Je suis généralement très critique vis-à-vis de l'art contemporain: disons que le ratio de talent se situe aux environs de 1/1000 (le même que pour la littérature française, en somme!)
Et Matthew Barney fait indéniablement partie des rares à s'être donné la peine de construire une véritable oeuvre. La série des "Cremaster" m'obsède depuis un moment (cf la photo que j'ai choisie pour illustrer mon blog, tirée de Cremaster 4).
Je me suis donc empressée d'aller voir la nouvelle expo de Barney à la Serpentine Gallery. Pour ceux qui connaissent un peu Londres, vous savez que la Serpentine est une très belle galerie, lumineuse et blanche, au milieu de Hyde Park. Le seul problème, c'est que les plafonds sont bas, alors que Matthew Barney a besoin d'espace.
Bilan un peu mitigé, donc. Les thèmes favoris de Barney sont bien là (déformation du corps et des organes génitaux, décomposition,...) Mais l'expo est trop petite pour laisser une impression mémorable. Seule exception: la sculpture de navire, qui occupe toute une pièce et vaut vraiment le coup d'oeil.
Bon, il me reste à aller voir le film "Drawing Restraint 9", qui passe dans 1 seul cinéma, à une heure pas pratique et pour la colossale somme de £11.
Parfois, je me demande si les artistes veulent vraiment atteindre le grand public (ou seulement toucher quelques mécènes fortunés!)


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