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Revues littéraires

« Pourquoi y a-t-il si peu d’écrivains d’origine modeste? | Accueil | Marc Edouard Nabe: il n'y a pas de petits profits! »

09 janvier 2010

Commentaires

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Ivanovitch

"Car en France, vendre des livres est toujours suspect. Un écrivain “sérieux” ne vend pas, c’est bien connu."
La première partie de votre affirmation est vrai, d'ailleurs, en France le succès est suspect par principe. Quant à la deuxième partie, je ne suis absolument pas d'accord. Prenez Romain Gary (Emile Ajar) par exemple (je sais l'exemple date un peu mais bon ce sont mes références). Il a eu de gros succès de son vivant, a été considéré très tôt comme un classique, tout en réussissant à couillonner les pachidermes du Goncourt... On pourrait sûrement citer d'autres contre-exemples. Bref, un écrivain "sérieux" peut très bien se vendre, c'est même à ça qu'on reconnait un "grand" écrivain... La question serait donc plutôt y a t-il encore de "grands" écrivains en activité dans notre pays ??

Georges O

Vous déraisonnez en sophiste.

Scott Summers

C'est fascinant de penser aussi mal. Je sais bien que le niveau baisse mais il est impossible d'avoir jamais eu la moyenne à n'importe quel devoir de Sciences Po en étant affligé d'une telle incapacité à argumenter correctement autour des idées les plus simples. Ou alors à Sciences Po Bastia ? Mais non, même.

valy christine océany

Wrath, le lien sur Darrieussecq est en fait sur Muriel, il n'y a pas une erreur ?

PhJ

L'alternative n'est pas "accepter un statut d'écrivain populaire ou renoncer à un succès de masse" (mais enfin, il n'y a rien d'étonnant à ce que Wrath pense comme ça). Il s'agit tout bêtement de savoir ce qu'on a envie d'écrire. De se demander si cette envie est plus forte que l'envie d'avoir beaucoup d'argent ou pas. Ecrire, ça prend beaucoup de temps, ça bouffe toute la vie, c'est important, on ne peut pas sur un claquement de doigts se dire "Tiens, je vais écrire des trucs populaires, tant pis si c'est une corvée, au moins j'aurais la belle vie à côté". Darrieusecq ne s'est pas dit "L'argent et le succès, je n'aime pas ça, je vais essayer d'écrire des choses qui ne se vendent pas." Elle s'est dit (bon, je ne suis pas dans sa tête, mais on peut imaginer) "J'écris ce que je veux, et tant pis si ça marche moins bien." Certains font d'autres choix (Douglas Kennedy, David Foenkinos). La plupart évidemment ne l'ont pas, le choix. Mais je suppose que ce n'est pas une décision évidente. C'est d'ailleurs pour ça que Muriel Barbery est coincée en ce moment.

Marc ARCHIPPE

Scott summer...Quel est cet humour concernant Science po Bastia? Qu'avez vous contre la nation Corse? Attention "A conculta nationalista" peut trés bien localiser votre adresse IP...(rires)

mano

on a toujours le choix.

mano

désolé, je me suis planté sur mon précédent commentaire, j'ai lu celui de philippe trop vite. je voulais dire : il faut mieux faire le choix d'écrire ce que l'on veut, quitte à perdre des lecteurs. on dort mieux après.

PhJ

Oh, oui, je suis bien d'accord avec ça, Mano. Mais je peux comprendre que d'autres prennent un autre chemin. Je ne le prendrais pas (quelques exemples autour de moi me font de la peine, même si leur compte en banque serait le bienvenu), mais je ne vais pas non plus les bombarder de cailloux. Le type qui voulait être poète et qui finalement devient millionnaire en vendant des bonbons à la fraise, il dort peut-être moyen, mais je suis sûr qu'il aurait quelques bons arguments à nous opposer dans une discussion...

Marc ARCHIPPE

Phj, vous ecrivez tard dans la nuit...des post à 3h13...Pour revenir au sujet de confondre le commerce des bonbons et la poésie, la littérature et le compte en banque, il pourrait supporter l'image de confondre l'écriture et la publication (la publication à tout prix étant ici le sujet central, en sus des petites médisances et autres médiocrités...) Je crois que l'on écrit comme on fait l'amour, en impliquant ce que l'on est vraiment, sans technique "kama soutrienne" où gymnastique rutilante destinée au paraître! Le lendemain,si la fille est contente (contentée...?) elle en parle à ses copines!

PhJ

Oui, Marc. La publication est souvent présentée ici comme l'obstacle principal, le problème essentiel, l'Everest à franchir, alors que de tout ce qui constitue la conception et la vie d'un livre, c'est le plus "simple".

Francois Martini

Buter sur le plus petit obstacle permet d'éviter de se frotter aux autres.

ludivine franck

"Buter sur le plus petit obstacle permet d'éviter de se frotter aux autres."
Ce n'est pas clair ce que vous dites François et passablement intrigant, ça voudrait dire que les gens qui ne sont pas édités le font exprès? Parce qu'ils ont peur de l'être? Ou je n'ai pas bien compris, mais quel est ce plus petit obstacle? Cessez d'être mystérieux!

PhJ

Ah, moi je suis entièrement d'accord avec Yoda-Martini.
(Sans vouloir parler à sa place, et pour reprendre la métaphore d'Archippe, c'est comme le type qui se plaint de n'avoir pas rencontré l'amour de sa vie et qui l'explique en disant que le portier du Baron ou du Montana ne le laisse pas entrer.)

Ivanovitch

@ Ludivine : faites attention, apparamment c'est contagieux, maintenant c'est PhJ qui semble atteint...

ludivine franck

Cette métaphore n'est pas limpide comme de l'eau de roche Phj, chacun sait qu'on ne rencontre pas l'amour en boîte de nuit en picolant des martinis... ou d'autres choses plus corsées.Allez, je réfléchis encore!

Nicholas M

On va traduire pour Ludivine avec la permission et sous le regard sévère (mais juste!) de Marty...
Buter sur le plus petit obstacle (être édité donc...) permet d'éviter de se frotter aux autres (la rédaction dudit chef d'oeuvre par exemple...).

coucou

Pour un athée, rencontrer l'amour ou être édité dépendent moins de la chance ou d'une force intérieure que de compétences innées ou acquises.

Francois Martini

@ Ludivine.

Je répondais à Philippe Jaenada, juste au-dessus. « La publication est souvent présentée ici comme l'obstacle principal, le problème essentiel, l'Everest à franchir, alors que de tout ce qui constitue la conception et la vie d'un livre, c'est le plus "simple". »

Wrath bute jour après jour sur l'obstacle le plus simple à franchir : être publiée (l'auto-édition est d'une extrême simplicité, aujourd'hui). Ce qui est difficile, c'est : écrire un bon livre et le vendre. Le publier est tout simple. En butant (exprès) sur la publication, elle évacue deux questions importantes : l'écriture et la vente. La preuve : elle n'a jamais donné son roman à lire, pour prouver qu'elle sait écrire et n'a jamais expliqué comment vendre.

PhJ

Pas besoin de réfléchir longtemps, Ludivine. Chacun sait qu'on n'écrit pas de bons livres, qui font du bien à des gens, en signant un contrat d'édition.
Ce que je veux dire, avec mon ami Yoda, c'est que le plus difficile (et de loin), c'est d'écrire un bon livre. (On ne parle pas beaucoup d'écriture, ici, on a l'impression que les gens, les "wannabes" (pas tous, hein) ont un manuscrit sous le coude comme une poule un oeuf (pas sous le coude), et que le principal souci est de trouver une place sur le marché du village.) Ensuite, très dur aussi mais un peu moins : trouver des lecteurs (c'est-à-dire des clients, des critiques qui acceptent de parler du livre, des libraires qui le mettent en place, etc...) Mais franchement, séduire un type pour qu'il fabrique le livre, c'est vraiment le moins compliqué. On lui jette la pierre quand on a peur de se demander si le manuscrit est bon. Et d'imaginer ce qui suivrait la publication.

Ivanovitch

Vous nous prenez pour des truffes Phj. Comme si se faire éditer était à la portée de n'importe qui... (je ne parle pas de l'édition à compte d'auteur hein, mais d'un contrat à compte d'éditeur)
Donc en résumant votre pseudo raisonnement le "Wannabe" de base aurait "peur" d'être édité pour de basses raisons psychologiques qui tiendraient également à la qualité du manuscrit... Comment pouvez vous écrire des choses aussi stupides, de plus sur un site fréquenté par des "wannabe" qui enchainent les refus ?
Quant à la qualité du manuscrit, elle est importante, mais pas déterminante dans le processus de publication. S'il n'y avait que de bons manuscrits publiés, ce site n'existerait même pas...

novi

Je recopie Martini, parce que c'est limpide comme vérité :

""""Wrath bute jour après jour sur l'obstacle le plus simple à franchir : être publiée (l'auto-édition est d'une extrême simplicité, aujourd'hui). Ce qui est difficile, c'est : écrire un bon livre et le vendre. Le publier est tout simple. En butant (exprès) sur la publication, elle évacue deux questions importantes : l'écriture et la vente. La preuve : elle n'a jamais donné son roman à lire, pour prouver """"

Aussi simple que ça, même avec ceux qui font mine de ne pas comprendre que autoédition de nos jours n'a rien à voir avec édition à compte d'auteur !

Comme si le lecteur, le véritable amateur -pas Françoise Dousso- n'était pas capable de faire une recherche sur un livre qui l'intéresse, comme si il n'y avait pas assez de forums, de blogs, pas assez de salons, et que le bouche à oreille n'existait pas...

Bien sûr et Martini a encore raison, pour étre diffusé de cette façon, il faut déja commencer par écrire de bons livres.

On pourrait citer Ecorce, pratiquement de l'autoédition puisqu'il s'agit de deux potes, qui viennent de faire imprimer quelques exemplaires d'un premier livre, en ont envoyé quelques exemplaires à tous les libraires qui en ont voulu, avec un bon bouquin qui se vend déjà...

PHj le dit trés bien aussi, faut offrir quelques livres pour étre chroniqué si possible par des gens talentueux dans l'exercice ( les bons chroniqueurs sont des perles rares ).

PhJ

Ah non, Ivanovitch, je ne prends personne pour une truffe – quoique, après lecture de votre commentaire, je me demande. Non, je plaisante, mais enfin je n'ai jamais écrit que le "wannabe de base aurait peur d'être édité". Au contraire, même. J'ai écrit que le wannabe de base ne pensait qu'à une chose, être édité, alors qu'il ferait bien d'avoir peur de la qualité de son manuscrit, puis du sort qui lui sera réservé. (Grosso modo, j'ai écrit l'inverse de ce que vous avez lu – soit je suis un écriveur minable, soit vous êtes un mauvais lecteur.)
"Quant à la qualité du manuscrit, elle est importante mais pas déterminante dans le processus de publication." Bien sûr que non, elle n'est pas déterminante, et c'est bien pour ça que je dis que la publication n'est pas le plus gros problème. Mais quel intérêt, pour l'auteur, de faire publier un mauvais livre ? A moins qu'il ne pense qu'au fric ou à la gloriole, je veux dire.
Enfin, oui, être édité est à la portée de n'importe qui, oui. Vous avez regardé les tables des librairies ?
En fait, on est d'accord. Je dis juste que l'obstacle "trouver un éditeur" n'est pas le principal. Et si vous me dites que ce qu'il y a plus difficile dans la littérature, c'est de trouver un éditeur, alors là, je ne comprends plus rien.

Jean d'Aillon

Puis-je apporter quelques éléments concrets à ce débat ?
L’important, c’est le lectorat, pas l’éditeur.
J’ai publié mon premier roman en autoédition il y a quatorze ans et j’en ai vendu une soixantaine la première année. Quelques années plus tard, la maison d’édition que j’avais créée (et qui ne publiait que mes livres) en vendait quatre mille par an.
Il y a six ans, un éditeur m’a racheté les droits de la plupart de mes livres.
En 2008 il a vendu un total de 40400 ouvrages (d’après mes relevés), plus une vingtaine de mille (au moins) en club et en traduction. Je n’ai depuis aucun mal à trouver des éditeurs.
Ce qui compte donc, c’est de faire des livres qui sont lus, qui sont demandés par les lecteurs. L’éditeur est important mais il n’est là que pour accompagner un mouvement.

wrath

@valy christine océany: merci. L'erreur est rectifiée.

bec'

@Jean d'Aillon: Ce qui est intéressant dans votre parcours, c'est que ça va contre l'idée reçue selon laquelle un livre auto-publié serait grillé pour "l'édition normale".

Ivanovitch

@PhJ ; Jean D'Aillon : l'auto édition ne peut pas être la panacée. Promouvoir soi-même ses livres, trouver des distributeurs, etc... est un travail à plein temps. Personnellement et comme la plupart des gens, j'ai un travail, une vie de famille etc.. La solution la plus simple et la meilleure est donc de passer par un éditeur. A ce propos je ne vous suit décidément pas PhJ, vous avez l'air de trouver ça simple de trouver un éditeur, ou du moins plus facile que d'écrire un bon bouquin... C'est une entourloupe votre tour de passe passe. Ecrire un bon bouquin, c'est très subjectif : tout le monde est persuadé d'avoir écrit un bon bouquin (à part moi^^), sinon on ne chercherait pas d'éditeur. CQFD. Et même dans le cas contraire, il y a pléthore de mauvais livres qui sont vendus pour des chefs d'oeuvres. Bien malin donc qui peut faire la différence aujoud'hui, encore une fois on reste dans le domaine du subjectif.
Non, le plus dur n'est pas d'écrire un chef d'oeuvre (après tout pour un génie c'est aussi naturel que d'aller pisser, voyez Christine Angot ou Beigbeder ^^) mais bien de lui trouver un éditeur (plus sérieusement, songez au chemin de croix d'Alain Damasio par exemple)

PhJ

Oui, bon, c'est un peu jouer sur les mots, ce qu'on se dit là, Ivanovitch – de mon côté comme du vôtre. Pour trouver un éditeur, il suffit de faire des photocopies, d'acheter des enveloppes et d'aller à la poste. Ça peut prendre deux ans, ou trois ans, c'est vrai. Ou ne jamais arriver. Mais pour écrire un bon livre (c'est un peu subjectif, d'accord, mais enfin pas tant que ça quand même) et pour trouver des lecteurs, il faut beaucoup, beaucoup plus de travail, et ça peut prendre dix ans, vingt ans, cinquante ans, ça peut aussi ne jamais arriver.
Si vous cherchez un éditeur en ce moment, il est normal que vous trouviez que c'est ce qu'il y a de plus dur. Mais quand vous l'aurez trouvé, ce que je vous souhaite évidemment, vous verrez qu'on se sent beaucoup plus désarmé et découragé quand il s'agit de convaincre non pas une seule personne mais dix critiques, cinq cents libraires, dix mille lecteurs. C'est la même chose en dix fois, cent fois pire. Des centaines d'auteurs trouvent un éditeur chaque année, alors qu'une vingtaine seulement trouvent critiques et lecteurs (une quinzaine ?). C'est bien la preuve que c'est plus dur, non, logiquement ?

novi

On pourrait rajouter que si les auteurs avaient moins une mentalité de "petit employé" attendant tout d'une édition au même titre que le gogo vénérant des marques de fringues : ils se fédéreraient en coopératives d'auteurs, par affinité, de maniére à proposer enfin des lignes éditoriales cohérentes aux lecteurs. Mutualisation des moyens permettant de signer des contrats de diffusion, d'imprimer à bas prix, etc ...

Les libraires sont à genoux, condamnés à fourguer de la daube. Les réseaux sont vérolés,changeons les réseaux...

Ivanovitch

Franchement PhJ vous êtes démoralisant. Effectivement l'édition peut aussi équivaloir à un enterrement de première classe pour un manuscrit. C'est à dire que le livre est bien publié mais qu'il n'est quasiment pas lu... Mais bon, positivons que diable, avec une mentalité pareille, et bien autant rester coucher non ?
Donc oui, en ce qui me concerne le plus dur est bien de trouver un éditeur (les chef d'oeuvres, j'en produit à la cale). Pour ce qui est de trouver des lecteurs, eh bien, chaque chose en son temps. Pour l'instant, avoir de bonnes critiques, avoir une notoriété, etc... m'apparaissent comme des problèmes de riches. Cela dit, les riches aussi ont leurs problèmes. On ne joue tout simplement pas dans la même catégorie PhJ...

valy christine océany

100% d'accord avec PhJ. Les lecteurs sont de l'autre côté de la montagne,il faut grimper avec votre sac-à-dos...et, encore, pas sure de les trouver une fois arrivé de l'autre côté de la montagne...il se peut qu'ils sont déjà partis dans d'autres contrées.
Donc, mieux écrire, écrire, écrire, un jour, quand le jour viendra et il viendra les lecteurs tomberont sur votre tente au pied de la montagne, bon, vous ne serez plus là, mais les livres si.

bec'

@novi: Oui, à la coopérative d'auteurs... le problème c'est que la chaîne du livre (libraires, diffuseurs, centres régionaux du livre) fait barrage à ce type d'initiative... Les "pros" du livre s'arc-boutent à tout ce qui peut menacer leur statut actuel... et pas seulement dans le domaine de la numérisation des livres :)

novi

@bec

On est bien d'accord..., qu'il y a des murs à faire tomber ( à la masse peut-étre d'ailleurs).

Warren

@ novi et bec : si vous ne connaissez pas, allez voir ce que fait Jean-Michel Platier avec Berenice, éditeur associatif.
Sinon, sur le principe, la coopérative d'auteurs me semble idéale sauf que comme toujours surgiront tôt ou tard les questions d'ego, et qui décide de ce qui doit être publié? et qui es-tu, camarade coopérant, pour affirmer que je dois retravailler mon manuscrit? et pourquoi je ne pourrais pas mettre une photo prise par ma nièce en couverture?...
Humains, trop humains...

bec'

@Warren: merci pour l'info concernant "Berenice éditions".

Voici un article de 2002 où découvre déjà que:

" L’obstacle principal est aujourd’hui celui de la diffusion, espace dominé par quelques grands groupes"

http://www.asmeg.org/index2.php/dossier/article/?dor_ref=38&are_ref=1033

Ce problème n'a toujours pas changé en 2010 :(

Cette maison d'édition n'a pas de site ?

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