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23 août 2008

Ecrire un roman et (peut-être) se faire publier: les conseils de Bob Mayer

Quand j'ai commencé à écrire, j'avais une attitude très française: l'écriture, ça se fait au feeling, on est créatif ou on ne l'est pas. Mais l'expérience m'a rendue plus modeste. Je me suis dit que j'avais encore beaucoup à apprendre, notamment en terme d'intrigue et de structure narrative. En clair, si comme moi vous avez envie d'améliorer votre écriture plutôt que végéter dans l'autofiction, un manual de creative writing peut vraiment être utile.

"Ecrire un roman et se faire publier", qui vient de sortir aux éditions Eyrolles, s'adresse plutôt à des wannabes débutants. L'auteur, Bob Mayer, écrit des thrillers et des romans de science-fiction. Donc si vos modèles s'appellent Proust et Pérec, inutile de vous fatiguer à lire ses conseils. Mais si les références à Stephen King et consorts ne vous rebutent pas, vous trouverez pleins de bonnes astuces dans ce guide.

Ma partie préférée? Quand Bob Mayer parle de la nécessité de faire un plan (ce qui est un peu mon point faible: voir ce post de l'Atelier de Wrath)

"J'estime que je passe environ 25% du temps total à préparer le manuscrit avant d'écrire le premier mot. Chaque jour consacré à préparer et à établir le plan m'économise environ cinq jours d'écriture réelle.

[...] Sans plan, les auteurs rencontrent fréquemment le même écueil: ils se retrouvent bloqués au milieu du manuscrit. Pour moi, au début, ce n'était pas un problème: mes manuscrits d'action/ aventures avaient une intrigue très simple et linéaire, et même si je n'avais pas un plan détaillé en tête, je savais où j'allais. C'était encore plus simple du fait qu'ils se basaient sur ma propre expérience. J'ai donc réussi tant bien que mal à terminer mes premiers romans. Mais dès que j'ai voulu passer à des histoires plus complexes, je me suis trouvé empêtré dans mes intrigues principales et secondaires; pour tout mettre en ordre, il m'a alors fallu passer des jours et des jours à les retravailler, sans écrire réellement."

Et bien sûr, Bob Mayer donne pleins de conseils pour créer une structure narrative qui tienne la route. La partie "écrire un roman" est donc très bien faite, bien qu'un peu répétitive et parfois superflue (cf organiser son bureau, sauvegarder ses données,...)

Par contre, la partie "se faire publier" est complètement indigente. Normal, vous allez me dire: Bob Mayer est Américain, il ne connaît rien au marché de l'édition français. Sauf que son guide a été adapté par les traducteurs pour le public français. Et leur travail est complètement bâclé et consiste en des généralités de type "joignez une enveloppe timbrée à vos envois". De plus, la bibliographie ne comporte aucune référence internet (de type blog de Thomas Clément ou mon blog, ahah!).

Bref, si vous cherchez un guide d'écriture, l'ouvrage de Bob Mayer est parfait. Si vous cherchez à vous faire publier, mieux vaut vous renseigner ailleurs!

"Ecrire un roman et se faire publier", Bob Mayer, ed. Eyrolles 2008, 225 pages, 20 €

14 août 2008

Publication en ligne, le pour et le contre

Voile "Tu es la première à reconnaître que ce qui est gratuit n'a pas de valeur, et pourtant, tu as mis tes nouvelles en ligne gratuitement. N'y a-t-il pas là une contradiction?", me demande un lecteur.

Effectivement, c'est un grand dilemne pour tout auteur wannabe. Faut-il mettre ses écrits gratuitement online, au risque de les "dévaluer"? Ou mieux vaut-il les garder dans un coin de son ordinateur ou de son tiroir, dans l'espoir que ça soit publié un jour?

Voilà bientôt trois ans, j'ai choisi de garder mon premier roman dans l'attente d'une publication, mais de confier mes nouvelles à diverses revues online (j'ai un attachement particulier pour la Revue des Ressources). Ai-je fait le bon choix? Oui et non.

Non, car la publication dans des revues confidentielles demande des nerfs en acier. Vous allez avoir quelques lecteurs seulement, et souvent aucun commentaire ou feedback. Heureusement mon blog m'a apporté pas mal de pub, et donc un peu plus de lecteurs que la moyenne des wannabes. Mais tout cela reste décourageant.

Oui, car mieux vaut quelques lecteurs que pas du tout. Et c'est aussi l'occasion de rencontrer d'autres wannabes, donc de se créer un mini-réseau d'entraide (toujours utile car l'écriture sans reconnaissance, c'est à la longue très usant!)

Qu'en pensez-vous? La publication en ligne, bonne option ou piège à cons?

05 août 2008

Continuer à écrire, malgré les échecs


Machine à écrire
Originally uploaded by pguisard

Comme vous le savez, mon deuxième roman sera prêt prochainement. Voilà la question que se pose un de mes visiteurs: "Quelle était ta position par rapport à ton 2e roman, sachant que le premier n'a pas été publié? Te dis-tu que le premier était un essai dans le genre, mais qui finalement n'a pas vocation à être rendu public (comme s'il s'agissait d'un exercice) ? Attends-tu au contraire la publication d'un de tes romans (le 2e j'espère) pour publier ceux (ou celui) qui l'ont (l'a) précédé ?"


Continuer à écrire après des tas d'échecs, c'est extrêmement difficile. Je comprends tout à fait les wannabes qui se découragent et abandonnent l'écriture après avoir collectionné les lettres-types de refus. On a l'impression de n'avoir plus aucun espoir, et d'être condamné à ne jamais devenir un "vrai" écrivain. Bref, après avoir investi des mois, voire des années sur un roman, il est incroyablement rageant de devoir le ranger dans le tiroir.


C'est pourquoi je me suis battue aussi longtemps pour publier "Crevez tous, useless cunts". Mais je pense qu'à un moment, il faut pouvoir tourner la page et se dire qu'on peut encore améliorer son écriture.


Je considère donc mon premier roman comme une étape. Pas vraiment comme un exercice d'écriture, car j'y ai trop investi de temps et d'effort. Mais je sais aujourd'hui que je suis capable de finir un projet de 150 pages. J'ai appris à planifier, relire, éditer. Et bien sûr, tout cela m'est extrêmement utile en ce moment, alors que j'achève mon second roman.


J'ai envie de retourner la question aux apprenti-écrivains qui lisent ce blog: quelle est votre position par rapport au(x) roman(s) que vous n'avez pas réussi à publier? Quelles sont vos astuces pour continuer à écrire, malgré les échecs?

24 juillet 2008

Organiser sa journée d'écriture

"Je travaille dans un partage de temps assez strict", affirme Gwenaëlle Aubry, auteure de Notre vie s'use en transfigurations et également chercheuse en philosophie, "J'écris le matin et je consacre le reste du temps au travail théorique".

A mon avis, c'est une excellente méthode: sans règles strictes, on n'avance pas. Personnellement, je m'impose des plages d'écriture de 2 heures minimum. Quand j'ai toute la journée libre, j'essaie d'enchaîner deux ou trois séances de travail.

L'essentiel est de s'imposer des objectifs: nombres d'heures ou de mots, finir un chapitre, relire ce qui a déjà été écrit, etc... Bref, si vous attendez la visite de la Muse, vous êtes fichus!

Cela dit, je serais curieuse de connaître vos méthodes de travail: matin ou soir ? planning serré ou méthode plus relax ?

13 juillet 2008

L'Atelier de Wrath n°5: Comment structurer un roman?

L'Atelier de Wrath revient pour un spécial "structure": comment organiser votre roman de façon cohérente? faut-il faire un plan avant de commencer à écrire? que faire si la structure que l'on a choisi ne convient pas?

Tout d'abord, il est bon de rappeler que mieux vaut écrire des nouvelles avant de se lancer dans un roman. C'est même indispensable pour tester ses personnages et voir s'ils peuvent tenir l'épreuve des 150 pages minimum: êtes-vous certain que vos personnages sont suffisamment subtils? Avez-vous évité le piège des clichés?

Une fois que vous êtes sûr de la solidité de vos personnages, vous pouvez commencer votre roman. Voilà ma méthode:

  1. Pendant environ six mois, je m'occupe de la recherche: un roman bien documenté est toujours meilleur. Je dresse également des "fiches d'identité" de mes personnages: physique, caractère, habitudes,...Et j'écris sans trop me préoccuper de plan et de structure, avec l'idée que les meilleures scènes émergeront d'elles-mêmes.
  2. Au bout de six mois, je commence à paniquer car je croule sous les chapitres. Il est temps de faire un peu de tri: je prends quelques jours pour relire tout ce que j'ai fait, et je garde uniquement les idées les plus intéressantes.
  3. Et là vient la partie vraiment dure: trouver une structure.

Mon conseil: regarder des films et réfléchir à la façon dont le réalisateur a organisé son intrigue. Par exemple, dans "Teeth", la première scène crée un effet choc: le garçon blessé au doigt par sa demi-soeur. L'action saute alors quelques années: la petite soeur est devenue une adolescente qui a fait le serment de garder sa virginité jusqu'au mariage. Sa vie est calme jusqu'au jour où elle rencontre un jeune homme qui est prêt à tout pour arriver à ses fins (deuxième effet choc et noeud de l'intrigue).

Pour ceux qui n'ont pas vu ce film (pas mal du tout, d'ailleurs), je ne vais pas raconter la fin. Mais on pourrait continuer à décortiquer la structure, et montrer sa cohérence: une bonne intrigue amène le personnage à faire des choix, et ainsi à se révéler.

Reste à appliquer ces enseignements du cinéma à la littérature. Pour mon premier roman, j'ai mis la scène choc ("Massacre à Sciences-Po") en premier chapitre, et je suis ensuite revenue en arrière pour expliquer comment mes personnages en sont arrivés là.

Voilà, il ne vous reste plus qu'à trouver votre propre structure. Et sachez qu'une bonne structure ne se trouve pas du premier coup: pour mon second roman, j'ai patiné pendant des mois...

Les anciens posts de L'Atelier de Wrath:

29 juin 2008

Jusqu'où aller pour créer un "effet de réel"? (Mon expérience des vernissages...)

Capitalism kills_claire fontaine Tiens, ça faisait longtemps que je n'avais rien écrit pour ma rubrique "L'Atelier de Wrath". A moins que vous entrepreniez une autobiographie ou autre récit auto-centré, il est impératif de faire des recherches pour bien maîtriser votre sujet. En ça, il faut se comporter comme un journaliste ou un sociologue: décrire et tenter de comprendre des comportements qui vous sont peu usuels.

Par exemple, un des thèmes de mon second roman est le milieu de l'art contemporain. Tout comme les écrivains parisiens sont friands de soirées littéraires, les artistes londoniens ne peuvent pas vivre sans leurs private views (= vernissage d'une expo).

Je reviens donc d'une private view éprouvante à la South London gallery. Le collectif Claire Fontaine organisait une performance, "Get lost". Comme on pouvait s'y attendre, la soi-disant performance était risible: salle fermée par un rideau noir, des écrans de télé posés par terre passant des images de top models, et deux acteurs avec un micro récitant "I did love you one" en suivant les quelques visiteurs.

(Moi, rentrant dans la salle, manquant de trébucher sur un petit chauve avec un micro) Oh, sorry...(Je tente de m'éloigner avec un sourire gêné)

(Lui, me poursuivant avec son micro) I did love you once!

(Moi, faisant semblant de regarder la vidéo et de trouver ça génial) Ummmh....

(Lui, me collant toujours) I DID LOVE YOU ONCE!

Inutile de dire que j'ai fait une sortie rapide et discrète. Comme quoi, l'art contemporain, c'est encore plus pathétique que le milieu hostile de l'édition. Mais je suis prête à tout pour finir mon roman, donc il faut bien passer par là...

N.b. d'après le livret disponible à l'entrée de l'expo, le collectif Claire Fontaine entend "faire un manifeste complexe sur les relations de pouvoirs dans les sociétés capitalistes". Yeah, right...

16 mai 2008

L'Atelier de Wrath N°3: Comment écrire des dialogues?

Writer2 Quand j'ai commencé à écrire, les dialogues me posaient pas mal de problèmes. J'avais un peu l'impression de rédiger une rédaction de collégien:

"Je ne suis pas d'accord avec toi", dit Prune.

"Tu n'as pas le choix", répondit sa soeur.

1) Ecrire "comme on parle"

La grande erreur du débutant, c'est de rédiger les dialogues comme le reste de la narration: avec des phrases bien ordonnées (sujet-verbe-complément), une construction gramaticale correcte, etc...

Or quand on parle, on saute certains mots (le "ne" de la négation), on déforme les syllabes ("chais pas" au lieu de "je ne sais pas"), on se répète, on hésite...

Bref, pour écrire des dialogues qui sonnent vrais, il faut écouter ses personnages parler: ont-il un accent particulier? des tics de langage? sont-ils gênés, intimidés, d'où les hésitations et les phrases pas claires?

Avec de l'entrainement, vous verrez que chacun de vos personnages se met à développer une voix autonome:

"Franchement, non, je suis pas sûre... Enfin, toi, c'est toi, et moi c'est moi", dit Prune en regardant ses ongles. Le bord formait une sorte de dentelle sanglante.

"Tu crois vraiment que t'as le choix? A ta place, ça ferait longtemps que je me serais bougée les fesses!"

2) Réfléchir au point de vue.

A moins que votre narrateur connaisse tout sur les personnages (point de vue omniscient), il faut réfléchir à qui entend le dialogue. Le plus facile est d'observer la scène à travers les yeux d'un personnage.

Un bon dialogue pourra alors lu de plusieurs façon: le personnage a-t-il bien interprété ce qu'il a vu ou entendu? Dans le cas contraire, vous avez affaire à un narrateur peu digne de confiance (unreliable narrator), ce qui laisse une marge d'interprétation au lecteur.

3) La question des "dit que" et "répond que"

Trop de "dit machinchose" et "répond trucmuche" alourdit le récit. Mais trop peu le rend incompréhensible. Il faut trouver un juste milieu...

En général, je supprime pas mal de "dit" et "répond" quand je corrige mon premier jet. Mais là, je suppose qu'il n'y a pas UNE méthode!

Allez, je vous laisse avec des devoirs. Relisez le début de Plateforme de Houellebecq (chapitre 2, la scène où le narrateur se fait interroger par un gendarme). C'est un bon exemple de dialogue, plein de sous-entendus et d'hésitations.

Mais les meilleurs dialoguistes restent à mon sens les Anglo-Saxons. Tom Wolfe est un maître en la matière, de même que Bret Easton Ellis. L'influence du screenwriting, probablement...

(Pour lire les autres posts de "L'Atelier de Wrath", c'est ICI)

08 mai 2008

L'Atelier de Wrath: Recherches, documentation, intrigue

Clouds_and_sky_at_the_bnf_koalie La semaine dernière, j'ai parlé de la construction de personnages. Mais un roman ou une nouvelle ne peuvent pas tenir uniquement sur des personnages, même bien construits.

Vous n'êtes pas là pour confesser vos petites misères, mais pour donner envie au lecteur de tourner les pages. Et l'intrigue est le seul moyen d'animer votre récit.

Revenons rapidement sur les personnages. Un bon personnage aura certes des traits de personnalité communs avec vous, ce qui assure un "effet de réel". Mais ne vous contentez pas de la facilité: pour enrichir vos personnages, et donc votre intrigue, faites des recherches.

Documentation, recherches et réalisme

Il faut imaginer que vous êtes un professionnel de l'écriture: est-ce qu'un chercheur écrirait un papier sans avoir lu un maximum sur son sujet? Est-ce qu'un journaliste pondrait un article sans s'être déplacé sur le terrain, et avoir conduit quelques interviews ?

En tant qu'écrivain, vous devez être le plus exact possible. Et pour atteindre un niveau satisfaisant de réalisme, il faut vous documenter sur votre sujet, vous déplacer, rencontrer quelques personnes qui pourront vous renseigner.

Si un de vos amis est avocat, pourquoi ne pas demander à visiter son cabinet? Emportez un petit carnet, et prenez un maximum de notes: décoration aux murs, emplacement des bureaux, vêtements de la secrétaire,...

Pour mon second roman, j'ai rencontré la responsable de l'association Huntington à Londres. Elle m'a donné de la documentation et a gentiment répondu à mes questions.

Rythme de travail

Mais attention à ne pas vous laisser piéger dans des recherches qui n'en finissent pas. Fixez-vous dès le départ une date limite.

Et ensuite, reprenez l'écriture, en essayant d'être le plus régulier possible. Personnellement, j'essaie d'écrire 1h (quand j'ai travaillé la journée), ou 3-4h par jour (dans le cas contraire). Et quand je vois que ça n'avance pas, je me fixe un nombre minimum de 1 000 mots.

Un écrivain, ce n'est pas quelqu'un qui attend l'inspiration, c'est quelqu'un qui écrit. Et si vous êtes parfois découragé, dites-vous que l'essentiel est d'essayer (dixit le grand Houellebecq...)

Source de l'image: Koalie, Flickr

30 avril 2008

Bienvenue dans l'atelier de Wrath

Ecriture Vous êtes tenté par l'écriture? Vous ne savez pas par où commencer? Ma rubrique "le dur travail de l'écrivain" est faite pour vous! Chaque semaine, je donnerai un petit conseil pour se mettre au travail, stimuler sa créativité, et surtout, continuer à écrire malgré les obstacles.

L'idée m'est venue après avoir reçu un email de Nicolas, qui est universitaire en histoire de l'art et souhaite commencer à écrire de la fiction.

Donc commençons par le commencement: la production d'idées. Quelle est la manière de savoir que l'idée de départ est la bonne et qu'elle tiendra le coup ?

Mon conseil est de commencer par écrire une nouvelle, de 2000 mots environ. Vous choisissez un ou deux personnages, et vous notez au brouillon toutes leurs caractéristiques physiques et mentales: type de vêtements, façon de marcher et de parler, mais aussi histoire familiale, parcours scolaire et professionnel,...

Un bon exercice consiste à décrire, de la façon la plus exhaustive possible, 10 objets que votre personnage trimbale dans son sac. Exemple: son porte-feuille contient une vieille photo de lui et de sa mère, prise lors de vacances en Italie. Décrivez les regards, les gestes. Peut-être la photo a-t-elle été prise avant le divorce des parents ? Peut-être lui rappelle-t-elle une période particulière de sa vie ?

En clair, il faut parvenir à connaître son personnage dans ses moindres détails. Comme un ami très proche, ou comme un double de vous-même.

Une fois que vous avez franchi cette étape, le sujet de votre nouvelle devrait vous apparaître. Mais le grand piège est de plaquer une intrigue sur un personnage: ça donne un côté artificiel, "écrit".

Mieux vaut faire l'inverse: commencer par créer un personnage, puis le mettre dans une situation où il est forcé de réagir.

C'est ainsi que j'ai écrit "Crystal 10/11". Et ensuite, j'ai commencé à travailler sur mon deuxième roman.

Donc voilà, il ne vous reste plus qu'à vous lancer: au pire, votre nouvelle est ratée, mais vous n'avez perdu qu'un mois de travail et vous pourrez toujours la filer à la revue Décapage. Au mieux, elle est réussie et vous la "recyclez" en roman :)

[Pour me poser une question, me demander un conseil, me dire que vous adorez mon blog, écrivez à wrath_lmj[@]yahoo.fr]

Source de la photo: Flickr, lepititsabah

28 mars 2008

Comment écrire le pistolet sur la tempe...

52magrittephoto126 Il y a bien longtemps que je n'ai pas parlé de mon écriture sur ce blog. En fait, j'ai écrit trois nouvelles en anglais et j'essaie de les faire publier dans des petites revues: c'est long et un peu décourageant, mais je m'accroche...

Et j'ai décidé de me remettre à écrire en français, le temps de finir mon second roman.

L'intrigue se passe essentiellement à Londres. Mais alors que mon premier roman se focalisait sur la jeunesse dorée parisienne, mon second parle d'individus "globalisés".

Bref, il me faut encore quelques mois de travail mais ça devrait être fini d'ici septembre (si je me colle un pistolet sur la tempe pour me pousser à avancer plus rapidement...)

Eh oui, il faut vraiment la foi pour continuer à écrire, quand l'espoir de publication est flou et lointain. Mais comme le dit la romancière Linda Anderson:

"Le plaisir d'écrire, de trouver le bon mot, d'observer le développement d'un personnage de fiction, de trouver le bon rythme pour un poème: ce sont là des récompenses intrinsèques à l'écriture" (Source)

Et c'est justement quand on est satisfait de son travail d'écriture qu'apparaît le désir de publication. Autrement dit, le début de la galère...

Rentrée littéraire 2008

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