L’académie française a décidé de recaler PPDA. Avec trois votes seulement sur ving-cinq, le rejet est cinglant. La raison? PPDA avait envoyé une lettre pour s'expliquer son interview de Fidel Castro et le plagiat de sa biographie d'Ernest Hemingway.
Un des destinataires a déclaré: "Le problème c'est qu'à part l'affaire Hemingway, on avait un peu tout oublié. Du coup, il nous a rafraîchi la mémoire sur des anecdotes que l'on aurait préféré ignorer."
Le problème de PPDA n’est pas tellement l’affaire Hemingway: le plagiat est, après tout, une pratique courante dans le milieu de l’édition. Mais la notoriété de PPDA rend cette pratique courante quelque peu gênante. Certes, on plagie à Saint-Germain-des-Prés, mais on évite d’en parler. PPDA, lui, a choisi de se justifier en public (sur le plagiat et l’interview de Fidel Castro) - ce qui est perçu comme de mauvais goût. PPDA représente la face noire du milieu de l’édition étalée au grand jour - voilà pourquoi les académiciens ne veulent pas de lui...

Les commentaires récents