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11 mai 2010

Commentaires

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Dahlia

En allant sur le site des Nouveaux auteurs, on se rend surtout compte que son roman a fait partie de l'opération blind test de la maison d'édition (le principe est d'envoyer à des lecteurs un manuscrit type épreuves corrigées avec nom d'auteur et titre changé, pas de quatrième ni de première de couv')... Apparement il a été bien noté...

LeReilly

Il y a une différence entre ne pas vouloir profiter des réseaux et prendre un pseudo.
Lise Marie vous n'êtes décidément jamais satisfaite !

("Comme tous les autres articles minus, conquérir le moooonde !!!")

Michel

Il va y avoir un bandeau "Un Thriller haletant, par le frère de Guillaume MUSSO !". (Ventes multipliées par cent.) Et c'est reparti.

Francois Martini

Il y a quand même deux choses distinctes dans un processus d'édition :

1) que le manuscrit soit jugé bon, et là, l'anonymat est gage d'impartialité.
2) Qu'une fois publié, on en vende le plus possible, et là, mieux vaut s'appeler Musso que Dupont.

Reste à savoir sir le blind test des nouveaux auteurs est réel ou si c'est un bidonage publicitaire.

novi

"Les nouveaux Auteurs", c'est avant tout un éditeur de thrillers médiocres destinés à un lectorat grand public, dont savoir la proportion de Ouanabilili serait intéressant - ils rêvent eux aussi d'être célèbres, dans le comité de lecture franchouillard moyen qui nous est présenté en photo comme sur des Cv.

Bref des belles-mères qui élisent des auteurs à tronche de gendre parfait...

Henri

Deux Musso, ça fera pas trop ?

L'idée à jauni

Un Musso, ça va (et encore...) ! Deux... bonjour la littérature de tête de gondole !

Nicole

"Les nouveaux auteurs" parvenaient à donner l'image d'un truc sympa où chacun avait sa chance (à condition comme dit Novi de faire du thriller moyen de gamme): c'est râpé avec cette publication de Musso junior. Car d'après ce que j'ai compris, très peu de textes sortis de chez eux bénéficient d'une publication papier avec plan média. les autres se contentent d'être vendus sur le site sans être en librairie et sans aucune pub.
Le bouquin est-il nettement au dessus des autres ? Mérite t-il vraiment d'être présenté comme un évènement ? That's the question^^

PhJ.

Pour parler de choses plus intéressantes que le frère de Guillaume Musso (cela dit, ce n'est pas une tare), est-ce que tu aurais, Novi, toi qui sembles pointu sur le sujet, quelques bons romans noirs à me conseiller ?

novi

@PhJ

Dans les contemporains et parmi les faciles à se procurer, on les comptent sur les doigts d'une main malheureusement. Thierry Marignac par exemple, peu de livres mais que du bon.

Le dernier Pierre Lemaitre -Cadres Noirs- qui paradoxalement frôle le roman noir social fulgurant dans la première moitié de l'ouvrage, puis vire ensuite au thriller pas terrible. Allez comprendre ? Une demande de l'éditeur,allez savoir ce qui peut pousser un auteur à flinguer son bouquin ainsi.

Pouvez tenter ce brave Chainas,qui se voudrait subversif tout en étant publié par un directeur de collection bobo. Son dernier, malgré un style surfait ( à mon gout), dégage une certaine force malgré tout.

Pour le reste,rien de bien nouveau sous le soleil fané des chroniqueurs de l'édition industrielle : du déjà lu mille fois,de la réplique de, l'éternelle enquête policière ou l'intrigue censée faire peur à des ados attardés ; une avalanche continuelle de bouquins où le pire est souvent au rendez-vous.

Faut gratter ailleurs du coup, chez la petite édition, le truc passé inaperçu, ou comme ce Eric Maneval chez Ecorce, primo bouquin original et pas déplaisant du tout.

Varg

PhJ, l'excellent noir, malheureusement, n'est pas français et est parfois vendu à des éditeurs honnis, ce qui limite les conseils de novi...

Philippe M.

Pour PhJ. je rajouterais le récent "Bien connu des services de police" de Dominique Manotti.

novi

J'ai trouvé le dernier Manotti ; exécrable, aussi mauvais que Jonquet lorsqu'il décida sur la fin en proie à un vertige réactionnaire et sécuritaire,de parler d'un univers dont il ignorait tout.

Manotti, c'est pire que ça ! La banlieue, les flics, la délinquance revisitée par une universitaire. Il me souvient qu'interpellée sur ses connaissances d'un milieu pourtant fermé pour des gens comme elle - elle répondit avec l'outrecuidance du prof boboîsant de gôche bien pensante : je vous assure, mon université n'est pas loin d'une de ces banlieues et je les ai vus en passant,hein.Rajoutez une pincée de style un peu sec,phrases courtes pour faire moderne et donc plaire aux bobos, et vous obtenez un polar ridicule et grotesque avec sa fliquette, ses flics fachos, ses clichés lourdingue sur le sarkozysme. Cette brave dame ne sait même pas ce que c'est qu'une simple GAV, mais je suis persuadé qu'il s'agit d'une femme charmante au delà d'une excellente enseignante.

Je vous accorde un point, cher Varg,oui le bon polar n'est plus français, enfin pensez à chroniquer Marignac un de ces quatre, ou Benotman (très belle plume);eux sont très bons.

Panthere

Il essaye de publier sans pistons. C'est tout en son honneur, même si, dans son cas, c'est illusoire.
En attendant, je comprends sa démarche.
Pas facile d'être le "frère de", comme le "fils de".

r1

"Pas facile d'être le "frère de", comme le "fils de"" (Panthère)
Mais pas facile d'être, tout simplement.
Ensuite, il faut arrêter de se noyer dans un verre d'eau : soit vous assumez d'être "frère/fille/fils/femme de", parce que ça vous arrange pour percer, ou parce que vous n'en avez rien à foutre tellement vous croyez en votre travail, soit vous faites en sorte que cela ne se sache pas si vous ne voulez pas être soupçonné(e) de népotisme.
J'ai travaillé avec quelqu'un qui trouvait ça "trop duuuur" d'être considérée comme "fille de", je lui ai demandé pourquoi elle n'avait pas pris un pseudo, à quoi elle n'a rien su me répondre, et j'ai appris ensuite que ce patronyme célèbre n'était même pas le sien mais celui de son beau-père, à qui elle avait demandé la permission de pouvoir l'utiliser comme nom de scène ! Ah ouais, "trop duuuur" d'être "frère/fille/fils/femme de"...

PhJ.

(Belle anecdote, Erwan.)
Merci Novi, Varg et Philippe M. (Je n'attendais pas spécialement des Français, les étrangers me vont aussi, du moment que c'est sombre et fort.)

wrath

@Panthère: "Pas facile d'être le "frère de", comme le "fils de"."

Dur, dur, d'être un Musso (enfin, il y a pire: être inconnu, habiter en Corse et ne connaître personne dans le milieu: non-publication assurée!)

Panthere

Wrath et r1 ,

D'accord, il est clairement plus dur de ne connaître personne dans le milieu de l'édition. Vrai aussi que si c'était si dur que cela, il aurait pu utiliser un pseudo.
D'un autre côté, il devra doublement prouver qu'il est bon, s'il veut exister par lui-même, étant donné que tout le monde l'attend au tournant.
C'est un peu comme un Prince et un lamda étaient assis sur le même banc de l'école. Fort à parier que c'est le Prince dont on ricanera en premier s'il se tape un zéro pointé comme son camarade.

r1

@panthère : vous croyez vraiment que le grand public attendra la frère Musso au tournant? Vous croyez qu'il a attendu le frère PPDA? La soeur Seigner? Ce sont juste des discussions et des problématiques de psychanalysés, non pas la compétition avec son père ou son frère mais la façon dont c'est perçu dans le public. Le public, il s'en branle, il a des problèmes bien plus graves, en provenance de Grèce...

@PhJ : vous écrivez la préface de mon livre et je vous dis qui c'est... (quoi? c'est pas comme ça que ça fonctionne, St Germain?)

PhJ.

D'ac, Erwan, avec plaisir. (Mais vous n'êtes pas près de réussir dans le milieu, jeune homme, vous ne visez pas assez haut. Il faut demander ça à Beigbeder, Houellebecq ou Sollers.)

Panthere

R1,

Je m'incline. Vous avez raison en fait.

Philippe M.

Novi : je trouve l'anecdote concernant Manotti pour le moins édifiante !

Quant au roman, je l'ai trouvé plutôt bon - rythmé, cinglant et très noir (et pourtant je ne suis pas un bobo).

novi

@Philippe,

Sans doute s'agit-il d'un niveau d'appréciation. Les auteurs de polars contemporains arrivent à imaginer des récits à partir de contextes réels dont ils ignorent tout, pensant que nantis de quelques investigations sur internet, parfois un cousin flicart censé refiler des tuyaux, et surtout ce qu'ils ont lu chez d'autres auparavant, fera l'affaire. On remarque d'ailleurs chez ces auteurs le soin apporté grâce à quelques effets de manche stylistique, quant à s'éviter soigneusement de trop entrer dans les détails. Selon le niveau d'exigence et de connaissances du lecteur,cela peut irriter ou amuser, et même séduire...

Parfois l'authenticité de l'auteur sur son sujet ne suffit pas. Je pense aux flics qu'on pourrait penser avantagés dans l'exercice, or c'est parfois amusant de naïveté. Je parcourais l'ouvrage de Laurent Guillaume que je côtoie sur FB, et il y a des choses très amusantes dans la vision des choses coté poulet,comme ces citations sur les très puissants véhicules des Bac. Moi,le coté bolide des 607 et autres Ford Mondeo ne m'avait jamais vraiment impressionné, mais eux en semblent très satisfait. C'est rassurant vu de l'autre côté de la barrière du coup, sont gentillets les fonctionnaires, qu'on dira...

Enfin, c'est le polar d'aujourd'hui, parfois désopilant, grotesque, ou benêt selon..., peut-être valait-il mieux regarder hier soir Arte avec cet excellent reportage, et surtout ces témoignages de mafieux russes sur le retour pour constater à quel point, ils avaient envie de raconter leur époque, leurs épopées, et à quel point cela les amusaient de jeter des pavés dans certaines mares.On était trés loin des sombres crétins décrit par Jonquet qui n'en probablement jamais croisé un seul, loin de l'image du "loser" en proie à son destin,bref la morale à deux balles du polar, mais face à des gens intelligents capables d'avoir une vision philosophique et politique des évènements traversés.Dame Manotti devrait en fréquenter quelques uns, sans doute récolterait-elle quelques confidences prometteuses en termes de récits possibles - crédibles- à venir.

Varg

Jonquet a écrit de bons et intenses polars, qui ont donné du plaisir à ses lecteurs. C'est l'essentiel. Aucun crachat noviesque ne saura effacer cela.

novi

Varg, le mal-comprenant notoire !

Jonquet tout comme Manotti sont d'excellents auteurs lorsqu'ils ne se mêlent pas de ce qu'ils ignorent, à coup de clichés, de on-dit,et du pioché dans la série B.

Les amis de Jonquet d'ailleurs, il me semble,ont souligné avec le recul cette dérive sécuritaire de type Finkie qui fut à l'origine de son dernier ouvrage. Chez Manotti, c'est plutôt le militantisme qui débouche sur du manichéen, et de tenter de surfer sur des réalités sociales aux antipodes de son propre vécu.

Varg

Jonquet, en bon auteur de fiction, a parfaitement su écrire des livres sans que soit nécessaire une quelconque « expérience réelle » de ce qu'il relatait. C'est la marque d'un talent romanesque, d'autant plus intéressant qu'il était loin de « piocher dans la série B ». De plus, la série B est loin d'être infâmante, regardez par exemple dans le film noir...

Je sais que vous ne lirez malheureusement jamais Jonquet et que vous ne pourrez pas ainsi vérifier que c'était un plutôt bon auteur.

novi

Varg,

J'ai lu tous les Jonquet au fur et à mesure de l'époque de leurs sorties, comme j'ai lu tous les Manotti dans les mêmes années (d'ailleurs, je ne suis pas le seul à être sceptique, prenez connaissance : http://www.polars.org/spip.php?article372 ).

Varg

Je n'en crois pas un mot naturellement. Soit vous ne lisez pas, soit vous ne savez pas lire... et répétez inlassablement les opinions des autres.

Ce que disent les chroniqueurs que vous citez sur Jonquet : http://www.polars.org/spip.php?article168
Ben voui, le contraire...


novi

Lecture divergente naturellement vu nos différences d'opinions..., Oui, ils déroulent le cursus de Jonquet : univers hospitalier, la mort - on est d'accord. Moloch, tout ça, d'excellents bouquins ; ma préférence allant à cette histoire de petits vieux en maison de retraite.

Et puis le glas qui sonne,avec une crainte et une épouvante qui ne se justifiait pas. Dommage, mais on ne peut l'occulter.

Varg

Non pas lecture divergente puisque je ne vois nulle par sur le net le fruit de vos lectures... Ou alors, donnez-moi le lien...

Si vous avez fait une vraie belle analyse de l'oeuvre de Jonquet et de ce fameux dernier roman, autre que "j'aime bien truc mais machin, c'est limite..." je serais bien sûr ravi de la lire.

Tout le reste est du pipotage, du niveau de la presse se contentant de recopier les quatrièmes de couv et les chapeaux des dossiers de presse et pour laquelle vous n'avez pas de mots assez durs.

novi

Mais enfin Varg, je ne suis pas chroniqueur ni ne tient le moindre blog à cet effet. Quel intérêt y aurait-il d'ailleurs eu égard à ma vision très noire sur le polar, d'autant que je n'ai aucun intérêt particulier à faire partager ma vision à des lecteurs - j'ai assez de mes propres livres pour cela, n'est-ce pas.

Après que j'analyse cette descente aux enfers d'un roman noir français qui n'a jamais retrouvé une texture authentique depuis l'avant neo-polar,et que j'en déduise que la faute en incombe à des profils d'auteurs particuliers, c'est un tout autre débat que de se masturber sur les reliques d'un Jonquet comme le fait régulièrement toute la clique des ringards de ce milieu.

Varg

Je ne vous demande pas d'être chroniqueur mais de tout simplement éviter de colporter les avis des uns et des autres en essayant de les faire passer pour les vôtres. Cette "vision très noire sur le polar" que vous pensez avoir et qui n'est – au mieux — qu'une collection de sensations diverses puisées ça et là.

Bien sûr qu'en procédant comme cela (amasser les avis négatifs des uns et des autres) vous ne trouverez rien de bon. Mais ce n'est pas cela "penser". Ce n'est pas cela "avoir une vision" du polar. Ça, je le répète, ce n'est que du propos de comptoir...

novi

Enfin, cher Varg, en conclusion pour ma part de ce dialogue de sourd ; je vous rappelle que pour ce qui serait de mettre en pratique une vision personnelle du roman noir : moi, j'en écris, qu'à ce titre, je dois même être en train d'en boucler un troisième, et qu'il se pourrait fort bien qu'un matin, vous soyez obligé de vous découvrir résistant de la dernière heure. C'est à dire de devoir découvrir béatement que durant vos extases sur le polar étranger, d'autres avaient œuvré dans l'ombre.Nul n'est prophète en son pays,c'est bien connu et historiquement toujours lourd de conséquences.

Varg

Une fois encore, quel est le rapport entre le fait de raconter des conneries sur ce qu'écrivent les autres et celui d'écrire vous-même et, dans le tas de ce que vous écrirez jusqu'à votre mort, de commettre un bon livre ?

Quand vous racontez des conneries, cela se voit autant que votre immodestie. Quand vous écrirez un grand livre, cela se verra. Pour l'instant, je ne vois que le premier terme de l'alternative qui laisse mal augurer du deuxième, quand même vachement lié.

Mais, statistiquement, vous avez raison, les lecteurs que nous sommes ont effectivement une chance non nulle de vous voir pondre un chef d'œuvre. Cela ne vous donne aucun autre droit que d'essayer de le faire, et surtout pas de débiner des gens qui, eux, ont déjà écrit de bons livres.

Je vais enfiler mes lunettes de soleil pour ne pas être aveuglé le jour de la parution de votre machin. Sourd et aveugle, j'aimerai pas trop...

novi

Enfin, Varg faisant preuve d'un minimum d'humilité, enfin...

Varg

Vous ne savez définitivement pas lire...

novi

http://www.youtube.com/watch?v=aLSeqdxBlo4


Lorsque l'ennui vient de tous ces polars bisou-nounours, lorsque le dégout te submerge de tous ces chroniqueurs serviles répandant cette soupe infâme, lorsque te vient la révolte devant la morale à deux balles des polars de la flicaille, lorsque tu ne vois plus de réalité et encore moins de vérité dans ce qui se publie, lorsque l'envie te vient au bout de la nuit de bruler des librairies...

Alors, laisse le bon temps du blues rouler avec fureur.

Devient définitivement subversif.

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