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05 juin 2009

Commentaires

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le koala

"Ce que les gros éditeurs vont maintenant privilégier: la qualité et la capacité à plaire à un large public..."

je ne crois pas, non. D'ailleurs la formule est ambigue. Si elle consiste au passage à assimiler "qualité" et "capacité de plaire", elle est même grossièrement fausse, puisqu'à ce compte-là Dan Brown est le plus grand écrivain de tous les temps, plusieurs coudées au-dessus de Hugo, Tolstoï et Dostoïevski. Encore un peu emportée par votre élan, Wrath (oui je sais plus si on est supposés se tutoyer ou se vouvoyer, finalement, bref...).
Attention par ailleurs, à en croire l'article il s'agit bien de publication à la demande, au moyen de sites commerciaux du style (si j'ai bien compris) lulu.com, le manuscrit, etc; c'est-à-dire de la publication à compte d'auteur assistée électroniquement. C'est tout bénef' pour ces entreprises qui n'nt pas à gérer de stocks.
cela étant, c'est un évènement, c'est vrai. Et c'est à suivre. Je ne sais pas dans quel délai la France pourrait suivre la même tendance. Reste que les "blockbusters" façon Dan Brown - précisément - ou Coben resteront têtes d'écuries dans les maisons traditionnelles.

...et ca veut pas dire qu'ils sont des génies, hein, on est bien d'accord.

LeReilly

Sauf qu'investir le web c'est bien, mais avoir un budget marketing, un relecteur, un pro de la mise en page et une attachée de presse, c'est mieux.

Quand à l'article cité il est totalement biaisé puisque les livres vendus sur Lulu et cie ne représentent rien en termes de ventes, de nombre d'exemplaires etc...

Révolution numérique il y aura, mais ce sera,beaucoup plus complexe et douloureux que tu sembles le penser.

Nicole

Allons bon, Wrath qui devient une sorte de Besancenot au poing levé! Vous nous aurez tout fait, chère Wrathy:-D
Ok pour la dénonciation du copinage (ras le bol des Fitoussi, Rugierri et autres Sthers) mais de là à vouloir la disparition de la petite édition. Imaginez un monde où on ne boufferait que des Macs do, où il n'y a aurait plus de cinémas d'art et essai, là ce serait la misère, la vraie.

David

Zut, elle a encore oublié de prendre son lithium.

NLR

Ecoutez, Lise-Marie, pourquoi ne vous lancez-vous pas dans la composition florale ? ou la boulangerie ? Quelque chose avec les croissants oui ; c'est très bon les croissants ; les tartes, les petits ramequins sympaphiques, avec des fruits plein de couleurs, tout ça. Vous voyez ? Je pense qu'il y a quelque chose à chercher de ce côté-là. Parce que bon la paperasse... ça commence à faire, non ?

Lucas

"Ce que les gros éditeurs vont maintenant privilégier: la qualité et la capacité à plaire à un large public."

Cette phrase me fait froid dans le dos. Que ferait-on sans les auteurs qui écrivent bien et qui vendent peu ? Ce que tu décris est apocalyptique.
Il y a, dans l'amour de littérature, un engouement qui, malgré tout, est antinomique avec internet. Les vrais amoureux de littérature, pour moi, n'applaudissent qu'à moitié au lien que d'aucuns tentent de faire entre littérature et web. Je pense peut-être comme un vieux de la vieille, mais, de plein droit j'affirme que ce n'est pas ça que je veux pour l'avenir de la littérature.

novi


Je ne peux qu'applaudir !

Lulu number one ; ben oui sans oublier que Thebookeditions le petit français s'est payé le dernier salon du livre et c'est un sacré pied de nez à ceusses qui croient encore (en retard d'une guerre)que pour vendre des livres, faut étre édité pour pouvoir se retrouver sur le rayon charcuterie de la Fnac ou gagner des concours minables.

Ben non,y a des auteurs qui bossent, qui buzzent et prétendent résolument à autre chose...


becdanlo

Hélas le grand soir n'est pas encore pour demain en France. Il faut encore que cette satanée "lulu france" se décide à mettre en place la distribution francophone promise depuis des années. Si la distribution francophone est mise en place, les livres pourront être achetés sur les librairies en ligne (comme Amazon) avec le port gratuit. Ce qui est loin d'être le cas en ce moment: les frais de port sont prohibitifs.

novi


Bah mon ami,

Mon bouquin se vend en ligne 15 bons euros, plus trois euros de frais de port.....c'est une bien meilleure affaire que le dernier Giesbert à 20 euros, plus l"essence et le temps perdu pour aller à la Fnac ...quant au produit, ne tirons pas sur l'ambulance de cette concurrence là !

Mais je concéde qu'il y a encore des mentalités de consommateurs à faire évoluer....nenfin tant que Franz-Olivier nous fera d'aussi bon polars, on est assuré de pouvoir compter sur une évolution rapide.


François Martini

Si le grand soir est pour bientôt, la Terreur est pour dans pas longtemps.
Et Napoléon pour juste après.
Je sens que ça va couillonner sec, dans l'édition, d'ici vingt ans.

Florent

Ça y est, elle nous rejoue le « Ceci tuera cela » d’Hugo !

« C'était l'épouvante et l'éblouissement de l'homme du sanctuaire devant la presse lumineuse de Gutenberg. C'était la chaire et le manuscrit, la parole parlée et la parole écrite, s'alarmant de la parole imprimée ; quelque chose de pareil à la stupeur d'un passereau qui verrait l'ange Légion ouvrir ses six millions d'ailes. C'était le cri du prophète qui entend déjà bruire et fourmiller l'humanité émancipée, qui voit dans l'avenir l'intelligence saper la foi, l'opinion détrôner la croyance, le monde secouer Rome. Pronostic du philosophe qui voit la pensée humaine, volatilisée par la presse, s'évaporer du récipient théocratique. Terreur du soldat qui examine le bélier d'airain et qui dit : La tour croulera. Cela signifiait qu'une puissance allait succéder à une autre puissance. Cela voulait dire : La presse tuera l'église.

[…]

C'était pressentiment que la pensée humaine en changeant de forme allait changer de mode d'expression, que l'idée capitale de chaque génération ne s'écrirait plus avec la même matière et de la même façon, que le livre de pierre, si solide et si durable, allait faire place au livre de papier, plus solide et plus durable encore. »

walter

La production des livres auto-publiés augmente certes, mais ça ne veut pas dire que la demande suit. Qui lit ce genre de livres? Parce que c'est un peu le but à la base. Tant qu'il n'y aura pas de réel suivi après impression, ce sera toujours un piège à con.

Pirloui

"Ce que les gros éditeurs vont maintenant privilégier: la qualité et la capacité à plaire à un large public".

Les deux aspects s'excluent presque systématiquement l'un l'autre. Si c'est bon, ça ne touche pas les masses, et si ça séduit les masses, c'est très vraisemblablement que ça ne contient rien d'intéressant.
Et quand les masses se mettent à aimer Flaubert, Maupassant ou Faulkner, c'est qu'on les y a forcées par un lent travail d'éducation et de propagande douce. Long travail toujours réalisé par les élites que Wrath conchie sans comprendre leur role.

ires

@walter : la littérature régionale marche très bien.
Exemple Un "été 56" est classé 9ème dans les 100 meilleurs ventes lulu depuis le début:

http://www.lulu.com/browse/stats.php?fType=topSellers

avec une couverture médiatique régionale:
http://www.ledauphine.com/un-livre-pour-l-ete-un-ete-56-une-enfance-en-vivarais--@/index.jspz?chaine=21&article=42606

Les meilleures ventes en français sont données pour 1000/1200 exemplaires, on peut estimer que ce livre peut tourner autour des 600 exemplaires

24hcolo

Au-dessus de la faille de San Andréas, Wrath attend. Bientôt, le Big One.
L'exception culturelle (mais pas que...) française retardera l'échéance, et d'ici là, tout ce système virtuel aura prouvé sa non-viabilité... Pourquoi s'inquiéter ? Et inversement, pourquoi croire en un paradis online pour wanabis ?
"Elle panique, à l'idée d'en faire trop, de vieillir prématurément..."

Arsinoe

Être édité est une chose, être médiatisé una autre. Un témoignage éloquent :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/06/06/a-l-ecrivain-inconnu-par-beatrice-shalit_1203334_3232.html
A la limité, mieux vaut se cultiver un réseau de lecteurs que du copinage d'éditeurs... car celui-ci n'est qu'une étape avant le copinage des attachées de presse, puis des journalistes influents.

becdanlo

@ Arsinoe ; Intéressant l'article du Monde. Il en est ainsi de la majorité des premiers romans à chaque rentrée littéraire !

L'un des meilleurs moyens pour rencontrer des lecteurs, ce sont les salons... à condition d'avoir du temps et surtout d'aimer ça.

Egidius

"la qualité et la capacité à plaire à un large public"

Si les "gros éditeurs" avaient la recette des meilleures ventes, ça se
saurait !
À moins de publier, on ne peut pas savoir quel livre se vendra ou pas ?
Sur papier ou on line !
Pareil, on ne sait pas d'avance ce qui va rapporter.
On a cependant pu constater que la littérature a une part de plus en plus
congrue dans les catalogues des éditeurs.
Sauf chez quelques éditeurs indépendants, parmi les "petits" !
Les éditeurs obèses ont tellement peu de réputation que des auteurs
consacrés tiennent à éditer quelques uns de leurs ouvrages, ailleurs :
Chez un indépendant au dessus de tout soupçon d'acculturation.
Vendre d'accord mais quand même, on a de la morale ! On tient à être lu
vraiment !
La taille de l'éditeur, sa capitalisation ne fait rien à l'affaire, il
faut un bon comité de lecture et ça les grosses maisons, elles ne savent
plus lire aussi bien qu'avant.
On a le sentiment qu'elles manquent de plus en plus de véritables lecteurs.
La crise de la culture est au sein des institutions de l'édition.
En plein.
Les quelques éditeurs vraiment indépendants ont des munitions pour
quelques décennies encore !
Mieux, la numérisation va leur donner de l'air !

François Martini

Oui, cela se sait : Albin Michel, Gallimard, XO, Lafon, etc. savent publier des livres à succès garanti.
Pourquoi ne font-ils pas que cela, alors ? Parce qu'il y a d'autres centres d'intérêt que la grosse vente, dans l'éditeur et que la vie n'est pas composée que de course au pognon.

Cécile de Quoide9

Mettre les termes "qualité" et "capacité à plaire à un large public" dans la même phrase entache considérablement la crédibilité de l'analyse

Robert

Parce que Chaplin ne faisait pas de bon films? Dumas n'ecrivait pas de bons romans? les Beatles ne faisaient pas de la bonne musique?
C'est quoi pour vous la qualite?

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