Ma Photo

Twitter

  • Follow wrath_lmj on Twitter

Mon ancien blog

Revues littéraires

« “Quoi, zoo? Qu'il jungle, je roi” (Tristan Garcia et le langage du chimpanzé) | Accueil | “Black Swan” avec Nathalie Portman en wannabe-danseuse »

03 février 2011

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Chloé

Tiens le blog de Thomas Clément est littéraire? J'aurai plutôt appelé ça un blog de publiciste ou un blog de "regarde comme je suis trop pote avec plein de stars". :)

Sinon c'était pour quel radio de Radio France? France Inter? France Culture? France Info? France Bleu? Dans le cadre de quelle émission? Ca utilisé comment? Diffusé quand?

Matinal

Votre premier roman DEVAIT sortir aux Editions Héloïse d’Ormesson en 2006 ? Pourriez-vous préciser le sens du verbe devoir ?

Jan

Il n'empêche qu'aux dernières nouvelles, le monde de l'édition ressemblerait plutôt à ce que nous en rapporte Lise-Marie. Il a fallu une espèce d'abcès d'Arvor pour que quelques langues commencent à s'agiter et qu'ici et là on en brosse un portrait vraiment pas reluisant.
Renvoi d'ascenseur, copinage, favoritisme, collusion, intérêts opaques, croisés bref, la langue française est pourtant formelle mais parfois trop riche, parce que ça s'appelle tout bêtement de la corruption... Et la corruption a ceci de particulier qu'elle infecte aussi les parties saines et jette le trouble dans les esprits. Comment, lecteur anonyme, puis-je séparer le bon grain de l'ivraie..? Qui a été favorisé? Comment? Pourquoi? Je n'en sais foutre rien et ce sont tous les auteurs qui, du coup, en pâtissent... Pas de neutralité possible et c'est pourquoi la "croisade" de Lise-Marie malgré ses outrances, ses approximations et parfois même ses erreurs, m'apparait comme vraiment salutaire.
Lacenaire disait qu'il faut de tout pour défaire un monde, Lise-Marie y participe, d'autres reconstruiront.

Gondolfo

3 : La superbe maison Actes Sud, par exemple, se trouve à Arles et non pas à Paris.

Rouge

"""Question 6) Une question très générale maintenant : pourquoi écrire ? Pourquoi cette volonté qui semble toujours plus répandue, d'être publié, selon vous ? Cela naît-il d'une fascination que susciterait l'objet livre ?
Réponse
On a envie d’écrire parce qu’on aime lire. On a envie d’être publié pour être lu. Rien à voir avec “l’objet livre.”""
.
Mais si on aime lire, c'est qu'on aime les livres. Et si on souhaite être publié, c'est bien pour que l'ouvrage-livre sorte en format papier sur les rayonnages au regard du lecteur. (Et pour certaines personnes obstinées être en tête de gondole et créer le succès du siècle !) Lecteur que nous sommes allons traîner à la librairie, nous perdre dans les étagères pleines à craquer, se choisir une tranche qui l'interpèlle plus que les autres, un livre qu'on feuilleterait d'abord pour se l'apprivoiser ensuite, l'acquérir en se réjouissant de le tenir en main, lui offrir la meilleure place chez soi, dans sa bibliothèque, dans son sac ou à son chevet, bref, un livre qu'on aime, qui nous suit dans la journée, qu'on ne lâche plus parce qu'il nous entraîne loin, bien loin. Dans des voyages imaginaires ou des réflexions étonnantes. L'objet livre est magique. Dommage d'en faire l'impasse.
.
Voilà longtemps que je bondis à chaque fois que je vois les mots "effort et travail", ceux-là et pas d'autres dans vos parages, Wrath. Bien sûr que l'écriture en elle-même (hors envois à des éditeurs) est effort et travail. Mais croyez-vous que l'écriture se résume à cela ? Je le lis à longueur de posts, Wrath, chaque fois que vous parlez de votre écriture. Ne croyez-vous pas que le moteur, le déclencheur, l'allumage de l'acte d'écrire sont... l'envie d'écrire, le désir d'écrire, le besoin d'écrire, la nécessité d'écrire ? Ca, avant toute chose. C'est seulement en deuxième étape que l'effort et le travail viennent se donner la main pour que l'écriture avance le plus souvent possible et sur la durée, pour que le livre soit abouti, prêt à se présenter sans rougir aux éditeurs. Mais toujours cette nécessité, cette envie, cette pulsion plus forte que soi qui sont à l'origine de l'acte d'écrire.
Bien sûr qu'il y a des jours où l'envie n'est pas là. Il n'empêche, elle l'a été cette envie présente, lors de ce mouvement où l'on place stylo, papier, ordi devant soi pour les premières idées, les premiers mots, les premiers paragraphes.
Si l'écriture n'est qu'effort et travail, sans jamais envie ni désir, je crois qu'il y a d'autres "métiers" qui le proposent tout aussi bien voire mieux. Avec une rémunération autre que l'aléatoire des droits d'auteur. L'envie d'écrire avant toute chose. Le reste, en temps et en heure. Ou pas.

Ivanovitch

Le site bibliobs consacre aujourd'hui un billet à la sortie du dernier bouquin de Jourde "C’est la culture qu’on assassine" composé d'une compilation d'articles parus sur... bibliobs.
La boucle est bouclée, circulez...

sirius

@Chloé : ne vous fatiguez pas Wrath ne répondra pas; qui sait, elle l'a même peut-être inventé, tout pour faire passer ses convictions. On notera au passage qu'elle semble avoir renoncé à l'écriture.

alain

... (@ivanovitch) : et préfacé par Jerôme Garcin, cela va sans dire...

Ivanovitch

@ alain : c'est la moindre des choses :-)

P.G.

Ah, Jan gagné à la cause de Wrath...

En vérité, je ne pense pas que le milieu de l'édition soit plus gangrené qu'un autre (en partculier les milieux artistiques où il n'est pas indispensable d'obtenir un job grâce à ses diplômes) ; c'est juste que quand vous sollicitez quelqu'un, l'autre en face, aura plaisir à vous dire non (voire rien du tout), pour le simple plaisir de vous dire non, de vous ignorer.

C'est cruel, certes, mais c'est un comportement tout ce qu'il y a de plus humain ; la générosité, la reconnaissance ne sont pas inscrites dans les gènes.

Par ailleurs, l'éditeur n'a pas pour vocation d'être un "découvreur de talents", car ce serait, pour lui, reconnaître l'importance (la supématie) de quelqu'un sur qui il veut garder l'ascendant (avoir l'attitude paternaliste de celui qui donne les bons comme les mauvais points).

Quant au fait que "Wrath dénonce" : c'est plus facile de dénoncer le mensonge quand on est dedans, c'est plus facile de voir les défauts des autres quand on en est soi-même affligé.

Donc, les donneurs de leçon à deux balles qui se coiffent d'une auréole, il n'y a rien de plus grotesque.

claude

C'est marrant Wrath qui dénonce le copinage et qui conseille dans cet interview deux blogs dans lesquels les auteurs parlent plusieurs fois d'elle. Comme quoi les renvois d'ascenseur, ça a du bon...

Ne nourrissez pas les animaux

@Rouge : pas mieux !

@wrath : même si vous venez d'avouer avoir perdu votre désir d'écrire en même temps que l'espoir d'être publiée, je voulais vous recommander cet article, so american, so vous : ça s'appelle "Comment écrire votre premier roman en moins de 4 semaines"

http://www.lifehack.org/articles/communication/how-to-write-your-first-novel-in-under-4-weeks.html

Cyriaque

@Rouge qui a écrit "Si l'écriture n'est qu'effort et travail, sans jamais envie ni désir, je crois qu'il y a d'autres "métiers" qui le proposent tout aussi bien voire mieux. Avec une rémunération autre que l'aléatoire des droits d'auteur. L'envie d'écrire avant toute chose." Je suis tellement d'accord avec vous à 1000 pour cent!

Poitou-Charentes

Holaaaa, que ça s'essouffle par ici!... A force de tourner en rond vous allez finir par faire du beurre. (Encore faudrait-il qu'il y ait de la crème au départ, c'est pas tout à fait gagné...)

PhJ.

C'est touchant, Wrath qui réalise son rêve, être interviewée. Et qui nous fait partager sa joie.

Observatoire des pédanteries

Oui, un esprit de sérieux, soudain. Un ton pénétré. Comme un vrai écrivain. Alors que non. Pas du tout. Du virtuel. Du fait semblant. Mais on répond quand même au journaliste. Aux questions foncièrement conformistes. Terriblement convenues. Mais quand même. On est adoubé. On est, l'espace d'un instant, partie prenante de ce milieu si hostile. Ce n'est même plus le quart d'heure de gloire d'Andy Warhol. A peine une pseudo interview pour un blog perdu parmi des millions d'autres. Peut-être même un orgasme de reconnaissance d'une demi-seconde. Puis: plus rien. La mascarade est consommée. Le désir d'écrire étouffé depuis longtemps. Il aurait fallu ne pas créer ce blog. Ecrire cinq ans au lieu de gémir. Il y aurait peut-être eu un livre, aujourd'hui.
La reconnaissance du milieu hostile n'ira pas plus loin que ce quasi-miracle numérique. Il est encore temps de changer de direction.

yibus

Le blog de Thomas Clément ? Littéraire ????
Laissez-nous rire... Sur les dix derniers billets, un seul sur un bouquin.... Le reste, que des opérations de pub sur ses clients.

AK

Le site de Wrath, c'est un peu le salon littéraire d'une vieille baronne aigrie, souvent injuste, souvent juste aussi, qui réussit le tour de force de réunir tout un tas d'écrivains, publiés ou non, pour médire, mais aussi réfléchir. Peut être un jour construire. Il lui manque un hôtel particulier, du faste, du St Louis, de grands vins, quelques fromages rares, ce serait parfait.

P.G.

"Une vieille baronne aigrie" ?

On appelle ça une Madame Verdurin, non ?

Ah, oui, Proust, ça fait pas partie des références de mademoiselle Jaillant.

Francois Martini

La réponse à la question 7 est franchement hilarante.

Matinal

Alors on aurait dit que je suis écrivain, et on aurait dit que toi, t'es journaliste, et que tu me ferais une interview, et que tu me poserais pleins de questions sur les trucs d'écrivain, et que moi je répondrais au micro pour ton journal. Ah oui, t'as raison, ça marche pas : alors moi je répondrais par écrit pour ta radio. Ah non, remarque, ça non plus ça marche pas. Ah la la, qu'est-ce que c'est dur d'être écrivain, qu'est-ce que c'est hostile le milieu de l'édition. Allez, pose-moi des questions, mais non, pas sur mes livres, idiot ! Tu sais pas jouer.

Ibicus

Je like le commentaire de Matinal...

becdanlo

Moi je trouve que Wrath fait du bon boulot... mais un jour il faudra aussi qu'on son mette à parler du comportement des auteurs... à publier leurs lettres, leurs mails... ce que ne feront jamais les "éditeurs pignons sur rue"... parce qu'un auteur est aussi un client... alors qui va s'y mettre ?

wrath

@Chloé: Oh, rien de si grandiose. Les questions m’ont été envoyées par un étudiant en journalisme à Sciences-Po Paris, qui travaille aussi à France Culture. ça m’étonnerait franchement que l’interview soit diffusée à la radio, et c’est d’ailleurs pour ça que je l’ai mise sur mon blog.

@Gondolfo: C’est vrai, Actes Sud est une exception.

@P.G. “Proust, ça fait pas partie des références de mademoiselle Jaillant.“ Ah non, très cher, Proust est bien trop chiant. Parlez plutôt de Céline ou de Drieu...

@sirius: vous êtes encore là, vous?

Varg

"...un étudiant en journalisme à Sciences-Po Paris, qui travaille aussi à France Culture."

Il n'y a rien de plus pathétique qu'un soufflé qui retombe...

bibi_phoque

sur le milieu des écrivains aussi, de l'édition, des médias et des journalistes, l'article d'Acrimed (of course!)

sur Jérôme Garcin

http://www.acrimed.org/article3527.html

sur PPDA

http://www.acrimed.org/article3526.html

Cräb

Cheyne éditeur aussi, pour ceux qui aiment la poésie. Je n'aime pas tout ce que j'ai pu lire de leur catalogue, mais le livre du Tchèque Zbyněk Hejda (alors oui, c'est une traduction) "Valse mélancolique" est très très bien.

MAX

Le blog est fascinant. Impossible de savoir si les questions de l’étudiant journaliste existent. Le commentaire de Wrath peut très bien ne pas être d’elle. Ce premier roman que l’Héloïse devait publier ?... Personne ne pourra jamais prouver quoi que ce soit.
Qu’importe ! Venir ici, c’est comme aller sur un stade de football : les règles n’ont pas changé depuis 1890. Les éditeurs sont méchants, copinent et recopinent, laissent croupir sans vergogne la horde miséreuse des écrivains novateurs. Ceci dit, une entreprise n’a jamais eu l’obligation de découvrir les talents. Elle publie évidemment qui elle veut, comme elle veut, et la convention vaut pour tous.
Voilà pourquoi il faut revenir à l’idée primale, Wrath. Quand vas-tu enfin te décider à monter ta propre maison ? Tss tss, pas de ça chez nous ! La mise de départ ne constitue pas un problème, elle est la solution : tu pourras inonder le monde de textes inédits, fulgurants, lumineux, que l’humanité attend depuis toujours, bouche en biais, langue pendante. Tu feras alors la nique à tous les affreux intrigants parisiens qui te détestent. Et tu vendras obligatoirement des centaines de milliers d’exemplaires pour retomber dans tes fonds en un tournemain, puisque les talents de ces exclus sont sans limite. Ah non, silence !... C’est toi qui le dis à longueur d’articles…
Allez, Wrath, un peu de courage !… Pour une fois....

mmc

Pour équilibrer les choses, je vous invite à lire une excellente chronique sur le métier d'éditeur.

http://fr.canoe.ca/divertissement/livres/nouvelles/2011/02/10/17221521-ca.html


Fred Romano

Etes-vous au courant d'une "intéressante expérience littéraire" menée par Robert Laffont et Canalblog, faisant participer les bloggeurs, joyeusement pris pour des blaireaux? Connaissez-vous Cédric Bellan, l'auteur de "L'homme de Kaboul", et patron de Canalblog?
http://sniperdekaboul.canalblog.com

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

PODWRATH: interviews d'écrivains et éditeurs

S'abonner aux PODWRATH

stats