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Revues littéraires

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04 août 2009

Commentaires

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François Martini

Ces deux exemples (la cuisinière et Jaenada) montrent que ce n'est pas une question de chance : il faut savoir être la bonne personne au bon endroit au bon moment.

Les relations, cela se crée.

Nicole

je ne voudrais pas avoir l'air de chipoter, mais la dame en question n'a pas été publiée chez Laffont, donc on ne peut guère soupçonner de piston, ce coup là; d'autant qu'aparemment ça lui a pris un paquet d'années de rédiger son best seller;
Cela dit, c'est vrai que ça paraît too much (pardon pour ceux qui détestent les expressions british) cette histoire à la Pretty woman, la femme de ménage qui devient romancière à succès. Mais après tout, Jean Rouaud, par ex, était un modeste kiosquier avant de publier son premier roman qui lui valut le Goncourt:http://livres.fluctuat.net/jean-rouaud.html

Anne-Sophie

Bonsoir Wrath,
encore une fois, vous idéalisez un monde bien plus complexe qu'il n'y paraît... Myriam Chirousse n'est pas publiée chez Laffont mais chez Buchet-Chastel... Elle n'a donc pas profité de sa rencontre avec cet éditeur. J'ai rencontré l'auteur il y a près de trois ans. Elle m'a raconté, pour une enquête que je faisais sur les agents littéraires, qu'elle avait ramé pour trouver un éditeur. Finalement elle s'est adressée à un agent, Virginia Ballesteros Lopez. Et là encore, ça n'a pas été simple... Enfin, je ne veux pas manquer de respect à Myriam Chirousse en dévoilant son âge, mais le temps des ménages à Nice remonte à près de quinze ans. En quinze ans, il y a prescription, non ?

François Martini

Céline était un modeste médecin de dispensaire en banlieue miséreuse (Clichy). Joanne K. Rowling n'était qu'institutrice au chômage. Nathaniel Hawthorne n'était qu'un modeste agent des douanes. Boris Vian n'était qu'un modeste employé de compagnie d'assurances. Franz Kafka aussi. Albertine Sarrazin n'était qu'une modeste reprise de Justice en cavale…

Moi-même (puisque certains adorent que je fasse la pub de mes livres), ne sus qu'un modeste agent de l'État. OK, je ne suis pas encore célèbre, mais je vends beaucoup plus que Lise-Marie Jaillant.

Mehdi

Et tu vends à qui ? A part la famille, les amis et les commerçants du quartier ?

Cela dit c'est tout à ton honneur. Avoir à affronter le sourire gêné de ceux qui n'osent pas dire non, c'est pas de la tarte.

Bonne chance dans ta quête de reconnaissance.

Fulminator

@Martini
"Moi-même ne suis qu'un modeste agent de l'État."
Toute la prétention du personnage dans cette phrase. J'imagine déjà comment il s'autoproclame "écrivain" auprès de ses modestes collègues.
Vendre beaucoup plus que LMJ? Effectivement: vendre plus que zéro, ce n'est pas très difficile!

A choisir, je préfère le plus frimeur des auteurs français de Saint Germain que tous ces wannabe mégalomanes dénoncent du matin au soir, la bave envieuse au bord des lèvres. Au moins ils vont jusqu'au bout de leur système sans se donner la bonne conscience de "dénoncer". Intellectuellement plus honnêtes.

le koala

Ils n'ont guère de motif de dénoncer ce qui leur profite, en effet. Mais la plupart sont également mégalomanes. Apparemment c'est le cas de pas mal d'éditeurs également; à force d'être sollicités avec un empressement servile par certains de ces "wannabe" qui vous irritent. Bref: personne n'est reluisant dans ce paysage-là.

François Martini


Ah, Fulminator, que tu es drôle et dépourvu d'humour (tu es donc sans doute involontairement drôle).

Eh, non, à ma famille et mes amis, j'ai donné mes livres, pas vendus. Je vends, doucettement, à des gens qui, par l'internet ou ailleurs, me demandent mon livre, car, sans doute, ils ont envie de le lire (ou, simplement de le posséder). Étonnant, non ? Eh non, mes collègues, dans leur immense majorité, ne savent pas que j'écris. Ce ne le les regarde pas.

Bon, puisqu'on est ici dans le premier degré intégral et pas rigolo, je vous remets le lien chez l'éditeur :
http://www.editions-glyphe.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=1366
On peut l'y commander. on peut aussi me contacter directement, j'en ai des exemplaires à la maison :
francois.martini@gmail.com

Une critique :
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/15522

On trouve une autre critique excellente, dans le fanzine KWS.
http://www.quarante-deux.org/kws.html
Il faudra attendre quelques mois pour la lire sans payer, bande de grippe-sous !

Tout ceci me fait souvenir que j'ai d'autres livres, autoédités. Il faut que j'en imprime quelques exemplaires, pour les vendre :-))))

Ah, oui, tu as deviné, Fulminator, sans vraiment comprendre : vendre plus que Lise Marie, c'était de l'humour.

François Martini

En tout cas, cette histoire édifiante de femme de ménage montre une chose : il faut quitter son emploi grassement payé et plonger les mains dans le cambouis, en littérature comme dans n'importe quel autre métier.

Mehdi

Les "ménages" peuvent aussi êtres grassement payés, à condition d'avoir une certaine notoriété.

Regardez les stars du journalisme. En revanche, je ne sais pas s'il y a des écrivains qui font les "ménages". A vérifier.

Mehdi

Une coquille s'est glissée. Un "s" à supprimer, être.

lakusha

François Machin a-t-il osé parler de Céline et de J. K. Rowling dans la même phrase ou c'est mon esprit qui me joue des tours ?

hi!

Peut-être était - elle consciencieuse au point de faire le ménage sous le bureau de Robert Laffont

Mehdi

Dites Martini, vendre doucettement des livres, ça donne quoi en chiffres ?

François Martini

Oh, Mehdi, je n'en ai aucune idée et cela ne m'intéresse absolument pas. Pour que les chiffres deviennent intéressants, il faut compter en centaines de mille (de livres vendus).

Pour votre info : quatre cette semaine, en vente directe. C'est parce que j'abuse et en parle de ci-de là depuis une dizaine de jours (j'vous d'mande pardon, Wrath), C'est bien suffisant (vendre quatre ou mille, c'est pareil, ça ne permet pas de vivre de ses rentes).

Mais mon éditeur et moi aimerions bien éponger le stock du premier tirage dans un délai convenable. Vous m'obligeriez en en commandant un.

François Martini

En fait, "cette semaine" = la semaine dernière, dimanche compris.

Ce serait bien que j'en vende trois par semaine, pendant l'hiver. Cela épongerait le stock en juin. Nous pourrions faire effectuer un second tirage. Ce serait la gloire et Marc Levy serait jaloux.

@ Iakushka : oui j'ai osé. Mais j'ai parlé d'emplois modestes, pas de littérature. Je suis plutôt célinien que rowlinguien.

François Martini

Sur mon roman publié chez Glyphe, j'ai investi du temps, mais pas d'argent. C'est l'éditeur qui investit. Il rentrera dans ses frais (mais ne gagnera sans doute pas d'argent sur mon livre, ce n'était pas le but).

Pour mes livres autoédités, je ne compte pas. C'est si peu de choses, le prix du papier, de l'encre, du matériel, etc. C'est un passe-temps comme un autre, assez gratifiant.

Oui, je ne risque pas de connaître l'échec, je suis forcément destiné au succès, puisque chaque livre qui sort de chez moi est soit une vente, soit un cadeau. C'est comme inviter des amis à dîner, cela coûte un peu, mais rapporte beaucoup, en termes de bon temps passé.

Si une grosse machine littéraire investit un jour dans une de mes œuvres, elle prendra ses risques; qu'elle aura préalablement évalués. Je n'en suis pas là.

connaisseur de wannabe

Je pourrais vous raconter des histoires vraies hallucinantes sur le hasard, qui existe, ce qui nous rend souvent heureux d'ailleurs.
A part ça. Je ne vois pas en quoi c'est un crime, pour un écrivain ou apprenti écrivain, de rencontrer d’autres personnes passionnées d’écriture. Auteurs, wannabes, éditeurs, lecteurs, libraires … C’est socialement naturel ! C’est stimulant, c’est intéressant !
Un passionné de moto. Est-ce qu’on va trouver délirant qu’il cherche à rencontrer d’autres motards, qu’il devienne pote au fil des ans avec son revendeur Ducatti , et qu’il s’inscrive au moto-club du coin ? On va le traiter de faux-cul s’il va au Bol d’Or et qu’il aille causer avec son pilote préféré ? Peut-on envisager sans hurler qu’il accepte quelques conseils de ce pilote ou de son mécanicien pour doper ses performances ? Est-il possible que, dans son cercle d’amis, l’on trouve des motards ? C’est pas le hasard, Wrath, c’est la vie !
Toutes les personnes qui écrivent ne vivent pas enfermées dans leur piaule, avec pour seule vie sociale un chat ou internet.

connaisseur de wannabe

Quand même, une petite anecdote sur le hasard : il y a quelques années, j'ai remis un manuscrit à un écrivain "bien placé dans le milieu". Le hasard fait sa mère et la mienne travaillaient comme secrétaires dans la même société. Donc cet écrivain a transmis mon travail à un éditeur d'une maison d'édition prestigieuse. Devinez ce qui s'est passé ... Mon manuscrit a été refusé. Pourquoi ? Parce qu'il était nul !! Je le reconnais sans problème. J'y avais mis toutes mes tripes mais pas assez de travail.
Moralité ? Wrath : je vous laisse l'écrire !

ARNAUD

@Eric Dubois: "JE NE CROIS PAS A L ECRIVAIN MAUDIT DANS SA TOUR D IVOIRE! "
Je ne crois pas non plus à l'homme invisble. Jamais vu ce mec...

le koala

Et moi, je ne crois pas au "réseauteur" qui-a-forcement-du-talent-par-ailleurs. Voyez, chacun traîne ses pères noël.

sirius

pour un premier roman il n'est pas mal du tout pour les amateurs, il renouvelle le genre romanesque/historique.

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