelques cas bien précis : blog de personnes issues du milieu culturo-mondain, blog hébergés par des sites de presse (coucou), ou blog particulièrement bien référencé car traitant d'un sujet aussi étriqué qu'ayant ses adeptes (coucou Wrath).
Hors, le blog d'un-mec-qui-écrit-un-livre n'appartient pour ainsi dire à aucune de ces catégories - il en émerge ainsi une dizaine chaque jour - et pour qu'il dépasse les dix visiteurs uniques quotidien il faut, au minimum, avoir la face et le carnet d'adresse d'une Alexandra Geyser et avoir en face un éditeur à tête de rat et en mal de sexe (bon, ça ne marche pas toujours, coucou Stephou).
Aussi, mon ami, si votre blog a été repéré c'est tout simplement parce qu'il était publié par le site des Inrocks... Et la vraie question est donc la suivante : comment avez-vous fait pour obtenir un blog chez eux (car, à moins que je ne me trompe - et ce genre de choses arrive souvent - je n'ai pas vraiment l'impression qu'il s'agisse de quatre ou cinq clics) ?
Rédigé par : PeuImporte | 19 octobre 2012 à 13:17
Laissez tomber, PCG.
Wrath (et quelques-uns de ses lecteurs) ne semblent pas croire que la publication sans relations fonctionne. Grand bien leur fasse.
Rédigé par : Grenouille Bleue | 19 octobre 2012 à 13:24
@ Peu importe : je leur ai envoyé un courrier de lecteurs qui leur a plu, puis un deuxième, et ils m'ont proposé d'ouvrir mon blog. C'est aussi simple que ça. Par contre, je ne suis pas rémunéré, évidemment.
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 13:31
Dixit un mec qui a passé plus de temps à se faire des copains sur Welovewords qu'a envoyer ses manuscrits par la poste...
Mais si, si, ma chère Grenouille, l'édition par la poste on y croit - moi en tout cas -, simplement on constate que cela ne concerne qu'une dizaine de premiers romans sur la centaine qui parait chaque année. Et concrètement, dix élus annuels sur quelques dizaines de milliers de prétendants, ça provoque, curieusement, quelques frustrations. Plus vraiment la votre, ni la mienne, par chance.
Rédigé par : PeuImporte | 19 octobre 2012 à 13:35
@ Peu importe : me faire des copains sur We Love Words ? Qu'en savez vous ? Mon éditeur m'a simplement demandé si je voulais bien faire partie du jury du concours qu'il lançait avec eux. C'est tout. Point à la ligne. Donc cessez d'imaginer les vies des gens que vous ne connaissez pas. Faites plutôt du journalisme d'investigation sur le sujet. Et là, on en reparlera.
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 13:39
Si vraiment la selection etait uniquement basee sur le potentiel de vente, la moyenne des ventes meme dans les grandes maisons, serait bien plus elevee.
La seule facon d'eviter qu'une maison d'edition ne coule rapidement c'est justement d'etre capable de reperer quelques romans qui se vendront tres bien pour pouvoir publier des auteurs plus talentueux mais qui ne seront pas forcement tres vendeurs.
Les premiers auront les dollars, les seconds auront la satisfaction d'exprimer leur talent. Ce qui ne veut pas dire qu'ils/elles en seront heureu(ses)x pour autant.
Rédigé par : robert | 19 octobre 2012 à 13:39
PCG, mon précédent message s'adressait à Grenouille Bleue. Concernant votre aventure aux Inrocks, je vous crois bien volontiers et vous félicite platement. ;)
De toute façon Wrath est un peu syphonnée, on le sait tous. Penser qu'une adresse à Paris ou qu'un diplôme du Celsa sont les clés d'une maison d'édition... Bon cependant vous m'avez fait rire quand vous avez opposé clairement le fait d'habiter le XVIIIème et d'être Germanopratin (que vous en soyez un ou pas m'importe peu).
Rédigé par : PeuImporte | 19 octobre 2012 à 13:54
Peulmporte : attention, vous confondez "Hors" et "or", les éditeurs n'aiment pas ça. C'est le genre d'erreur qui nous fait arrêter la lecture d'un manuscrit, sauf, bien sûr, quand l'auteur est célèbre. Là, on fait tout réécrire par une lettrée qui sort de normale sup'.
Rédigé par : l'éditrice masquée | 19 octobre 2012 à 13:59
<3 Editrice masquée. Je ne sais pas où vous travaillez, mais je vous aime déjà.
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 14:15
Attention PCG, là on va vous accuser de donner dans le copinage par excès de coeurs mielleux...
Quant à vous ma chère correctrice, merci et pardon. J'admets mon erreur à genoux et vous baise les pieds. J'ai honte de ne pas me relire lorsque j'écris un message sur le web. Je pense m'auto-flageller à l'occasion, mais manque de temps, hélas. Que puis-je faire en attendant ? Oh, peut-être vous rappeler le sixième point de l'article 3.1.1 de la Netiquette. Mais ceci, peut-être, ne serait pas tout à fait flatteur...
Rédigé par : PeuImporte | 19 octobre 2012 à 14:25
Tiens, mon précédent message a buggé. Bref...
PCG : Faites gaffe, on va encore vous accuser de copinage abusif.
Correctrice : Netiquette 3.1.1, sixième point (révisez cela pendant que je révise ma grammaire et nous serons quitte).
Rédigé par : PeuImporte | 19 octobre 2012 à 14:38
@ Peu Importe : c'est évidemment fait exprès. Et tiens je continue en vous demandant si c'est de vous "Le Premier Entre deux Ages" sur We Love Words ? Pas mal du tout, on dirait que vous avez lu mon livre...
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 15:02
C'est marrant, pris de panique à cause de l'autre et de son masque, je suis en train de corriger mon texte, car oui oui, c'est bien moi. Par contre, désolé, je n'avais jamais entendu parler de vous ou de votre bouquin avant cet article de Wrath. Mais je consulte votre blog là, c'est pas mal du tout. C'est promis, je vous feuillette dès que je visite mon libraire (et hop, à mon tour d'être accusé de copinage. Décidément...).
Rédigé par : PeuImporte | 19 octobre 2012 à 15:13
PCG : Au plaisir de vous rencontrer lors d'une dédicace. Vous me reconnaîtrez facilement, j'ai 10 ans de plus que vous.
Rédigé par : l'éditrice masquée | 19 octobre 2012 à 15:13
@ Peu Importe : vous pouvez même m'acheter.
@ L'éditrice masquée : je dédicacerai mon livre le samedi 17 novembre de 16h à 17h au salon des éditeurs indépendants aux Blancs Manteaux, venez me voir, et n'oubliez pas votre chéquier.
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 15:18
@PeuImporte: "Dixit un mec qui a passé plus de temps à se faire des copains sur Welovewords qu'a envoyer ses manuscrits par la poste..."
Pardon ? ;)
Rédigé par : Grenouille Bleue | 19 octobre 2012 à 16:30
Il se crée ici des connexions qui fleurent bon le futur copinage, c’est proprement scandaleux.
Sinon, welovewords, c’est bien la boîte à concours destinée aux éditeurs en recherche de promo à prix cassé ? Parce que si on regarde le règlement du "concours J'ai lu" par exemple, il y a de quoi rigoler.
Rédigé par : Ringo Maridcheila | 19 octobre 2012 à 16:44
Une chose est quand même importante à comprendre : notre jeune ami ne vient pas débattre avec vous autres et/ou Wrath, ça, il n'en a rien à foutre. Il vient faire sa com. La pub de son bouquin, quoi. Et d'ailleurs assez mal écrit (car moi, je l'ai lu, un pote me l'a passée) Bref, coco vient faire le trottoir, tout comme vous, preuve qu'il est encore loin de la réussite. Simplement, lui, il a déjà de quoi acheter le sac à main. Par contre, il a raison de souligner qu'Intervalles est un excellent éditeur (même s'ils ne sont pas toujours heureux dans leurs choix, la preuve, mais ça se produit assez rarement). Chez eux, je recommanderais surtout celui-ci : http://www.editionsintervalles.com/spip.php?page=pages&id_article=108
Parce que bon, le bouquin de notre ami PCG, bof bof bof (disons que c'est léger, pour être - un peu - gentil)
Rédigé par : Gaël | 19 octobre 2012 à 16:58
@ Gaël : On peut tout à fait ne pas aimer mon roman. Mais dire qu'il est mal écrit, c'est curieux, les journalistes et blogueurs ont plutôt souligné l'inverse, justement. Alors si vous voulez parler style, je vous conseille de me lire pour de vrai. On pourra ainsi parler du fond. Qui est loin d'être aussi léger que ce que vous dites et qui témoigne du mal-être d'une grande partie de ma génération... Par ailleurs, arrêtez avec cette histoire de trottoir (je préfère les hôtels, perso), j'ai écrit à Wrath de façon tout à fait naïve, sans penser une seconde qu'elle publierait mon message.
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 17:11
C'est bien vous PCG sur la photo du billet de Madame Jaillant ?
Vous me plaisez !
Rédigé par : roger cointrau | 19 octobre 2012 à 18:33
j'ai tout lu (je suis de garde j'ai le temps !) c'est qui ce Gael tout méchant là ? Avec ses airs de Dr es psycho un brin agacante je cite " Une chose est quand même importante à comprendre" (genre attention je vais dire un truc plus intelligent que les autres alors VOS GUEULES !) il veut nous faire comprendre la vie quoi ? Et pis c'est quoi comme jugement de valeur un bof bof bof (3 fois s'il vous plait !) ?? Bref je l'ai pris autant au sérieux que son méchant commentaire (faut baiser plus souvent hein docteur Gael avec un G comme Germanopratin)
Rédigé par : Poppy Kuzack | 19 octobre 2012 à 18:33
@ Roger : Bien sûr que c'est moi. Envoyez moi vos photos, mensurations et trips sexuels sur mon FB. Et n'oubliez pas d'acheter mon livre, 15 euros, franchement, ça fait pas cher la passe.
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 18:53
@PCG
A la lecture de l ensemble (et je dis bien de l ensemble...) des commentaires je vous felicite pour votre art du "community management" . Moderation, prolongations, mi-temps... On se croirait presque a un (bon) match de foot de l equipe de France...
J ai lu votre livre et j y retrouve effectivement ce meme sens du "community management" mais je n y ai pas vraiment senti le "mal etre de ma generation" ( c est aussi la mienne) mais plutot un reflet, qui peut etre interessant, de vos propres incertitudes... A voir ce qui evolue dans le deuxieme roman s il y a...Me sentant concerne(e) par la thematique du livre, j en ai meme envoye une critique a votre editeur, dont je dirai pour terminer que vous etes bien ingrat avec lui. A vous lire, maintenant qu il s est donne la peine de vous publier, vous devinez les adresses e mail des Flammarion et autres P.O.L ( ce qui signifie bien qu ils ne vous ont pas contactes eux memes) et ils vous recoivent pour vos "futurs projets" ...Bravo!
En tout cas ce n est pas votre editeur qui a besoin de grandir pour le moment...N est pas Rastignac qui veut (;-)
Tous mes voeux pour la suite.
Ce message ne demande evidemment pas de reponse, je ne fais pas dans le community management... Il demande juste a etre lu.
Rédigé par : Queen Mab | 19 octobre 2012 à 19:17
Ben, faut pas être sorti de polytechnique pour comprendre : ce ou cette Gaël existe pas... c'est tout simplement le même qui nous fait le coup de l'imbécile qu'aime pas son bouquin pour mieux nous montrer comment il est cool devant les critiques méchantes et connes, et faire encore mousser le buzz sur son cas, genre lisez-moi par vous-mêmes pour vous faire une opinion intelligente, etc...etc.... Un classique sur le Web, y a même des mecs qui sont payés pour ça. Le post de Gaël est tellement con et rapide, juste après un post de PCG que c'est évident, que c'est du buzzz artificiel. Regardez le nombre de messages du gars : s'il est pas un peu attaqué, pas de raison de poster souvent. Donc faut qu'y soit un peu attaqué. D'où Gaël. CQFD. Il est pas journaliste pour rien, y savent faire. Qui est-ce qui avait entendu parler de son bouquin y a une semaine ici ? Personne. Et maintenant, cool, roulez carosse. Attention, je dis pas que son bouquin est mauvais : je l'ai pas lu. Mais la technique de buzz, elle est archi-connue.
Rédigé par : Luciole lucide | 19 octobre 2012 à 19:20
@ Queen Mab : je serais ravi de recevoir votre critique sur mon mail : philippecoussin@gmail.com si, comme le suggère Luciole, votre commentaire est authentique.
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 19:28
Je serais assez d'avis avec Mab (pas sur le fond, pas lu non plus le bouquin). Mais sur le buzz un peu "téléphoné : faut vraiment nous prendre pour des billes de clown en essayant de nous faire avaler qu'un journaliste auteur écrivant à Wrath un message comme celui-là ne se doute pas qu'il sera publié sur le blog à l'insu de son plein gré. C'est plutôt subtil et intelligent de sa part, d'ailleurs : quand on suit un peu le blog de cete charmante petite peste (moi, je l'aime bien, Wrath, elle tire un peu de partout mais y a du vrai dans ce qu'elle dit, sous l'excès parfois), on voit qu'elle est prompte à dégainer le billet si on lui fait des mails genre chiffon rouge devant le "toro" (et là...). Donc mon cher PCG, vous saviez parfaitement que Wrath risquait de se fendre d'un billet suir votre bouquin et que ça vous ferait un bon petit buzz sur lequel intervenir, avec attaques contre attaques, machin et cie. Jouez franc-jeu au moins, comme tous ceux qui ont un bouquin à faire lire (et pas nécessairement à vendre d'ailleurs), ça passera mieux. Ceci dit vous devriez faire attention : ce genre de buzz peut facilement tourner au ridicule,et c'est pas super bon pour la "voix". Vous savez, la fameuse "voix" de l'auteur, machin, nananère, tout ça (tout ce que vous dit votre éditeur que vous pensez déjà à quitter - je le sais, j'en ai un -, Mab a raison aussi là-dessus : un poil "J'ai réussi, j'ai publié, "j'm la pète", vous trouvez pas ?). Et le ridicule, ça tue. Mais c'est vrai aussi que Mab est un poil méchante avec vous. Normal, c'est une Queen. Et puis franchement : vous donnez le bâton, on sent que vous êtes derrière l'écran à guetter dès qu'on poste sur votre bouquin. Je veux dire, ça post et re-poste rapide depuis chez vous, y a de la présence pour un vendredi soir.
Rédigé par : Maquereau | 19 octobre 2012 à 19:58
Mon cher Maquereau (si seulement vous n'étiez pas sous pseudo... c'est facile, les pseudos). Tout ce que je peux vous dire, c'est que je n'ai pas l'intention de quitter mon éditeur avec qui tout se passe très bien (coucou), j'ai simplement parmi mes projets un livre qui ne correspond pas à sa ligne éditoriale (oui, c'est fou, il y a encore des éditeurs qui ont une ligne éditoriale, non, ce n'est pas bidon, la ligne éditoriale, comme on peut le lire à longueur de post sur ce blog), donc je cherche à le développer ailleurs. Les choses sont parfois beaucoup plus simples que vous ne pouvez l'imaginer. Saisissez-vous la subtilité de ma réponse ? Allez, je vous laisse, j'ai un dîner en ville (où je vais claquer la bise à des gens de l'édition ouuuuuuuuuuuuh).
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 20:41
Une "correction" qui ne dure qu'"une après-midi", ce n'est pas franchement une façon de "respecter [un] texte", comme le croit étrangement PCG, bien au contraire.
Rédigé par : baboune | 19 octobre 2012 à 21:36
Chère Madame que je découvre. Vous êtes pleine de clichés "mieux vaus être parisien...que Corse". Stupide... Lisez Marcu Biancarelli, Jérôme Ferrari...il se font éditer car ils ont du talent.... Ouvrez -vous sur le monde et cessez vos trips "complotiste". Quantà PCG, son livre (l'avez-vous lu????) est bon, ainsi, il a trouvé un éditeur....rien avoir avec "LA CAPITALEUUUUHH"
Rédigé par : Juiette_F | 19 octobre 2012 à 21:16
Rédigé par : Juiette_F | 19 octobre 2012 à 21:50
Et le buzz continue : PCG a compris le coup, il fait dans le pseudo lui aussi. Son dîner en ville, ça doit être une boîte de Williams Saurin, la gloire littéraire avant tout. Ces petits écrivains qui viennent se vendre, c'est pitoyable.
Rédigé par : Juliette_F1 | 19 octobre 2012 à 22:20
@Maquereau: Je tiens à souligner que Philippe Coussin-Grudzinski m’a donné l’autorisation de publier son message sur mon blog. On ne peut pas dire qu’il ne savait pas à quoi s’attendre...
Rédigé par : wrath | 19 octobre 2012 à 23:06
@ Juliette_F1 : Je vous donnerai l'adresse de l'italien d'où je sors, ça calmera vos aigreurs.
@ Baboune : Je comprends votre point de vue, mais pourquoi vouloir à tout prix remettre en cause l'idée qu'un manuscrit nécessite peu de corrections lors de son arrivée chez un éditeur ? Je sais que c'est rare, mais tout de même.
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 23:22
@ wrath : Jamais je n'ai pensé que vous me dénigreriez de la sorte... Vu mon message, je pensais que vous seriez sensible à cette publication qui s'est faite de manière saine. Mais ça n'a pas été le cas...
Rédigé par : PCG | 19 octobre 2012 à 23:24
Mais c'est ki serait sensible, le titi. Pov bichou. Tout faux, mon coco. Quand on veut être écrivain, faut être dur comme l'acier, pas d'émotion, pas d'état d'âme. La froide cérébralité du romancier, tu connais ? Non, visiblement. Ecoute, je vas te dire : les grands créateurs, ça absorbe l'amour. Ca prend tout, ça donne rien. Toi, tu fais pas le poids, tu gémis trop vite, bébé. Alors arrête les sanglots long et les violons, taille rapide. Sinon, ici, tu vas te faire tailler, c'est un coupe-gorge, un Far-West de wannabe cannibales, c'est pas pour les p'tits zôteurs bien propres qu'on réussi kom toi, ziva. Ici, c'est l'un ou l'autre, coco : flinguer ou être flingué. Pas le choix. T'es descendu dans l'arêne, maintenant faut assurer. Tout le monde le sait, que t'as écrit ton petit mail à Wrath pour faire ton buzz, dans l'espoir secret qu'elle causerait de ton bouquin sur le blog. Et ben bingo, t'a décroché le gros lot : on cause de toi. En prime, t'es même habillé pour l'hiver. De quoi tu te plains, mon mignon ?
Rédigé par : Juliette_F2 | 19 octobre 2012 à 23:56
Bien sûr que PCG vient faire la timp', enfin, pas vraiment, en fait il vient faire le mac de son bouquin. Mais où est le problème à ça ? Cessez un peu ces postures culturo-mondaines effarouchés. Un livre est également un "produit culturel (ouh le vilain gros mot aux yeux des bobos-artistes) et doit se vendre. Ca n'a rien de scandaleux qu'un auteur vienne ouvertement ici pour vendre son livre et, au fond, c'est même autrement plus artisanalo-sympathique qu'une affiche géante placardée sur vos arrêts de bus. En clair, le type vient discuter, le type vient vendre son bouquin, oui les deux, et ce n'est ni mal ni incompatible.
Puis sincèrement, en terme de rapport temps/efficacité. Combien parmi vous ont-ils passé commande de son bouquin après avoir consulté ce fil de commentaires ? ... ...
Rédigé par : PeuImporte | 20 octobre 2012 à 00:04
Merci Peu Importe. Je vous sélectionnerai dans les cinq finalistes du concours We Love Words. Précision : c'est une blague, au cas où certains s'en émeuvent. Plus généralement, tout cet article et les commentaires qui suivent, c'est même la blague du jour...
Rédigé par : PCG | 20 octobre 2012 à 00:12
Tu parles, j'ai même pas noté le nom du mec et le titre de son bouquin, alors je risque pas de pouvoir le commander... T'as pas tort, au fond, Juliette F1 elle pousse un peu : faut les laisser faire leur petite pub, une sorte de manche soft, y font pas de mal. La miss du Canada, si elle voulait, elle pourrait se faire les couilles en or en mettant un accès payant pour eux. Enfin, je veux dire... Z'avez compris. Scuzy, miss, l'élan m'importe. Y s'appele comment ton bouquin, BCG, déjà ? Remets nous une couche si tu veux, profites-en pendant que c'est encore gratos un moment.
Rédigé par : Juliette_F3 | 20 octobre 2012 à 00:13
Comme vous me l'avez si gentiment demandé Juliette_F3 : http://www.elle.fr/Loisirs/Livres/Dossiers/Top10/Livres-le-top-ten-du-ELLE56/Voyages-sur-Chesterfield-de-Philippe-Coussin-Grudzinski-Intervalles
Rédigé par : PCG | 20 octobre 2012 à 00:19
C'est quand même dingue. Faudrait qu'un type essaie de faire une étude là dessus un jour : même quand on leur botte le cul (et là, il se l'est fait botter sévère, sa petite astuce de buzz n'a trompé personne, Wrath la première), ils essaient encore de te fourguer leur machin. Tu leur cracherais à la gueule qu'ils te demanderaient encore : "Vous me le prenez ?" Sont incurables. Allez, y en a marre. On te le prend, ton bouquin. Combien y coûte, déjà ? Et dépêche, j'ai pas de monnaie. Il est neuf au moins ?
Rédigé par : Juliette_F4 | 20 octobre 2012 à 00:39
Bon, j'y ai acheté son bouquin finalement, à l'aut'. Me faisait pitié. C'est pas trop mal. Un passage qui m'a bien plu, on sent kèk choz :
" J’avais huit ans. On était descendus avant même que la nuit tombe, pour ne rien rater. Il y avait tous les copains, les amoureuses, le port, la plage, la mer. Et le ciel. Le ciel qui ne voulait pas devenir tout noir. Alors on demandait aux parents quand ça allait commencer. Les parents s’énervaient. Mais on continuait. On demandait pourquoi on n’avait pas eu le droit, nous, d’acheter des pétards pour faire comme les autres, sur la plage, qui n’attendaient pas la nuit. Les parents s’énervaient très fort. Mais le vent masquait leur cri, et c’était tant mieux. Alors, enfin, les lampadaires du port s’éteignaient un par un. Puis les néons du casino. Il y avait des éclats de voix. Et pan, la première fusée. Puis plein de petites. J’étais émerveillé. J’avais un peu froid mais ce n’était pas grave. Ma mère me mettait un pull sur les épaules, je le refusais. Je regardais. Je rêvais. C’était magique. Comme les poupées de Disneyland. Mieux même. Et puis ça se terminait. Trop vite. On applaudissait. J’essayais de siffler mais n’y arrivais pas. Puis on remontait. On voulait rester un peu au bal, pour embrasser les filles mais les parents ne voulaient pas. Alors on remontait jusqu’à la maison, en traînant des pieds. Il y avait les parents devant, et on s’amusait à leur jeter des épines de pins dans les cheveux alors qu’ils parlaient des parts des impôts à diviser selon le temps que chacun passait dans la maison. Il fallait rentrer, dormir, se séparer, les parents n’étaient pas d’accord pour qu’on fasse une chasse au trésor la nuit, mais tant pis, on se relèverait et on sortirait par la fenêtre. Alors, vers 2h du matin, on se retrouvait au milieu de la rue. Il y avait la rue, les maisons, les jardins, les pins et nous, au milieu de la rue. C’était bien."
Rédigé par : Juliette_F5 | 20 octobre 2012 à 00:52
Effectivement on sent bien le mal-etre generationnel dans cet extrait.
Mais il aurait fallu intituler le livre "cinquante nuances de Chesterfield". En ce moment il parait que ca marche du tonnerre.
Rédigé par : robert | 20 octobre 2012 à 01:16